Comportements excessifs liés à l’enfance
Colères impressionnantes, refus systématiques, crises de larmes, agitation soudaine… Les comportements excessifs chez le jeune enfant inquiètent souvent les parents, déroutent les éducateurs, et sont parfois perçus comme des troubles. Pourtant, du point de vue psychanalytique, ces excès ne sont ni des caprices, ni des pathologies : ce sont des manifestations du conflit psychique en construction. La petite enfance est une période où l’enfant, encore en plein processus de structuration du moi, utilise son corps, ses cris, et ses gestes pour exprimer ce qu’il ne peut pas encore symboliser avec des mots. Quand le corps devient langage Avant que le langage ne soit pleinement constitué, le jeune enfant s’exprime par…
La technique de l’arrêt sur image : une pause pour se comprendre
Le rythme du quotidien nous pousse à réagir, à avancer, à décider sans toujours prendre le temps de nous écouter.…
Comprendre et affronter ses peurs
La peur est une émotion universelle et nécessaire. Elle nous protège, nous alerte, nous guide dans certaines situations à risque.…
Comment savoir ce qui est « vraiment moi » ?
On fait, on dit, on choisit — mais parfois, une question sourde persiste : est-ce vraiment ce que je veux…
Rencontres culturelles : aime-t-on l’autre ou ce qu’il reflète de nous ?
Un intérêt partagé pour l’art ou la lecture peut-il masquer une quête d’identification ? Il arrive que l’on tombe sous le charme de quelqu’un lors d’un vernissage, d’un échange littéraire, d’une conversation sur un film. La proximité intellectuelle, les références communes, la manière de parler d’un auteur ou d’un tableau nous touchent profondément. Mais cette connivence culturelle, si agréable et valorisante, peut aussi être le lieu d’une illusion affective. Ce que l’on croit aimer chez l’autre n’est pas toujours lui, mais l’effet qu’il produit sur notre sentiment d’identité. L’écho culturel comme déclencheur d’attachement Partager les mêmes goûts peut donner une sensation immédiate de familiarité. L’autre semble nous devancer dans nos pensées, nous comprendre sans effort,…
Quand l’autre part sans prévenir : gérer la violence de la rupture subie
Analyse du départ soudain et de ses impacts psychiques Il y a des ruptures qui se murmurent avant d’être prononcées, et d'autres qui frappent sans signe annonciateur. Être quitté·e sans explication claire, du jour au lendemain, provoque un choc bien au-delà de la douleur amoureuse.…
Choisir l’amour à distance : renoncement ou respiration ?
Dans un monde où l’amour se pense souvent en termes de proximité, choisir la distance peut sembler paradoxal. Pourtant, de plus en plus de couples font ce choix, non par contrainte géographique, mais par désir de préserver une forme de liberté, de respiration, ou d’intensité.…
Repartir sans se perdre : reconstruire son identité après une séparation
Quand le couple définissait trop l’image de soi La séparation ne met pas seulement fin à une relation ; elle oblige à redéfinir qui l'on est en dehors du cadre du couple. Lorsque l’identité s’est construite autour du « nous », il devient difficile de…
Pourquoi l’adolescent se définit par opposition ?
Dire "non", contester, rejeter ce qui était auparavant accepté sans question : l’opposition est souvent perçue comme une provocation adolescente.…
Anxiété et peurs : une souffrance difficile à nommer
L’anxiété chez l’enfant se manifeste souvent de manière insidieuse, comme une souffrance diffuse, difficile à identifier et à comprendre. Contrairement…
L’identité numérique de l’adolescent : un double « je »
À l’ère des réseaux sociaux, l’adolescent ne construit plus son identité uniquement dans le regard de ses proches ou de…
Faut-il parler de la mort à mon enfant ?
Aborder la question de la mort avec un enfant déstabilise souvent les adultes, partagés entre l'envie de protéger et la peur de dire trop. Pourtant, le silence ou les explications floues laissent place à l’imaginaire, souvent plus angoissant que la réalité. Expliquer la mort, ce n’est pas confronter brutalement l’enfant à l'inéluctable ; c’est l’accompagner avec des mots simples et sincères, pour lui permettre de comprendre ce qui le dépasse, sans le laisser seul face à ses peurs. L’enfant perçoit l'absence bien avant de comprendre la mort Même sans saisir la notion de finitude, l’enfant ressent les changements et les silences des adultes. Lorsqu’un décès survient, éviter le sujet ou minimiser la situation peut renforcer son insécurité. Dire "Il est…
L’attachement au métier : fidélité à soi ou loyauté familiale ?
