L’hypersensibilité : une écoute fine du monde
Larmes faciles, réactivité émotionnelle intense, épuisement face aux ambiances… L’hypersensibilité, souvent évoquée en psychologie contemporaine, trouve aussi un écho profond dans la pensée psychanalytique. Si la notion de “trait de personnalité hypersensible” n’existe pas telle quelle chez Freud ou Lacan, la clinique psychanalytique reconnaît depuis longtemps la sensibilité extrême du sujet à son environnement, à l’Autre, au désir et au langage. Être hypersensible, c’est ressentir avec acuité — non seulement ce qui se passe autour de soi, mais aussi ce qui affleure en soi, parfois à son insu. Une peau psychique fine et poreuse En psychanalyse, on pourrait dire que la personne hypersensible possède une “enveloppe psychique” plus perméable, une…
Femme, homme, autre : construire sa place au-delà des rôles imposés
Être une femme, un homme, une personne non binaire ou en questionnement… autant d’identités qui, dès la naissance, sont encadrées…
Pourquoi je me sens toujours « moins » que les autres ?
Il y a des pensées qui s’installent sans prévenir. Moins intéressant·e, moins intelligent·e, moins attirant·e, moins légitime. On ne se…
Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Se laver les mains dix fois par jour, vérifier encore et encore si la porte est bien fermée, compter mentalement…
Couple, enfant, maison et 3008 : le modèle du bonheur ?
Le couple, l’enfant, la maison et la voiture : ce quatuor semble dessiner le scénario idéal du bonheur adulte. L’amour y est posé comme point de départ, puis viennent l’enfant comme aboutissement, la maison comme ancrage, la voiture comme mobilité maîtrisée. Ce modèle, répété, valorisé, désiré, semble rassurant ; il ordonne la vie. Mais que dit-il vraiment de notre manière d’aimer ? De quoi est-il le nom : d’un accomplissement intime ou d’une mise en conformité sociale ? Et que se passe-t-il quand on ne s’y retrouve pas ? Un modèle rassurant, mais souvent contraignant Ce schéma classique rassure car il donne une forme claire à l’amour. Il évite l’inconnu, structure le lien, donne des…
L’infidélité émotionnelle : quand le corps reste fidèle mais pas le cœur
Exploration des liens invisibles qui fragilisent le couple sans passage à l’acte physique L’infidélité émotionnelle est souvent ignorée car elle ne laisse aucune trace visible. Pourtant, elle agit en profondeur, révélant des mouvements psychiques inconscients où l’on déplace son investissement affectif hors du cadre du…
Aimer sans désir, désirer sans aimer : faut-il opposer les deux ?
Aimer et désirer sont souvent associés, confondus, attendus ensemble. L’amour véritable serait à la fois attachement profond et élan charnel ; c’est ce que l’on espère, ce que l’on croit naturel. Pourtant, dans l’expérience intime, les deux ne cohabitent pas toujours. On peut aimer sans…
L’infidélité virtuelle : trahir sans toucher, est-ce tromper ?
Quand le digital redéfinit les frontières de la fidélité Avec l’omniprésence des réseaux sociaux, des messageries et des applications, l’infidélité a trouvé de nouveaux terrains, immatériels mais bien réels. Séduire, flirter ou entretenir des échanges ambigus derrière un écran questionne profondément la notion même de…
Les fluctuations hormonales : des montagnes russes émotionnelles
Les fluctuations hormonales sont un phénomène central dans la grossesse, ayant des impacts non seulement sur le corps mais aussi…
Organiser le cadre de l’enfant
Offrir un cadre à son enfant ne signifie pas restreindre sa liberté, mais lui donner des repères structurants pour se…
L’insécurité affective chez l’enfant, un signal d’alerte
Loin d’être un simple "manque d’attention", l’insécurité affective est une empreinte invisible mais profonde qui structure la manière dont l’enfant…
Adolescence et transgression : pourquoi les interdits attirent ?
