Travail
Le travail occupe une place centrale dans nos vies : il structure le quotidien, forge l’identité, mais peut aussi être source de stress, de conflits ou de remises en question. Cette rubrique explore le rapport au travail, ses enjeux psychiques et sociaux, les dynamiques professionnelles et les transformations du monde professionnel.
Multitâche permanent : performance ou fuite de la pensée profonde ?
Répondre à un message tout en écoutant un collègue, consulter un tableau tout en prenant des notes, alterner les tâches sans jamais s’arrêter : pour beaucoup, le multitâche est devenu la norme. Il témoignerait d’une grande efficacité, d’une agilité mentale et d’un sens de l’adaptation. Mais cette fragmentation de l’attention cache parfois une fuite plus silencieuse : celle de tout ce que la concentration prolongée pourrait faire émerger. Ce n’est pas le temps qu’on économise, c’est le lien au soi profond qu’on évite. Éviter le vide entre deux pensées Travailler sur plusieurs choses à la fois peut donner une illusion de vivacité. Pourtant, ce rythme ne laisse aucun espace de respiration…
S’isoler pour travailler : concentration ou défense contre l’intrusion ?
Travailler seul, dans une salle fermée, un café discret ou un bureau à domicile, est un choix que beaucoup revendiquent. La solitude est alors présentée comme une condition d’efficacité, un…
Ne pas réussir à se former : les raisons inconscientes de l’échec
Il existe des parcours où, malgré les efforts, les conditions favorables et la motivation affichée, la formation ne « prend pas ». Les contenus semblent flous, la mémoire défaillante, la…
Tout planifier : la maîtrise du temps comme illusion de contrôle interne
Certaines personnes ne peuvent fonctionner sans un emploi du temps strictement balisé. Listes, plannings, rétroplannings, rappels : tout est anticipé, structuré, ordonné. Cette organisation, souvent admirée de l’extérieur, répond en…
La quête de reconnaissance : un besoin vital ou une blessure ancienne ?
Certaines personnes poursuivent sans relâche les signes de reconnaissance : compliments, validations, distinctions ou simples retours positifs. Leurs efforts sont constants, leur implication rarement relâchée. À première vue, cela témoigne d’un fort investissement, d’un désir de progression ou d’un perfectionnisme assumé. Mais pour d’autres, cet appétit de reconnaissance n’est pas simplement un moteur. Il devient vital, quasi obsessionnel, et semble dicter l’ensemble des comportements. Quand le besoin de reconnaissance devient central, il est souvent le révélateur silencieux d’un manque affectif ancien, d’une faille narcissique non élaborée. Un vide ancien maquillé par le succès Derrière la quête de reconnaissance, il y a parfois un manque fondamental : celui de s’être senti…
La liberté temporaire comme terrain d’essai intérieur
Période de latence entre deux contrats, parenthèse volontaire ou imposée, la recherche d’emploi crée une forme de vide qui interroge. Délesté de l’activité professionnelle et des repères associés, le quotidien s’étire autrement, et avec lui, les perceptions de soi. Ce moment, souvent vécu sur le…
Fonctionnaire : la fierté légitime de travailler pour la collectivité
À une époque où le travail est souvent évalué à l’aune de la rentabilité ou du prestige individuel, choisir la fonction publique peut apparaître comme un acte à contre-courant. Pourtant, pour beaucoup, ce choix s’inscrit dans une vision du travail où l’engagement collectif, la continuité…
Retrouver du désir dans l’attente : et si ne rien faire devenait fertile ?
Dans une société obsédée par l’efficacité, la recherche d’emploi est souvent vécue comme un espace vide à combler au plus vite. L’absence d’activité est perçue comme suspecte, et l’inactivité comme un risque de désaffiliation. Pourtant, cette période peut, pour certains, devenir une expérience intérieure féconde.…
Pourquoi certaines personnes changent d’études chaque année ?
Il existe des parcours linéaires, cohérents, où chaque choix semble découler du précédent. Et il y a ceux, plus discontinus, marqués par des bifurcations fréquentes. Certains enchaînent les cursus, chaque…
Être attiré par les métiers “invisibles” : discrétion choisie ou effacement subi ?
Certaines professions se caractérisent par leur discrétion. Elles s’exercent dans l’ombre, sans exposition publique ni reconnaissance spectaculaire. Ces métiers “invisibles” — archiviste, secrétaire, bibliothécaire, technicienne de surface — sont souvent…
Changer sans cesse de projet : quand l’instabilité masque une peur de l’échec
Dans un monde où la flexibilité est valorisée, les trajectoires professionnelles fragmentées passent souvent pour un signe d’adaptabilité. Pourtant, certaines instabilités sont moins le fruit de choix libres que de…
Choisir un métier “utile” : altruisme réel ou évitement de soi ?
Quand le service à l’autre devient un moyen de ne pas affronter ses propres désirs, le choix d’un métier « utile » peut révéler autre chose qu’un simple altruisme. Le…
Supporter un chef instable : loyauté ou soumission répétée ?
Certains professionnels parviennent à travailler pendant des années sous la direction d’un supérieur instable. Ils s’adaptent aux humeurs, anticipent les changements d’avis, excusent les incohérences, trouvent même des qualités dans…
Prendre la place de mon chef : un désir œdipien ?
Dans certaines configurations professionnelles, le lien hiérarchique ne se réduit pas à une relation fonctionnelle. Il peut devenir le lieu d’une tension silencieuse, d’un mélange d’admiration, d’agacement et de rivalité.…
J’aime secrètement mon chef : symptôme d’un Œdipe mal dépassé ?
L’attirance pour un supérieur hiérarchique est un phénomène fréquent, rarement exprimé. Elle peut prendre la forme d’un trouble diffus, d’une admiration excessive, d’une pensée récurrente qui échappe au contrôle. Si…
Changer souvent de chef : quête de reconnaissance ou peur de l’attachement ?
Dans certaines trajectoires professionnelles, un motif discret se répète : à chaque changement de poste, de service ou de structure, un nouveau chef. La personne évoque la recherche de sens, l’envie d’apprendre, le besoin d’avancer. Mais cette mobilité, derrière sa rationalité apparente, peut signaler une impossibilité plus profonde à s’ancrer dans une relation hiérarchique durable. Comme si rester sous l’autorité d’un même supérieur réveillait une tension psychique difficile à soutenir, une dépendance affective trop intense, ou à l’inverse, une attente de reconnaissance impossible à satisfaire. L’attachement mis à l’épreuve Être sous l’autorité d’un même chef implique, au fil du temps, de se confronter à l’inévitable : les limites, les désaccords,…
Quand le stress collectif devient une manière de ne pas penser
Dans certaines équipes, le stress ne se vit pas seulement comme une contrainte : il devient une norme, un rythme,…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction…
Quand une équipe devient un lieu de transformation personnelle
On pense souvent que l’essentiel du travail se joue dans les tâches, les compétences, les responsabilités. Mais dans certains cas,…
Pourquoi le travail d’équipe peut devenir un piège silencieux
Le travail d’équipe est valorisé, encouragé, presque sacralisé dans le monde professionnel. Il incarne la coopération, l’intelligence collective, l’efficacité partagée.…





















