Sortie de la dépendance : rechuter n’est pas échouer
Il suffit d’un instant. Un geste qu’on croyait derrière soi, une impulsion, une fatigue. Et tout semble s’effondrer. La rechute arrive souvent comme une gifle : brutale, déstabilisante, remplie de honte. Pour beaucoup, elle vient entacher le progrès accompli, ruiner l’énergie investie. Mais cette lecture linéaire du changement ne correspond pas à la réalité psychique. Rechuter, ce n’est pas trahir son engagement ; c’est faire l’expérience que le changement est un chemin, pas un exploit. La logique du tout ou rien : un piège psychique Notre culture valorise la réussite, la volonté, la maîtrise. Dans ce cadre, la rechute devient un symbole d’échec, de faiblesse, de manque de sérieux. Mais…
Crise existentielle : comment en faire un tremplin ?
Il y a des moments où tout ce qui faisait sens semble s’effriter. Ce que l’on croyait vouloir, ce que…
Addiction douce, douleur silencieuse
Elles ne font pas de bruit, ne bouleversent pas l’ordre social, ne conduisent pas toujours à l’effondrement. Et pourtant, elles…
Secrets de famille : quand le silence devient un héritage
Dans certaines familles, il y a ce dont on parle… et ce qui ne se dit jamais. Des zones floues,…
Le désir d’infidélité, comprendre l’envie d’ailleurs
Quand l’envie d’ailleurs parle plus de soi que du couple Le désir d’infidélité peut surgir même dans les couples les plus stables, sans que cela signifie un manque d’amour ou une crise ouverte. Ce fantasme d’ailleurs, souvent culpabilisé ou refoulé, révèle des dynamiques intérieures complexes où se mêlent besoin de liberté, affirmation de soi et peur de l’enfermement. Un désir naturel mais tabou Ressentir l’envie de séduire, d’être désiré ailleurs, n’est pas rare. Le fantasme d’infidélité n’est pas forcément le signe que le couple va mal, mais l’expression d’une part de soi qui refuse la routine ou la fusion totale. Ce désir, lorsqu’il reste dans l’imaginaire, peut même raviver la vitalité intérieure et réinjecter du…
Profiter du célibat pour vivre des expériences
Être célibataire, ce n’est pas seulement vivre sans lien amoureux ; c’est aussi habiter un espace inédit de liberté. Moins de compromis, moins d’adaptation, moins de projection sur un futur commun. Ce moment-là, qu’il soit choisi ou transitoire, peut devenir un terrain d’exploration intérieure et…
Les mécanismes qui conduisent à la violence verbale dans le couple
Étude des déclencheurs émotionnels, de la projection et des conflits non résolus qui transforment les désaccords en violences verbales destructrices La violence verbale dans le couple est souvent le résultat de mécanismes psychologiques complexes. Derrière des mots blessants ou des cris se cachent des émotions…
Célibat et culpabilité : quand l’absence de lien devient honteux
Il arrive que le fait d’être seul soit vécu avec gêne, voire avec honte. Comme si le célibat, au-delà de l’expérience personnelle qu’il représente, disait quelque chose de travers, d’inadéquat. On ne s’en vante pas toujours. On l’explique, on le justifie, on le glisse entre…
La place de l’enfant « invisible » : une stratégie de survie ?
Certain·e·s enfants ne font pas de bruit. Ils ne dérangent pas, ne réclament rien, semblent s’adapter à tout. On les…
Les conflits sous couvert de politesse : l’art familial du non-dit
Dans certaines familles, les conflits ne se disent pas ; ils s’insinuent. Les disputes éclatantes sont rares, remplacées par des…
La vitesse caractérise-t-elle nos adolescents ?
Hyperconnectés, zappeurs, toujours en mouvement : les adolescents d’aujourd’hui semblent évoluer dans un rapport au temps marqué par l’immédiateté. Réseaux…
Le baby-blues : quand l’inconscient s’invite dès les premiers jours
La naissance d’un enfant est souvent associée à la joie, mais pour de nombreuses mères, les premiers jours sont marqués par une vague inattendue de tristesse et de désarroi. Le baby-blues révèle bien plus qu'un déséquilibre hormonal ; il donne à voir l’irruption de l’inconscient face à l’immensité psychique qu’implique devenir mère. Quand la maternité réactive des peurs et des manques enfouis Au-delà de la fatigue et des bouleversements corporels, le baby-blues plonge certaines femmes dans une détresse qu’elles ne s’expliquent pas. L’arrivée du bébé agit comme un déclencheur, réveillant des peurs anciennes, des blessures d'enfance ou des sentiments d’abandon oubliés, comme cette jeune mère submergée par des larmes sans raison apparente, qui réalise plus tard que le vide ressenti…
Une initiation à la psychologie au lycée ?