Pousser les limites, braver les interdits, défier les règles : ces comportements sont presque devenus des clichés associés à l’adolescence. Pourtant, derrière ce besoin de transgression ne se cache pas une simple envie de provoquer ou de "faire des bêtises". La transgression répond à une fonction psychique essentielle dans la construction identitaire. C’est en testant les frontières que l’adolescent découvre qui il ou elle est, jusqu’où il peut aller, et ce qui fait sens pour lui ou elle, au-delà des normes imposées. Transgresser pour se différencier du cadre parental L’interdit incarne ce que l’adulte pose comme limite. En le franchissant, l’adolescent affirme son autonomie et son désir de se détacher des repères parentaux. Ce n’est pas tant l’interdit en lui-même…
La défiance des Français vis-à-vis des politiques
La critique des élu·es semble devenue une habitude nationale, presque un réflexe culturel. Chaque nouvelle nomination politique est accueillie avec suspicion, chaque décision commentée avec ironie ou indignation. Mais cette défiance, souvent…
Réseaux sociaux : comment l’algorithme capte nos manques
Ce que l’on voit sur nos écrans ne résulte pas d’un hasard. Chaque image, chaque vidéo, chaque suggestion est le fruit d’un calcul. Mais derrière ce mécanisme froid se cache une logique…
Expliquer son métier : une clé pour exister socialement
À première vue, expliquer son métier semble anodin. Il s’agirait simplement de décrire ce que l’on fait, comment, et pourquoi. Pourtant, ce geste apparemment fonctionnel engage bien plus que de l’information. Dire…
Le métier comme refuge : se définir par l’utilité pour fuir l’intime
Certains investissent leur métier avec une ardeur silencieuse, une présence constante, presque totale. Ce n’est pas qu’ils aiment tant leur travail, mais plutôt qu’ils s’y réfugient. Travailler devient alors un moyen de…
Sortir avec des plus jeunes pour rester “au-dessus”
Certaines personnes privilégient les liens avec des individus plus jeunes qu’elles, que ce soit dans l’amitié ou les sorties. Ce choix est parfois spontané, parfois présenté comme un simple hasard. Mais il peut aussi révéler un mécanisme plus subtil : une manière de maintenir une forme de supériorité implicite, pour éviter la confrontation à des pairs qui mettent en jeu l’égalité, la rivalité ou la remise en question. Le besoin de rester en position haute S’entourer de plus jeunes, c’est souvent occuper naturellement une place de référent·e, de guide, de personne “qui sait”. Cela évite l’inconfort de se sentir comparable, donc potentiellement jugé, mis en concurrence, ou simplement vu sans…
L’amitié à distance est-elle une illusion ?
À mesure que les vies se déplacent, que les villes séparent, que les rythmes divergent, l’amitié à distance devient une…
L’amitié peut-elle réparer ce que l’histoire personnelle a abîmé ?
Il est des blessures que la famille ne sait pas soigner, que l’amour ne suffit pas à combler, que le…
Sortir entre amis pour ne pas ressentir sa solitude : une stratégie inconsciente ?
Certaines personnes ont une vie sociale très active. Elles sortent souvent, sont toujours partantes pour un dîner, une activité, un…
Fenêtre ou mur : ce que notre position dans l’espace révèle de notre inconscient
S’installer face à une fenêtre, adossé à un mur, ou tourné vers l’intérieur de la pièce : ces choix semblent anodins. Pourtant, ils tracent souvent une cartographie invisible de notre positionnement psychique face au monde. L’orientation de notre bureau, au travail ou chez soi, peut fonctionner comme une métaphore silencieuse de notre ouverture ou de notre retrait intérieur. Là où certains recherchent l’horizon, d’autres cherchent l’abri. Et ce n’est pas seulement une question de goût, mais parfois un geste de régulation profonde de notre rapport au dehors. Voir loin, ou ne pas voir Travailler face à une fenêtre n’est pas toujours un choix de confort. C’est souvent une manière d’appeler une respiration psychique, d’inscrire sa…
Ne jamais s’opposer à son chef : une peur de perdre l’amour du dominant ?
Certaines personnes ne contestent jamais leur supérieur. Elles acquiescent, s’adaptent, cherchent à comprendre, même lorsque les décisions semblent discutables. Cette attitude peut être interprétée comme une preuve de loyauté, de souplesse, voire d’intelligence relationnelle. Mais chez d’autres, elle trahit une peur plus profonde : celle…
Pourquoi certaines personnes changent d’études chaque année ?
