J’ai appris à ne rien montrer : la blessure du silence émotionnel
Certaines blessures ne viennent pas de ce qui a été dit, mais de ce qui n’a jamais été exprimé. Enfance marquée par la pudeur affective, les non-dits, les règles tacites : « sois fort », « ne pleure pas », « fais bonne figure ». Progressivement, l’enfant comprend qu’il vaut mieux taire ce qu’il ressent. Il apprend à se couper de ses émotions pour ne pas déranger, ne pas décevoir, ne pas être rejeté. Et, adulte, il continue à avancer ainsi : en silence. Mais ce silence-là, même maîtrisé, finit par peser lourd. Que faire quand on a appris à ne rien montrer, même à soi-même ? Une protection devenue…
L’idéal du Moi, un tyran intérieur ?
L’idéal du Moi est une notion fondamentale de la psychanalyse, introduite par Sigmund Freud au début du XXe siècle. Elle…
Introverti ou extraverti : mieux comprendre son mode de fonctionnement
« Il est trop réservé », « elle parle tout le temps »… Dès l’enfance, nous sommes souvent classés entre…
Je déteste mon petit frère / ma petite sœur : que faire de ce ressenti tabou ?
Dire « je déteste mon frère » ou « ma sœur m’insupporte » reste tabou dans bien des familles. L’amour…
Culpabilisation et reproches : sortir de la spirale infernale
La culpabilisation et les reproches dans une relation amoureuse sont des phénomènes courants mais complexes. Souvent perçus comme des tentatives de régulation du comportement de l’autre, ces mécanismes peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’équilibre émotionnel des deux partenaires. Comprendre ces dynamiques permet de mieux saisir les enjeux psychologiques qui en découlent et de trouver des solutions pour les dépasser. La culpabilisation : un moyen de contrôle sous couvert de bienveillance La culpabilisation n’est pas toujours consciente, mais elle est souvent utilisée pour manipuler l’autre dans un but de contrôle. Derrière des apparences de préoccupation ou de « conseil », le message implicite est souvent que l'autre ne fait pas assez ou ne se comporte…
Relation cachée au travail : la clandestinité dans le désir
Quand le lien amoureux au travail ne se dit pas, mais se vit dans l’ombre. Il y a les amours déclarés et ceux qui s’infiltrent entre les murs d’une entreprise, dans le non-dit des couloirs, dans les regards évités mais insistants. Quand une relation naît…
Peut-on aimer deux personnes à la fois ?
Aimer deux personnes en même temps, ce n’est pas simplement être tiraillé entre deux désirs ; c’est se retrouver au cœur d’un conflit psychique, parfois ancien, où différents pans du moi, du désir et de l’histoire affective s’expriment en parallèle. Ce qui semble relever d’un…
Les séparations à répétition : rupture réelle ou jeu affectif ?
Comprendre les couples qui se quittent pour mieux se retrouver, encore et encore Il existe des couples qui se séparent à plusieurs reprises, parfois violemment, avant de se retrouver comme si rien ne s'était vraiment défait. Cette dynamique, souvent perçue comme toxique de l'extérieur, obéit…
Éducation et inconscient : les mots hérités qui façonnent nos enfants
Certaines phrases semblent traverser les générations sans jamais vieillir. « Parce que c’est comme ça », « Arrête de pleurer…
Quand l’enfant prend en charge la souffrance des adultes
Certains enfants semblent, très tôt, dotés d’une maturité surprenante. Compréhensifs, attentifs, toujours à l’écoute des difficultés des grands, ils ou…
Le partage des tâches ménagères : un symptôme de l’équilibre familial
La répartition des tâches domestiques semble appartenir au registre du quotidien, loin des grands enjeux psychiques. Pourtant, elle constitue l’un…
Pourquoi l’organisation du quotidien génère des tensions familiales
Ranger, planifier, gérer les repas, les horaires ou les tâches ménagères… autant d’éléments anodins en apparence, mais qui cristallisent souvent les tensions au sein des familles. L’organisation du quotidien dépasse largement la simple logistique : elle devient le lieu où s’expriment des déséquilibres affectifs, des attentes silencieuses et des rapports de pouvoir inconscients. Derrière la répartition, la quête de reconnaissance Attribuer les rôles dans la gestion quotidienne n’est jamais neutre. Chaque tâche porte une charge symbolique : celle de prendre soin, de montrer son engagement ou d’affirmer sa place. Lorsque l’un·e des membres de la famille a le sentiment d’en faire plus, ce n’est pas seulement une question d'effort, mais de reconnaissance non reçue. Ainsi, le conflit naît rarement d’un…
Les fonctions symboliques du carnaval
Derrière ses masques, ses couleurs et ses excès, le carnaval n’est pas qu’une fête populaire : c’est un rituel collectif, une inversion symbolique, une soupape sociale, et parfois une critique masquée du…
Faut-il forcément penser pareil pour vivre ensemble ?