Le lycée est souvent pensé comme un lieu de transmission de savoirs, de préparation aux examens, de construction de l’avenir. Mais peu de place y est laissée à une dimension pourtant essentielle…
Les podcasts d’analyse : entre accessibilité et perte de rigueur ?
À mesure que les formats audio se démocratisent, l’analyse trouve dans le podcast un terrain d’expression inédit. Accessible, souple, plus incarné que l’écrit, ce média séduit chercheurs, journalistes et penseurs. Il permet…
Apprendre pour plaire : quand la réussite devient recherche d’amour
Obtenir de bonnes notes, accumuler les félicitations, remplir les cases. Pour beaucoup d’élèves, l’investissement scolaire dépasse la simple envie d’apprendre. Derrière la motivation apparente se cache parfois une dynamique plus profonde :…
L’attention capturée : comment les plateformes façonnent nos usages
À l’ère du numérique, l’attention est devenue une ressource stratégique. Non plus simplement une qualité intérieure à cultiver, mais un capital à capter, un territoire à exploiter. Les grandes plateformes en ont…
Et si la solitude était devenue un refuge identitaire ?
Il arrive que la solitude ne soit plus seulement un mode de vie, mais une part constitutive de l’identité. Elle cesse d’être une condition transitoire pour devenir un socle sur lequel le moi s’est construit, protégé, organisé. Dans ce cas, sortir de la solitude ne se joue pas seulement au niveau relationnel, mais sur un plan plus profond, plus fragile : celui de l’intégrité psychique. Le lien n’est plus seulement un désir refoulé, mais un risque d’effondrement. Une solitude habitée comme contour protecteur Chez certaines personnes, la solitude a longtemps été la seule forme stable de sécurité intérieure. Elle constitue une enveloppe qui évite la dispersion, l’intrusion, la perte de…
Sortir avec des plus jeunes pour rester “au-dessus”
Certaines personnes privilégient les liens avec des individus plus jeunes qu’elles, que ce soit dans l’amitié ou les sorties. Ce…
Pourquoi certaines amitiés survivent au temps, et d’autres non ?
Certaines amitiés s’éloignent sans fracas, d’autres résistent aux années, aux silences, aux distances. Pourquoi certaines relations semblent s’éroder inévitablement tandis…
Quand l’amitié devient une scène de rivalité
On pense souvent l’amitié comme un lieu de soutien mutuel, d’écoute, de réassurance. Pourtant, il arrive qu’un malaise s’installe, presque…
Travailler avec une IA : libération ou angoisse de devenir inutile ?
L’intelligence artificielle est souvent présentée comme un adjuvant, un outil neutre venant soulager les professionnels de tâches répétitives ou techniques. Pourtant, travailler aux côtés d’une IA ne va pas sans générer un trouble plus sourd : celui d’être remplacé, voire de ne plus être nécessaire. Loin d’un simple progrès technologique, l’IA vient bousculer des repères psychiques profonds, en réveillant des peurs de dévalorisation ou d’effacement symbolique. Quand l’aide devient menace silencieuse L’IA, dans sa rapidité d’exécution, sa capacité d’apprentissage et son autonomie croissante, renvoie certains professionnels à une angoisse ancienne : celle de ne plus être à la hauteur. Même si elle est pensée comme un outil, elle finit par occuper une place qui questionne…
Pourquoi le travail d’équipe peut devenir un piège silencieux
Le travail d’équipe est valorisé, encouragé, presque sacralisé dans le monde professionnel. Il incarne la coopération, l’intelligence collective, l’efficacité partagée. Pourtant, derrière cette image idéale, certains collectifs peuvent devenir des espaces de tension implicite, d’effacement de soi ou d’hypervigilance constante. Ce n’est pas l’équipe qui…
Pourquoi certains accumulent les formations sans passer à l’action ?
Il arrive que des personnes s’inscrivent à de nombreuses formations sans jamais les concrétiser professionnellement. Elles apprennent, explorent, s’enthousiasment… mais ne franchissent jamais le seuil de l’application réelle. Ce phénomène, loin d’être rare, peut traduire un évitement inconscient : celui de la mise en jeu de…
Quand le silence devient stratégie : les enjeux du salarié discret
Certain·es salarié·es s’effacent dans les réunions, parlent peu en open space, ne revendiquent ni leurs mérites ni leurs limites. Ils ne dérangent pas, ne s’imposent pas, ne dévient pas. On les décrit comme « discrets », « posés », « professionnels », parfois « transparents…
Maison silencieuse ou fond sonore permanent : que cherche-t-on à éviter ?
