Vivre pour soi, vivre avec les autres : comment concilier ?
Trouver sa place dans le monde, c’est souvent chercher un équilibre entre deux pôles : le besoin de se respecter soi-même et le désir de rester en lien avec les autres. Vivre pour soi, c’est écouter ses envies, poser ses limites, faire des choix personnels. Vivre avec les autres, c’est composer, partager, faire preuve de considération. Ces deux élans ne sont pas toujours contradictoires… mais ils entrent parfois en tension. Alors, comment faire cohabiter l’affirmation de soi et la relation aux autres sans se perdre ni s’effacer ? Le mythe de l’opposition On oppose souvent ces deux dimensions : comme s’il fallait choisir entre égoïsme et sacrifice, indépendance et amour.…
Se remplir pour ne pas sentir le vide
On croit avoir faim, envie, besoin. On ouvre le frigo sans savoir pourquoi, on se perd sur les réseaux sans…
Rester ou partir ? Quand la vie pose une question sans réponse facile
Il y a des moments où la vie nous place face à une bifurcation intérieure : dois-je rester ou partir…
Honte de soi : le mal invisible qui ronge
La honte n’est pas toujours bruyante. Elle ne s’exprime pas en cris ni en larmes. Elle se glisse dans les…
Le polyamour : liberté ou illusion d’ouverture ?
Le polyamour intrigue, séduit, dérange ou questionne, tant il bouscule les fondations du couple traditionnel. Dans sa promesse d’amour libre et égalitaire, il semble ouvrir un espace d’expérimentation affective inédit. Mais derrière cette apparente liberté se nichent parfois des mécanismes inconscients puissants ; conflits d’identités, déni de dépendance, fantasmes de toute-puissance. Le polyamour est-il vraiment une voie d’émancipation relationnelle, ou peut-il masquer d’autres impasses psychiques ? Un idéal de liberté… au prix de quel clivage ? Le polyamour repose sur l’idée qu’aimer plusieurs personnes n’est pas une trahison, mais une expansion du lien. Mais cette multiplicité, si elle n’est pas travaillée psychiquement, peut aussi devenir un clivage affectif. La coexistence de plusieurs relations exige une…
Dormir ensemble : symbole d’intimité ou perte de liberté nocturne ?
Analyse psychologique du lit partagé et des espaces personnels Dormir à deux est souvent perçu comme une évidence dans la vie de couple. Le lit partagé devient un symbole d’amour, de proximité et de lien. Pourtant, derrière ce rituel nocturne se cachent des enjeux bien…
Conflits liés à l’argent : une source de tensions dans le couple
Une analyse des dynamiques émotionnelles et inconscientes liées à l'argent L’argent est une source fréquente de conflits dans les couples, souvent liée à des émotions profondes et à des besoins non exprimés. Bien plus qu’un simple moyen de transaction, l’argent est un puissant révélateur des…
Couple : comment établir la confiance ?
Les fondations invisibles d’un lien solide et vivant La confiance est souvent évoquée comme un prérequis dans toute relation amoureuse. Pourtant, elle ne se décrète pas, ne s’exige pas, et ne s’installe pas spontanément. Établir la confiance, c’est construire un espace psychique où chacun peut…
L’impact psychologique des premiers mois de grossesse
Les premiers mois de grossesse marquent le début d’une transformation psychologique et émotionnelle profonde. Si le corps subit des changements…
Monoparentalité et culpabilité : le sentiment de ne jamais en faire assez
Être parent solo, c’est souvent porter bien plus que la charge éducative. C’est aussi vivre avec un sentiment latent de…
Le retour à la maison : régression nécessaire ou répétition toxique ?
