En dehors des numéros d’urgence de la police, des pompiers ou du samu, on recense en France, un très grand nombre de lignes d’assistance qui offrent soutien et conseils.
L’objectif de ces numéros de SOS est simple tout en étant fort complexe. Leur rôle est d’apporter une écoute, un soutien et un réconfort aux personnes en souffrances, en rompant leur solitude, en prévenant les actes désespérés et, si possible, en redonnant espoir.
La plupart de ces centres d’appel offre une écoute 24h/24 et 7 jours sur 7, par téléphone, par chat ou par e-mail. Ils sont constitués d’équipes de bénévoles formés à l’écoute par des psychologues, des psychiatres ou des psychanalystes.
Certains centres assurent une formation continue à leurs équipes et leurs permettent de bénéficier d’un suivi afin de les aider à faire face aux situations difficiles auxquelles ils doivent souvent faire face.
L’absence de face à face impliquée par la relation téléphonique favorise la libération de la parole, rappelant ainsi les bienfaits de la catharsis. Chaque appel assure à l’appelant la confidentialité de ses propos, la bienveillance d’un interlocuteur ainsi que sa neutralité ; la relation devient privilégiée et offre un cadre contenant à la personne en désarroi.
En brisant la solitude, l’accueil téléphonique libère la parole et assure l’expulsion d’une part des ressentis douloureux, permettant progressivement le retour de la pensée chez l’interlocuteur. Cette présence permet également de limiter les angoisses, notamment durant la nuit.
En ce qui concerne les limites de ces dispositifs, on peut citer le temps d’attente parfois assez long avant de pouvoir parler à un écoutant. Certaines structures ont cependant agi sur ce point en créant un système de balayage qui transmet des appels sur les lignes disponibles.
Enfin, les actions des bénévoles restent limitées à l’écoute et aux conseils. S’ils peuvent parfois contacter les services médicaux en cas d’urgence, ils ne peuvent agir directement.
Certaines critiques dénoncent également le manque de formation des bénévoles, ceux-ci n’étant pas psychologues. Cependant, si chacun dispose d’un enseignement sérieux sur les méthodes d’écoute, il est probable qu’ils apportent autant qu’un professionnel dans ces mêmes conditions (relation uniquement téléphonique, appel en situation d’urgence, pas de suivi).