La place de l’aîné dans la fratrie : rôle, pression et affirmation de soi
Être l’aîné d’une fratrie, ce n’est pas seulement naître en premier. C’est hériter d’un rôle symbolique, parfois valorisé, parfois lourd à porter. L’aîné est souvent celui qui ouvre la voie, celui sur qui reposent les premières projections parentales, mais aussi celui qu’on attend au tournant, chargé de donner l’exemple. Cette place, socialement valorisée, peut générer un sentiment de fierté… ou une pression silencieuse. Comprendre les spécificités de la position d’aîné permet de mieux saisir comment elle façonne la construction de soi. Une position d’ouverture dans l’histoire familiale L’aîné arrive dans une famille encore en devenir. Il est le premier à tout vivre, à initier le lien parent-enfant, à tester les…
Transmettre ses valeurs sans les imposer : un équilibre subtil
Transmettre ses valeurs, c’est souvent un geste d’amour. C’est vouloir transmettre ce qui nous paraît juste, ce qui nous a…
Cheminer doucement : éloge de la lenteur intérieure
Dans un monde qui valorise la vitesse, la productivité et les résultats immédiats, aller lentement peut sembler contre-intuitif. Et pourtant,…
Le test CliftonStrengths de Gallup
Dans un univers où les tests de personnalité cherchent souvent à corriger des failles ou à repérer des dysfonctionnements, le…
En couple, prendre plaisir dans les obligations du quotidien
Le quotidien est souvent perçu comme un enchaînement de tâches à accomplir, une succession d’obligations nécessaires mais dépourvues de saveur. Pourtant, certains couples parviennent à transformer ces moments contraints en instants de complicité ou de satisfaction discrète. Et si le problème ne venait pas des obligations elles-mêmes, mais du regard que l’on porte sur elles ? La fausse opposition entre plaisir et devoir Dans l’imaginaire collectif, le plaisir serait du côté de la liberté et le devoir du côté de la contrainte. Cette vision dualiste alimente l’idée que les tâches quotidiennes sont par essence rébarbatives. Mais le quotidien n’est pas condamné à être une corvée si l’on change la manière de l’habiter. C’est souvent l’absence…
Quand l’amour fait peur : pourquoi on sabote parfois le lien
On rêve de l’amour, on l’appelle, on le cherche… puis, quand il arrive, on s’éloigne, on doute, on abîme. Comme si ce qu’on désirait tant devenait soudain insupportable. Il existe une peur bien réelle de l’amour, souvent inconsciente, qui pousse certaines personnes à saboter une…
L’érosion du désir dans le couple est-il inexorable ?
Le désir ne disparaît pas du jour au lendemain ; il glisse doucement vers l’arrière-plan. Ce lent effacement, souvent discret, est l’une des expériences les plus courantes dans les relations amoureuses longues. Pourtant, il reste difficile à nommer, à comprendre, à accepter. On se sent…
Ce que je découvre de moi quand je ne suis pas en couple
Il existe une forme de lucidité qui ne se révèle que dans l’absence de lien amoureux. Lorsqu’on n’est plus en miroir permanent avec un·e partenaire, d’autres parties de soi peuvent émerger. Non pas parce qu’elles étaient absentes, mais parce qu’elles étaient étouffées, mises en veille…
Groupes, clans et exclusions : quand l’appartenance enferme
À l’adolescence, le besoin d’appartenir à un groupe est un passage essentiel pour se construire. Mais ce qui commence comme…
Désirer un enfant pour exister : la maternité comme refuge identitaire
Pour certaines femmes, le désir d’enfant dépasse la simple envie de transmettre la vie ou de fonder une famille. Il…
Quand la perte des grands-parents réveille l’histoire familiale
Quand un grand-parent s’éteint, ce n’est pas seulement une personne que l’on perd, mais tout un pan de l’inconscient familial…
Adolescence et transgression : pourquoi les interdits attirent ?