Certains choisissent leur métier par vocation, d’autres par nécessité. Mais il existe aussi un attachement plus opaque, plus ancien, presque organique. On aime son métier, on y reste, on y tient, parfois…
La proximité sonore : quand la voix crée un lien plus fort que l’image
À l’heure où l’image domine l’espace médiatique, la voix connaît une forme de renaissance. Podcasts, radios, plateformes audio réinstallent l’oralité au cœur de notre quotidien. Mais cette résurgence va au-delà d’un simple…
Cohésion militaire : quand le groupe devient force intérieure
L’armée ne se contente pas d’entraîner des corps, elle façonne des esprits. Dans un monde où l’individu est souvent sommé de se débrouiller seul, la vie militaire repose sur une logique inverse…
Le populisme politique, miroir de l’inconscient ?
Souvent analysé à travers ses discours, ses figures ou ses stratégies électorales, le populisme révèle autre chose de plus enfoui : il capte, canalise et met en scène des affects profonds, issus…
Sortir de l’isolement relationnel : quand l’inconscient sabote
Certaines personnes affirment vouloir sortir de leur isolement, nouer des liens, retrouver une présence stable. Pourtant, à chaque tentative, quelque chose échoue, se brise ou se fige — comme si une part invisible œuvrait contre le mouvement de rapprochement. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, ni une difficulté relationnelle consciente : c’est un conflit interne plus profond, souvent inscrit dans l’histoire psychique du sujet. Un conflit entre désir de lien et terreur de l’attachement. Le double mouvement : désir d’être rejoint, peur d’être pris Ce qui caractérise ces situations, c’est l’ambivalence. La personne cherche le lien, le provoque parfois, mais recule au moment où il devient réel. L’inconscient, imprégné…
Seule après un divorce : une solitude à apprivoiser
Le divorce, même désiré, laisse souvent un vide. Un silence. Une absence que ni les démarches administratives, ni les amis…
Quand l’appel du lien réveille une peur ancienne
On pourrait croire que sortir de la solitude est un soulagement, une avancée vers la réparation. Mais pour certaines personnes,…
L’amitié est-elle une forme d’amour désérotisé ?
L’amitié fascine par sa stabilité silencieuse. Elle relie sans posséder, soutient sans séduire, dure souvent plus que l’amour. Pourtant, sa…
Refuser toute hiérarchie : vocation d’égalité ou blessure d’autorité ?
Certaines personnes ne supportent aucune forme d’autorité verticale. Le simple mot de “hiérarchie” réveille en elles une résistance instinctive, presque viscérale. Ce rejet peut parfois être revendiqué comme un idéal démocratique ou égalitaire. Pourtant, il s’avère que derrière ce discours rationnel se cache souvent un conflit ancien, non symbolisé, avec la figure du pouvoir. Ce n’est pas tant l’autorité en tant que telle qui est refusée, mais ce qu’elle réactive : une expérience passée d’humiliation, d’impuissance ou de domination qui n’a pu être élaborée. Le pouvoir comme menace archaïque Dans certains parcours, toute figure d’autorité est vécue comme une menace. Elle rappelle un parent intrusif, autoritaire ou imprévisible, à qui il fallait sans cesse s’adapter,…
Refuser d’évoluer dans la hiérarchie : confort ou peur inconsciente ?
