Ce qui m’apaise vraiment… et ce que je crois m’apaiser
Face au stress, à l’anxiété ou au mal-être diffus, nous développons tous des réflexes d’apaisement. Certains se jettent dans le travail, d’autres dans les réseaux sociaux, la nourriture, les séries, le sport ou les pensées répétitives. Ces gestes ou habitudes donnent l’impression d’apaiser. Mais le calme ressenti est souvent de courte durée, et l’agitation revient, parfois plus forte. Alors, qu’est-ce qui nous apaise vraiment ? Et qu’est-ce que nous utilisons comme écran, sans en avoir conscience ? Les faux apaisements : une réponse de surface Se distraire, s’occuper, se déconnecter : autant de façons de se couper de l’inconfort intérieur. Ce n’est pas forcément négatif, cela peut même être utile…
Ai-je le droit de devenir quelqu’un d’autre ?
Il arrive un moment dans certaines vies où l’on sent que l’on ne se reconnaît plus vraiment dans ce que…
À la recherche de l’authenticité
Dans un monde où les apparences sont valorisées, où les réseaux sociaux façonnent nos images et où l’adaptation semble indispensable,…
Croire en la France, croire en son pays
Croire en son pays : l’expression peut sembler désuète, voire inconfortable, dans une époque marquée par la défiance, les crises…
Éviter le piège du décompte : qui donne le plus dans la relation ?
Décryptage des rapports implicites d’équilibre et de dette affective Dans beaucoup de couples, sans même s’en rendre compte, s’installe une comptabilité silencieuse. Qui fait le plus d’efforts ? Qui aime davantage ? Qui cède le plus souvent ? Ce décompte invisible transforme peu à peu la relation en terrain d’évaluation permanente, où l’élan spontané laisse place à la balance des échanges. L’illusion d’un équilibre à maintenir Chercher à équilibrer ce que chacun donne et reçoit semble légitime. Mais l’amour n’est pas un contrat à parts égales, et vouloir mesurer chaque geste ou chaque attention conduit souvent à l’insatisfaction. Cette quête d’équité parfaite cache en réalité une peur d’être exploité, ignoré ou moins investi que l’autre.…
Quand l’amour devient un miroir : de qui suis-je amoureux ?
Dans certaines histoires, on ne sait plus très bien qui l’on aime. Est-ce l’autre, dans sa réalité singulière, ou ce qu’il ou elle vient révéler de nous ? Parfois, l’amour semble moins être une rencontre qu’un reflet. L’autre nous attire parce qu’il nous renvoie une…
La gestion des désaccords : faut-il toujours chercher à avoir raison ?
Quand les tensions dégénèrent en compétition plutôt qu’en dialogue : comprendre les dynamiques de pouvoir dans le couple Dans les relations de couple, les désaccords sont inévitables. Cependant, ce qui distingue une simple discussion d'un conflit destructeur, c'est la manière dont les partenaires abordent leurs…
Ce que je cherchais dans le lien et que je peux me donner moi-même
On entre souvent dans la relation avec des désirs clairs, mais aussi avec des manques silencieux. Être aimé·e, écouté·e, reconnu·e, contenu·e : autant de besoins qui, lorsqu’ils ne sont pas pleinement conscients, peuvent devenir des attentes inconscientes projetées sur l’autre. Le couple devient alors un…
Les rêves pendant la grossesse : une fenêtre sur l’inconscient maternel
Lorsque le corps change, l'esprit s'exprime autrement, révélant dans les rêves ce que les mots peinent à formuler. Le rêve,…
Devenir parent : quand l’enfant réel confronte l’enfant imaginaire
Avant même sa naissance, l’enfant existe déjà dans l’esprit de ses parents sous la forme d’un être rêvé, idéalisé, façonné…
Naître parent : comment l’arrivée du bébé modifie l’identité de l’adulte
On pense souvent que devenir parent est une addition : on reste soi-même et l’on ajoute simplement un nouveau rôle.…
Maltraitances générationnelles : rompre avec la répétition
On ne naît pas maltraitant·e, mais on hérite parfois, à son insu, de schémas éducatifs marqués par la violence. Les maltraitances générationnelles ne se résument pas à des actes isolés ; elles s’inscrivent dans une logique de répétition inconsciente, transmise de parent à enfant, souvent sous couvert d'autorité ou d'éducation "normale". Rompre avec cette chaîne invisible exige bien plus qu’une bonne volonté : cela suppose de reconnaître ce qui, en soi, rejoue sans le vouloir les blessures du passé. La violence éducative comme héritage banalisé Certaines formes de maltraitance ne sont pas perçues comme telles car elles sont intégrées depuis l'enfance comme des "méthodes d'éducation". Ce qui a été vécu comme normal devient un référent, même lorsqu’il s’agit de violences…
Le rôle des médias dans la montée du populisme
La montée en puissance des figures populistes n’est pas uniquement liée aux fractures sociales ou à la défiance envers les institutions. Elle s’ancre aussi dans un écosystème médiatique qui, volontairement ou non,…
Le refus scolaire : caprice ou symptôme d’un système anxiogène ?
