La personnalité extravertie
Toujours en mouvement, à l’aise en public, tourné vers l’action et le lien social… L’extraverti est souvent perçu comme dynamique, sociable, charismatique. Dans les typologies psychologiques, l’extraversion désigne une tendance à orienter son énergie vers l’extérieur, vers les autres, le monde, la communication. Mais que dit la psychanalyse de cette orientation ? Derrière l’apparente aisance relationnelle, l’extraversion peut aussi cacher des enjeux inconscients, des conflits de désir, voire un rapport fragile au vide intérieur. Penser la personnalité extravertie en psychanalyse, c’est aller au-delà du comportement visible pour interroger ce qui, en elle, cherche à se dire. L’extraversion, une construction de défense ou de désir ? En psychanalyse, on ne parle…
Grand frère, grande sœur : sortir du devoir d’exemplarité
Être l’aîné dans une fratrie, ce n’est pas seulement une question d’âge. C’est souvent une place particulière, chargée d’attentes, de…
Pourquoi la perversion narcissique n’existe pas
Le terme de « pervers narcissique » a envahi les discours médiatiques, les livres de développement personnel et les réseaux…
La crise d’identité, un passage obligé ?
Qui suis-je ? Où vais-je ? Que veux-je vraiment ? Ces questions, lorsqu’elles deviennent pressantes, marquent souvent l’entrée dans une…
Reconstruire son identité après le divorce : qui suis-je sans l’autre ?
La fin d’un mariage ne signe pas seulement la rupture d’un lien affectif, elle provoque une secousse bien plus intime : celle de l’identité. Quand le couple disparaît, c’est toute une partie de soi qui semble s’effondrer, laissant un vide où les repères habituels se brouillent. Qui devient-on lorsque le rôle de conjoint·e s’efface ? Comment se redéfinir après avoir existé dans un cadre façonné par la relation à l'autre ? Le couple comme miroir identitaire : une fusion silencieuse Au fil des années, la relation conjugale devient un référent identitaire puissant. On ne se pense plus uniquement comme individu, mais à travers le prisme du "nous", intégrant inconsciemment des rôles, des habitudes, voire des…
Conflits liés à l’argent : une source de tensions dans le couple
Une analyse des dynamiques émotionnelles et inconscientes liées à l'argent L’argent est une source fréquente de conflits dans les couples, souvent liée à des émotions profondes et à des besoins non exprimés. Bien plus qu’un simple moyen de transaction, l’argent est un puissant révélateur des…
Les séparations à répétition : rupture réelle ou jeu affectif ?
Comprendre les couples qui se quittent pour mieux se retrouver, encore et encore Il existe des couples qui se séparent à plusieurs reprises, parfois violemment, avant de se retrouver comme si rien ne s'était vraiment défait. Cette dynamique, souvent perçue comme toxique de l'extérieur, obéit…
Aimer sans désir, désirer sans aimer : faut-il opposer les deux ?
Aimer et désirer sont souvent associés, confondus, attendus ensemble. L’amour véritable serait à la fois attachement profond et élan charnel ; c’est ce que l’on espère, ce que l’on croit naturel. Pourtant, dans l’expérience intime, les deux ne cohabitent pas toujours. On peut aimer sans…
Le rôle inconscient des parents dans les peurs de l’enfant
Les peurs des enfants sont souvent attribuées à leur imagination débordante ou à des étapes normales de développement. Pourtant, une…
Le couple face à la naissance : déséquilibres affectifs et tensions
L’arrivée d’un enfant est souvent présentée comme un moment de bonheur partagé. Pourtant, la naissance agit comme un véritable séisme…
Le fantasme de l’enfant idéal : quand le désir efface la réalité
Derrière chaque désir d’enfant se cache une image, souvent inconsciente, de ce que cet enfant sera. Avant même sa conception,…
Le choix du prénom, entre fantasmes et désirs inconscients
Donner un prénom à son enfant paraît être un acte anodin, guidé par des goûts personnels ou des sonorités appréciées. Pourtant, derrière ce choix se dissimulent souvent des désirs inconscients, des projections et des héritages familiaux dont les parents n'ont pas toujours conscience. Le prénom n’est pas qu’une étiquette ; il porte une charge symbolique forte, inscrivant l’enfant dans une histoire, un imaginaire et parfois dans des attentes silencieuses. Nommer, c’est projeter un désir Choisir un prénom, c’est déjà attribuer une identité avant même que l’enfant n’ait pu se définir par lui-même. Derrière ce geste, se glisse un espoir, un fantasme ou une représentation idéalisée de ce que l’enfant incarnera. Par exemple, nommer son fils "Victor" en pensant inconsciemment à…
Institutions : confiance raisonnée ou attachement affectif ?
