Se construire entre plusieurs cultures : richesse ou déchirement ?
Grandir entre plusieurs cultures, c’est parler plusieurs langues, changer de codes selon les contextes, jongler entre des mondes parfois contradictoires. C’est aussi vivre une richesse intense — et parfois une tension silencieuse. Entre transmission familiale, environnement social et culture dominante, l’individu construit son identité au croisement de traditions, de valeurs, de récits parfois incompatibles. Ce tissage peut être une force… ou un tiraillement. Se construire entre plusieurs cultures, c’est apprendre à transformer cette complexité en singularité, et à faire de ce chemin un territoire intime. Un ancrage multiple, une place à inventer Quand on grandit entre plusieurs cultures, aucune ne nous appartient totalement, mais toutes nous traversent. L’individu ne se…
Crise de la trentaine, quarantaine, cinquantaine : que veulent-elles dire ?
À chaque changement de dizaine, une mécanique intérieure semble se déclencher. Comme si ces âges ronds, au-delà de leur valeur…
L’idéal du Moi, un tyran intérieur ?
L’idéal du Moi est une notion fondamentale de la psychanalyse, introduite par Sigmund Freud au début du XXe siècle. Elle…
Personnalité dépendante : le besoin vital de l’autre
Besoin constant d’être rassuré, peur panique d’être seul, difficulté à prendre des décisions sans validation extérieure… La personnalité dépendante est…
Aimer sans désir, désirer sans aimer : faut-il opposer les deux ?
Aimer et désirer sont souvent associés, confondus, attendus ensemble. L’amour véritable serait à la fois attachement profond et élan charnel ; c’est ce que l’on espère, ce que l’on croit naturel. Pourtant, dans l’expérience intime, les deux ne cohabitent pas toujours. On peut aimer sans désirer, désirer sans aimer. Cette dissociation trouble, parfois culpabilise, mais elle interroge surtout : faut-il absolument qu’amour et désir aillent de pair ? Aimer sans désir : lien tendre ou désaffectivation ? On peut aimer profondément quelqu’un et pourtant ne plus ressentir d’élan sexuel. Ce n’est pas nécessairement un désamour, mais parfois une transformation du lien. Dans les relations longues, le désir peut s’émousser sans que l’attachement disparaisse. Il laisse…
Un animal de compagnie dans le couple : pour quoi faire ?
Adopter un animal ensemble, c’est souvent plus qu’un simple geste affectueux. Derrière cette décision, se dessinent des besoins émotionnels, des projections inconscientes et parfois des mécanismes de compensation. Chat, chien ou lapin n’entrent pas innocemment dans la dynamique du couple ; ils occupent un rôle,…
Ce que je n’ose pas dire aux couples autour de moi
Il y a des choses que l’on garde pour soi, par pudeur, par loyauté, ou pour ne pas troubler une harmonie apparente. Quand on est célibataire, entouré·e de personnes en couple, certains ressentis restent tus. Non pas par manque de lien, mais parce que l’espace…
Ce que je découvre de moi quand je ne suis pas en couple
Il existe une forme de lucidité qui ne se révèle que dans l’absence de lien amoureux. Lorsqu’on n’est plus en miroir permanent avec un·e partenaire, d’autres parties de soi peuvent émerger. Non pas parce qu’elles étaient absentes, mais parce qu’elles étaient étouffées, mises en veille…
L’aîné responsable : rôle naturel ou injonction invisible ?