Certaines personnes ne peuvent vivre sans musique de fond, sans radio allumée, sans télévision en bruit d’ambiance. D’autres, au contraire, ne supportent aucune perturbation sonore dans leur intérieur. Si ces préférences semblent relever du simple…
Créer du calme autour de soi : l’environnement comme ressource apaisante
Nous pensons souvent le stress comme un phénomène strictement intérieur. Pourtant, notre environnement joue un rôle déterminant dans la manière dont nous le vivons et le régulons. Lumières, sons, textures, espace : chaque élément de…
L’intuition contrariée : quand l’on s’habitue à ne pas se croire
Certaines personnes sentent, dès les premiers instants, que quelque chose ne leur convient pas. Une ambiance, une relation, une décision. Et pourtant, elles passent outre, rationalisent, s’adaptent. À force, elles n’écoutent plus ce signal subtil,…
Marcher, nager, bouger : le corps en mouvement comme rempart
Face à une détresse intérieure, une pensée qui se fige, une tristesse sans nom, le corps peut devenir un rempart discret contre l’effondrement. Dans certaines périodes de déréalisation ou de vide affectif, l’élan physique précède…
La dépression sans tristesse : quand le vide remplace la douleur
On associe spontanément la dépression à la tristesse, aux larmes, à une douleur perceptible. Pourtant, de nombreuses personnes en souffrance…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux…
Un regard différent sur soi : quand on ne se reconnaît plus dans les yeux de l’autre
Il y a des moments où l’on se sent tout à coup étranger à soi-même. Non pas à cause d’un…
Agitation intérieure et besoin de tout faire : une fuite qui ne dit pas son nom
Il y a des vies menées tambour battant, où chaque minute est occupée, chaque journée optimisée. Tout semble en mouvement, fluide, efficace. Mais sous cette surface dynamique, une tension persiste, comme si le silence ou l’inactivité devenaient insupportables. Derrière ce besoin de tout faire, de ne jamais s’arrêter, se cache parfois une douleur moins visible : celle qu’on préfère fuir plutôt que sentir. L’hyperactivité, loin d’être un simple trait de caractère ou une habitude moderne, peut devenir un refuge agité contre une angoisse plus profonde. Remplir pour ne pas ressentir L’enchaînement constant des tâches, des projets, des sorties n’est pas toujours motivé par le plaisir ou le sens. Il peut traduire une peur archaïque du vide, du face-à-face avec soi-même.…
Les objets récurrents dans l’art : pourquoi font-ils écho en nous ?
Dans l’art, certains objets récurrents, tels que les clés, les miroirs, les portes, ou même les escaliers, semblent posséder un pouvoir symbolique puissant qui va bien au-delà de leur simple présence matérielle. Ces objets, souvent empreints d’une certaine banalité, deviennent des vecteurs de significations profondes, activant des processus psychiques inconscients…
Trop-plein visuel : quand l’abondance d’œuvres devient étouffante
Entrer dans une exposition, c’est souvent espérer s’ouvrir à l’émotion, à la beauté ou à la pensée. Mais parfois, à peine quelques salles parcourues, une sensation inattendue s’installe : lassitude, agitation intérieure, voire malaise. Trop d’œuvres, trop d’images, trop de textes, trop d’attente. Le regard se fatigue, l’esprit décroche. Ce…
Le rituel du silence dans les galeries : Conformisme ou contemplation ?
Lorsqu’on pénètre dans une galerie ou un musée, il est souvent attendu de nous que nous restions silencieux, plongés dans une contemplation silencieuse des œuvres d'art. Mais ce silence, loin d’être un simple code de conduite, cache des significations psychologiques et sociales profondes. Pourquoi ce besoin de silence dans les…
Quand le coéquipier devient un double : identification ou fusion défensive ?
Dans certains jeux coopératifs, les joueurs ne font plus seulement équipe : ils se confondent, se répondent, s’imitent presque inconsciemment. Ils prennent les mêmes décisions, se déplacent ensemble, finissent par anticiper l’un les gestes de l’autre. Cette synchronie peut sembler fluide et réjouissante, mais elle révèle parfois une dynamique psychique…





































