Parvenir enfin à faire son deuil d’un proche disparu
Le deuil n’a pas d’agenda. Il traverse les jours, parfois les années, en vagues irrégulières, imprévisibles. On ne "fait pas" son deuil comme on clôt une étape, mais on apprend à vivre avec l’absence, à apprivoiser le vide. Pourtant, pour certains, le lien avec le disparu reste douloureusement actif : souvenirs envahissants, culpabilité, sensation de blocage, refus d’accepter la perte. Parvenir enfin à faire son deuil, ce n’est pas oublier, ni tourner la page. C’est trouver une autre manière de rester en lien, sans rester enchaîné. L’absence n’efface pas le lien La mort d’un proche ne met pas fin au lien psychique. Ce lien, intérieur, vivant, inconscient, continue de se…
Blessures de vie et résilience : comment se reconstruire sans s’effacer
La vie n’épargne personne. Chacun porte, à un moment ou à un autre, une blessure : une perte, une trahison,…
Personnalité paranoïaque : méfiance ou défense ?
Soupçonner une trahison, interpréter les gestes les plus neutres comme hostiles, vivre dans une tension permanente… Tels sont les signes…
L’identité en psychanalyse
Qui suis-je vraiment ? Cette question, aussi ancienne qu’universelle, est au cœur du travail psychanalytique. Loin d’être une donnée stable,…
Séduire par écran interposé : sincérité ou stratégie ?
Ce que nos profils, messages et hésitations révèlent de nos défenses. À l’ère numérique, la séduction passe souvent par une interface, un écran, un profil soigneusement ajusté. Ce qui pouvait autrefois s’appuyer sur un trouble, une présence, une spontanéité corporelle, se joue désormais par messages, emojis et choix d’images. Séduire devient alors un exercice de composition, où l’on montre autant qu’on évite de trop se dévoiler. Mettre en scène, mais quoi ? Le profil en ligne n’est pas neutre. Il sélectionne, simplifie, accentue. Il raconte une version de soi que l’on aimerait désirable, lisible, attirante. Mais cette mise en scène est souvent une manière de masquer ce que l’on redoute de montrer. À travers l’humour,…
Pourquoi tombe-t-on amoureux d’une image ?
Parfois, on tombe amoureux·se dès le premier regard, avant même de connaître l’autre. On est saisi·e, bouleversé·e, projeté·e dans un élan irrationnel. Mais que voit-on vraiment ? Est-ce l’autre, dans sa réalité, dans sa chair, dans sa complexité ? Ou est-ce une image, une silhouette…
Pourquoi j’ai tant attendu l’amour
Certaines attentes traversent les années, discrètement ou bruyamment, mais toujours avec insistance. L’amour en fait souvent partie. Attendu comme une évidence, une promesse, une réparation. Cette attente, parfois idéalisée, parfois frustrée, ne dit pas seulement un désir d’être en lien ; elle raconte une histoire…
Peut-on aimer sans vouloir vivre ensemble ?
Dans l’imaginaire collectif, aimer rime avec partager un toit, un quotidien, une adresse. La cohabitation est souvent perçue comme une preuve d’engagement, une étape naturelle vers la stabilité. Pourtant, certaines personnes, même profondément amoureuses, ne ressentent pas le désir ou le besoin de vivre avec…
L’enfant réparateur : quand une génération doit « sauver » la lignée
Certains enfants naissent avec une mission invisible : réparer les blessures familiales passées, sans jamais avoir été conscients de ce…
La grossesse idéale : déconstruire les fantasmes de la maternité épanouie
Dans l'imaginaire collectif, la grossesse est souvent présentée comme une période lumineuse, faite de plénitude, d’épanouissement et de bonheur évident.…
Groupes, clans et exclusions : quand l’appartenance enferme
À l’adolescence, le besoin d’appartenir à un groupe est un passage essentiel pour se construire. Mais ce qui commence comme…
Les groupes d’amis chez l’adolescent : un monde à soi
À l’adolescence, le groupe d’amis prend une place centrale, parfois au détriment de la famille. Ce cercle devient bien plus qu’un simple espace de partage : il agit comme un miroir, un refuge et un laboratoire d’expérimentation identitaire. Comprendre le rôle fondamental de ces amitiés permet de mieux saisir pourquoi elles sont parfois fusionnelles, instables ou sources de tensions. Le groupe d’amis répond à des besoins psychiques essentiels dans ce moment de transition vers l’âge adulte. Le groupe comme espace de reconnaissance Face aux bouleversements de l’adolescence, le groupe d’amis offre une validation extérieure de l’identité en construction. Être accepté·e par ses pairs rassure sur sa propre normalité, ses choix ou ses différences. Ce regard bienveillant ou complice permet à…
Zapping algorithmique : comment les plateformes déplacent notre attention
Sur les plateformes de streaming, de plus en plus d’utilisateurs ne regardent pas un programme, ils en survolent plusieurs. Suggestions infinies, extraits qui démarrent seuls, classements personnalisés : tout pousse à l’exploration…
Penser avec des machines : ce que l’IA fait à la pensée humaine
L’intelligence artificielle ne se contente pas de résoudre des tâches techniques ou d’automatiser des fonctions répétitives : elle modifie en profondeur notre rapport à l’effort mental, à l’élaboration du sens, au processus…
Respect des lois, respect des autres
Le respect de la loi est souvent présenté comme la base du vivre-ensemble. Mais ce respect est-il toujours synonyme de respect d’autrui ? Peut-on obéir à la règle sans se soucier de…
Peut-on réellement vivre sans les réseaux sociaux ?
