Travail
Le travail occupe une place centrale dans nos vies : il structure le quotidien, forge l’identité, mais peut aussi être source de stress, de conflits ou de remises en question. Cette rubrique explore le rapport au travail, ses enjeux psychiques et sociaux, les dynamiques professionnelles et les transformations du monde professionnel.
Tout planifier : la maîtrise du temps comme illusion de contrôle interne
Certaines personnes ne peuvent fonctionner sans un emploi du temps strictement balisé. Listes, plannings, rétroplannings, rappels : tout est anticipé, structuré, ordonné. Cette organisation, souvent admirée de l’extérieur, répond en réalité à un besoin interne bien plus profond. Planifier à l’excès n’est pas toujours un signe d’efficacité, mais parfois une tentative inconsciente de contenir l’angoisse de débordement intérieur. Ce n’est pas le temps qu’il faut maîtriser, mais un soi vécu comme potentiellement instable. Le temps comme rempart psychique Face à une impression de chaos interne, la structuration temporelle agit comme un barrage. Elle permet d’ancrer la pensée dans du concret, de préempter l’imprévu, de neutraliser l’angoisse. Le temps balisé devient…
Travailler avec une IA : libération ou angoisse de devenir inutile ?
L’intelligence artificielle est souvent présentée comme un adjuvant, un outil neutre venant soulager les professionnels de tâches répétitives ou techniques. Pourtant, travailler aux côtés d’une IA ne va pas sans…
Se former pour se sentir légitime : reconnaissance ou défense contre l’imposture ?
Il arrive que des professionnels aguerris, déjà compétents dans leur domaine, choisissent de suivre une formation qui ne leur apporte pas vraiment de nouveau savoir. Ce geste surprend de l’extérieur,…
Espaces collectifs conviviaux : lieux de détente ou contrôle social ?
Les espaces conviviaux des entreprises — salle de repos, cuisine commune, coin café — sont pensés comme des bulles de décompression, des lieux de détente informels où les hiérarchies s’estompent.…
Pourquoi certaines offres nous attirent autant qu’elles nous effraient
Il arrive qu’une offre d’emploi nous trouble. Elle semble faite pour nous : elle correspond à nos compétences, à nos envies, à notre trajectoire. Pourtant, au moment de postuler, quelque chose se fige. On hésite, on diffère, parfois on renonce. Ce paradoxe est fréquent, mais rarement interrogé. Car si une offre nous attire intensément, c’est souvent qu’elle touche une zone sensible : un désir profond, mais aussi une peur enfouie. L’ambivalence n’est pas un signe de confusion, mais la marque d’un conflit intérieur encore actif entre mouvement et retenue. Quand le désir rencontre la mémoire Une offre peut réveiller bien plus qu’un intérêt professionnel. Elle peut convoquer un désir ancien,…
Retrouver du désir dans l’attente : et si ne rien faire devenait fertile ?
Dans une société obsédée par l’efficacité, la recherche d’emploi est souvent vécue comme un espace vide à combler au plus vite. L’absence d’activité est perçue comme suspecte, et l’inactivité comme un risque de désaffiliation. Pourtant, cette période peut, pour certains, devenir une expérience intérieure féconde.…
La mission de service public comme réparation d’une blessure narcissique
Certains fonctionnaires s’investissent dans leur mission avec un sérieux profond, presque sacrificiel. Leur engagement dépasse le cadre professionnel : il s’apparente à une vocation. Ils ne cherchent pas seulement à accomplir des tâches, mais à « faire le bien », à « servir » avec…
Quand l’équipe devient fratrie : rejouer les rôles d’enfance au bureau
Au sein de nombreuses équipes professionnelles, des dynamiques relationnelles apparaissent qui ne relèvent ni des objectifs de travail ni de la répartition officielle des rôles. Certaines personnes s’effacent, d’autres s’imposent, d’autres encore prennent une posture de médiateur ou d’enfant rebelle. Ces comportements semblent spontanés, mais…
Changer sans cesse de projet : quand l’instabilité masque une peur de l’échec
Dans un monde où la flexibilité est valorisée, les trajectoires professionnelles fragmentées passent souvent pour un signe d’adaptabilité. Pourtant, certaines instabilités sont moins le fruit de choix libres que de…
Pourquoi certains ne terminent jamais leur bilan de compétences ?
Commencé avec enthousiasme, le bilan de compétences peut s’interrompre sans raison apparente. Pas de conflit, pas de difficulté manifeste, juste un ralentissement, un report, puis un abandon silencieux. Ce retrait…
Être attiré par les métiers “invisibles” : discrétion choisie ou effacement subi ?
Certaines professions se caractérisent par leur discrétion. Elles s’exercent dans l’ombre, sans exposition publique ni reconnaissance spectaculaire. Ces métiers “invisibles” — archiviste, secrétaire, bibliothécaire, technicienne de surface — sont souvent…
Choisir les mêmes études que son frère aîné
Certains choix d’orientation paraissent logiques, presque évidents. On s’engage dans une filière familière, déjà connue, balisée par un aîné qui en a ouvert le chemin. Mais cette répétition, loin d’être…
Au travail : comment gérer sa timidité et son inhibition sociale
Certaines personnes redoutent les échanges informels, évitent les prises de parole ou minimisent leur présence en réunion. Cette discrétion, parfois interprétée comme de la réserve ou de la modestie, cache…
Le fantasme d’un collectif parfaitement harmonieux
Dans certaines équipes, tout semble réglé, fluide, sans heurts. Les échanges sont cordiaux, les tensions rares, les décisions prises dans un consensus apparent. Cette atmosphère peut être apaisante, mais elle…
Être reconnu dans son travail : besoin légitime ou dépendance narcissique ?
La reconnaissance professionnelle fait partie des besoins humains fondamentaux. Être vu, entendu, valorisé dans ce que l’on fait nourrit l’estime de soi et renforce le sentiment d’appartenance. Mais pour certaines…
Se disqualifier avant d’être jugé : modestie ou anticipation d’un rejet ?
Certaines personnes se présentent avec humour, légèreté, voire dérision dès les premiers échanges. Elles insistent sur leurs maladresses, leurs limites, minimisent leur expérience ou leur talent avec une précision désarmante. Dans un cadre professionnel, ce comportement est souvent lu comme une forme de modestie, de recul sur soi. Pourtant, lorsqu’il devient systématique, il peut masquer une défense plus profonde : celle qui consiste à se disqualifier soi-même avant que l’autre ne le fasse, comme si anticiper la blessure permettait de la rendre moins douloureuse. Un mécanisme appris dans l’enfance Cette tendance à se présenter de manière minorée ne naît pas d’un simple trait de caractère. Elle se construit souvent dans…
Dans les entreprises, les conséquences du positivisme obligatoire
Dans certaines entreprises, la convivialité, l’humour et l’enthousiasme semblent faire partie intégrante de l’identité collective. L’ambiance est “cool”, les échanges…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction…
Apprendre à parler vrai sans redouter de perdre sa place
Dans de nombreux contextes professionnels, la parole semble libre. Les réunions se veulent participatives, les retours sont encouragés, les ressentis…
Au travail : Laisser tomber le masque de la performance
Dans la plupart des milieux professionnels, on n’attend pas seulement des résultats. On attend une forme de contenance, de posture,…





















