Le complexe de castration du petit garçon
Parmi les concepts les plus marquants de la psychanalyse freudienne, le complexe de castration occupe une place centrale. Notamment chez le petit garçon, il représente une étape cruciale dans la structuration de la vie psychique. Derrière ce terme impressionnant, se cache une expérience intérieure qui, selon Freud, contribue à l’émergence du surmoi, à la construction de l’identité sexuée, et à la capacité d’accéder à la réalité. Comprendre ce processus, c’est mieux saisir certains enjeux affectifs, relationnels ou inconscients qui continuent à nous influencer à l’âge adulte. Une découverte perturbante du corps et de la différence Vers l’âge de 3 à 5 ans, l’enfant entre dans la phase dite œdipienne. C’est…
Les troubles de l’identité : retrouver l’unité intérieure
Se sentir soi-même, de manière continue et cohérente, est souvent vécu comme une évidence. Pourtant, pour certaines personnes, cette expérience…
Le modèle génétique de la personnalité
Notre personnalité est-elle prédéterminée dès la naissance ? Existe-t-il un « tempérament de base » que le monde ne fait…
L’identité en psychanalyse
Qui suis-je vraiment ? Cette question, aussi ancienne qu’universelle, est au cœur du travail psychanalytique. Loin d’être une donnée stable,…
Regards de couloir en entreprise : fantasme, jeu ou début de lien ?
Un regard qui dure un peu trop. Une présence remarquée. Une tension diffuse mais persistante, chaque fois que l’on se croise. Rien n’est dit, mais tout circule à travers les silences, les gestes, les postures. Dans les couloirs d’une entreprise, il arrive que l’affect prenne corps là où rien n’a encore commencé. Que signifient ces regards ? Faut-il les suivre, les taire, s’en méfier ? Le désir muet comme langage premier Avant les mots, le corps parle. Un regard insistant, un sourire répété, une coïncidence qui devient habitude ; tout cela peut construire un espace psychique où le désir se loge en silence. Le cadre professionnel, souvent contraint, donne à ces signes un relief particulier.…
L’idéalisation amoureuse est-elle une étape nécessaire ?
Au début d’une histoire, l’autre semble parfait·e, presque irréel·le. Tout en lui ou elle captive, rassure ou émerveille. Ce que l’on appelle “idéalisation” est cette forme d’amour qui projette sur l’autre nos plus hautes espérances, souvent sans le connaître réellement. Peut-on aimer sans passer par…
Acheter ensemble : investissement ou mise à l’épreuve du lien ?
Quand l’engagement matériel devient un révélateur des sécurités et des insécurités affectives. Acheter un bien à deux n’est jamais une simple démarche financière. Au-delà de l’acte concret, il symbolise une projection, un ancrage, une volonté commune de construire. Mais ce geste, souvent valorisé socialement comme…
L’inflation des premiers rendez-vous : trop de choix tue-t-il le désir ?
Ils se succèdent, s’enchaînent, parfois sans laisser de trace. On se donne rendez-vous, on échange un verre, quelques impressions, puis on passe au suivant. À l’heure des rencontres facilitées par les applications, le premier rendez-vous semble être devenu une étape standardisée, presque banalisée. Mais ce…
Adolescence : de l’idéalisation à la dévalorisation des adultes
L’adolescence est marquée par des jugements tranchés : hier admiré·e, aujourd’hui critiqué·e sans réserve, la figure d’autorité oscille entre piédestal…
Quand le corps de l’enfant exprime ses émotions, ses tensions
Un enfant qui bouge sans cesse, qui se balance sur sa chaise ou, au contraire, qui reste figé et tendu…
Enfant discret : absence de besoin affectif ou peur de le montrer ?
Un enfant discret, réservé ou silencieux est souvent perçu comme "sage", "autonome" ou simplement peu demandeur. Ce type de comportement…
Refus de parler : que cache le silence de l’enfant ?
