Pourquoi certaines périodes de transition sont si épuisantes ?
Changer de vie, réorienter un projet, traverser une séparation, devenir parent, prendre sa retraite, vivre un deuil ou une transformation intérieure… Autant de transitions qui, même attendues ou choisies, laissent souvent un sentiment de fatigue intense. On ne comprend pas toujours pourquoi, car rien de physiquement lourd ne semble se produire. Et pourtant, on se sent vidé, à bout, parfois sans énergie ni motivation. Pourquoi ces passages nous épuisent-ils autant ? Un remaniement silencieux Une transition n’est pas seulement un changement visible. C’est un remaniement en profondeur. Même si l’événement semble anodin ou progressif, il touche souvent des zones identitaires : qui je suis, ce que je fais, ce que…
Introspection en philosophie, psychologie et psychanalyse
Se tourner vers l’intérieur, observer ce que l’on pense, ressent, désire : c’est ce que l’on appelle l’introspection. Mais derrière…
Le modèle génétique de la personnalité
Notre personnalité est-elle prédéterminée dès la naissance ? Existe-t-il un « tempérament de base » que le monde ne fait…
Ce que l’enfance blessée continue de dicter à l’adulte
On grandit, on avance, on construit. Mais parfois, malgré les années, quelque chose reste figé en soi. Des peurs qui…
Un couple, 2 revenus, un compte commun
Derrière le compte commun se joue souvent une histoire plus intime qu’il n’y paraît. Lorsqu’un couple décide d’unir ses finances, ce geste est fréquemment présenté comme une évidence ou un symbole de confiance. Pourtant, partager un compte bancaire n’est jamais une opération purement logistique ; c’est aussi un pacte psychique, une manière de vivre le lien, la dépendance, l’équilibre des rôles… ou leur déséquilibre. L’argent comme langage inconscient du lien L’usage de l’argent en couple traduit souvent la dynamique affective sous-jacente. Qu’il s’agisse d’un compte commun, séparé ou mixte, chaque système est porteur de représentations symboliques. Pour certains, tout partager reflète un désir de transparence totale ; pour d’autres, cela peut être une manière de…
Faut-il souffrir pour aimer profondément ?
L’amour est souvent associé à l’intensité, et l’intensité à la souffrance. Dans la culture populaire, les grandes histoires d’amour sont traversées d’épreuves, de ruptures, de drames. Aimer "vraiment" signifierait tout risquer, tout donner, tout perdre. Mais cette idée, aussi romantique que douloureuse, est-elle juste ?…
Accepter l’imperfection de l’autre : renoncer au partenaire idéal
Une réflexion sur la maturité affective et la désillusion constructive Au début d’une relation, le regard est souvent teinté d’idéalisation. L’autre semble correspondre à nos attentes, combler nos manques, incarner ce que l’on espérait parfois depuis longtemps. Mais tôt ou tard, la réalité s’impose avec…
Tensions liées à la parentalité : la répétition de sa propre enfance
Traitement des dynamiques familiales inconscientes et de l'impact de l’enfance des parents L’éducation des enfants peut devenir un véritable terrain de conflit dans le couple, souvent sans que les partenaires ne s’en rendent pleinement compte. Les tensions qui surgissent autour de l’éducation des enfants sont…
Puis-je vivre sans l’amour de mon enfant ?
L’amour d’un enfant est souvent perçu comme une évidence, un droit naturel inscrit dans le lien parent-enfant. Pourtant, certaines relations…
Refus de parler : que cache le silence de l’enfant ?
