Revisiter son enfance pour se libérer
Nous croyons connaître notre enfance : ce que nous avons vécu, ce que nous avons ressenti, les rôles que nous avons joués dans la famille. Et pourtant, le regard que nous portons sur cette période fondatrice n’est jamais totalement neutre ni figé. Il est influencé par notre histoire, notre vécu adulte, nos blessures et nos constructions inconscientes. Revenir sur son enfance, c’est souvent revenir sur la place qu’on y a occupée, sur le récit que l’on a hérité… ou que l’on s’est raconté pour tenir debout. Changer ce regard peut alors permettre de réécrire sa position dans son propre récit, et de retrouver une liberté intérieure. L’enfance n’est jamais derrière…
La crise d’identité, un passage obligé ?
Qui suis-je ? Où vais-je ? Que veux-je vraiment ? Ces questions, lorsqu’elles deviennent pressantes, marquent souvent l’entrée dans une…
Changer de regard sur soi : première étape vers un mieux-être
Nous sommes souvent nos premiers juges. Bien avant le regard des autres, c’est notre propre regard sur nous-mêmes qui conditionne…
Quand l’humeur devient un terrain instable
On passe du calme à la nervosité, de l’élan à la lassitude, sans comprendre pourquoi. Il ne s’agit pas d’humeur…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le frisson, la surprise… se sont-ils évaporés, ou ont-ils simplement changé de forme ? Le quotidien n’est pas l’ennemi du sentiment amoureux, mais il le met à l’épreuve. Ce que nous appelons parfois “usure” est peut-être le début d’un autre type de lien. La magie des débuts n’est pas faite pour durer Les premiers temps de l’amour sont souvent traversés par une exaltation quasi chimique. Le manque, l’inconnu, l’intensité créent une…
Quand le célibat réactive des blessures plus anciennes
On croit vivre un simple moment sans amour, et c’est tout un monde intérieur qui se réveille. Le célibat, surtout lorsqu’il dure ou qu’il s’impose, ne fait pas que parler d’absence. Il vient parfois toucher des zones enfouies : des blessures précoces, des manques anciens,…
Le désir d’infidélité, comprendre l’envie d’ailleurs
Quand l’envie d’ailleurs parle plus de soi que du couple Le désir d’infidélité peut surgir même dans les couples les plus stables, sans que cela signifie un manque d’amour ou une crise ouverte. Ce fantasme d’ailleurs, souvent culpabilisé ou refoulé, révèle des dynamiques intérieures complexes…
La gestion des désaccords : faut-il toujours chercher à avoir raison ?
Quand les tensions dégénèrent en compétition plutôt qu’en dialogue : comprendre les dynamiques de pouvoir dans le couple Dans les relations de couple, les désaccords sont inévitables. Cependant, ce qui distingue une simple discussion d'un conflit destructeur, c'est la manière dont les partenaires abordent leurs…
Les silences familiaux : ce que l’on ne dit jamais en face à face
Dans les réunions de famille, le silence n’est jamais neutre. Ce qui ne se dit pas — parce que c’est…
Je ne parle plus à mes parents : comprendre la rupture familiale
Couper le lien avec ses parents n’est jamais une décision légère ; c’est souvent l’aboutissement silencieux d’années de blessures invisibles.…
Les fluctuations hormonales : des montagnes russes émotionnelles
Les fluctuations hormonales sont un phénomène central dans la grossesse, ayant des impacts non seulement sur le corps mais aussi…
L’enfant « maladroit » ou « rêveur » : simple trait de caractère ou rôle assigné ?
Certain·e·s enfants semblent naturellement distrait·e·s, maladroit·e·s, la tête ailleurs. Mais derrière cette apparente spontanéité peut se cacher un phénomène plus complexe : le poids d’un rôle assigné par le système familial, à leur insu. Entre caractère authentique et fonction psychique pour la famille, la frontière est souvent plus floue qu’on ne le croit. Le rêveur ou la soupape émotionnelle Dans de nombreuses familles, l’enfant qualifié de "rêveur" ou de "maladroit" assume inconsciemment une fonction apaisante. Face à des tensions latentes ou à des attentes implicites, son inattention devient une manière de détourner l'attention collective, de soulager l’anxiété ambiante. En incarnant celui ou celle "qui n’est pas tout à fait là", il ou elle permet au groupe de ne pas regarder…
La mise en scène de soi sur les réseaux sociaux : un vaste mensonge ?