Il ou elle ne veut plus aller en cours. Se lève avec difficulté, somatise, pleure, s’isole. Le refus scolaire inquiète, dérange, interroge. Est-il le signe d’un caprice, d’un manque de volonté, ou…
Travailler pour réparer : quand la vocation naît d’un manque
Il est courant d’interpréter les choix professionnels comme des prolongements de talents, de goûts ou de convictions. Mais derrière certaines vocations se cache un tout autre moteur : le besoin de réparer…
Pourquoi les médias français sont si anxiogènes ?
Le sentiment d’inquiétude permanente face à l’actualité n’est pas uniquement lié à la gravité des événements eux-mêmes. Il tient aussi à la manière dont les médias, en France notamment, traitent, hiérarchisent et…
S’oublier dans la solitude : quand l’image de soi s’efface faute de lien
On pense souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais lorsque celle-ci se prolonge au point de devenir l’unique toile de fond du quotidien, elle n’amène plus au soi, elle en éloigne. À force d’être seul, certains finissent par ne plus se sentir exister. Ce n’est pas seulement un manque de stimulation, c’est une forme d’effacement intérieur, discret mais profond. Le lien à l’autre ne sert pas qu’à partager, il permet aussi de se rappeler à soi-même. Quand il disparaît trop longtemps, c’est toute l’image de soi qui vacille. La solitude comme perte de contour psychique Dans une vie marquée par l’absence de relations significatives, quelque chose s’éteint lentement.…
L’amitié peut-elle réparer ce que l’histoire personnelle a abîmé ?
Il est des blessures que la famille ne sait pas soigner, que l’amour ne suffit pas à combler, que le…
Sortir entre amis pour ne pas ressentir sa solitude : une stratégie inconsciente ?
Certaines personnes ont une vie sociale très active. Elles sortent souvent, sont toujours partantes pour un dîner, une activité, un…
Faut-il faire des efforts pour entretenir une amitié ?
On aime penser que l’amitié est naturelle, fluide, sans condition. Qu’elle repose sur une affinité spontanée, et qu’elle dure tant…
Quand une équipe devient un lieu de transformation personnelle
On pense souvent que l’essentiel du travail se joue dans les tâches, les compétences, les responsabilités. Mais dans certains cas, l’enjeu principal se loge ailleurs : dans le lien, dans la manière d’être en présence, dans ce que le collectif vient transformer de l’histoire intérieure d’un individu. Lorsqu’un groupe professionnel fonctionne comme un espace suffisamment contenant, suffisamment fiable, il devient autre chose qu’un simple environnement de travail : un lieu de réparation silencieuse, un soutien implicite, parfois même un levier d’évolution intime. C’est rare. Mais lorsqu’un tel climat se crée, il produit des effets durables. Le groupe comme espace de remaniement Être accueilli sans être immédiatement testé, pouvoir dire quelque chose sans crainte d’être disqualifié,…
Être toujours en opposition : esprit critique ou conflit archaïque avec l’autorité ?
Dans certains milieux professionnels, il existe des figures systématiquement contestataires. Elles remettent en question les décisions, suspectent les intentions, décryptent les incohérences avec acuité. À première vue, cela peut sembler salutaire, porteur d’un esprit critique nécessaire. Mais lorsque cette opposition devient automatique, rigide, irréductible, elle…
Le bilan de compétences : que rejoue-t-on avec le consultant ?
Le bilan de compétences se présente souvent comme une démarche neutre, objective, tournée vers l’identification des savoir-faire et l’élaboration d’un projet professionnel. Mais dans le cadre de cette exploration encadrée, le lien avec le consultant prend parfois une intensité qui dépasse largement la fonction accompagnatrice.…
Pourquoi certaines personnes changent d’études chaque année ?