Pousser les limites, braver les interdits, défier les règles : ces comportements sont presque devenus des clichés associés à l’adolescence. Pourtant, derrière ce besoin de transgression ne se cache pas une simple envie de provoquer ou de "faire des bêtises". La transgression répond à une fonction psychique essentielle dans la construction identitaire. C’est en testant les frontières que l’adolescent découvre qui il ou elle est, jusqu’où il peut aller, et ce qui fait sens pour lui ou elle, au-delà des normes imposées. Transgresser pour se différencier du cadre parental L’interdit incarne ce que l’adulte pose comme limite. En le franchissant, l’adolescent affirme son autonomie et son désir de se détacher des repères parentaux. Ce n’est pas tant l’interdit en lui-même…
L’enfant réparateur : quand une génération doit compenser le passé
Dans de nombreuses familles, l’enfant n’est pas seulement une promesse, il devient parfois un espoir de réparation. On projette sur lui les rêves inaboutis, les blessures silencieuses, les frustrations sociales d’une génération…
Trop d’infos, trop de formats : l’effet de saturation des magazines d’actualité
À chaque parution, les magazines d’actualité se présentent comme des repères dans le flux chaotique de l’information. Et pourtant, nombre de lecteurs ressentent aujourd’hui un malaise diffus face à cette surabondance :…
La voix du pouvoir : quand la parole devient hypnose collective
Dans les grands moments de l’histoire politique, ce n’est pas seulement le contenu des discours qui marque les esprits, mais la manière dont ils sont dits, portés, incarnés par une voix singulière.…
L’attention fractionnée : une fatigue invisible de la dispersion digitale
Notifications, pop-ups, multitâche, fenêtres ouvertes : l’environnement numérique contemporain sollicite sans relâche notre attention. Mais ce qui semble nous connecter au monde nous divise en réalité intérieurement. Car à force d’osciller d’un…
L’amitié est-elle une forme d’amour désérotisé ?
L’amitié fascine par sa stabilité silencieuse. Elle relie sans posséder, soutient sans séduire, dure souvent plus que l’amour. Pourtant, sa nature exacte reste difficile à cerner. L’amitié serait-elle, en profondeur, une forme d’amour libérée du désir sexuel ? Ou bien une construction autonome, fondée sur une autre logique que celle de l’attirance ? Derrière cette question, se cachent des enjeux plus vastes sur la place du corps, du manque et de l’engagement dans les liens humains. Un lien qui dit "je t’aime" sans le dire L’amitié engage souvent une forme d’attachement profond. Elle suppose de la confiance, de la loyauté, une intimité affective construite au fil du temps. Certains gestes,…
Quand vivre seul(e) devient un repli identitaire
Il existe des solitudes choisies, fécondes, transitoires. Mais il en est d’autres, plus discrètes, plus figées, où la vie seule…
Être indispensable : la peur inconsciente de disparaître
Certaines personnes s’investissent avec une intensité constante dans leur association, leur collectif ou leur groupe d’entraide. Elles sont toujours là,…
Quand les liens d’amitié deviennent parentaux
Certaines amitiés prennent une tournure particulière : l’un semble guider, contenir, rassurer, pendant que l’autre demande, s’appuie, sollicite. Le lien…
Au travail, des non-dits qui structurent la vie d’équipe
Dans toute équipe, il existe des choses qui ne se disent pas mais qui orientent les comportements, les alliances, les silences. Il ne s’agit pas forcément de secrets lourds, mais de zones floues, de tensions non verbalisées, d'accords implicites sur ce qui peut être abordé… ou non. Ces non-dits ne sont pas des oublis : ils participent à l’équilibre du groupe, ils en dessinent les contours, parfois au prix d’une parole empêchée. Ils peuvent masquer des conflits anciens, des désaccords souterrains ou des hiérarchies affectives invisibles. Ce qui ne se dit pas mais se transmet Les non-dits ne sont pas l’absence de parole, mais une parole déplacée, évitée, réorganisée. Ils vivent dans les regards, les…
Se diriger vers des études prestigieuses, une quête d’amour parental ?
Choisir une grande école, intégrer une filière réputée, viser l’excellence… autant de décisions souvent perçues comme des marqueurs de réussite, de mérite, de légitimité sociale. Mais pour certain·es, l’attrait pour les études prestigieuses cache moins un désir personnel qu’un espoir de reconnaissance familiale. Ce n’est…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
Ne pas supporter l’imprévu : besoin de cadre ou angoisse affective ?