Le vivre-ensemble est devenu un mot d’ordre. Mais derrière cette formule consensuelle se cache une question plus inconfortable : doit-on nécessairement partager les mêmes idées, les mêmes valeurs ou les mêmes manières…
L’enfant réparateur : quand une génération doit compenser le passé
Dans de nombreuses familles, l’enfant n’est pas seulement une promesse, il devient parfois un espoir de réparation. On projette sur lui les rêves inaboutis, les blessures silencieuses, les frustrations sociales d’une génération…
De la revendication à la rigidité : quand le mouvement devient dogme
Un mouvement naît d’une faille, d’une colère, d’un besoin de justice. Il rassemble, fédère, invente un langage. Mais avec le temps, certaines causes se figent. Ce qui était contestation vivante peut se…
Mon ami(e) me parle mal : quand l’amitié devient toxique
L’amitié est souvent perçue comme un refuge, un espace de confiance et de bienveillance. Mais que faire lorsque cet espace devient source de tension, de mal-être, voire d’humiliation ? Quand un(e) ami(e) vous parle mal de façon répétée, il est temps de s’interroger : est-ce un simple accroc passager ou le signe d’une relation déséquilibrée ? Des paroles qui blessent : des signaux à ne pas ignorer Des remarques cassantes, des critiques déguisées en humour, un ton condescendant ou encore une forme de mépris larvé : ces signes peuvent sembler anodins au départ, mais leur répétition crée un climat toxique. Il ne s’agit pas d’une dispute isolée, mais d’un mode…
Vivre seul(e) et pouvoir enfin profiter du silence
Dans une époque saturée de bruits, d’alertes, de notifications et de paroles, le silence est devenu un luxe rare, presque…
S’oublier dans la solitude : quand l’image de soi s’efface faute de lien
On pense souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais lorsque celle-ci se prolonge au point de devenir l’unique…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent,…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas, non par opposition mais par tempérament ou par lucidité, se retrouvent progressivement mis à l’écart, comme s’ils dérangeaient une harmonie fragile. Le problème n’est pas tant leur discours que leur dissonance affective. Ne pas entrer dans le ton revient, en creux, à interroger le cadre lui-même. Un climat d’adhésion qui exclut la nuance Dans ce type d’environnement, l’enthousiasme devient une compétence émotionnelle attendue. Ceux qui expriment une réserve, une fatigue,…
Se rendre indispensable au travail : engagement sincère ou besoin d’exister ?
Dans certaines équipes, il y a toujours une personne sur qui tout repose. Elle connaît les détails, anticipe les urgences, assure la continuité, soutient les autres, parfois sans reconnaissance formelle. À première vue, cet engagement semble noble, altruiste, presque indispensable. Mais derrière cette posture de…
Pourquoi préfère-t-on parfois la machine à un collègue ?
