Place dans la famille, place dans la société : un lien plus fort qu’on ne le pense
On pense souvent la famille comme un espace intime, privé, distinct de la société. Pourtant, notre façon de nous positionner dans le monde est profondément liée à la place qu’on a occupée dans notre famille. Aîné responsable, enfant effacé, petit dernier observateur ou « pilier invisible »… Ces rôles initiaux, souvent silencieux, façonnent nos manières d’être au travail, dans les groupes, dans nos engagements, et même dans nos doutes. Comprendre le lien entre ces deux sphères, c’est aussi donner du sens à ce qui, parfois, nous échappe. La famille : première scène de positionnement Dans la cellule familiale, on apprend tôt à "prendre une place" : pour être vu, pour…
À quoi se raccrocher quand tout semble flou ?
Il y a des moments dans la vie où plus rien ne semble clair. Les repères habituels disparaissent, les certitudes…
Le test de personnalité MBTI
Le MBTI, ou Myers-Briggs Type Indicator, est l’un des tests de personnalité les plus utilisés dans le monde. Développé au…
Pourquoi la réussite des autres me fait douter de moi
Tout allait bien jusqu’à ce dîner, cette annonce, ce post sur les réseaux. L’autre a réussi. Un projet qui aboutit,…
Les non-dits du couple : protection ou poison silencieux ?
Dans toute relation, il y a des choses que l'on préfère taire. Par pudeur, par peur ou par stratégie, le silence s’installe souvent là où la parole semble trop risquée. Dans le couple, ces non-dits jouent un rôle ambivalent : ils peuvent protéger l’équilibre fragile du lien, mais aussi, avec le temps, devenir un poison discret qui fragilise la confiance et l’intimité. Comprendre ce qui pousse à taire l’essentiel, c’est éclairer les mécanismes inconscients qui transforment le silence en refuge... ou en menace. Le non-dit comme mécanisme de protection psychique Taire certaines pensées ou ressentis n'est pas toujours une faute. Le silence peut servir à éviter un débordement émotionnel ou à préserver l’autre d’une vérité perçue…
Le désir d’infidélité, comprendre l’envie d’ailleurs
Quand l’envie d’ailleurs parle plus de soi que du couple Le désir d’infidélité peut surgir même dans les couples les plus stables, sans que cela signifie un manque d’amour ou une crise ouverte. Ce fantasme d’ailleurs, souvent culpabilisé ou refoulé, révèle des dynamiques intérieures complexes…
Pourquoi les premières phrases comptent plus qu’on ne le pense
Ce que l’on dit (ou évite de dire) révèle souvent notre rapport au lien, à l’attente, à la peur de se montrer. Il y a les phrases banales et les phrases qui marquent. Les messages d’ouverture sur une appli, les premières questions lors d’un rendez-vous,…
Quand l’amour sert à combler une faille
Certains amours semblent naître d’un élan vital, d’un désir de rencontre, d’une joie partagée. D’autres, plus silencieusement, prennent racine dans un manque. Quand l’amour devient une tentative de réparation intérieure, il ne s’adresse plus seulement à l’autre, mais à une faille ancienne que l’on cherche,…
Monoparentalité et culpabilité : le sentiment de ne jamais en faire assez
Être parent solo, c’est souvent porter bien plus que la charge éducative. C’est aussi vivre avec un sentiment latent de…
Adolescence et transgression : pourquoi les interdits attirent ?
Pousser les limites, braver les interdits, défier les règles : ces comportements sont presque devenus des clichés associés à l’adolescence.…
Fratrie : comment l’ordre de naissance influence les rôles psychiques
Au sein d’une fratrie, les places ne se distribuent pas au hasard. L’aîné·e, le cadet·te, le benjamin·e ne reçoivent pas…
Le mythe du parent solo « héros » : un statut risqué et épuisant
Dans l'imaginaire collectif, le parent solo est souvent perçu comme une figure héroïque, capable d'assumer seul·e toutes les responsabilités sans faillir. Cette image flatteuse masque pourtant une réalité bien plus ambivalente : celle d'une suradaptation constante, où l’effort permanent devient une norme silencieuse. Derrière ce mythe du parent "fort" se cache un épuisement psychique rarement exprimé, alimenté par la peur d’être jugé·e, de décevoir ou de "laisser tomber" ses enfants. L’injonction à être irréprochable malgré l’absence de relais Privé·e du soutien quotidien d’un autre adulte, le parent solo se sent souvent obligé·e d’en faire davantage. Il ou elle endosse tous les rôles, sans s’autoriser le moindre relâchement, comme ce père qui refuse toute aide extérieure, convaincu qu’il doit prouver qu’il…
Études longues : échapper au monde ou le préparer autrement ?
