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Principes clefs de la sophrologie

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La sophrologie se définit comme ‘l’étude de la conscience’, elle puise ses racines dans les pratiques de la médecine traditionnelle orientale et recouvre un éventail de méthodes et d’applications.
 

Les niveaux de conscience

La sophrologie est fondée sur la théorie des états de conscience dont elle distingue trois niveaux : le niveau de conscience du coma, du sommeil et enfin le stade sophroliminal,  propice aux changements et ouvrant la possibilité d’une modification durable de l’état de conscience. La description de ces états, déjà présente dans les travaux de Janet, offre de nouvelles pratiques destinées à multiplier les exercices au niveau sophroliminal.

Ces trois degrés de conscience se manifestent au travers de trois états (de conscience) qui sont l’état pathologique, ordinaire et sophronique.
 

Le schéma corporel comme réalité vécue

Premier principe de la sophrologie, il désigne la perception interne de la réalité du corps par le sujet, celle-ci étant quotidienne et exempte de toute influence. Le schéma corporel renverrait donc à la réalité de l’individu, c'est-à-dire à son identité.

Cette ‘réalité’ permet un parallèle entre la prise de conscience du schéma corporel et l’accession du Moi au ‘principe de réalité’ de la psychanalyse, le corps devenant le vecteur ou le témoin de cette réalité.

On dénombre trois phases au cours de cette évolution : la restauration narcissique, le constat d’identité et enfin l’accession à la loi et l’avènement du sujet.
 

La réalité objective

Caycedo (fondateur de la sophrologie) la définissait comme « ...la nécessité de se rendre compte de l'état de sa propre conscience : ensuite, de tenir compte de l'état de conscience de la personne ou des personnes qu'il entraîne par les procédés sophroniques, et enfin du rôle que joue sa propre réalité face à son malade. »

Les psychanalystes et psychologues percevront assez facilement le parallèle d’une telle définition vis-à-vis du transfert analytique et des précautions d’utilisation qui l’entourent. Dans une technique qui emploie largement la suggestion, ce principe rappelle que l’intervention du sophrologue répond à un code de déontologie précis selon lequel le patient et le thérapeute se situent sur des positions d’égal à égal. Leur relation doit ainsi être d’accompagnement et non de dépendance.
 

L’action positive

Elle se définit comme une relation et une intervention du thérapeute allant au-delà de la neutralité bienveillante du psychologue, Caycedo la définissant comme « le parler persuasif, d'une forme douce et monotone, la parole agréable qui tranquillise, donne du calme, de la sérénité et de la confiance ».

L’action positive se retrouve également au travers des méthodes employées qui sollicitent une ‘persuasion raisonnée’ et qui consistent, à nouveau en réaction à la démarche de la psychanalyse, à extraire de chaque histoire les éléments positifs plutôt que de se focaliser sur les moments douloureux et traumatiques.
 

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