Croire en la justice, respecter les décisions politiques, accepter l’autorité médicale ou administrative : la confiance envers les institutions semble être un acte rationnel, nourri d’observation, d’analyse, de preuves. Mais en profondeur,…
La justice est-elle vraiment la même pour tous?
Principe fondamental de toute démocratie, l’égalité devant la loi affirme que nul ne doit être privilégié ou désavantagé par sa condition sociale, son origine ou son statut. Mais au-delà du cadre légal,…
Peut-on construire des valeurs communes sans passé commun ?
Dans une société marquée par la diversité des origines, des trajectoires et des mémoires, la question du passé partagé devient centrale. Comment faire société quand les histoires ne coïncident pas ? Quand…
La montée du populisme est-elle inexorable ?
Présentée comme un symptôme ou comme une menace, la montée du populisme nourrit aujourd’hui autant de craintes que d’analyses. Ce phénomène politique, d’abord marginal, s’est installé durablement dans de nombreuses démocraties. Il…
Revenir vers un ami perdu : réparation ou répétition ?
Il y a des amitiés que l’on croit éteintes, mais dont la mémoire persiste en silence. Des liens rompus, mal conclus, laissés en suspens. Et parfois, surgit le désir de retour. Reprendre contact. Réparer. Mais ce geste apparemment simple réactive des dynamiques profondes. Est-ce vraiment une démarche tournée vers l’autre, ou une tentative de rejouer ce qui n’a pas été digéré ? Revenir vers un ami perdu, c’est souvent convoquer une part de soi laissée en arrière. C’est risquer de rouvrir une blessure en croyant la refermer. Le mirage de la réparation Le besoin de renouer cache souvent un sentiment de culpabilité, un regret, une nostalgie d’un lien idéalisé. On…
Pourquoi certaines amitiés deviennent soudainement intenables ?
Il arrive qu’un lien, vécu comme naturel et précieux pendant des années, devienne tout à coup pesant, irritant, presque insupportable.…
Faut-il faire des efforts pour entretenir une amitié ?
On aime penser que l’amitié est naturelle, fluide, sans condition. Qu’elle repose sur une affinité spontanée, et qu’elle dure tant…
Quand nos choix de vie deviennent insupportables pour nos amis
On pense souvent que ceux qui nous aiment se réjouiront de nos réussites, de nos transformations, de nos nouveaux chemins.…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas, non par opposition mais par tempérament ou par lucidité, se retrouvent progressivement mis à l’écart, comme s’ils dérangeaient une harmonie fragile. Le problème n’est pas tant leur discours que leur dissonance affective. Ne pas entrer dans le ton revient, en creux, à interroger le cadre lui-même. Un climat d’adhésion qui exclut la nuance Dans ce type d’environnement, l’enthousiasme devient une compétence émotionnelle attendue. Ceux qui expriment une réserve, une fatigue,…
Faire des heures supplémentaires pour exister : l’invisible dette
Certaines personnes ne comptent jamais leurs heures. Elles prolongent systématiquement leurs journées, s’investissent au-delà des attentes, prennent en charge ce que d’autres laissent de côté. À première vue, cela semble relever du zèle, de l’engagement ou d’un sens aigu du travail bien fait. Mais ce…
L’injonction au bonheur dans certaines entreprises
Dans certaines organisations, le bien-être est partout : affiché sur les murs, promu dans les newsletters internes, célébré lors de journées dédiées. On y parle d’épanouissement, de motivation, de sens au travail. À première vue, cela semble positif. Qui pourrait critiquer un management attentif à…
Fonction publique et dépression : redonner du sens et de l’envie
Loin des impératifs du privé, certaines fonctions publiques permettent un rythme régulier, une charge de travail contenue, peu de pression directe. On y trouve ce que beaucoup recherchent : sécurité, équilibre, lisibilité. Mais chez certaines personnes, cette stabilité extérieure laisse progressivement place à un état…
