Ai-je besoin d’être aimé(e) pour m’aimer ? Le poids du regard extérieur
Le regard des autres nous touche. C’est humain. Mais parfois, il devient un prisme à travers lequel on se juge soi-même. Un compliment nous réchauffe. Une critique nous fige. Et si personne ne nous remarque, on se demande si l’on existe vraiment. Alors surgit cette question intime et dérangeante : Ai-je besoin d’être aimé·e pour pouvoir m’aimer ? Derrière cette interrogation se cache un rapport complexe entre estime de soi, dépendance affective et reconnaissance extérieure. Le besoin de reconnaissance : un réflexe ancien Depuis l’enfance, on apprend à exister à travers les réactions de l’entourage : un sourire parental, une approbation, un regard encourageant. Cela structure notre image de nous-mêmes.…
Comprendre les crises d’angoisse : ce que le corps tente d’exprimer
Palpitations, oppression, vertiges, sueurs, sensation de mort imminente ou de perdre le contrôle : la crise d’angoisse surgit, souvent sans…
Quand tout change en même temps : comment ne pas se perdre ?
Il y a des périodes de vie où tout semble s’effondrer ou se transformer en même temps. Un déménagement, une…
Les entraves aux désirs de vie : ce qui freine l’élan intérieur
Tout le monde a des désirs de vie. Des envies de mouvement, de création, de lien, de changement. Et pourtant,…
Couple : que cachent les disputes répétitives ?
Certaines disputes dans le couple semblent surgir sans fin, toujours autour des mêmes sujets, comme si la scène se rejouait inlassablement. Ce phénomène dépasse largement la simple divergence d'opinion. Les conflits récurrents révèlent souvent une tentative inconsciente de faire émerger ce qui ne peut être formulé autrement. Derrière l'agacement ou la colère apparente, se cache un besoin profond : être entendu·e là où les mots manquent. Des sujets futiles pour masquer des enjeux essentiels Il est fréquent que les disputes portent sur des détails du quotidien — une tâche oubliée, une remarque maladroite — mais ces prétextes dissimulent des frustrations plus archaïques. Lorsqu’une personne répète "Tu ne fais jamais rien à la maison", il ne…
Pourquoi suis-je attiré·e par ceux qui ne veulent pas de moi ?
Il ou elle ne répond pas vraiment. Prend ses distances. Émet des signaux ambigus. Et pourtant, l'attirance persiste, voire s’intensifie. Pourquoi désirons-nous parfois si fort ceux qui nous échappent ? Cette question, souvent vécue avec honte ou incompréhension, révèle en réalité des dynamiques psychiques profondes,…
Les silences du quotidien : complicité ou éloignement ?
Dans le couple, le silence n’est jamais neutre. Derrière l’absence de mots se joue souvent une dynamique invisible, un équilibre fragile entre présence et retrait. Le silence peut être un espace de sécurité partagée, mais il peut aussi devenir le terrain d’expression des conflits évités,…
Couple, enfant, maison et 3008 : le modèle du bonheur ?
Le couple, l’enfant, la maison et la voiture : ce quatuor semble dessiner le scénario idéal du bonheur adulte. L’amour y est posé comme point de départ, puis viennent l’enfant comme aboutissement, la maison comme ancrage, la voiture comme mobilité maîtrisée. Ce modèle, répété, valorisé,…
Le mythe du parent solo « héros » : un statut risqué et épuisant
Dans l'imaginaire collectif, le parent solo est souvent perçu comme une figure héroïque, capable d'assumer seul·e toutes les responsabilités sans…
Le couple face à la naissance : déséquilibres affectifs et tensions
L’arrivée d’un enfant est souvent présentée comme un moment de bonheur partagé. Pourtant, la naissance agit comme un véritable séisme…
Devenir parent : quand l’enfant réel confronte l’enfant imaginaire
Avant même sa naissance, l’enfant existe déjà dans l’esprit de ses parents sous la forme d’un être rêvé, idéalisé, façonné…
Mon ado sèche les cours : Comprendre avant de sanctionner
Découvrir que son adolescent sèche les cours déclenche souvent une réaction immédiate : inquiétude, colère ou sentiment d’impuissance. Derrière cet acte perçu comme une faute ou une désinvolture, se cache bien souvent un message silencieux. L’absentéisme scolaire n’est pas seulement un refus d’apprendre ; c’est parfois une tentative d’échapper à un malaise plus profond, qu’il soit lié à l’école, à soi-même ou au contexte familial. Comprendre ce que révèle ce comportement permet d’y répondre autrement que par la seule sanction. Ne pas réduire l’absentéisme à de la paresse Il est tentant de croire que l’adolescent sèche par fainéantise ou par goût de la facilité. Pourtant, le décrochage scolaire traduit souvent un mal-être plus complexe. Ennui profond, perte de sens, pression…
La lente disparition du reportage : la presse écrite à l’épreuve de la distance
Longtemps considéré comme la forme noble du journalisme, le reportage incarnait une promesse : celle d’un regard situé, incarné, attentif. Il disait la présence du journaliste, son immersion dans un lieu, une…
Facebook, Instagram, X et TikTok : le monde du vide ?