Lorsqu’un enfant se tait, refuse de répondre ou s’enferme dans un mutisme partiel, l’inquiétude grandit rapidement chez les adultes. Est-ce une simple timidité, un caprice passager ou le signe de quelque chose de plus profond ? Le silence de l’enfant n’est jamais anodin. Il peut devenir un véritable langage, une manière de dire ce qui ne peut être formulé autrement. Derrière ce refus de parler se cache souvent une tentative inconsciente de protection psychique, où le silence agit comme une barrière face à une émotion trop envahissante, une peur, ou une souffrance difficile à mettre en mots. Se taire pour se protéger d’un monde ressenti comme menaçant Pour certains enfants, le langage devient un espace trop exposé et trop risqué.…
Faut-il encore lire la presse papier ? Un usage devenu acte de résistance
À l’heure des écrans omniprésents, des alertes permanentes et des flux ininterrompus, la lecture de la presse papier apparaît presque comme un geste archaïque. Et pourtant, de plus en plus de lecteurs…
Citoyenneté : quand voter ne suffit plus à faire vivre la démocratie
On vote, parfois. On regarde, souvent. On subit, toujours. Dans les démocraties représentatives, le citoyen est de plus en plus ramené à un rôle d’usager silencieux, d’électeur intermittent ou de spectateur frustré.…
Un mouvement populaire pour réhabiliter le politique ?
La défiance envers la politique institutionnelle s’est installée dans les esprits comme une évidence. Pourtant, derrière les critiques et les désillusions, persiste une attente silencieuse : celle de voir émerger un lien…
Mères de la nation : le féminin politique entre idéalisation et infantilisation
Les femmes qui accèdent au pouvoir politique ne le font jamais à nu : elles portent avec elles un faisceau d’attentes contradictoires, de projections archaïques, de stéréotypes persistants. Elles doivent rassurer sans…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent, qui conseillent, qui cadrent. Elles donnent le ton, apaisent les tensions, prennent soin des autres - parfois jusqu’à l’épuisement. Ce rôle, qui semble valorisé, repose souvent sur une histoire ancienne où la maturité n’était pas un choix, mais une nécessité psychique. De l’enfant parentifié à l’adulte trop solide Derrière cette maturité précoce se cache souvent un scénario d’inversion des rôles. L’enfant, au lieu d’être contenu, a dû contenir. Il ou elle a dû comprendre les émotions de l’adulte, anticiper, s’ajuster. Ce développement accéléré a laissé une empreinte silencieuse : celle…
Pourquoi mes amies se tournent toujours vers moi quand elles souffrent ?
Certaines relations amicales semblent marquées par une étrange régularité : c’est toujours nous que l’on appelle quand ça ne va…
Peut-on être vraiment ami sans connaître le passé de l’autre ?
L’amitié semble reposer sur l’instant : une rencontre, une affinité, une complicité. Mais qu’en est-il de ce qui précède, de…
Refuser les sorties spontanées : la défense contre l’imprévu
Il y a celles et ceux qui aiment improviser, saisir une invitation de dernière minute, répondre à l’élan du moment.…
Le choix d’études comme dette silencieuse envers une histoire familiale
Parfois, le choix d’orientation semble aller de soi. Il s’inscrit dans la continuité d’un environnement familial, d’une admiration transmise, d’un récit générationnel. Mais ce qui paraît être une décision logique peut masquer une fidélité inconsciente à une attente jamais formulée. Le jeune homme ne choisit pas seulement une voie d’études : il perpétue un espoir, il restaure un manque, il répond à un rêve parental ancien. Il ne s’autorise pas à se demander ce qu’il désire vraiment, car ce qu’il incarne, dans le regard de l’autre, a déjà trop de poids. L’orientation comme réponse à un vœu silencieux Quand un père n’a pas pu faire d’études, ou qu’une mère a tout sacrifié pour permettre l’ascension…
Multiplier les projets pour ne pas sentir l’angoisse
Certaines personnes semblent avancer sans relâche, enchaînant les projets, les engagements, les initiatives. À l’extérieur, cela donne l’image d’une vie pleine, animée, fertile. Mais à y regarder de plus près, cette agitation peut cacher un malaise plus profond. Il ne s’agit pas de simples ambitions…
Se perdre pour se retrouver : la fonction psychique de l’erreur d’orientation
Certaines erreurs d’orientation paraissent évidentes : une formation choisie “trop vite”, “sans conviction”, “par défaut”. Pourtant, lorsqu’on interroge ces trajectoires, on découvre parfois que la “mauvaise décision” n’est pas une faute, mais une permission déguisée : celle de pouvoir enfin bifurquer. L’erreur devient alors une…