Quand contrôler son alimentation devient une manière de se sentir exister
Certaines personnes ne mangent jamais au hasard. Tout est mesuré, pesé, planifié. La nourriture devient une affaire de volonté, un terrain de maîtrise sans faille. Derrière cette rigueur, souvent valorisée socialement, se cache parfois un…
Revenir souvent chez son médecin : un lien affectif au-delà du soin
Certaines personnes prennent régulièrement rendez-vous chez leur médecin généraliste, sans réelle urgence, ni maladie chronique avérée. Une douleur légère, une inquiétude floue, un inconfort passager peuvent suffire à initier la démarche. Ce qui motive la…
Quand le corps parle pour l’âme : les plaintes sans cause apparente
Fatigue inexpliquée, vertiges sans origine, douleurs diffuses ou sensations étranges : de nombreux motifs de consultation médicale échappent au diagnostic classique. Face à ces plaintes sans cause apparente, le discours médical se heurte à une…
S’adapter au rythme d’un autre : entre fusion et effacement de soi
Certaines personnes s’ajustent sans cesse à l’emploi du temps de l’autre, à ses envies, ses horaires, son énergie. Elles se rendent disponibles, déplacent leurs propres impératifs, attendent, patientent, s’alignent. Loin d’un simple souci d’harmonie, cette…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas…
Je me sens plein d’émotions, mais je ne parviens pas à les déverser
Il arrive que l’intérieur déborde sans qu’aucune goutte ne tombe. On se sent plein, chargé, presque saturé, et pourtant rien ne sort. Les émotions tournent en boucle, les pensées s’entassent, mais tout reste coincé dedans. C’est un état paradoxal : tout en soi semble prêt à exploser, et dans le même temps, impossible de parler, de pleurer, de déposer ce qui pèse. On voudrait s’alléger, mais on ne trouve pas l’ouverture par où cela pourrait passer. Un trop-plein silencieux Ce trop-plein n’est pas visible à l’extérieur. On continue à sourire, à faire bonne figure, à répondre aux sollicitations. Mais en dedans, ça gronde. C’est comme une marée intérieure qui monte, sans jamais redescendre. Elle fatigue, elle irrite, elle crée un…
Compétition amicale ou rivalité masquée ? Ce que le jeu vidéo révèle
Quand deux amis jouent ensemble, la légèreté apparente du jeu peut parfois céder à une tension plus trouble. On se taquine, on se défie, on se dépasse. Mais sous cette dynamique amicale peut se dissimuler une forme de rivalité sourde, d’opposition affective ancienne, ou de lutte pour une reconnaissance silencieuse.…
La répétition au cinéma : rituel, compulsion ou élaboration ?
La répétition est l’un des procédés les plus puissants du cinéma. Répéter un plan, un geste, une scène ou une séquence narrative n’est jamais neutre. Derrière ce que le spectateur perçoit comme une insistance ou une boucle se cache souvent un travail inconscient : rituel apaisant, compulsion de répétition ou…
Lecture et transfert : quand un personnage devient un double imaginaire
Il arrive qu’un personnage de roman prenne une place étrange dans notre vie intérieure. Bien après avoir refermé le livre, il continue de vivre en nous, d’agir comme un double intime. Certaines lectrices ou lecteurs évoquent même un sentiment d’attachement profond, comme si ce personnage avait compris ce qu’eux-mêmes ne…
Se sentir chez soi dans un monde fictif : refuge ou reconstruction symbolique ?
Il n’est pas rare qu’un joueur ou une joueuse évoque avec émotion un monde vidéoludique qu’il ou elle a parcouru des heures durant, comme un lieu familier. Certains univers ne sont pas seulement explorés : ils sont habités. On s’y sent bien, comme chez soi. Mais d’où vient ce sentiment…





































