Nommer ses blessures : pour une histoire à soi
Certaines douleurs ne crient pas, mais laissent des traces. Elles s’installent dans nos silences, nos hésitations, nos réactions disproportionnées. Ces blessures intérieures, qu’elles soient anciennes ou récentes, conscientes ou refoulées, influencent notre manière d’être, de choisir, d’entrer en relation. Tant qu’elles restent sans nom, elles continuent à agir en nous, sans qu’on puisse vraiment les penser. Les nommer, c’est déjà commencer à les apprivoiser. C’est un premier pas vers une histoire plus consciente, plus vivable, plus personnelle - une histoire à soi. Ce qui n’a pas été dit continue d’agir Beaucoup de blessures trouvent leur origine dans des événements non symbolisés : des pertes minimisées, des humiliations banalisées, des absences…
Trop de choses, pas assez de sens : les limites du mode de vie matérialiste
Pendant longtemps, posséder a été synonyme de réussite. Accumuler, acheter, montrer, autant de signes censés prouver que l’on va bien,…
Les syndromes d’anniversaire : quand les dates réveillent l’inconscient familial
Il vous arrive peut-être de vous sentir étrange à certaines périodes de l’année, sans cause apparente. Tristesse, fatigue, conflits récurrents,…
Envisager son avenir avec sérénité
Se projeter, planifier, rêver… mais aussi douter, bloquer, repousser. Envisager son avenir n’est jamais un acte neutre : c’est une…
Quand le couple fait des choix “comme les autres”
On croit souvent que nos décisions sont libres, qu’elles viennent de nous. Choisir de se mettre en couple, d’emménager ensemble, de se marier ou d’avoir des enfants semble découler d’un cheminement personnel. Mais à y regarder de plus près, combien de ces choix sont réellement désirés, et combien sont le fruit d’une norme intégrée sans en avoir conscience ? Le modèle implicite : une carte déjà dessinée Il existe une forme de scénario implicite du couple “réussi” : rencontre, emménager ensemble, mariage, maison, enfants. Ce modèle fonctionne comme une carte mentale que l’on suit parfois sans se demander si elle correspond à nos propres besoins. Il rassure, structure, donne un cap, mais il peut aussi…
Choisir l’amour à distance : renoncement ou respiration ?
Dans un monde où l’amour se pense souvent en termes de proximité, choisir la distance peut sembler paradoxal. Pourtant, de plus en plus de couples font ce choix, non par contrainte géographique, mais par désir de préserver une forme de liberté, de respiration, ou d’intensité.…
Reconstruire son identité après le divorce : qui suis-je sans l’autre ?
La fin d’un mariage ne signe pas seulement la rupture d’un lien affectif, elle provoque une secousse bien plus intime : celle de l’identité. Quand le couple disparaît, c’est toute une partie de soi qui semble s’effondrer, laissant un vide où les repères habituels se…
Les écrans dans la vie à deux : lien social ou barrière invisible ?
Comment le digital façonne (ou fragilise) la présence à l’autre Ils sont partout, discrets mais omniprésents. Téléphones, tablettes, ordinateurs s'invitent dans chaque moment du quotidien. Dans la vie de couple, ces écrans jouent un rôle ambigu : ils relient au monde, mais peuvent aussi éloigner…
Les chansons inventées : quand l’enfant chante ses émotions
En fredonnant des airs improvisés ou en inventant des paroles étranges, l’enfant ne cherche pas seulement à s’amuser. Ces chansons…
Quand l’enfant réclame trop d’attention : besoin affectif ou angoisse ?
Un enfant qui sollicite constamment l’attention inquiète, épuise parfois, et interroge souvent : cherche-t-il simplement à être aimé·e ou exprime-t-il…
Devenir grand-parent : une seconde parentalité ou une nouvelle identité ?
Quand l’arrivée d’un petit-enfant réveille bien plus qu’une joie simple : un remaniement profond du rôle et de l’identité. La…
Le besoin d’ordre dans la famille : sécurité affective ou peur de l’imprévu ?