Prolonger ses études, enchaîner les diplômes, retarder l’entrée dans la vie professionnelle. Ce phénomène, de plus en plus répandu, est souvent vu comme une stratégie rationnelle dans un monde incertain. Mais derrière…
À quoi sert la fête : Fonction sociale, symbolique, émotionnelle
Elle rassemble, elle défoule, elle suspend le temps. La fête n’a pas d’utilité apparente, et pourtant, chaque culture, chaque époque, chaque société y revient comme à une nécessité. Derrière les rires, la…
Existe-t-il encore des valeurs communes dans notre société ?
On parle souvent de vivre ensemble, d’unité nationale, de lien social. Mais sur quoi repose encore cette cohésion quand les récits, les cultures, les modes de vie se multiplient sans plus converger…
L’enfant réparateur : quand une génération doit compenser le passé
Dans de nombreuses familles, l’enfant n’est pas seulement une promesse, il devient parfois un espoir de réparation. On projette sur lui les rêves inaboutis, les blessures silencieuses, les frustrations sociales d’une génération…
Faut-il faire des efforts pour entretenir une amitié ?
On aime penser que l’amitié est naturelle, fluide, sans condition. Qu’elle repose sur une affinité spontanée, et qu’elle dure tant que le cœur en décide. Pourtant, avec le temps, les changements de rythme, de lieux, de priorités, la question se pose : que devient une amitié quand elle n’est plus portée par la spontanéité ? Faut-il faire des efforts pour la maintenir, au risque de l’alourdir ? Ou faut-il accepter qu’elle suive son propre cycle, librement, quitte à s’éloigner ? L’illusion d’une amitié sans travail On valorise souvent l’amitié comme lien affranchi des obligations. Contrairement à la famille ou au couple, elle ne serait tenue par aucun contrat, aucune promesse.…
Je me sens bien avec moi-même, dois-je rompre avec la solitude ?
Il existe une solitude choisie, assumée, presque revendiquée. Elle ne s’inscrit pas dans la plainte, ni dans le vide, mais…
Sortir de la solitude, une menace pour l’image de soi
On imagine souvent que le retour à la relation, après une période de solitude, est un soulagement, une libération. Mais…
Quand nos choix de vie deviennent insupportables pour nos amis
On pense souvent que ceux qui nous aiment se réjouiront de nos réussites, de nos transformations, de nos nouveaux chemins.…
Au travail, le calme apparent masque parfois une tension latente
Certaines équipes fonctionnent dans un calme exemplaire. Les réunions sont ordonnées, les échanges mesurés, les conflits rares. À première vue, l’ambiance semble saine, apaisée, fonctionnelle. Mais au fil du temps, ce calme devient pesant, chargé d’une forme de tension qui ne dit pas son nom. Une parole un peu vive, une remarque trop directe ou une émotion exprimée semblent immédiatement déplacées. L’atmosphère donne le sentiment d’être feutrée, mais aussi figée. Ce n’est plus la sérénité qui règne, mais une sorte de mise sous cloche émotionnelle. Un accord implicite pour ne pas déranger l’équilibre Dans ce type d’environnement, chacun apprend à se contenir. Les affects sont soigneusement régulés, les critiques passées sous silence, les désaccords enveloppés…
Rechercher un chef fort : besoin de cadre ou peur de penser seul ?
Certaines personnes ne se sentent à l’aise au travail que lorsqu’elles sont dirigées par une autorité affirmée, claire, structurante. Elles valorisent la rigueur, l’organisation, la verticalité. Elles disent apprécier les “chefs qui tiennent leur rôle”, et se sentent déstabilisées dès que la hiérarchie flanche ou…
Être toujours en opposition : esprit critique ou conflit archaïque avec l’autorité ?
Dans certains milieux professionnels, il existe des figures systématiquement contestataires. Elles remettent en question les décisions, suspectent les intentions, décryptent les incohérences avec acuité. À première vue, cela peut sembler salutaire, porteur d’un esprit critique nécessaire. Mais lorsque cette opposition devient automatique, rigide, irréductible, elle…
Supporter un chef instable : loyauté ou soumission répétée ?