Être l’aîné d’une fratrie est souvent associé à des qualités de maturité, de sérieux et de sens du devoir. Mais…
Quand l’enfant devient le confident du parent solo
Dans le contexte de la monoparentalité, la relation entre parent et enfant peut devenir particulièrement fusionnelle. Privé·e d’un adulte avec…
Genèse de la vie psychique, naissance du psyche
La vie psychique ne surgit pas d’elle-même, comme un simple prolongement biologique. Elle se construit lentement, à partir de l’expérience…
Les nouvelles expériences de vie de l’ado : explorer pour mieux se construire
L’adolescence est ce moment charnière où l’individu s’ouvre à un monde de nouvelles expériences : premières sorties sans surveillance, découvertes affectives, essais de limites, confrontations aux risques. Si ces explorations inquiètent souvent les adultes, elles répondent pourtant à une nécessité psychique profonde. Expérimenter, c’est tenter de répondre à la question fondamentale : "Qui suis-je en dehors de ce qu’on m’a transmis ?". Chaque nouvelle expérience devient un support de construction identitaire, un terrain où l’adolescent se frotte au réel pour mieux se différencier. Expérimenter pour se séparer symboliquement du cadre parental Les nouvelles expériences ne sont pas que des curiosités passagères ; elles marquent une prise de distance avec le monde sécurisé de l’enfance. En goûtant à l’inconnu — qu’il…
Pourquoi les différences nous dérangent : racines psychologiques de la peur
Face à l’autre qui ne pense pas comme nous, qui ne prie pas comme nous, qui ne parle pas comme nous, la méfiance surgit souvent avant la curiosité. Il est rare que…
Parler pour exister : la parole comme capital sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont profondément redéfini le statut de la parole. Ce qui relevait autrefois de l’expression intime ou du débat d’idées se transforme, en ligne, en un acte stratégique, potentiellement viral,…
Noël, Halloween, Black Friday : la fête comme produit culturel mondialisé
Elles étaient des rituels enracinés, des traditions locales, des célébrations religieuses ou saisonnières. Aujourd’hui, Noël, Halloween ou le Black Friday circulent à l’échelle mondiale, portées par la logique du marché, standardisées dans…
La mise en scène de soi sur les réseaux sociaux : un vaste mensonge ?
Un sourire figé, une légende inspirante, un cadre soigneusement choisi. Loin d’être anodine, la manière dont chacun se présente sur les réseaux sociaux reflète un travail minutieux de sélection, d’ajustement, de narration.…
Pourquoi le bénévolat peut devenir une scène sacrificielle
Le bénévolat est souvent associé à la générosité, au lien, à l’envie de faire sa part. Pourtant, chez certaines personnes, il prend peu à peu la forme d’un dévouement extrême, qui dépasse le simple engagement pour devenir un théâtre d’effacement de soi. Ce n’est plus seulement aider, mais se sacrifier. Offrir tout son temps, sa disponibilité, son énergie, sans mesure ni retour, comme si cela était une condition de valeur. Cette dynamique, valorisée en apparence, peut cacher un conflit plus profond : le besoin de se faire aimer en étant irréprochable, quitte à s’oublier totalement. Le besoin d’être “bon” pour exister Derrière l’investissement excessif se cache souvent une construction psychique…
Se raconter à ses amis : jusqu’où faut-il aller ?
L’amitié repose sur la confiance, dit-on. Mais jusqu’où cette confiance doit-elle s’étendre ? Doit-on tout dire, tout livrer, se dévoiler…
Pourquoi certains liens amicaux rejouent des places fraternelles ?
Dans certaines amitiés, les positions s’installent rapidement. L’un conseille, l’autre suit. L’un protège, l’autre admire. Ou au contraire, une rivalité…
Pourquoi certain(e)s deviennent “grands frères” ou “grandes sœurs” ?
Certaines figures sociales se détachent dans les groupes amicaux ou professionnels. Ce sont les personnes vers qui on se tourne…
Être “l’enfant du chef” : alliance stratégique ou reproduction inconsciente ?
Dans de nombreuses organisations, on observe des figures de proximité marquées entre un supérieur et un collaborateur ou une collaboratrice. Cette relation, souvent valorisée pour sa confiance mutuelle et sa fluidité, peut aussi soulever des questions. Pourquoi cette personne, et pas une autre ? Pourquoi cette loyauté particulière, cette attention accrue, ce traitement à part ? Il arrive que cette alliance professionnelle repose sur un déplacement inconscient : la réactivation d’un lien parental, dans lequel l’employé·e occupe une place d’enfant élu, protecteur ou protégé. Ce rôle, loin d’être neutre, structure alors la dynamique du pouvoir. Une place à part, mais pas toujours choisie Le fait d’être proche d’un supérieur hiérarchique peut donner un sentiment de…
Réunions insupportables : ce que le collectif réveille en nous
Beaucoup déclarent « ne pas aimer les réunions ». Trop longues, peu efficaces, envahies de paroles inutiles. Mais pour certaines personnes, ce rejet est plus radical, presque physique. Derrière le prétexte de l’inefficacité se cache parfois une difficulté bien plus profonde : celle de supporter la…
Renoncer à tout porter pour commencer à exister
Dans de nombreuses équipes, certains salariés finissent par incarner une figure rassurante, structurante, polyvalente. Ils sont ceux vers qui l’on se tourne spontanément, ceux qui absorbent les urgences, qui “tiennent” quand les autres flanchent. Cette place, rarement désignée officiellement, leur confère une reconnaissance silencieuse. Mais…
L’injonction au bonheur dans certaines entreprises
Dans certaines organisations, le bien-être est partout : affiché sur les murs, promu dans les newsletters internes, célébré lors de journées dédiées. On y parle d’épanouissement, de motivation, de sens au travail. À première vue, cela semble positif. Qui pourrait critiquer un management attentif à…
Douleurs diffuses, tensions persistantes : le poids de ce qu’on ne dit pas
Certaines douleurs ne cessent jamais vraiment. Elles errent dans le corps, changent de forme, résistent aux traitements. Elles sont trop légères pour alerter, mais trop présentes pour être ignorées. Pour ces douleurs diffuses, persistantes, insaisissables,…
Gérer son stress ou étouffer son angoisse ?
