Les rêves ont longtemps représenté un univers psychologique peu ou pas exploré. Freud a été le premier à les mettre au cœur de sa démarche thérapeutique. En effet, il a progressivement intégré le rêve à sa théorie psychanalytique comme étant « la voie royale vers l’inconscient». Les rêves sont le lieu d’expression des refoulements et des conflits psychiques à l’œuvre aussi bien dans le quotidien que dans l’histoire de chacun (enfance et histoire familiale). Ils obéissent à des règles spécifiques dont voici les grandes caractéristiques…
Les mécanismes du rêve
Le rêve est perceptible de notre part dans son contenu dit « manifeste », c'est-à-dire dans ce que nous pouvons en dire de façon descriptive. L’intérêt d’analyser ses rêves consiste à tenter de décoder les significations symboliques que celui-ci intègre (on parle alors de contenu « latent »). Deux mécanismes majeurs sont à l’œuvre dans le « codage » du rêve par l’inconscient : le premier est le « déplacement » et renvoie au fait que l’enjeu majeur du rêve se déplace sur un enjeu souvent moins gênant (le fait de contempler une jolie colline peut par exemple symboliser des formes féminines). Le second mécanisme est la « condensation » qui repose sur l’imbrication en une seule idée ou image de plusieurs personnes ou situations différentes.
Décoder ses rêves
Pour décoder ses rêves, il faut donc pouvoir écrire (ou verbaliser) à la fois le contenu manifeste de ceux-ci mais aussi et surtout le contenu latent. Après avoir décris le déroulement du rêve, il est intéressant d’associer librement les images ou pensées qui viennent spontanément à l’esprit et de remonter ainsi le fil des désirs inconscients (sous jacents). De même, tenter de dénouer la symbolique du rêve et sa portée peut donc se réaliser en utilisant les outils de décodage que représentent le déplacement et la condensation…

