Le modèle génétique de la personnalité
Notre personnalité est-elle prédéterminée dès la naissance ? Existe-t-il un « tempérament de base » que le monde ne fait qu’ajuster ? Si la biologie joue un rôle, la psychanalyse met l’accent sur un autre type de genèse : une genèse psychique, progressive, traversée par des étapes, des conflits et des inscriptions dans le lien à l’autre. Le modèle génétique de la personnalité, en psychanalyse, ne fait pas référence aux gènes biologiques, mais à l’histoire du sujet, à la construction progressive du moi au fil des stades du développement, des désirs et des conflits inconscients. Une personnalité façonnée par des étapes fondatrices Dans le modèle freudien, la personnalité ne se…
Personnalité dépendante : le besoin vital de l’autre
Besoin constant d’être rassuré, peur panique d’être seul, difficulté à prendre des décisions sans validation extérieure… La personnalité dépendante est…
Faire la paix avec son passé, construire un avenir habité
Il y a des histoires qui nous pèsent, des blessures qui reviennent, des souvenirs qui s’imposent malgré nous. Le passé…
Les origines des troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Quand on pense au TOC, on imagine aussitôt des mains lavées à l’excès ou des objets parfaitement alignés. Mais ces…
Mensonge pathologique dans le couple
Dans le couple, le mensonge ponctuel est courant ; il peut protéger, éviter un conflit, préserver l’intimité. Mais lorsque le mensonge devient chronique, compulsif, sans logique apparente ni gain manifeste, il fragilise le lien en profondeur. Le mensonge pathologique n’est pas une stratégie ; c’est une dynamique intérieure qui déborde. Dans une relation intime, il déstabilise autant celui qui le subit que celui qui le produit. Que dit ce besoin constant de travestir le réel ? Et comment l’aborder dans le cadre amoureux ? Le mensonge pathologique n’est pas une simple tromperie Ce type de mensonge dépasse l’intention consciente. Il ne vise pas forcément à manipuler, mais à préserver une image interne qui se sent…
Accepter l’imperfection de l’autre : renoncer au partenaire idéal
Une réflexion sur la maturité affective et la désillusion constructive Au début d’une relation, le regard est souvent teinté d’idéalisation. L’autre semble correspondre à nos attentes, combler nos manques, incarner ce que l’on espérait parfois depuis longtemps. Mais tôt ou tard, la réalité s’impose avec…
Croiser sans rencontrer : quand les liens avortés laissent une trace
Une lecture subtile de ces moments où “il aurait pu se passer quelque chose”. Parfois, il ne se passe rien. Un regard, une présence, une impression fugace. Pas d’échange réel, pas de mot, pas de suite. Et pourtant, quelque chose reste. Comme si l’on portait…
L’ami·e de mon ami·e me trouble : désir ou illusion ?
Analyse de l’environnement amical comme déclencheur projectif. Certain·es individus nous attirent sans que nous comprenions exactement pourquoi. Ce n’est pas leur apparence, ni ce qu’ils ou elles disent, mais le contexte dans lequel on les découvre. Lorsqu’un·e ami·e nous présente quelqu’un qui le touche, qui…
Les secrets d’enfant : ce qu’ils taisent pour protéger leur monde intérieur
Face à un enfant qui murmure à l’oreille d’un camarade ou refuse obstinément de révéler ce qu’il cache, l’adulte est…
Genèse de la vie psychique, naissance du psyche
La vie psychique ne surgit pas d’elle-même, comme un simple prolongement biologique. Elle se construit lentement, à partir de l’expérience…
Adolescence et transgression : pourquoi les interdits attirent ?
Pousser les limites, braver les interdits, défier les règles : ces comportements sont presque devenus des clichés associés à l’adolescence.…
Quand la grossesse réveille l’enfant intérieur : un dialogue intime
Attendre un enfant ne convoque pas seulement l’avenir ; c’est aussi un puissant retour vers son propre passé psychique. Pendant la grossesse, de nombreuses femmes ressentent des émotions inattendues, des souvenirs flous ou des sensibilités accrues. Ce phénomène s’explique par l’éveil de l’enfant intérieur, cette part inconsciente de soi qui conserve les traces de l’enfance. Porter un bébé, c’est parfois renouer, sans l’avoir cherché, avec ses propres vulnérabilités, ses manques ou ses joies enfantines. La grossesse devient alors un véritable dialogue intérieur, entre la future mère et la petite fille qu’elle a été. La grossesse comme miroir des premières expériences affectives Clara, 30 ans, raconte que l’attente de son premier enfant a ravivé des souvenirs enfouis de sa propre relation…
Militer pour réparer : quand l’engagement prolonge une blessure personnelle
Certains engagements prennent racine plus profondément qu’on ne veut bien le croire. Derrière la force, l’élan ou la colère apparente, il y a parfois une douleur ancienne, enfouie, qui trouve dans le…
La télévision comme refuge : images douces pour monde dur ?