Les réseaux sociaux se sont glissés dans toutes les interstices de la vie moderne : travail, relations, loisirs, information. Ils occupent une place telle qu’on pourrait croire leur usage indispensable, voire naturel.…
L’enfant unique est-il prédisposé à la solitude une fois adulte ?
Enfant sans frère ni sœur, il a grandi dans un monde singulier, peuplé d’adultes et de silences. Lorsqu’il devient adulte, l’enfant unique porte souvent en lui une relation particulière au lien social : riche de moments de solitude féconde, mais parfois aussi marqué par une difficulté à s’ajuster aux dynamiques collectives. La solitude, dans ces cas-là, n’est pas une fatalité, mais une empreinte, un rapport particulier à l’absence et à la présence des autres. Un lien fondateur à la solitude L’enfant unique apprend très tôt à s’occuper seul, à se divertir dans l’introspection, à construire des mondes imaginaires. Cette autonomie affective, valorisée socialement, peut parfois masquer un retrait plus profond,…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
S’oublier dans la solitude : quand l’image de soi s’efface faute de lien
On pense souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais lorsque celle-ci se prolonge au point de devenir l’unique…
Pourquoi mes amies se tournent toujours vers moi quand elles souffrent ?
Certaines relations amicales semblent marquées par une étrange régularité : c’est toujours nous que l’on appelle quand ça ne va…
Quand le silence devient stratégie : les enjeux du salarié discret
Certain·es salarié·es s’effacent dans les réunions, parlent peu en open space, ne revendiquent ni leurs mérites ni leurs limites. Ils ne dérangent pas, ne s’imposent pas, ne dévient pas. On les décrit comme « discrets », « posés », « professionnels », parfois « transparents ». Ce silence apparent est souvent valorisé comme une forme de maîtrise ou de modestie. Mais derrière cette posture contenue peut se cacher une stratégie inconsciente, mise en place très tôt dans l’histoire du sujet, pour se protéger d’un monde perçu comme intrusif, dangereux ou instable. Le silence, dans ce cas, n’est pas un choix libre, mais un héritage intérieur. Un mode de survie devenu seconde nature Chez certain·es salarié·es,…
Vouloir être utile à tout prix : quand le métier devient un refuge
Certaines personnes investissent leur travail avec une intensité particulière dès qu’il s’agit d’« aider », de « servir » ou de « rendre utile ». Ce besoin d’être au service des autres, bien qu’honorable, peut parfois s’enraciner dans une zone de fragilité plus profonde. L’utilité…
Espaces collectifs conviviaux : lieux de détente ou contrôle social ?
Les espaces conviviaux des entreprises — salle de repos, cuisine commune, coin café — sont pensés comme des bulles de décompression, des lieux de détente informels où les hiérarchies s’estompent. Mais en pratique, ces espaces sont souvent le théâtre d’interactions complexes, d’alliances discrètes, d’exclusions implicites.…
Se sentir mis à l’écart sans raison : réalité ou projection ancienne ?