Il existe des parcours linéaires, cohérents, où chaque choix semble découler du précédent. Et il y a ceux, plus discontinus, marqués par des bifurcations fréquentes. Certains enchaînent les cursus, chaque année recommençant quelque chose, sans jamais vraiment s’installer. Ce mouvement, souvent interprété comme de l’instabilité…
Ne pas supporter l’imprévu : besoin de cadre ou angoisse affective ?
Certains réagissent avec une nervosité disproportionnée face à la moindre modification de programme. Ce rejet de l’imprévu, souvent interprété comme un simple trait de caractère ou une préférence logistique, cache parfois des enjeux bien plus profonds. Derrière l’attachement au cadre peut se dissimuler une angoisse…
Pourquoi certaines personnes ne supportent pas le désordre ?
Certaines personnes ont un rapport quasi viscéral à l’ordre : une table encombrée, un lit défait, un objet déplacé suffisent à générer un malaise difficile à formuler. Ce qui semble relever de la simple préférence…
Le soin comme rituel de réconciliation avec soi
Il est des gestes qui ne réparent pas seulement le corps, mais l’image que l’on en a. Pour certains, recevoir un massage n’est pas une simple pause détente, mais une expérience discrète et silencieuse, où…
Créer pour réparer : l’art comme tentative de réécrire son histoire
Certaines œuvres surgissent non pas d’un simple élan esthétique, mais d’un besoin plus profond, plus vital : réparer quelque chose qui a été blessé, perdu ou jamais constitué. Dans ces gestes créatifs, parfois discrets, parfois…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
Envie de s’isoler sans comprendre pourquoi
Il arrive que le besoin de solitude s’impose sans prévenir. Pas à cause d’un conflit, ni d’une surcharge extérieure, mais…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Quand on ne se reconnaît plus dans sa propre vie : un signal d’alerte ?
Il y a des moments étranges où l’on avance dans sa vie comme dans un vêtement devenu trop étroit. Tout semble fonctionner en surface, et pourtant quelque chose ne colle plus. On se regarde vivre et on ne s’y retrouve pas. Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas une crise, mais un décalage silencieux, persistant, qui ronge de l’intérieur. Comme si l’on poursuivait un mouvement ancien, sans y croire vraiment, avec l’impression que l’histoire que l’on raconte ne parle plus de soi. Une impression d’avoir glissé hors de soi Ce sentiment peut surgir sans prévenir : au détour d’un changement de rythme, d’un événement anodin, ou simplement d’un matin comme les autres. Quelque chose s’est déplacé, mais on ne sait…
Quand le coéquipier devient un double : identification ou fusion défensive ?
Dans certains jeux coopératifs, les joueurs ne font plus seulement équipe : ils se confondent, se répondent, s’imitent presque inconsciemment. Ils prennent les mêmes décisions, se déplacent ensemble, finissent par anticiper l’un les gestes de l’autre. Cette synchronie peut sembler fluide et réjouissante, mais elle révèle parfois une dynamique psychique…
Identifications au théâtre : quand une scène nous touche sans raison
Il arrive qu’un personnage de théâtre nous bouleverse sans raison apparente. Ce n’est ni le texte, ni la situation, ni même l’interprétation. Et pourtant, une émotion surgit, sans qu’on puisse la relier à un souvenir, une expérience ou un discours clair. Ce phénomène relève d’un processus souvent invisible : l’identification…
Désir, pudeur, rejet : ce que le nu artistique nous fait vivre
Face au nu, le regard hésite. Il peut être attiré, troublé, dérangé ou figé. Dans les musées, les corps dénudés abondent : classiques, érotiques, esthétisés, fragmentés. Pourtant, la présence du nu n’a rien de neutre. Elle convoque en chacun un paysage psychique singulier, fait de désirs enfouis, de limites intériorisées…
Pourquoi certains livres nous accompagnent toute une vie
Il est des livres que l’on ne quitte jamais vraiment. Même refermés, même rangés sur une étagère, ils continuent de vivre en nous. On y revient par bribes, par images, par phrases qui ressurgissent au détour d’un moment de vie. Ces œuvres, loin d’être de simples souvenirs de lecture, deviennent…





































