Le complexe d’Oedipe reste l’un des apports majeurs de la psychanalyse au décodage du fonctionnement humain. Il part du principe que tout petit garçon et toute petite fille désire (secrètement) entretenir un rapport sexuel avec le parent de sexe opposé tout en souhaitant le parent de même sexe pour parvenir à cette fin. On comprend que cette hypothèse ait été violemment critiquée lors de sa découverte, par Freud, au début du XXème siècle. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'un relatif consensus dans l'univers des sciences humaines...
Les phases du complexe d’Œdipe
Différentes phases décrites par Freud puis généralisées par les générations de psychanalystes (tout au long du XXème siècle) permettent de mieux comprendre l’élaboration du complexe d’Oedipe dans la construction psycho-sexuelle de l’enfant… La « phase orale » met l’accent sur le plaisir intense éprouvé par le bébé au travers du lien nourricier entre sa bouche et le sein de sa mère. La phase « sadique anal » est celle où l’enfant apprend la maitrise de son sphincter et où se jouent les « offrandes » d’amour vis-à-vis de sa mère ainsi que les phénomènes de rétention (anale) essentiels dans sa construction. C’est également la période de la toute puissance et du « non » d’opposition.
Fin du complexe d’Œdipe
Pendant la phase de « latence » (avant dernière phase de la construction psycho-sexuelle), l’enfant renonce (ponctuellement) au désir éprouvé pour sa mère. Il s’agit d’une sorte de parenthèse avant la « phase génitale » (qui correspond à la possibilité pour l’enfant d’investir ses pulsions sexuelles vers d’autres femmes que sa mère). Il n’en reste pas moins que les différentes phases pendant lesquelles l’Œdipe est à l’œuvre marque et imprègne profondément le futur adulte. De sa capacité à renoncer à ses pulsions et désirs d’enfant (envers sa mère) dépendra la liquidation plus ou moins réussie de son complexe d’Œdipe.