Il existe des parcours linéaires, cohérents, où chaque choix semble découler du précédent. Et il y a ceux, plus discontinus, marqués par des bifurcations fréquentes. Certains enchaînent les cursus, chaque année recommençant quelque chose, sans jamais vraiment s’installer. Ce mouvement, souvent interprété comme de l’instabilité…
Ralentir sans culpabilité : les thermes en opposition à la performance
Dans une société où chaque minute semble devoir être utile, productive ou mesurable, ralentir est souvent perçu comme un écart, voire une faute. Même dans les moments de repos, une injonction plane : celle de…
Illégitimité dans l’art : comprendre les blocages liés aux blessures précoces
Dans les milieux artistiques, il est courant d’entendre des phrases comme « Je ne suis pas vraiment un artiste », « Ce n’est pas assez bon pour être montré », ou « Je ne me…
Pourquoi a-t-on si peur de changer d’avis ?
Dans l’imaginaire collectif, changer d’avis est souvent perçu comme une marque d’hésitation, voire d’incohérence. On valorise la constance, la fidélité à ses choix, la solidité de ses positions. Pourtant, l’évolution intérieure passe par des renoncements,…
Somatiser pour ne pas craquer : quand le corps encaisse
Certaines douleurs apparaissent sans cause médicale identifiable. Des maux persistants, des blocages étranges, une fatigue qu’aucun repos ne dissipe. Et si ces manifestations n’étaient pas un dysfonctionnement, mais une stratégie inconsciente ? Somatiser, ce n’est…
Les attaques de panique : effraction de l’inconscient dans le quotidien
La panique surgit sans prévenir. Dans la rue, en voiture, au travail, elle coupe le souffle, accélère le cœur, donne…
Le vide soudain : quand tout perd son goût sans raison apparente
Certaines périodes s’ouvrent dans une clarté intacte, avec des projets, des habitudes et même des liens familiers, mais tout semble…
Être là sans y être : les troubles de la présence et de l’attention
Certains moments de vie se traversent comme dans un brouillard. On est là, physiquement, on parle, on agit, on répond.…
Espérer être deviné par son psy : un vœu hérité de la relation parentale ?
Certaines personnes viennent en thérapie sans formuler de demande claire. Elles racontent, tournent autour, s’arrêtent, espèrent que le psy comprendra ce qui ne se dit pas. Il ne s’agit pas de timidité ou de prudence, mais d’un espoir plus profond : que l’autre perçoive, sans qu’on ait à dire, ce qui a toujours manqué. Ce souhait d’être deviné, reconnu dans l’implicite, renvoie à une mémoire affective précoce, où la parole n’existait pas encore, mais où le besoin d’être saisi était déjà vital. L’origine du vœu de devinement Dans les premiers liens de vie, le nourrisson dépend entièrement de l’intuition de l’autre. Il ne parle pas, mais il espère que ses pleurs, ses gestes, ses regards seront compris, traduits, apaisés. Quand…
La figure du père défaillant : autorité vide ou blessure d’origine ?
Sur scène, le père ne crie pas toujours. Parfois, il ne parle pas. Ou plus. Parfois, il est mort, flou, diminué. Et c’est précisément cette défaillance qui devient centrale. Le père défaillant n’est pas seulement un personnage : il est une béance dans l’ordre symbolique, un fondement qui vacille. Son…
Comment le cinéma magnifie l’euphorie comme catharsis émotionnelle
Le cinéma a cette capacité unique de capturer et d’intensifier les émotions humaines, et l’euphorie est l’une des émotions les plus puissantes qu’il parvient à magnifier. Des scènes de joie débridée aux moments d’extase pure, le cinéma donne à l’euphorie une dimension cathartique qui permet au spectateur d’expérimenter cette émotion…
Le théâtre qui fait honte : quand une pièce révèle ce qu’on préférait ignorer
Certaines pièces ne bouleversent pas par la beauté d’un texte ou la puissance d’un jeu, mais par un sentiment plus enfoui : la honte. La honte d’avoir été aveugle, passif, complice ou silencieux. Cette émotion, moins spectaculaire que la colère ou la tristesse, agit en profondeur. Elle saisit le spectateur…
La figure de la sorcière : quand le féminin devient menaçant à l’écran
Peu de figures traversent autant de genres cinématographiques que celle de la sorcière. Présence récurrente dans les contes, les films fantastiques, les récits initiatiques ou horrifiques, elle cristallise des peurs profondes. Mais ce qui fascine dans cette image n’est pas seulement sa puissance occulte : c’est sa manière d’incarner un…





