Un sourire figé, une légende inspirante, un cadre soigneusement choisi. Loin d’être anodine, la manière dont chacun se présente sur les réseaux sociaux reflète un travail minutieux de sélection, d’ajustement, de narration.…
Être élu local : position de pouvoir ou rôle de projection collective ?
On les croise au marché, à la sortie de l’école, dans les réunions publiques. Les élu·es locaux incarnent une forme de proximité politique. Mais derrière cette fonction concrète se joue autre chose…
Le refus scolaire : caprice ou symptôme d’un système anxiogène ?
Il ou elle ne veut plus aller en cours. Se lève avec difficulté, somatise, pleure, s’isole. Le refus scolaire inquiète, dérange, interroge. Est-il le signe d’un caprice, d’un manque de volonté, ou…
Regarder seul ou ensemble ? Le devenir solitaire du visionnage
Alors que les salons familiaux résonnaient autrefois des rires partagés devant des variétés du samedi soir, le visionnage d’images est devenu un acte de plus en plus solitaire. L’individu s'isole avec ses…
Habiter seul(e), habiter son histoire : ce que la vie en solitaire rejoue du passé
On croit souvent que l’on vit seul par choix, par confort ou par contingence. Mais dans de nombreux cas, la décision d’habiter seul ne se comprend vraiment que si l’on observe les résonances qu’elle entretient avec l’histoire familiale, les loyautés inconscientes et les identifications précoces. Loin d’être neutre, ce mode de vie peut rejouer silencieusement des schémas hérités, des postures intériorisées, ou des fidélités secrètes à des figures marquées par la solitude. Une forme de loyauté invisible Il arrive que l’on vive seul sans pouvoir expliquer pourquoi. Il y a des opportunités relationnelles, une envie d’aimer, et pourtant une résistance, un refus, une inertie. Ce blocage est parfois la manifestation…
S’autoriser à craquer quand on se retrouve seule
Il y a des larmes qui ne coulent qu’en huis clos, des corps qui s’effondrent une fois la porte fermée.…
Comment soigner le lien amical pour qu’il se renforce ?
L’amitié semble naturelle, spontanée, immédiate. Et pourtant, c’est une construction lente, fragile, profondément humaine, qui engage le sujet bien au-delà…
Faut-il faire des efforts pour entretenir une amitié ?
On aime penser que l’amitié est naturelle, fluide, sans condition. Qu’elle repose sur une affinité spontanée, et qu’elle dure tant…
Se former pour se sentir légitime : reconnaissance ou défense contre l’imposture ?
Il arrive que des professionnels aguerris, déjà compétents dans leur domaine, choisissent de suivre une formation qui ne leur apporte pas vraiment de nouveau savoir. Ce geste surprend de l’extérieur, mais répond souvent à une nécessité intérieure : obtenir une reconnaissance symbolique qui vient confirmer, sécuriser ou valider ce qui, en eux, reste vécu comme fragile ou illégitime. Plus qu’un besoin d’apprendre, c’est parfois un besoin d’être autorisé à savoir, de manière visible et formelle. Une compétence vécue comme suspecte Certains parcours sont marqués par l’empirisme, l’apprentissage sur le tas, les détours. Ces chemins forgent des savoirs solides, mais sans validation extérieure. Le sujet peut alors se sentir en décalage : compétent en pratique, mais illégitime…
Se rendre indispensable au travail : engagement sincère ou besoin d’exister ?
Dans certaines équipes, il y a toujours une personne sur qui tout repose. Elle connaît les détails, anticipe les urgences, assure la continuité, soutient les autres, parfois sans reconnaissance formelle. À première vue, cet engagement semble noble, altruiste, presque indispensable. Mais derrière cette posture de…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction explicite, mais d’un climat diffus dans lequel l’homogénéité est perçue comme un gage de cohésion. Ceux qui ne se fondent pas dans le groupe, qui…
La quête de reconnaissance : un besoin vital ou une blessure ancienne ?