Derrière les emplois du temps millimétrés, les maisons impeccables et les règles strictes du quotidien familial se cache souvent bien plus qu’un simple souci d’organisation. Le besoin d’ordre répond à une quête profonde de stabilité émotionnelle, mais peut aussi révéler une difficulté à accepter l’incertitude et l’imperfection inhérentes à toute vie familiale. L’ordre comme rempart face à l’insécurité intérieure Pour beaucoup, instaurer un cadre rigide est une manière de se protéger du chaos extérieur, mais surtout des turbulences intérieures. Mettre de l’ordre autour de soi, c’est tenter d’apaiser ce qui, en soi, semble fragile ou incontrôlable. Dans un contexte familial, cette recherche d’organisation peut rassurer : les rituels, les horaires fixes et les espaces rangés deviennent des repères affectifs. Mais…
L’esthétique du populisme : gestes, voix et postures de l’homme providentiel
Si le populisme séduit, ce n’est pas seulement par ce qu’il dit, mais par la manière dont il le dit, dont il l’incarne, dont il se donne à voir et à entendre.…
Travailler pour réparer : quand la vocation naît d’un manque
Il est courant d’interpréter les choix professionnels comme des prolongements de talents, de goûts ou de convictions. Mais derrière certaines vocations se cache un tout autre moteur : le besoin de réparer…
Une initiation à la psychologie au lycée ?
Le lycée est souvent pensé comme un lieu de transmission de savoirs, de préparation aux examens, de construction de l’avenir. Mais peu de place y est laissée à une dimension pourtant essentielle…
Réseaux sociaux : comment l’algorithme capte nos manques
Ce que l’on voit sur nos écrans ne résulte pas d’un hasard. Chaque image, chaque vidéo, chaque suggestion est le fruit d’un calcul. Mais derrière ce mécanisme froid se cache une logique…
Solitude et amitiés : quand les amis brisent l’isolement
Dans les moments de solitude, l’amitié apparaît souvent comme une lumière douce, une présence stable qui ne demande rien, mais qui soutient. Ce lien particulier, non conditionné par la vie de couple, peut jouer un rôle décisif dans la sortie du repli, sans la violence d’une exposition totale. Pourtant, il n’est pas si simple de se laisser rejoindre, même par un ami proche. Il existe des solitudes résistantes, marquées par des peurs anciennes, qui compliquent la disponibilité à l’amitié. Ce n’est pas la présence de l’autre qui manque, mais parfois la capacité à s’y abandonner. L’amitié comme lien moins menaçant L’amitié n’exige pas de fusion, pas de quotidien partagé, pas…
L’art de bien choisir ses amis dans un monde de l’apparence
On parle souvent de l’amitié comme d’un sentiment spontané, une affinité naturelle qui naît sans calcul. Pourtant, dans un monde…
Se battre pour une cause, fuir sa propre histoire ?
L’engagement pour une cause est souvent présenté comme un signe de générosité, de courage, de clarté morale. Mais il peut…
L’amitié est-elle faite pour durer ou juste pour marquer un moment ?
Sous la surface idéalisée de l’amitié éternelle se cache une norme implicite : celle de la longévité comme critère de…
Se former en permanence : que cache ce besoin d’apprentissage incessant ?
Certains s’inscrivent à une formation non pas pour apprendre un métier ou progresser professionnellement, mais pour ne pas se sentir vides. Dans ces cas-là, le geste de se former ne répond pas à un objectif défini mais à un besoin plus diffus : celui d’exister intérieurement, de se reconnecter à quelque chose de vivant. La formation devient alors un lieu symbolique de régénération, de déplacement, voire de survie psychique. Apprendre comme rempart contre le vide Lorsque le quotidien devient trop mécanique, trop répétitif ou trop éloigné du désir, une formation peut apparaître comme un appel d’air. Elle introduit du nouveau, de l’inconnu, une promesse de transformation qui permet de faire face à une sensation de stagnation…
Se diriger vers des études prestigieuses, une quête d’amour parental ?
Choisir une grande école, intégrer une filière réputée, viser l’excellence… autant de décisions souvent perçues comme des marqueurs de réussite, de mérite, de légitimité sociale. Mais pour certain·es, l’attrait pour les études prestigieuses cache moins un désir personnel qu’un espoir de reconnaissance familiale. Ce n’est…
Refuser d’évoluer dans la hiérarchie : confort ou peur inconsciente ?
Certaines personnes, pourtant compétentes, refusent d’évoluer vers des postes à responsabilité. Elles déclinent des propositions d’encadrement, évitent les concours internes ou refusent les promotions implicites. À première vue, cela peut sembler relever d’un choix de confort, ou d’un rapport paisible à l’ambition. Mais pour d’autres,…
Se perdre dans la logistique : quand l’organisation remplace le lien
Dans certains groupes ou relations, l’attention portée à la logistique devient envahissante. On parle d’horaires, de tâches, de plannings, mais rarement d’émotions, de ressentis, de positionnements subjectifs. Et si cette obsession pour l’organisation n’était pas simplement un goût du détail, mais une défense contre une…
La posture parfaite : que cherche-t-on à contenir dans l’immobilité ?
