Qu’est-ce que l’identité ?
À chaque fois que l’on dit « je », on mobilise sans le savoir une notion aussi vaste que complexe : l’identité. Elle semble aller de soi, mais dès qu’on l’interroge, elle se dérobe. Est-elle une essence stable ? Une construction ? Un rôle social ? En psychologie, l’identité est au cœur de la compréhension du développement personnel, des relations humaines et des crises existentielles. Explorer ce qu’est l’identité, c’est se donner les moyens de mieux comprendre qui nous sommes, d’où nous venons… et vers quoi nous allons. Une construction progressive et évolutive Loin d’être figée, l’identité se construit dès l’enfance et évolue tout au long de la vie. Elle…
Quand l’humeur devient un terrain instable
On passe du calme à la nervosité, de l’élan à la lassitude, sans comprendre pourquoi. Il ne s’agit pas d’humeur…
Est-ce que je me laisse vraiment approcher ?
On peut avoir des liens, une vie sociale, des échanges réguliers — et pourtant, se sentir seul·e à l’intérieur. On…
Vivre avec une anxiété qui ne se voit pas
Il y a des angoisses qui ne s’expriment pas en cris, mais en tensions silencieuses. Elles n’interrompent pas la vie…
Peut-on réussir son divorce et évoluer avec soi ?
Dans une société obsédée par la performance, même la rupture conjugale n’échappe pas à l’injonction de « bien faire ». Pourtant, parler de « réussir son divorce » revient à projeter sur un événement fondamentalement chaotique une quête illusoire de contrôle. Le divorce n'est pas une épreuve que l'on maîtrise mais un processus que l'on traverse, souvent à l'aveugle, avec ses pertes, ses bouleversements et ses révélations. La véritable question n’est donc pas de savoir comment éviter la douleur, mais comment l’habiter pour en faire un espace de transformation. La réussite du divorce : un fantasme de maîtrise face à l’effondrement L'idée de réussir son divorce exprime souvent le désir inconscient de contourner l'effondrement psychique…
Pourquoi les premières phrases comptent plus qu’on ne le pense
Ce que l’on dit (ou évite de dire) révèle souvent notre rapport au lien, à l’attente, à la peur de se montrer. Il y a les phrases banales et les phrases qui marquent. Les messages d’ouverture sur une appli, les premières questions lors d’un rendez-vous,…
Séduire dans un groupe d’ami·es : trouble passager ou lien masqué ?
Comment l’intimité partagée et les jeux de regards peuvent révéler un attachement non nommé. Au sein d’un groupe d’ami·es, les liens se nouent selon des rythmes propres, des équilibres implicites, des complicités parfois anciennes. Mais il arrive que, sous le vernis de l’amitié collective, un…
Aimer sans vouloir s’engager : une peur ou un désir légitime ?
Il est possible d’éprouver des sentiments profonds, sincères, puissants… tout en redoutant l’idée même d’un engagement. Cette position, souvent jugée contradictoire, voire immature, révèle pourtant une complexité psychique bien réelle. Aimer sans vouloir s’engager n’est pas nécessairement une fuite ; c’est parfois un choix, mais…
Le mythe du parent solo « héros » : un statut risqué et épuisant
Dans l'imaginaire collectif, le parent solo est souvent perçu comme une figure héroïque, capable d'assumer seul·e toutes les responsabilités sans…
Quand l’enfant va « trop bien » : identifier la souffrance
Un enfant sage, autonome, toujours souriant et sans "problème" apparent rassure parents, enseignant·es et entourage. Mais derrière cette apparence idéale,…
Le rôle des parents face aux émotions de l’enfant : accueillir sans minimiser
Face aux larmes, colères ou peurs de l’enfant, la tentation est grande de vouloir rassurer rapidement ou détourner l’attention pour…
Les chansons inventées : quand l’enfant chante ses émotions
En fredonnant des airs improvisés ou en inventant des paroles étranges, l’enfant ne cherche pas seulement à s’amuser. Ces chansons spontanées traduisent souvent une tentative d’exprimer des émotions ou des pensées qui échappent au langage ordinaire. Entre jeu sonore et création intime, ces mélodies deviennent un espace protégé où l’enfant dépose ce qui l’habite sans avoir à l’expliquer. Chanter pour apprivoiser ses émotions Lorsque l’enfant se met à chantonner seul, il utilise la musique comme un exutoire émotionnel, bien avant de chercher à faire du "beau". Paul, 4 ans, répète inlassablement une petite chanson inventée après la séparation de ses parents ; derrière les mots simples et le rythme lancinant, il tente d’apaiser une tristesse qu’il ne sait pas encore…
Citoyenneté : quand voter ne suffit plus à faire vivre la démocratie
On vote, parfois. On regarde, souvent. On subit, toujours. Dans les démocraties représentatives, le citoyen est de plus en plus ramené à un rôle d’usager silencieux, d’électeur intermittent ou de spectateur frustré.…
Comment regagner la confiance des Français en la politique ?