Lorsqu’un enfant se tait, refuse de répondre ou s’enferme dans un mutisme partiel, l’inquiétude grandit rapidement chez les adultes. Est-ce…
Communiquer sans écraser : trouver la juste parole avec l’enfant
Face aux tempêtes émotionnelles des enfants, nombreux sont les adultes qui cherchent à calmer, raisonner ou relativiser. Pourtant, vouloir bien…
Colères et crises répétées : un appel au secours plus qu’un caprice
Face à un enfant qui explose de colère ou enchaîne les crises, la réaction spontanée est souvent de chercher à calmer, punir ou rationaliser. Ces débordements sont perçus comme des comportements à corriger, des excès d’émotion injustifiés. Pourtant, ces manifestations intenses traduisent rarement un simple caprice. Elles sont souvent le symptôme visible d’une tension intérieure que l’enfant ne sait pas nommer ni contenir. La répétition des colères est bien souvent un appel au secours inconscient, une manière d’exprimer une souffrance, une frustration accumulée ou un sentiment d’insécurité émotionnelle que l’enfant ne parvient pas à formuler autrement. La colère comme langage d’un trop-plein émotionnel Chez l’enfant, la colère surgit quand les mots manquent et que les émotions débordent. Ce n’est pas…
La proximité sonore : quand la voix crée un lien plus fort que l’image
À l’heure où l’image domine l’espace médiatique, la voix connaît une forme de renaissance. Podcasts, radios, plateformes audio réinstallent l’oralité au cœur de notre quotidien. Mais cette résurgence va au-delà d’un simple…
Transmettre les valeurs : ce que l’armée enseigne au-delà du combat
Si l’imaginaire collectif associe souvent l’armée à la force, à l’endurance ou à l’action, il néglige parfois une autre dimension essentielle de l’institution militaire : celle de la transmission. Avant même de…
Le direct comme fuite du réel : quand l’instantané remplace l’analyse
Longtemps, le direct a incarné une promesse journalistique : celle de l’immédiateté, de l’authenticité, du non-filtré. Mais à mesure qu’il s’est imposé comme forme dominante dans les médias audiovisuels, il a transformé…
Urbanisme et inconscient collectif : ce que les espaces publics disent de nous
Rues, places, parkings, parcs, bancs, murs. L’urbanisme semble appartenir au domaine de la technique, de l’aménagement fonctionnel, du rationnel. Mais nos villes ne sont pas seulement organisées : elles sont habitées psychiquement.…
Peut-on vraiment aider un ami qui ne va pas bien ?
Aider un ami en souffrance semble une évidence. On le fait spontanément, avec tendresse, avec loyauté. On écoute, on conseille, on reste disponible. Pourtant, au fil du temps, l’aide peut devenir pesante, frustrante, parfois même intrusive. Le lien se tend, le malaise s’installe. Et l’on ne sait plus très bien si l’on aide encore, ou si l’on soutient quelque chose qui ne veut pas se transformer. Entre le désir sincère d’aider et la tentation inconsciente de contrôler, la frontière est parfois floue. Le rôle d’aidant comme illusion de maîtrise Aider l’autre, c’est se sentir utile. C’est donner du sens à la relation, à son propre rôle dans la vie de…
Quand le besoin de contrôle empêche le lien
Certaines personnes paraissent solides, organisées, presque inébranlables. Elles donnent l’image d’une indépendance totale, d’une vie maîtrisée. Pourtant, derrière cette apparente…
Activités et sorties : comment laisser aller ses envies ?
Beaucoup disent avoir envie de sortir, de revoir du monde, de s’accorder un moment agréable. Mais quand l’occasion se présente,…
Vivre seul(e) après un abandon ou une rupture : pour ne plus subir la perte
Certaines solitudes ne naissent pas d’un choix, mais d’une cassure. Une séparation, une trahison, un départ brutal : autant d’événements…
Toujours vouloir créer : quête d’expression ou refus de dépendre ?
Le besoin de créer est souvent célébré comme une forme d’expression de soi, un espace de liberté, un élan vital. Mais pour certaines personnes, cette pulsion devient si centrale qu’elle finit par structurer leur rapport au monde. Créer devient alors non seulement une vocation, mais une condition existentielle, une manière de garder le contrôle, d’éviter certaines formes de lien ou de dépendance. Derrière ce besoin impérieux d’inventer, d’écrire, de façonner, il peut y avoir une stratégie inconsciente de refus : refus de se soumettre à un cadre, à une autorité, à une demande extérieure qui viendrait troubler la continuité de soi. Créer pour rester maître de son espace La création permet une forme d’autonomie symbolique…
Se surinvestir dans son rôle : identité professionnelle ou refuge contre le doute ?
Dans certains parcours, le travail devient plus qu’un simple lieu d’activité ou de reconnaissance. Il devient un espace total, absorbant, dans lequel la personne se définit entièrement. Être efficace, disponible, indispensable n’est plus un choix mais une nécessité silencieuse. Ce surinvestissement masque souvent une image…
Pourquoi certains bureaux sont toujours en désordre ?