Certaines personnes, pourtant compétentes, refusent d’évoluer vers des postes à responsabilité. Elles déclinent des propositions d’encadrement, évitent les concours internes ou refusent les promotions implicites. À première vue, cela peut sembler relever d’un choix de confort, ou d’un rapport paisible à l’ambition. Mais pour d’autres,…
Se perdre pour se retrouver : la fonction psychique de l’erreur d’orientation
Certaines erreurs d’orientation paraissent évidentes : une formation choisie “trop vite”, “sans conviction”, “par défaut”. Pourtant, lorsqu’on interroge ces trajectoires, on découvre parfois que la “mauvaise décision” n’est pas une faute, mais une permission déguisée : celle de pouvoir enfin bifurquer. L’erreur devient alors une…
Quand l’indépendance devient un refuge narcissique
Travailler seul permet de préserver son rythme, son organisation, son univers. Mais dans certains cas, l’indépendance devient un miroir où l’on tente de maintenir intacte une image idéalisée de soi. Elle ne répond plus seulement à un besoin d’autonomie fonctionnelle, mais à une nécessité inconsciente…
Partager une activité pour se sentir vivant sans parler de soi
Il existe des liens où l’on ne se confie pas, où les mots profonds sont absents, mais où quelque chose de vivant circule. C’est souvent à travers une activité commune que ce lien se tisse…
Vivre à contretemps : ce que révèle un rythme intérieur décalé
Certaines personnes ont toujours l’impression de ne pas être "dans le bon tempo". Elles se sentent lentes quand tout va trop vite, ou précipitées quand les autres prennent leur temps. Ce décalage n’est pas simplement…
S’isoler pour se relaxer : une nécessité absolue ?
Dans une époque saturée de sollicitations, l’isolement est souvent présenté comme une condition indispensable au bien-être. Face au tumulte du monde, se retirer devient un réflexe : couper les notifications, fuir les conversations, chercher un…
Aller au restaurant sans plaisir : quand le repas social devient une contrainte
Pour beaucoup, aller au restaurant évoque le plaisir, la convivialité, le relâchement. Mais pour d’autres, c’est une épreuve déguisée, un moment où le corps se crispe et où le mental surveille chaque geste. Le problème…
Tout va bien, mais je me sens mal : le décalage entre apparence et ressenti
Certaines souffrances se cachent derrière des visages sereins, des vies bien rangées, des phrases rassurantes. On dit « ça va…
Sentiment de malaise : je ne parviens plus à être naturel avec les autres
Il arrive que quelque chose se fige dans la relation à l’autre. On parle, on sourit, on répond, mais une…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
Le vide soudain : quand tout perd son goût sans raison apparente
Certaines périodes s’ouvrent dans une clarté intacte, avec des projets, des habitudes et même des liens familiers, mais tout semble glisser. Ce qui enthousiasmait la veille laisse aujourd’hui un goût de cendre. Rien de spectaculaire, pas de choc ni de drame. Et pourtant, quelque chose s’est retiré. Une forme de vide s’installe, étrange et silencieuse, comme si le sens s’était évaporé sans prévenir. Ce décrochage intérieur, que la pensée peine à saisir, parle parfois depuis des zones très profondes de l’histoire psychique. Quand le désir s’interrompt sans raison visible Le vide soudain, celui qui n’est précédé d’aucune annonce claire, témoigne souvent d’un mouvement inconscient qui échappe à la logique rationnelle. Il ne résulte pas toujours d’un événement ou d’une déception…
Les effondrements sur scène : pourquoi ils nous atteignent
Une chute sur scène ne laisse jamais indifférent. Qu’elle soit physique ou psychique, visible ou contenue, elle crée un point de bascule, un instant de vacillement qui ouvre l’espace à une identification profonde. Ce n’est pas seulement un personnage qui tombe ou cède : c’est quelque chose en nous qui…
Les symboles du refoulé : Pourquoi certains motifs réveillent l’inconscient ?
Les symboles sont présents dans l'art depuis les origines de la civilisation, et pourtant, certains motifs récurrents dans les œuvres d’art continuent de nous provoquer des émotions intenses, souvent sans raison apparente. Pourquoi certains symboles, apparemment banals ou anodins, arrivent-ils à toucher profondément notre inconscient, déclenchant des réactions émotionnelles ou…
Le théâtre qui fait honte : quand une pièce révèle ce qu’on préférait ignorer
Certaines pièces ne bouleversent pas par la beauté d’un texte ou la puissance d’un jeu, mais par un sentiment plus enfoui : la honte. La honte d’avoir été aveugle, passif, complice ou silencieux. Cette émotion, moins spectaculaire que la colère ou la tristesse, agit en profondeur. Elle saisit le spectateur…
Le corps absent : ces personnages qui ne sont plus là mais hantent la scène
Certains personnages n’apparaissent jamais. D’autres sont morts avant que la pièce ne commence. Et pourtant, ils sont là, partout, dans les gestes des autres, les silences, les regards détournés. Le théâtre possède ce pouvoir rare : faire exister un être par son absence même. Le corps n’est pas présent sur…





