Alors que la défiance envers les institutions politiques ne cesse de croître, la question de la reconquête démocratique devient centrale. Il ne s'agit pas seulement de réhabiliter une fonction ou une figure,…
Fêtes nationales : un récit commun à réinventer
Chaque année, le calendrier civique est marqué par des commémorations nationales. À travers les drapeaux, les discours et les cérémonies, la société se rassemble autour d’un passé mis en forme. Mais loin…
L’angoisse de castration chez l’homme providentiel
Sur la scène politique, certains hommes ne cherchent pas seulement à convaincre. Ils veulent incarner. Incarner la force, l’autorité, la sécurité. Leur posture est droite, leur voix assurée, leurs gestes calculés. Pourtant,…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent, qui conseillent, qui cadrent. Elles donnent le ton, apaisent les tensions, prennent soin des autres - parfois jusqu’à l’épuisement. Ce rôle, qui semble valorisé, repose souvent sur une histoire ancienne où la maturité n’était pas un choix, mais une nécessité psychique. De l’enfant parentifié à l’adulte trop solide Derrière cette maturité précoce se cache souvent un scénario d’inversion des rôles. L’enfant, au lieu d’être contenu, a dû contenir. Il ou elle a dû comprendre les émotions de l’adulte, anticiper, s’ajuster. Ce développement accéléré a laissé une empreinte silencieuse : celle…
Briser la solitude, mais à quel prix ?
Certaines personnes ne rejettent pas la relation. Elles la désirent, parfois intensément. Pourtant, au moment même où le lien devient…
Trahisons silencieuses : ces amitiés qui se délitent sans heurts
Certaines amitiés ne se terminent pas sur une dispute, ni dans un silence brutal. Elles s’effilochent lentement, sans fracas, à…
Quand le besoin de contrôle empêche le lien
Certaines personnes paraissent solides, organisées, presque inébranlables. Elles donnent l’image d’une indépendance totale, d’une vie maîtrisée. Pourtant, derrière cette apparente…
Se former en permanence : que cache ce besoin d’apprentissage incessant ?
Certains s’inscrivent à une formation non pas pour apprendre un métier ou progresser professionnellement, mais pour ne pas se sentir vides. Dans ces cas-là, le geste de se former ne répond pas à un objectif défini mais à un besoin plus diffus : celui d’exister intérieurement, de se reconnecter à quelque chose de vivant. La formation devient alors un lieu symbolique de régénération, de déplacement, voire de survie psychique. Apprendre comme rempart contre le vide Lorsque le quotidien devient trop mécanique, trop répétitif ou trop éloigné du désir, une formation peut apparaître comme un appel d’air. Elle introduit du nouveau, de l’inconnu, une promesse de transformation qui permet de faire face à une sensation de stagnation…
Fonction publique et dépression : redonner du sens et de l’envie
Loin des impératifs du privé, certaines fonctions publiques permettent un rythme régulier, une charge de travail contenue, peu de pression directe. On y trouve ce que beaucoup recherchent : sécurité, équilibre, lisibilité. Mais chez certaines personnes, cette stabilité extérieure laisse progressivement place à un état…
La peur de son supérieur hiérarchique : une phobie du père ?