L’IA comme double idéalisé : ce que la machine reflète de notre rapport au savoir
L’intelligence artificielle fascine autant qu’elle inquiète. Son savoir vaste, sa capacité à répondre instantanément, son absence d’hésitation en font un outil précieux. Mais cette machine qui sait sans faille, sans fatigue ni doute, n’est pas neutre dans l’imaginaire psychique. Elle devient, pour certain(e)s, une sorte…
Vivre à contretemps : ce que révèle un rythme intérieur décalé
Certaines personnes ont toujours l’impression de ne pas être "dans le bon tempo". Elles se sentent lentes quand tout va trop vite, ou précipitées quand les autres prennent leur temps. Ce décalage n’est pas simplement…
Recevoir un massage : quand le corps devient enfin un lieu d’apaisement
Pour beaucoup, le corps est un espace de tension. Il porte les attentes, les contraintes, les efforts accumulés. Il est corrigé, observé, parfois jugé sévèrement. Mais rarement habité. Recevoir un massage, pour certain·es, va bien…
Compétition ou réparation ? Quand le sport devient scène de revanche
Sous ses dehors glorieux et codifiés, la compétition sportive offre bien plus qu’un terrain de dépassement personnel. Elle devient, pour certains, le théâtre d’une scène psychique plus ancienne : celle d’une revanche à prendre, d’un…
Faire du sport pour ne pas penser : l’activité physique comme fuite psychique
Le sport est souvent valorisé comme un remède universel. Il permettrait d’évacuer le stress, de se recentrer, de se reconnecter à soi. Mais que se passe-t-il lorsque l’activité physique devient une manière de ne surtout…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
Tout m’agace : irritabilité chronique ou douleur déplacée ?
Ce n’est pas une colère explosive, mais une tension continue. Un agacement quotidien, face à tout et à rien. Une…
Je sens qu’il faut que je change, mais je ne sais pas comment
Il y a des moments où l’on sent, de façon floue mais insistante, qu’on ne peut plus continuer comme avant.…
Quelle est la spécificité d’un psychanalyste ?
Dans le vaste champ des métiers du soin psychique, la figure du psychanalyste intrigue autant qu'elle interroge. Souvent perçue comme plus mystérieuse ou exigeante, la psychanalyse ne se résume pourtant ni à un style particulier de thérapie ni à un simple titre. Elle repose sur une approche singulière du psychisme, de la parole et du transfert, qui distingue nettement le psychanalyste des autres professionnels de l’écoute. Une formation et un parcours hors cadre universitaire Contrairement aux psychologues ou psychiatres, le psychanalyste ne tire pas sa légitimité d’un diplôme d’État. Il est reconnu comme tel par ses pairs au terme d’un parcours personnel de formation, comprenant une cure psychanalytique approfondie, une supervision régulière, et un travail théorique soutenu. Ce trajet, souvent…
Quand se fondre dans le jeu devient une échappatoire
Jouer est souvent associé à l’évasion, au plaisir ou à la détente. Mais dans certains cas, le jeu ne se contente plus de distraire : il devient un refuge, un abri psychique face à une réalité trop lourde. Les univers numériques, par leur capacité immersive, permettent une coupure radicale avec…
Les attentes sociales dans les expositions
L'expérience d'une exposition va bien au-delà de la simple observation d'œuvres d'art. Elle est influencée par des attentes sociales qui façonnent notre manière de percevoir et d'interagir avec l'art. En tant qu'individus, nous n’observons pas une œuvre de manière isolée ; notre interprétation et notre engagement sont souvent guidés par…
La mère dévorante : figures maternelles envahissantes à l’écran
Parmi les figures inconscientes les plus troublantes du cinéma, celle de la mère dévorante occupe une place à part. Derrière la bienveillance apparente, elle étouffe, manipule, infantilise. Si ces personnages nous fascinent, c’est qu’ils réactivent des angoisses archaïques profondément enracinées : celle de la fusion sans limites, du lien maternel…
Quand le jeu vidéo apaise une colère ancienne
Jouer est souvent perçu comme une activité légère, déconnectée des affects profonds. Pourtant, pour certains joueurs, le jeu vidéo remplit une fonction bien plus intime : il sert à contenir, détourner ou neutraliser une colère ancienne. Non exprimée dans la vie réelle, cette colère trouve dans l’univers vidéoludique un exutoire…





