Le désordre visible d’un bureau n’est jamais tout à fait anodin. Il dépasse souvent la simple négligence ou le manque d’organisation. Dans certains cas, l’accumulation d’objets, de papiers ou de traces matérielles devient l’expression silencieuse d’un désordre intérieur, d’un conflit latent entre le désir de…
Dans les entreprises, les conséquences du positivisme obligatoire
Dans certaines entreprises, la convivialité, l’humour et l’enthousiasme semblent faire partie intégrante de l’identité collective. L’ambiance est “cool”, les échanges détendus, les difficultés relativisées. On valorise l’optimisme, la capacité à “prendre les choses avec recul”, à “garder le sourire”. Ce climat peut sembler protecteur, apaisant,…
Le silence du spa : espace rare pour entendre ce qui nous habite vraiment
Dans nos vies saturées de sons, de notifications et de conversations, le silence est devenu rare, parfois même anxiogène. On l’évite, on le comble, on le masque par la musique ou le bavardage. Et pourtant,…
Routine matinale, méthode 5-3-1, journal de gratitude… et après ?
Le monde du développement personnel regorge de pratiques structurées : routines du matin, protocoles d’efficacité, listes de gratitude quotidiennes. Ces outils sont présentés comme des leviers de transformation, de stabilité et de performance intérieure. Mais…
Avoir faim dès qu’on rentre chez soi : le lien entre lieu intime et compulsion
Certaines personnes n’éprouvent aucune faim particulière au cours de la journée, mais dès qu’elles rentrent chez elles, une envie irrépressible de manger surgit. Cela peut sembler anodin, mais ce geste automatique – se diriger vers…
Pourquoi certaines activités manuelles font taire l’angoisse ?
Tricoter, modeler, tailler du bois, assembler, coudre ou réparer… Certaines activités manuelles semblent procurer un apaisement presque immédiat, un soulagement discret mais réel. Ce n’est pas une distraction, ni une fuite : c’est un ancrage.…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Se sentir spécial pour son psy : que dit cette attente de reconnaissance ?
Dans le silence feutré du cabinet, quelque chose se noue parfois sans être dit. Le regard, l’attention, la régularité des…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
Le bon psy existe-t-il vraiment ou est-ce une construction ?
Face à la pluralité des approches et des personnalités, beaucoup se demandent comment reconnaître un « bon » psy. Derrière cette question apparemment pratique, se cache une attente plus profonde : celle d’un thérapeute idéal, capable de comprendre sans mots, d’accueillir sans faille, de réparer sans erreur. Cette figure, souvent fantasmée, fait partie du processus. Mais elle peut aussi devenir un obstacle : en cherchant l’exceptionnel, on évite parfois de s’engager avec le réel. Car le « bon psy » n’est peut-être pas celui que l’on croit. Le fantasme d’un psy parfait Il est fréquent de projeter sur le thérapeute des qualités absolues : neutralité parfaite, bienveillance constante, compréhension immédiate. On attend parfois du psy qu’il soit tout à la…
Le théâtre qui fait honte : quand une pièce révèle ce qu’on préférait ignorer
Certaines pièces ne bouleversent pas par la beauté d’un texte ou la puissance d’un jeu, mais par un sentiment plus enfoui : la honte. La honte d’avoir été aveugle, passif, complice ou silencieux. Cette émotion, moins spectaculaire que la colère ou la tristesse, agit en profondeur. Elle saisit le spectateur…
La scène anodine qui obsède : quand un détail devient symptôme
Dans l’expérience du spectateur, il est fréquent qu’une scène, un détail ou un geste apparemment secondaire s’impose de façon insistante à la mémoire. Ce ne sont pas toujours les moments forts du récit, ni les grands retournements narratifs, mais une image fugace, un dialogue anodin, un élément du décor qui…
Le corps qui lâche : somatisation dans la fiction
Dans certains récits, le corps dit ce que la parole ne peut formuler. Douleurs diffuses, malaises répétés, effondrements brusques : autant de signes qui, dans la littérature, ne sont pas seulement les symptômes d’une maladie, mais les manifestations d’un conflit intérieur sans mots. La fiction s’intéresse de plus en plus…
Aider l’autre dans le jeu : générosité ou besoin d’exister ?
Dans les jeux vidéo coopératifs, certains joueurs prennent spontanément le rôle de soutien, de guide ou de protecteur. Ils aident, conseillent, sauvent, parfois sans même qu’on leur demande. Ce geste, souvent valorisé, peut s’enraciner dans un élan sincère de solidarité. Mais il peut aussi dissimuler une autre logique plus silencieuse…





