Certains professionnels parviennent à travailler pendant des années sous la direction d’un supérieur instable. Ils s’adaptent aux humeurs, anticipent les changements d’avis, excusent les incohérences, trouvent même des qualités dans ce chaos. Aux yeux extérieurs, cette endurance peut sembler admirable, voire incompréhensible. Mais chez certains,…
Fonctionnel mais malheureux : reconnaître une souffrance invisible
Certaines personnes vont bien. En apparence. Elles travaillent, s’occupent de leur famille, remplissent leurs obligations sociales. Rien ne déborde, tout tient. Et pourtant, derrière ce bon fonctionnement, se tapit une fatigue morale, un sentiment de…
Pleurer pendant la méditation : le surgissement d’un refoulé silencieux
Il arrive que des larmes surviennent sans prévenir, au cœur d’une séance de méditation. Aucune pensée particulière, aucun souvenir conscient, simplement une émotion qui déborde. Cette expérience, troublante pour ceux qui la vivent, révèle ce…
Prendre soin de soi sous le regard des autres : entre pudeur et intimité
Il n’est pas toujours évident de se détendre quand d’autres regardent. Dans les lieux de soins collectifs comme les spas, les piscines ou les hammams, le corps est exposé, les gestes sont visibles, et l’intimité…
Seul face à soi : que révèle la pratique sportive en solitaire ?
Courir seul, nager en silence, s’entraîner sans public ni partenaires. Pour beaucoup, le sport en solitaire est un choix apaisant. Mais cette forme de pratique, apparemment simple, recèle parfois une profondeur psychique insoupçonnée. Elle engage…
Un enfant qui parle trop vrai : l’écho d’une parole brute
Il y a des phrases qui frappent plus fort que prévu. Non pas parce qu’elles sont cruelles ou calculées, mais…
Une phrase dite sans y penser : quand une remarque réveille l’intérieur
Il suffit parfois de quelques mots, dits sans intention particulière, pour que quelque chose se fissure à l’intérieur. Une remarque…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste…
Un geste banal ou anodin, une blessure ancienne qui ressurgit
Quand un événement quotidien agit comme un rappel corporel d’un vécu passé, sans lien apparent mais émotionnellement puissant. On ne s’y attendait pas. Rien ne le laissait prévoir. Un geste banal, anodin, une situation ordinaire — et soudain, une émotion surgit, forte, incompréhensible, presque démesurée. Le corps réagit, le cœur s’accélère, la gorge se serre. On reste figé·e, sidéré·e par l’intensité de ce qui est en train de se rejouer. Ce n’est pas le présent qui parle, mais un passé enfoui qui remonte en surface, sans prévenir. Un décalage entre l’acte et la réaction Ce qui frappe dans ces moments, c’est l’écart entre le geste ou l’événement et la réaction qu’il déclenche. Un contact physique trop appuyé, une remarque familière,…
Pourquoi certains livres nous dérangent profondément
Il nous arrive parfois de refermer un livre avec malaise, sans bien savoir ce qui nous a tant troublé. Certaines lectures déclenchent en nous des réactions de rejet, d’agacement ou de gêne disproportionnées. Ce n’est pas toujours l’œuvre elle-même qui est en cause, mais ce qu’elle vient réveiller de latent…
Être là tout entier : les comédiens habités par leur verticalité
Sur scène, tous les corps sont debout. Mais certains sont véritablement présents. Leur posture ne se résume pas à un simple maintien : elle est tension, densité, ancrage. La verticalité devient alors une ligne de force, un axe de présence où se joue bien plus que l’équilibre physique. Le spectateur…
Le théâtre comme lieu de réparation narcissique
Entrer en scène, c’est parfois plus qu’un désir de jeu : c’est une tentative de réhabilitation silencieuse. Pour certains comédiens, monter sur les planches devient une manière de réparer une faille ancienne, une blessure d’amour-propre ou un sentiment d’effacement précoce. Le théâtre, alors, n’est pas qu’un espace de création :…
Quand rien ne se passe : faire place au vide dans la rencontre avec l’art
Certaines œuvres nous saisissent d’emblée, d’autres nous échappent. Et puis il y a celles qui, sans être dérangeantes, laissent totalement indifférent. On les regarde, on s’en approche, mais rien ne se passe. Aucun affect, aucune pensée, aucun trouble. Ce silence intérieur est souvent vécu comme un échec, un raté esthétique.…





