La gestion du stress s’est imposée comme un impératif contemporain. À coups de respiration, de pleine conscience, d’hygiène de vie ou d’organisation méthodique, chacun tente de maintenir l’équilibre dans un quotidien souvent fragmenté. Mais derrière…
S’isoler pour se relaxer : une nécessité absolue ?
Dans une époque saturée de sollicitations, l’isolement est souvent présenté comme une condition indispensable au bien-être. Face au tumulte du monde, se retirer devient un réflexe : couper les notifications, fuir les conversations, chercher un…
Toujours mieux, toujours plus : le piège de l’optimisation de soi
Derrière le succès croissant du coaching individuel se dessine une aspiration contemporaine bien particulière : devenir la meilleure version de soi-même. S’améliorer, progresser, gagner en efficacité, en visibilité, en sérénité... La promesse semble séduisante. Mais…
Souffrances silencieuses : ces douleurs qui échappent aux évaluations
Il existe des souffrances qui ne se disent pas, qui ne s’énoncent ni dans les mots ni dans les comportements.…
Le bon psy existe-t-il vraiment ou est-ce une construction ?
Face à la pluralité des approches et des personnalités, beaucoup se demandent comment reconnaître un « bon » psy. Derrière…
Chercher un guide sans le dire : quand le besoin de direction reste inavoué
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une posture d’indépendance affichée, une volonté de « réfléchir », d’« explorer ». Pourtant,…
La dépression sans tristesse : quand le vide remplace la douleur
On associe spontanément la dépression à la tristesse, aux larmes, à une douleur perceptible. Pourtant, de nombreuses personnes en souffrance ne présentent aucun de ces signes. Elles ne pleurent pas, ne se plaignent pas, ne semblent pas même malheureuses — mais parlent d’un vide, d’un désintérêt profond, d’une sensation d’absence d’elles-mêmes. Cette forme silencieuse et souvent invisible de dépression échappe aux représentations classiques et retarde souvent la demande d’aide. Parce qu’elle ne crie pas, on la pense moins grave. Elle n’en est que plus tenace. Le vide comme défense contre l'effondrement Dans certaines dépressions, la tristesse a été évacuée, refoulée, débranchée. Le sujet ne ressent plus rien, ou presque. Il continue de fonctionner, mais mécaniquement. Ce vide n’est pas un…
L’angoisse sans cause : quand la littérature capte l’indicible
Certaines œuvres nous frappent par leur atmosphère plus que par leur intrigue. Il ne s’y passe rien de tragique, rien de spectaculaire, mais une tension sourde y règne, comme si un vertige invisible gagnait le lecteur de l’intérieur. C’est une angoisse sans objet, une inquiétude flottante, que la littérature parvient…
Les souvenirs d’enfance comme scène fondatrice du récit
Dans bien des textes littéraires, l’enfance ne se réduit pas à un simple matériau thématique : elle constitue l’origine même du geste d’écriture. Ce que l’auteur cherche, en revenant au souvenir d’enfance, ce n’est pas tant un passé à restituer qu’une scène fondatrice, une expérience inaugurale qui a imprimé sa…
Corps collectifs : quand la scène respire à plusieurs
Il y a des scènes où aucun personnage ne domine, où ce n’est pas un individu qui captive, mais l’ensemble, le groupe, l’agencement mouvant de plusieurs corps dans un même souffle. Le théâtre, art fondamentalement collectif, trouve dans ces moments choraux une puissance rare : celle d’une présence partagée, sans…
Quand l’écriture échoue à apaiser l’enfance
L’écriture de l’enfance est souvent pensée comme un geste de réparation : mettre en mots les blessures, les pertes, les conflits serait un moyen de les transformer, de les apaiser. Pourtant, certains récits révèlent les limites de ce travail symbolique. Il arrive que l’écriture, loin de pacifier le passé, en…





