Certains réagissent avec une nervosité disproportionnée face à la moindre modification de programme. Ce rejet de l’imprévu, souvent interprété comme un simple trait de caractère ou une préférence logistique, cache parfois des enjeux bien plus profonds. Derrière l’attachement au cadre peut se dissimuler une angoisse…
Flotter au spa : le lâcher-prise aquatique comme métaphore du lien perdu
Le corps flottant dans l’eau n’est plus soumis aux lois habituelles : il est soutenu sans effort, libre de ses tensions, doucement désorienté. Ce moment, souvent vécu comme anodin ou agréable, peut pourtant réveiller une…
Quand le corps prend la parole : écouter les symptômes autrement
Et si les douleurs physiques n’étaient pas toujours dues à un dysfonctionnement organique mais à un conflit psychique qui ne trouve pas d’autre issue ? Dans une société qui valorise le langage, nous oublions parfois…
Coaching ou contrôle ? Quand l’accompagnement devient injonction
Le coaching s’inscrit aujourd’hui dans une logique d’accompagnement au changement, à l’adaptation, à l’évolution. Il est censé libérer, faire émerger, révéler. Mais dans certaines situations, il agit moins comme un espace d’écoute que comme un…
La posture parfaite : que cherche-t-on à contenir dans l’immobilité ?
Dans certaines pratiques méditatives ou de yoga, l’attention portée à la posture devient centrale. Dos droit, mâchoire relâchée, immobilité absolue. L’idée est de trouver une forme d’alignement corporel propice au calme intérieur. Mais cette exigence…
Pourquoi certains troubles anxieux résistent aux explications rationnelles ?
Face à l’angoisse, la première tentation est souvent de chercher à comprendre. On interroge les causes, on remonte les événements…
Un enfant qui parle trop vrai : l’écho d’une parole brute
Il y a des phrases qui frappent plus fort que prévu. Non pas parce qu’elles sont cruelles ou calculées, mais…
Le vide soudain : quand tout perd son goût sans raison apparente
Certaines périodes s’ouvrent dans une clarté intacte, avec des projets, des habitudes et même des liens familiers, mais tout semble…
Vouloir être compris sans avoir à parler : un désir d’amour primitif ?
On entre parfois en thérapie avec l’espoir d’être enfin compris, mais sans trop en dire. C’est une attente rarement formulée, souvent inconsciente, mais puissante : que le psy devine, ressente, comprenne avant même que les mots ne soient posés. Ce désir d’être saisi dans le silence, d’être reconnu dans le non-dit, dépasse la simple attente relationnelle : il touche à une mémoire affective ancienne. Dans le cadre thérapeutique, cette attente peut à la fois nourrir la relation… et en entraver le mouvement. Une attente fondée sur l’infantile Être compris sans avoir à parler renvoie à une forme d’idéalisation originelle : celle d’un autre qui percevrait nos besoins avant qu’ils soient formulés. Ce fantasme repose souvent sur le souvenir inconscient d’un…
Quand une lecture réveille une mémoire oubliée
Il nous arrive de lire un passage de livre et de sentir, sans savoir pourquoi, une émotion ancienne nous traverser. Rien dans le texte ne semble directement lié à notre histoire, et pourtant quelque chose s’ébranle. Ce phénomène de réminiscence involontaire agit comme un écho mystérieux, révélant l’effet profond que…
Le théâtre comme lieu de réparation narcissique
Entrer en scène, c’est parfois plus qu’un désir de jeu : c’est une tentative de réhabilitation silencieuse. Pour certains comédiens, monter sur les planches devient une manière de réparer une faille ancienne, une blessure d’amour-propre ou un sentiment d’effacement précoce. Le théâtre, alors, n’est pas qu’un espace de création :…
Le héros sacrificiel : quand le cinéma rejoue nos fantasmes de réparation
Le héros qui se sacrifie est l’une des figures les plus puissantes du cinéma. Qu’il donne sa vie pour sauver les autres, qu’il renonce à l’amour pour accomplir son devoir, ou qu’il expie une faute par un acte ultime, cette posture narrative émeut universellement. Mais pourquoi ce schéma nous touche-t-il…
Ce que l’on projette sans le savoir : le tableau comme miroir émotionnel
Regarder un tableau, ce n’est jamais seulement contempler une image. C’est aussi, souvent à notre insu, y déposer une part de soi. Ce geste projectif est spontané, inconscient. Une couleur nous attire, une expression nous dérange, un détail obsède. Ce n’est pas l’œuvre en elle-même qui crée cet effet, mais…





