Rentrer chez soi, retrouver la maison de l’enfance ou les lieux où se rejoue la mémoire familiale, n’est jamais un…
Le partage des tâches ménagères : un symptôme de l’équilibre familial
La répartition des tâches domestiques semble appartenir au registre du quotidien, loin des grands enjeux psychiques. Pourtant, elle constitue l’un des espaces les plus révélateurs des dynamiques familiales profondes. Qui s’occupe de quoi, avec quelle régularité et avec quelle reconnaissance traduit bien plus que des habitudes : cela expose l’équilibre affectif, les rôles inconscients et les tensions larvées au sein du foyer. Derrière la gestion du quotidien se cache une véritable scène où se rejouent les attentes, les frustrations et les héritages invisibles. La répartition des tâches, miroir des places affectives Attribuer ou s'attribuer certaines tâches n’est jamais un simple choix logistique. C’est souvent une manière silencieuse d’occuper une place affective dans la famille, qu'il s'agisse d’exprimer un besoin de…
Faire valoir ses droits, un acte citoyen
Porter plainte, contester une décision, demander réparation ou faire valoir une liberté fondamentale : revendiquer ses droits peut sembler évident dans une démocratie. Pourtant, ce geste reste parfois chargé de malaise, de…
Facebook, Instagram, X et TikTok : le monde du vide ?
Ils rythment nos gestes, saturent nos écrans, façonnent nos imaginaires. Facebook, Instagram, X (ex-Twitter) et TikTok occupent une place centrale dans l’expérience contemporaine du monde. Mais plus le flux s’accélère, plus une…
Penser avec des machines : ce que l’IA fait à la pensée humaine
L’intelligence artificielle ne se contente pas de résoudre des tâches techniques ou d’automatiser des fonctions répétitives : elle modifie en profondeur notre rapport à l’effort mental, à l’élaboration du sens, au processus…
Le refus scolaire : caprice ou symptôme d’un système anxiogène ?
Il ou elle ne veut plus aller en cours. Se lève avec difficulté, somatise, pleure, s’isole. Le refus scolaire inquiète, dérange, interroge. Est-il le signe d’un caprice, d’un manque de volonté, ou…
Quand les liens d’amitié deviennent parentaux
Certaines amitiés prennent une tournure particulière : l’un semble guider, contenir, rassurer, pendant que l’autre demande, s’appuie, sollicite. Le lien devient alors asymétrique, presque éducatif, comme si une figure parentale venait s’y glisser silencieusement. Cette configuration n’est pas anodine. Elle peut rassurer, sécuriser, mais aussi révéler des évitements affectifs plus profonds, des peurs anciennes liées à la confrontation et à la réciprocité. Le besoin d’un cadre affectif dans l’amitié Dans un monde relationnel parfois flou, certains cherchent inconsciemment un ancrage fort dans leurs liens. Ils investissent alors une personne comme référente, soutien moral, cadre d’existence. Ce n’est pas une demande explicite, mais une attente muette : être guidé, apaisé, validé.…
Se forcer à sortir avec des amis : entre loyauté et fatigue intérieure
Certains disent oui à toutes les invitations, multiplient les sorties, assurent une présence régulière dans le cercle amical ou social.…
S’engager pour exister : quand l’association devient un lieu d’identification
Derrière le désir d’aider, de contribuer, de s’impliquer, il y a parfois autre chose. Un besoin plus souterrain : celui…
Activités et sorties : comment laisser aller ses envies ?
Beaucoup disent avoir envie de sortir, de revoir du monde, de s’accorder un moment agréable. Mais quand l’occasion se présente,…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas, non par opposition mais par tempérament ou par lucidité, se retrouvent progressivement mis à l’écart, comme s’ils dérangeaient une harmonie fragile. Le problème n’est pas tant leur discours que leur dissonance affective. Ne pas entrer dans le ton revient, en creux, à interroger le cadre lui-même. Un climat d’adhésion qui exclut la nuance Dans ce type d’environnement, l’enthousiasme devient une compétence émotionnelle attendue. Ceux qui expriment une réserve, une fatigue,…
Choisir le même métier que son père : signe de liberté ou loyauté ?
À première vue, suivre la voie professionnelle de son père semble relever d’un choix naturel. Il connaît le métier, en parle, l’incarne. Le terrain est familier, balisé, sécurisant. Mais ce mimétisme peut aussi masquer une assignation invisible : une fidélité inconsciente à un héritage familial…
Quand le stress collectif devient une manière de ne pas penser
Dans certaines équipes, le stress ne se vit pas seulement comme une contrainte : il devient une norme, un rythme, presque un langage commun. Chacun se plaint d’avoir trop à faire, mais personne ne ralentit. Les réunions s’enchaînent, les mails pleuvent, les urgences s’accumulent. Dans…
Pourquoi préfère-t-on parfois la machine à un collègue ?