Ils rythment nos gestes, saturent nos écrans, façonnent nos imaginaires. Facebook, Instagram, X (ex-Twitter) et TikTok occupent une place centrale dans l’expérience contemporaine du monde. Mais plus le flux s’accélère, plus une…
Respecter l’autre, c’est quoi au juste ? Définir l’invisible dans nos relations
On parle souvent de respect comme d’une évidence. Mais sait-on vraiment ce que cela signifie dans les échanges concrets du quotidien, dans les regards, les silences, les mots ordinaires ? Le respect…
Likes, vues, partages : le besoin de preuve externe d’existence
Une photo postée, une story publiée, une vidéo partagée. Et aussitôt, la vérification commence. Combien de likes ? Qui a vu ? A-t-on commenté ? Ce réflexe, désormais intégré dans les usages…
Toujours entouré, mais jamais nourri : le paradoxe des sociabilités creuses
Il y a des personnes qui sont toujours présentes : elles sortent, échangent, rient, se rendent disponibles. Leur vie semble tissée de liens. Mais au fond d’elles, quelque chose reste insatisfait, vide, comme si aucune de ces interactions ne touchait vraiment. Ce paradoxe n’est pas un caprice, ni une simple lassitude. Il dit une tension plus profonde : celle d’un lien recherché, mais vidé de son intensité affective. Le lien sans profondeur : se montrer sans se livrer Les sociabilités creuses reposent souvent sur un mode de présence ritualisée. On parle, on écoute, on répond, mais on évite soigneusement de franchir certaines limites, de se rendre vulnérable, de dire ce…
S’autoriser à craquer quand on se retrouve seule
Il y a des larmes qui ne coulent qu’en huis clos, des corps qui s’effondrent une fois la porte fermée.…
Peut-on vraiment aider un ami qui ne va pas bien ?
Aider un ami en souffrance semble une évidence. On le fait spontanément, avec tendresse, avec loyauté. On écoute, on conseille,…
Solitude et idéal du moi : rester seul pour ne pas être déçu de soi
À première vue, rester seul peut sembler relever d’un goût personnel ou d’une quête d’indépendance. Mais dans certaines configurations psychiques,…
Choisir le même métier que son père : signe de liberté ou loyauté ?
À première vue, suivre la voie professionnelle de son père semble relever d’un choix naturel. Il connaît le métier, en parle, l’incarne. Le terrain est familier, balisé, sécurisant. Mais ce mimétisme peut aussi masquer une assignation invisible : une fidélité inconsciente à un héritage familial qui empêche d’explorer ses propres désirs. Le fils ne choisit pas un métier, il entre dans une lignée. Il ne s’autorise pas à devenir autre, par peur de trahir, de décevoir, ou de perdre le lien. Ce type de trajectoire, souvent valorisé socialement comme une continuité harmonieuse, peut en réalité être le signe d’une difficulté à se penser en dehors de la famille, à se situer comme sujet distinct. L’identification…
Ne jamais s’opposer à son chef : une peur de perdre l’amour du dominant ?