Dans certaines pratiques méditatives ou de yoga, l’attention portée à la posture devient centrale. Dos droit, mâchoire relâchée, immobilité absolue. L’idée est de trouver une forme d’alignement corporel propice au calme intérieur. Mais cette exigence…
Pleurer pendant la méditation : le surgissement d’un refoulé silencieux
Il arrive que des larmes surviennent sans prévenir, au cœur d’une séance de méditation. Aucune pensée particulière, aucun souvenir conscient, simplement une émotion qui déborde. Cette expérience, troublante pour ceux qui la vivent, révèle ce…
Quand les affirmations positives deviennent une injonction au déni
"Je vais bien", "Je suis capable", "Tout va s’arranger". Ces phrases, issues de l’univers du développement personnel, se veulent rassurantes, motivantes, structurantes. Mais que se passe-t-il lorsque ces affirmations positives deviennent un impératif ? Quand…
S’isoler pour se relaxer : une nécessité absolue ?
Dans une époque saturée de sollicitations, l’isolement est souvent présenté comme une condition indispensable au bien-être. Face au tumulte du monde, se retirer devient un réflexe : couper les notifications, fuir les conversations, chercher un…
Tout va bien, mais je me sens mal : le décalage entre apparence et ressenti
Certaines souffrances se cachent derrière des visages sereins, des vies bien rangées, des phrases rassurantes. On dit « ça va…
Peut-on vraiment mesurer la souffrance psychique ?
À l’hôpital, en cabinet, dans les enquêtes de santé mentale, la souffrance psychique fait désormais l’objet de tentatives de mesure.…
Un poids sans nom : quand le corps sent avant que la tête comprenne
Il arrive que le corps prenne la parole avant la conscience. On se sent lourd, contracté, ralenti. Un poids flou…
Quand on ne se reconnaît plus dans sa propre vie : un signal d’alerte ?
Il y a des moments étranges où l’on avance dans sa vie comme dans un vêtement devenu trop étroit. Tout semble fonctionner en surface, et pourtant quelque chose ne colle plus. On se regarde vivre et on ne s’y retrouve pas. Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas une crise, mais un décalage silencieux, persistant, qui ronge de l’intérieur. Comme si l’on poursuivait un mouvement ancien, sans y croire vraiment, avec l’impression que l’histoire que l’on raconte ne parle plus de soi. Une impression d’avoir glissé hors de soi Ce sentiment peut surgir sans prévenir : au détour d’un changement de rythme, d’un événement anodin, ou simplement d’un matin comme les autres. Quelque chose s’est déplacé, mais on ne sait…
Se sentir regardé dans son émotion : le trouble d’être ému en public
Pleurer ou frémir dans une salle de théâtre n’a rien d’anodin. Loin d’être un simple moment de réceptivité, l’émotion ressentie en public est souvent traversée par une gêne silencieuse. Ce n’est pas seulement ce que l’on ressent qui bouleverse, mais le fait même de le ressentir sous le regard d’autres.…
S’enfoncer sans faire de bruit : récits de glissement dépressif
Il y a des récits sans chute, sans effondrement visible, où tout se joue dans une lenteur presque imperceptible. La douleur n’y est pas niée, mais diluée dans le quotidien. Ce n’est pas une crise, mais une perte progressive d’élan, d’appétit, de contact avec le monde. Le glissement dépressif que…
Le récit d’enfance comme tentative de réparation
Nombre de récits d’enfance en littérature ne se contentent pas de restituer un passé : ils visent, à travers l’écriture, à réparer ce que l’enfance a laissé d’inachevé, de blessé ou de figé. Derrière l’apparente entreprise de mémoire se déploie un travail psychique : mettre en récit, c’est tenter de…
Trop-plein visuel : quand l’abondance d’œuvres devient étouffante
Entrer dans une exposition, c’est souvent espérer s’ouvrir à l’émotion, à la beauté ou à la pensée. Mais parfois, à peine quelques salles parcourues, une sensation inattendue s’installe : lassitude, agitation intérieure, voire malaise. Trop d’œuvres, trop d’images, trop de textes, trop d’attente. Le regard se fatigue, l’esprit décroche. Ce…





































