Il existe différents indicateurs permettant de mesurer le niveau de développement et de bien être d’un pays. Parmi ceux-ci, on peut citer l’IDH (Indice de Développement Humain) qui recense à la fois l’éspérance de vie à la naissance, le niveau d’instruction (et de scolarisation) ainsi que le niveau de vie réel par habitant. Ces éléments traduisent donc les environnements de santé, d’éducation ainsi que les revenus moyens. De fait, la France se situe en moyenne autour de la 10è place sur 179 pays évalués ; ce qui en fait, selon cet indicateur, l’un des pays les plus agréables à vivre au monde.
En outre, différentes études semblent indiquer que les français se considèrent, à une large majorité, comme « globalement heureux ». Par exemple, près des ¾ des français se déclarent "heureux au travail" (étude Opinion Way – oct 2008) et il n’est pas rare de trouver des sondages dont les résultats dépassent les 80% pour ce qui est du bonheur ou du bien être. Néanmoins, ces chiffres ne suffisent pas, à eux seuls, à masquer des réalités pour le moins constrastées. En effet, de nombreux indicateurs paraissent ne pas confirmer ces déclarations et, au contraire, traduire des souffrances massives au sein de la population française.
A l’instar de la souffrance personnelle qu’il est souvent difficile de mesurer (selon des critères identiques pour tous), la souffrance d’un pays s’avère bien délicate à appréhender. Selon quels critères évaluer les douleurs et difficultés psychologiques? Peut-on considérer la France comme un pays en souffrance ? Si oui, quelles peuvent bien en être les causes...? Nous allons tenter de répondre à ces questions en réalisant tout d’abord un « état des lieux » des symptômes et maux observables pour ensuite analyser les origines de ceux ci. Dans le cadre d'un prochain dossier, nous envisagerons les solutions et pistes possibles qui pourraient faire évoluer cette situation…