La crainte du supérieur hiérarchique peut prendre des formes multiples : appréhension silencieuse, stress disproportionné avant une réunion, inhibition soudaine face à une demande banale. Cette peur n’est pas toujours en lien avec le comportement réel du chef. Elle peut surgir même dans un environnement…
Faire semblant d’aller bien : la pression sourde de la positivité au travail
Être souriant, enthousiaste, toujours disponible : dans de nombreuses organisations, l’attitude positive est devenue un impératif implicite. Officiellement valorisée comme un signe de professionnalisme et d’engagement, elle devient, à force, une injonction silencieuse. Derrière les rires polis et les échanges cordiaux, se cache parfois une…
Le sport comme exutoire : peut-on vraiment « canaliser » ses tensions ?
Le sport est souvent présenté comme un moyen sain de libérer ses tensions, de « canaliser » sa colère, de transformer l’agitation en énergie maîtrisée. Courir, frapper dans un sac, pousser ses limites physiques seraient…
Comment le coaching d’équipe peut bénéficier à l’entreprise ?
On parle beaucoup du coaching individuel, mais le coaching d’équipe reste moins exploré, souvent réduit à une série d’ateliers de cohésion. Pourtant, lorsqu’il est bien conduit, il peut devenir un véritable levier de transformation collective.…
L’intuition contrariée : quand l’on s’habitue à ne pas se croire
Certaines personnes sentent, dès les premiers instants, que quelque chose ne leur convient pas. Une ambiance, une relation, une décision. Et pourtant, elles passent outre, rationalisent, s’adaptent. À force, elles n’écoutent plus ce signal subtil,…
Corps parfait, image idéale : que rejoue-t-on dans la quête de performance ?
Chercher à modeler son corps, viser la performance ou atteindre un idéal esthétique n’est jamais un acte neutre. Sous des apparences modernes d’empowerment ou de bien-être, se cache souvent une dynamique psychique bien plus ancienne,…
Un poids sans nom : quand le corps sent avant que la tête comprenne
Il arrive que le corps prenne la parole avant la conscience. On se sent lourd, contracté, ralenti. Un poids flou…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, «…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à qui je peux m’identifier. » Un psy du même genre, du même âge, du même milieu, parfois même de la même orientation sexuelle ou origine culturelle. Ce besoin, légitime sur le plan du confort, interroge néanmoins ce qui se joue plus profondément dans cette quête de ressemblance : s’agit-il d’un appui rassurant pour se livrer, ou d’un évitement inconscient de ce qui, dans la différence, risquerait de déstabiliser l’image que l’on a de soi ? La ressemblance comme refuge contre la confrontation Trouver un psy “qui nous ressemble” peut sembler garantir une forme de compréhension immédiate. On suppose que l’autre…
S’énerver contre l’autre en jouant : une colère à décrypter
Le jeu est un espace supposé léger, voire joyeux. Mais il arrive que l’irritation prenne le dessus, que des remarques cinglantes fusent, que des silences se chargent de tension. Certaines joueuses se surprennent à s’agacer, voire à exploser, face à un coéquipier maladroit ou à un adversaire trop sûr de…
Trop proche pour être regardé : l’effet de suridentification au théâtre
Il arrive que l’identification, moteur fondamental du rapport au théâtre, franchisse une limite invisible. Ce n’est plus seulement un rapprochement entre le spectateur et un personnage, mais une forme de débordement intérieur, où la distance esthétique se dissout. Ce que l’on voit sur scène devient insupportable non parce que c’est…
Sortir de soi sans se perdre : équilibre psychique du comédien
Jouer un rôle, c’est toujours s’éloigner un peu de soi. Mais quand ce geste devient quotidien, professionnalisé, répété, la porosité entre soi et le personnage peut devenir un terrain glissant. Certains comédiens parlent d’une ouverture, d’un agrandissement intérieur. D’autres, au contraire, décrivent des moments de dérive, où la frontière entre…
Quand un personnage exprime ce que je ne savais pas formuler
Il arrive qu’en lisant un roman, nous soyons saisis par une phrase, un geste ou une prise de position d’un personnage. Comme si, soudain, ce qu’il exprime venait dire quelque chose que nous portions confusément en nous, sans jamais avoir su le formuler. Cette identification projective n’a rien d’anecdotique :…





