L’intelligence artificielle est souvent perçue comme un outil pratique, rapide et fiable. Mais au-delà de ses performances techniques, elle suscite parfois une préférence émotionnelle surprenante : certaines personnes se sentent plus à l’aise avec une machine qu’avec un collègue humain. Ce choix, en apparence rationnel,…
Routine matinale, méthode 5-3-1, journal de gratitude… et après ?
Le monde du développement personnel regorge de pratiques structurées : routines du matin, protocoles d’efficacité, listes de gratitude quotidiennes. Ces outils sont présentés comme des leviers de transformation, de stabilité et de performance intérieure. Mais…
Mieux-être : pourquoi aller bien peut aussi déstabiliser
On imagine souvent que se sentir mieux apporte un soulagement immédiat. Et pourtant, chez certaines personnes, le mieux-être suscite de l’inconfort, voire une forme d’angoisse. Aller bien quand on a longtemps souffert ne va pas…
S’adapter au rythme d’un autre : entre fusion et effacement de soi
Certaines personnes s’ajustent sans cesse à l’emploi du temps de l’autre, à ses envies, ses horaires, son énergie. Elles se rendent disponibles, déplacent leurs propres impératifs, attendent, patientent, s’alignent. Loin d’un simple souci d’harmonie, cette…
Quand le matin est trop dur : le réveil comme épreuve symbolique
Certaines personnes vivent chaque réveil comme une petite traversée du désert. Le corps alourdi, les pensées embrouillées, un dégoût diffus à l’idée de sortir du lit. Ce n’est pas seulement la fatigue ou le manque…
Un regard différent sur soi : quand on ne se reconnaît plus dans les yeux de l’autre
Il y a des moments où l’on se sent tout à coup étranger à soi-même. Non pas à cause d’un…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, «…
Quelle est la spécificité d’un psychanalyste ?
Dans le vaste champ des métiers du soin psychique, la figure du psychanalyste intrigue autant qu'elle interroge. Souvent perçue comme…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective, pas de soirée agitée ni de maladie identifiable, et pourtant l’épuisement est là, lourd, inexplicable. C’est souvent à ce moment précis que quelque chose cherche à se dire autrement : non pas par les mots ou la conscience, mais par cette fatigue qui déborde d’un ailleurs intérieur. Quand l’inconscient travaille la nuit, il laisse parfois au réveil les traces de son activité invisible, comme si le sommeil n’avait pas été un refuge mais un théâtre agité. Le sommeil, scène active de la vie psychique La nuit n’est pas un temps de repos pour tout le monde. Chez certains, dormir revient…
Identifications au théâtre : quand une scène nous touche sans raison
Il arrive qu’un personnage de théâtre nous bouleverse sans raison apparente. Ce n’est ni le texte, ni la situation, ni même l’interprétation. Et pourtant, une émotion surgit, sans qu’on puisse la relier à un souvenir, une expérience ou un discours clair. Ce phénomène relève d’un processus souvent invisible : l’identification…
Ces jeux vidéo qui nous donnent envie de rester devant sans jouer
Il existe des jeux dans lesquels on cesse de « faire », mais où l’on reste, immobile, attentif, absorbé. Aucun objectif, aucune mission, aucun enjeu immédiat. Et pourtant, on ne quitte pas l’écran. On contemple un paysage, on écoute un souffle de vent, on laisse couler le temps. Cette suspension…
Sortir de soi sans se perdre : équilibre psychique du comédien
Jouer un rôle, c’est toujours s’éloigner un peu de soi. Mais quand ce geste devient quotidien, professionnalisé, répété, la porosité entre soi et le personnage peut devenir un terrain glissant. Certains comédiens parlent d’une ouverture, d’un agrandissement intérieur. D’autres, au contraire, décrivent des moments de dérive, où la frontière entre…
Mourir et renaître dans le jeu : rite symbolique ou fuite ?
La mort dans un jeu vidéo n’a, en principe, rien de dramatique. Elle est fréquente, réversible, presque banale. On meurt, on recommence. Mais cette mécanique répétitive soulève des questions psychiques plus profondes qu’il n’y paraît. Pourquoi certains joueurs recherchent-ils sans cesse la chute, l’échec, puis la renaissance de leur personnage…





