Certaines personnes poursuivent sans relâche les signes de reconnaissance : compliments, validations, distinctions ou simples retours positifs. Leurs efforts sont constants, leur implication rarement relâchée. À première vue, cela témoigne d’un fort investissement, d’un désir de progression ou d’un perfectionnisme assumé. Mais pour d’autres, cet…
Revenir souvent chez son médecin : un lien affectif au-delà du soin
Certaines personnes prennent régulièrement rendez-vous chez leur médecin généraliste, sans réelle urgence, ni maladie chronique avérée. Une douleur légère, une inquiétude floue, un inconfort passager peuvent suffire à initier la démarche. Ce qui motive la…
Avoir faim dès qu’on rentre chez soi : le lien entre lieu intime et compulsion
Certaines personnes n’éprouvent aucune faim particulière au cours de la journée, mais dès qu’elles rentrent chez elles, une envie irrépressible de manger surgit. Cela peut sembler anodin, mais ce geste automatique – se diriger vers…
S’accorder du répit sans culpabilité : un apprentissage psychique
Faire une pause, ne rien produire, ne pas répondre immédiatement. Autant de gestes simples, presque anodins, qui peuvent pourtant déclencher un malaise profond chez certaines personnes. Derrière l’apparente liberté de s’arrêter se cache, pour beaucoup,…
Coaching et attentes irréalistes : le fantasme des résultats immédiats
Dans certaines démarches de coaching, une attente implicite s’installe dès la première séance : celle d’une transformation rapide, spectaculaire, presque miraculeuse. Ce fantasme, souvent inavoué, repose sur l’idée que quelques séances suffiraient à balayer des…
Chercher un guide sans le dire : quand le besoin de direction reste inavoué
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une posture d’indépendance affichée, une volonté de « réfléchir », d’« explorer ». Pourtant,…
Un silence inattendu : quand l’absence de réponse devient une alerte
Ce n’est pas une dispute, ni un rejet ouvert. C’est autre chose. Un message qui reste sans retour. Une parole…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de douleur psychique. Ces dispositifs sont censés aider à objectiver le ressenti subjectif, à en faciliter la lecture clinique. Mais cette volonté de rendre mesurable ce qui relève de l’intime soulève de nombreuses questions. Car la souffrance psychique ne se laisse pas toujours attraper par des indicateurs. Elle est floue, changeante, parfois muette, parfois trop bruyante pour se réduire à des cases. Et à vouloir tout évaluer, on risque parfois de passer à côté de ce qui, précisément, échappe. La logique rassurante de la mesure Les grilles d’évaluation ont une fonction de repérage et de standardisation. Elles permettent une homogénéisation des…
Dans l’art : Les figures mythologiques et leur impact psychologique
Les figures mythologiques ont depuis longtemps occupé une place centrale dans l’art, non seulement comme éléments narratifs, mais aussi comme symboles puissants des luttes internes de l’être humain. Que ce soit à travers les personnages du héros, des créatures hybrides ou des dieux et déesses, ces figures mythologiques incarnent des…
Ces figures de mentor qui nous fascinent et nous dérangent
La littérature regorge de figures de mentor : personnage sage, initiateur, figure d’autorité éclairée. Pourtant, ces personnages ne nous inspirent pas toujours une admiration sereine. Il arrive qu’ils nous fascinent tout autant qu’ils nous dérangent. Pourquoi cette ambivalence ? Les mentors littéraires incarnent souvent bien plus qu’un rôle de guide…
Le corps des acteurs : comment le geste déplace le sens
Au cinéma, tout ne passe pas par les mots. L’image prime, et le corps des acteurs en devient le premier vecteur. Un mouvement de main, un regard détourné, une hésitation imperceptible peuvent dire davantage qu’une réplique entière. Le geste, souvent involontaire ou minimal, déplace le sens du récit en activant…
Le musée comme refuge : pourquoi certains lieux d’art nous apaisent
Il arrive que l’on pousse la porte d’un musée sans projet clair, presque par besoin physique. Une envie de calme, de retrait, de silence. Et parfois, sans s’y attendre, une sensation de repos s’installe. Rien ne s’impose. Le monde semble plus lent, les sollicitations s’effacent, les pensées se réorganisent. Ce…





