L’intelligence artificielle est souvent perçue comme un outil pratique, rapide et fiable. Mais au-delà de ses performances techniques, elle suscite parfois une préférence émotionnelle surprenante : certaines personnes se sentent plus à l’aise avec une machine qu’avec un collègue humain. Ce choix, en apparence rationnel,…
L’obsession de l’optimisation : quand l’IA devient un refuge contre le vide
L’arrivée massive de l’intelligence artificielle dans le travail quotidien a été accompagnée d’un discours quasi unanime : celui du gain. Gain de temps, gain d’énergie, gain de performance. Pourtant, sous cette promesse d’efficacité permanente, se dissimule parfois une aversion profonde pour tout ce qui échappe…
Quand le matin est trop dur : le réveil comme épreuve symbolique
Certaines personnes vivent chaque réveil comme une petite traversée du désert. Le corps alourdi, les pensées embrouillées, un dégoût diffus à l’idée de sortir du lit. Ce n’est pas seulement la fatigue ou le manque…
Quand dire “non” à l’autre, c’est enfin dire “oui” à soi
Dans l’imaginaire collectif, poser un "non" est souvent associé au conflit, à l’opposition, voire à l’égoïsme. Pourtant, dire “non” peut être un acte profondément réparateur, lorsqu’il vient interrompre une logique d’effacement ou de suradaptation. Dans…
Sport à outrance : quand la performance cache une blessure narcissique
L’intensité avec laquelle certaines personnes s’adonnent au sport dépasse parfois la simple passion ou la quête de bien-être. Elle devient vitale, non négociable, presque compulsive. Cette surinvestissement du corps, sous couvert de santé ou d’esthétique,…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Minimiser son mal-être : une défense contre la peur de ne pas être cru
Il n’est pas rare d’entendre des patients dire qu’ils ne vont « pas si mal », qu’il y a «…
Gêne sociale : quand le contact humain devient flou, douloureux
Il n’y a pas eu de dispute, pas de mot de trop, pas de regard vraiment hostile. Et pourtant, quelque…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas…
Quand on ne se sent pas compris : faut-il changer de psy ou rester ?
Il arrive, parfois dès les premières séances, que l’on ressente une gêne face à son psy. Un sentiment diffus de ne pas être entendu, pas vraiment accueilli. Les mots résonnent à vide, la relation paraît froide, l’espace semble trop neutre ou au contraire trop chargé. Se pose alors une question difficile à trancher : ce malaise vient-il du thérapeute ou de quelque chose qui se rejoue dans la relation ? Faut-il attendre, insister, ou s’autoriser à partir ? Le transfert, cette incompréhension structurante La psychanalyse enseigne que ce qui se vit dans la relation au psy n’est jamais neutre. L’impression de ne pas être compris peut traduire une réactivation inconsciente d’anciennes scènes où le sujet n’a pas été entendu dans…
La quête de sens dans l’art contemporain
L’art contemporain est souvent perçu comme un terrain mouvant, où les repères traditionnels du beau et du significatif semblent se diluer. Les œuvres d’art contemporain, par leur diversité de formes et de médiums, mettent souvent le spectateur face à une quête de sens incertaine et complexe. Mais pourquoi, dans ce…
Le silence physique : quand un geste suspendu fait basculer la scène
Sur un plateau, tout ne passe pas par la parole. Il arrive que ce soit un corps immobile, un bras interrompu, une marche suspendue qui fasse basculer la tension. Ces silences ne sont pas vides : ils sont habités. Ils disent sans énoncer, produisent un déplacement dans l’attention, comme si…
Être touché par un paysage numérique : esthétique ou résonance existentielle ?
Ce n’est pas toujours le scénario ni le gameplay qui marquent un joueur. Parfois, c’est un paysage. Un décor traversé à cheval, une étendue de sable sous un ciel crépusculaire, un champ balayé par le vent. Et sans qu’il y ait d’action, sans qu’on ait rien à faire, quelque chose…
Pourquoi nous ne supportons pas certaines scènes de tendresse
Il est des moments où le spectateur détourne le regard, ressent un malaise, voire une irritation face à une scène de tendresse au cinéma. Non pas parce qu’elle serait trop mièvre ou maladroite, mais parce qu’elle touche une zone sensible. Ce rejet de l’intimité filmée ne relève pas seulement du…





