Certaines personnes ne contestent jamais leur supérieur. Elles acquiescent, s’adaptent, cherchent à comprendre, même lorsque les décisions semblent discutables. Cette attitude peut être interprétée comme une preuve de loyauté, de souplesse, voire d’intelligence relationnelle. Mais chez d’autres, elle trahit une peur plus profonde : celle…
Faire partie d’une équipe sans perdre sa singularité
L’idéal de cohésion d’équipe est largement valorisé dans les organisations. On en parle comme d’un ciment, d’un gage d’efficacité, d’un marqueur de bonne santé relationnelle. Mais cette quête de l’unité peut, paradoxalement, générer un climat d’uniformisation douce. La singularité devient un enjeu délicat : trop…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
Partager une activité pour se sentir vivant sans parler de soi
Il existe des liens où l’on ne se confie pas, où les mots profonds sont absents, mais où quelque chose de vivant circule. C’est souvent à travers une activité commune que ce lien se tisse…
Quand la nourriture envahit nos pensées : une obsession défensive
Certaines personnes passent leurs journées à anticiper leurs repas. Elles planifient, comparent, imaginent, consultent des recettes, pensent au dîner dès la fin du petit-déjeuner. La nourriture occupe une place mentale disproportionnée, sans qu’il s’agisse forcément…
Ce corps qui parle avant nous : symptômes, tensions et vérité silencieuse
Avant même que la conscience formule un malaise, le corps a souvent déjà commencé à parler. Par une douleur persistante, une tension inexplicable, une fatigue inhabituelle, il donne forme à ce que le psychisme ne…
Pourquoi certaines personnes s’effondrent pendant le week-end ?
Il y a des individus qui tiennent toute la semaine, font face aux urgences, gèrent les réunions, assurent les trajets, résolvent les problèmes. Puis, vient le vendredi soir, et tout bascule. Maux de tête, fatigue…
Besoin de changements rapides sans savoir quoi changer
Il y a des périodes où tout semble stable, fonctionnel, parfois même enviable de l’extérieur. Et pourtant, une agitation intérieure…
Tout va bien, mais je me sens mal : le décalage entre apparence et ressenti
Certaines souffrances se cachent derrière des visages sereins, des vies bien rangées, des phrases rassurantes. On dit « ça va…
Le vide soudain : quand tout perd son goût sans raison apparente
Certaines périodes s’ouvrent dans une clarté intacte, avec des projets, des habitudes et même des liens familiers, mais tout semble…
Ce bruit de fond intérieur : l’anxiété qui ne dit pas son nom
Certaines anxiétés ne crient pas, ne paralysent pas, ne provoquent pas de crise. Elles ne s’imposent pas comme une urgence, mais s’installent comme une tension de fond, un frémissement sourd, presque imperceptible, mais toujours là. Ce bruit de fond intérieur, souvent difficile à identifier, accompagne les journées comme une note légèrement dissonante. Il ne perturbe pas tout, mais il empêche le repos. Il n’alerte pas clairement, mais il fatigue, use, érode la disponibilité intérieure. Une anxiété sans forme précise Contrairement aux peurs identifiées, cette anxiété-là ne se fixe sur aucun objet clair. Elle ne dit pas « j’ai peur de ceci », elle dit seulement : « quelque chose ne va pas ». C’est une inquiétude flottante, une appréhension latente,…
Au théâtre, la montée d’émotion est-elle toujours cathartique ?
On évoque souvent la catharsis comme fonction naturelle du théâtre : un soulagement émotionnel provoqué par l’identification, une forme de purification par le détour de la fiction. Mais cette idée de décharge ne suffit plus à expliquer ce qui se passe réellement dans l’expérience du spectateur contemporain. L’émotion, lorsqu’elle surgit,…
Le bouffon tragique : quand le rire ouvre sur l’abîme
Le bouffon, sur scène, fait rire. Il amuse, déstabilise, moque, mais très souvent, ce rire se teinte d’une inquiétude sourde, comme si quelque chose d’inavouable passait sous la légèreté. Derrière le jeu, l’excès ou la grimace, on perçoit parfois une douleur ancienne, une blessure trop vive pour être dite autrement.…
Pleurer au cinéma : quelle douleur se rejoue dans nos larmes ?
Pourquoi certaines scènes nous arrachent-elles des larmes, parfois à notre propre surprise ? Pourquoi pleure-t-on face à l’image d’une séparation, d’un regard tendre ou d’un adieu alors même que nous savons qu’il s’agit de fiction ? Les larmes versées au cinéma ne traduisent pas simplement une émotion en phase avec…
Ce que notre gêne face à un livre révèle de nous
Il arrive qu’un livre nous mette mal à l’aise, sans que nous sachions toujours pourquoi. Une gêne diffuse, un rejet instinctif ou un agacement grandissant peuvent s’installer au fil de la lecture, parfois dès les premières pages. Ce malaise ne tient pas toujours à la qualité du texte. Il révèle…





