Dans un contexte d’incertitude sociale, économique et écologique, la télévision revient comme un îlot familier. Émissions rassurantes, séries confortables, visages connus : elle offre une forme de présence stable, à rebours de…
Le populisme comme symptôme d’une démocratie en souffrance
Le mot fait peur ou galvanise, selon l’angle depuis lequel on le prononce. Mais au-delà du débat idéologique, le populisme agit souvent comme un révélateur : celui d’un dérèglement démocratique plus profond…
Publier pour ne pas ressentir : les réseaux comme anesthésie affective
Partager, poster, réagir. À chaque émotion, un contenu. À chaque vide, un flux. Les réseaux sociaux sont devenus un réflexe quasi automatique pour de nombreux·ses utilisateur·ices, un geste aussi banal qu’indispensable, qui…
Ces changements de vie qui déstabilisent les amitiés
Certaines amitiés se forgent dans la difficulté : solitude partagée, colère commune, insécurité réciproque. Ces liens, profonds et sincères, naissent dans un moment de vulnérabilité où l’on se reconnaît dans l’autre. Mais que se passe-t-il lorsque l’un guérit, s’élève socialement ou construit une stabilité affective ? Le lien, qui semblait solide, se tend. L’ami d’hier paraît distant, sec, ou gêné. Ce n’est pas le changement en lui-même qui dérange, mais la fracture qu’il crée dans un équilibre ancien. Une amitié bâtie sur une douleur commune Il est fréquent que des amitiés se construisent autour d’un malaise partagé : rejet familial, précarité, mal-être corporel, désorientation professionnelle. Ce socle crée une intimité…
L’invisible loyauté à une solitude familiale
On croit parfois que l’on choisit la solitude, que l’on s’en accommode, voire qu’elle nous définit. Mais certaines solitudes ne…
L’aide empoisonnée : quand aider devient une manière de dominer
L’aide, en amitié, est un geste attendu, valorisé, presque sacralisé. Offrir son écoute, son temps, ses conseils : autant de…
L’amitié est-elle un choix rationnel ou une reconnaissance instinctive ?
On dit souvent qu’en amour, on ne choisit pas. Mais qu’en est-il de l’amitié, ce lien moins visible, plus libre,…
Se disqualifier avant d’être jugé : modestie ou anticipation d’un rejet ?
Certaines personnes se présentent avec humour, légèreté, voire dérision dès les premiers échanges. Elles insistent sur leurs maladresses, leurs limites, minimisent leur expérience ou leur talent avec une précision désarmante. Dans un cadre professionnel, ce comportement est souvent lu comme une forme de modestie, de recul sur soi. Pourtant, lorsqu’il devient systématique, il peut masquer une défense plus profonde : celle qui consiste à se disqualifier soi-même avant que l’autre ne le fasse, comme si anticiper la blessure permettait de la rendre moins douloureuse. Un mécanisme appris dans l’enfance Cette tendance à se présenter de manière minorée ne naît pas d’un simple trait de caractère. Elle se construit souvent dans des contextes où la valorisation…
Ne pas supporter l’imprévu : besoin de cadre ou angoisse affective ?
Certains réagissent avec une nervosité disproportionnée face à la moindre modification de programme. Ce rejet de l’imprévu, souvent interprété comme un simple trait de caractère ou une préférence logistique, cache parfois des enjeux bien plus profonds. Derrière l’attachement au cadre peut se dissimuler une angoisse…
Rebondir après un licenciement : une seconde chance pour se réinventer
Le licenciement est souvent vécu comme une cassure. Il vient interrompre brutalement une trajectoire, délégitimer des années d’efforts, imposer un arrêt que l’on n’a pas choisi. Mais une fois traversé le choc initial, il peut aussi devenir un point de bascule. Car ce qui s’effondre,…
Supporter un manager toxique : qu’est-ce que cela dit de notre histoire ?