Il arrive que certaines personnes ressentent, de manière floue mais persistante, qu’elles ne font pas vraiment partie du groupe. Elles ne sont pas explicitement rejetées, ni ouvertement maltraitées, mais quelque chose dans les interactions les laisse sur le seuil. Une invitation manquée, un ton plus…
Trouver son rythme intérieur : quand ralentir devient un choix de vie
Dans une société où la performance rythme les journées et où l’urgence structure les échanges, ralentir peut sembler contre-productif, voire suspect. Pourtant, de plus en plus de personnes cherchent à redéfinir leur rapport au temps.…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Le bien-être comme objectif : la violence douce des solutions toutes faites
"Prendre soin de soi", "se sentir bien", "trouver l’équilibre"… Ces formules, devenues omniprésentes, semblent inoffensives, presque évidentes. Mais que se passe-t-il quand le bien-être devient un impératif silencieux ? Derrière la douceur du vocabulaire se…
Se laisser soigner : apprendre à ne plus tout porter seul
Certaines personnes avancent dans la vie avec une discrète mais constante tension, celle de devoir tout gérer, tout contenir, tout porter. Corps, émotions, responsabilités, douleurs. Pour elles, demander de l’aide ou simplement se laisser toucher…
Être « le patient modèle » : désir de fusion ou peur d’être rejeté ?
Certaines personnes s’appliquent à bien faire leur thérapie comme on suivrait une consigne scolaire. Elles arrivent à l’heure, parlent «…
Le bon psy existe-t-il vraiment ou est-ce une construction ?
Face à la pluralité des approches et des personnalités, beaucoup se demandent comment reconnaître un « bon » psy. Derrière…
Quand on ne se sent pas compris : faut-il changer de psy ou rester ?
Il arrive, parfois dès les premières séances, que l’on ressente une gêne face à son psy. Un sentiment diffus de…
Une photo ancienne, un détail qui trouble
Il y a des images qu’on croyait inoffensives. Un album ressorti d’un carton, une photo glissée au fond d’un tiroir. Et puis, sans prévenir, un détail accroche le regard. Ce n’est pas l’événement en lui-même qui trouble, mais un infime fragment : une main, une posture, un regard. Comme si le corps, figé dans le papier, continuait malgré tout à parler. Et soudain, ce qui semblait être un simple souvenir devient chargé d’une densité nouvelle, presque insoutenable. Une sensation étrange s’installe : celle d’avoir retrouvé quelque chose sans l’avoir cherché. Un instant suspendu, mais pas neutre La photo ancienne semble appartenir au passé, mais elle agit parfois comme un miroir activé dans le présent. Elle arrête le temps, oui —…
Le rituel du silence dans les galeries : Conformisme ou contemplation ?
Lorsqu’on pénètre dans une galerie ou un musée, il est souvent attendu de nous que nous restions silencieux, plongés dans une contemplation silencieuse des œuvres d'art. Mais ce silence, loin d’être un simple code de conduite, cache des significations psychologiques et sociales profondes. Pourquoi ce besoin de silence dans les…
Sortir de soi sans se perdre : équilibre psychique du comédien
Jouer un rôle, c’est toujours s’éloigner un peu de soi. Mais quand ce geste devient quotidien, professionnalisé, répété, la porosité entre soi et le personnage peut devenir un terrain glissant. Certains comédiens parlent d’une ouverture, d’un agrandissement intérieur. D’autres, au contraire, décrivent des moments de dérive, où la frontière entre…
Le trio théâtral : père-mère-enfant sur scène, mythe familial à l’œuvre
Sur scène, dès que trois personnages sont réunis autour d’un axe familial, quelque chose de plus ancien que l’histoire racontée commence à se rejouer. Le triangle père-mère-enfant ne renvoie pas seulement à une configuration sociale ou narrative : il active un noyau inconscient, une matrice symbolique. Cette structure triangulaire contient…
Pourquoi nous avons besoin de personnages « sacrifiés »
Certaines figures de fiction nous fascinent par leur dévouement sans limite, leur capacité à tout donner, parfois jusqu’à disparaître. Personnage sacrifié, figure d’abnégation ou de renoncement : ces rôles secondaires ou centraux provoquent chez nous une émotion singulière. Pourquoi ces personnages nous touchent-ils autant ? Que rejouent-ils de nos propres…





