Certain·es salarié·es supportent pendant des mois, voire des années, des comportements de dénigrement, de pression ou de manipulation de la part de leur hiérarchie. Bien que la souffrance soit réelle, ils ne partent pas. Ils minimisent, justifient, rationalisent. On pourrait croire à un simple manque…
Pourquoi certaines activités manuelles font taire l’angoisse ?
Tricoter, modeler, tailler du bois, assembler, coudre ou réparer… Certaines activités manuelles semblent procurer un apaisement presque immédiat, un soulagement discret mais réel. Ce n’est pas une distraction, ni une fuite : c’est un ancrage.…
Quand tout fatigue : comprendre l’épuisement psychique
Il arrive que l'on se sente vidé, sans cause identifiable. Ni maladie physique, ni événement dramatique, ni surmenage évident. Simplement, une fatigue étale, continue, sans point d’appui. Ce type d’épuisement psychique, souvent minimisé, peut être…
Créer du calme autour de soi : l’environnement comme ressource apaisante
Nous pensons souvent le stress comme un phénomène strictement intérieur. Pourtant, notre environnement joue un rôle déterminant dans la manière dont nous le vivons et le régulons. Lumières, sons, textures, espace : chaque élément de…
Sport à outrance : quand la performance cache une blessure narcissique
L’intensité avec laquelle certaines personnes s’adonnent au sport dépasse parfois la simple passion ou la quête de bien-être. Elle devient vitale, non négociable, presque compulsive. Cette surinvestissement du corps, sous couvert de santé ou d’esthétique,…
Sentiment de malaise : je ne parviens plus à être naturel avec les autres
Il arrive que quelque chose se fige dans la relation à l’autre. On parle, on sourit, on répond, mais une…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Être là sans y être : les troubles de la présence et de l’attention
Certains moments de vie se traversent comme dans un brouillard. On est là, physiquement, on parle, on agit, on répond.…
Chercher un guide sans le dire : quand le besoin de direction reste inavoué
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une posture d’indépendance affichée, une volonté de « réfléchir », d’« explorer ». Pourtant, derrière ce discours, se dissimule parfois un besoin profond : que le psy indique la voie, propose, tranche, rassure. Ce besoin de guidance, souvent inconscient, n’est pas formulé clairement. Il affleure dans l’attente, dans la frustration, dans les silences lourds. C’est un désir discret mais structurant, qui demande à être reconnu sans être confondu avec une demande de solution rapide. La peur de dépendre, le besoin d’être orienté Demander de l’aide est parfois vécu comme une faiblesse, surtout lorsqu’il s’agit d’une demande d’orientation. Reconnaître qu’on cherche un guide, c’est risquer de se sentir vulnérable, exposé, voire infantile. Alors le besoin…
Se sentir chez soi dans un monde fictif : refuge ou reconstruction symbolique ?
Il n’est pas rare qu’un joueur ou une joueuse évoque avec émotion un monde vidéoludique qu’il ou elle a parcouru des heures durant, comme un lieu familier. Certains univers ne sont pas seulement explorés : ils sont habités. On s’y sent bien, comme chez soi. Mais d’où vient ce sentiment…
Pourquoi nous avons besoin de personnages « sacrifiés »
Certaines figures de fiction nous fascinent par leur dévouement sans limite, leur capacité à tout donner, parfois jusqu’à disparaître. Personnage sacrifié, figure d’abnégation ou de renoncement : ces rôles secondaires ou centraux provoquent chez nous une émotion singulière. Pourquoi ces personnages nous touchent-ils autant ? Que rejouent-ils de nos propres…
Flou, tremblement, lumière instable : quand l’image vacille comme le Moi
Parmi les choix esthétiques les plus troublants du cinéma, le flou, le tremblement de l’image ou la lumière instable ont une portée bien plus profonde qu’un simple effet de style. Lorsqu’un film fait vaciller l’image, il nous met en contact avec une instabilité qui déborde la seule perception visuelle :…
Ces personnages de roman qui n’attendent plus rien : une fatigue sans objet
Leur regard s’absente, leur présence demeure. Dans de nombreuses œuvres contemporaines, apparaissent des figures étranges, suspendues, ni héroïques ni désespérées, mais comme vidées de tout élan. Ce ne sont pas des êtres effondrés, ni même des révoltés : ce sont des personnages qui, sans renoncer à vivre, n’attendent plus rien.…





































