Crise existentielle : comment en faire un tremplin ?
Il y a des moments où tout ce qui faisait sens semble s’effriter. Ce que l’on croyait vouloir, ce que l’on faisait sans y penser, ce qui semblait stable devient flou, lointain, voire absurde. La crise existentielle n’est pas un cap anodin ; elle ne se résout pas en cochant des cases ou en remplissant un agenda. Elle désorganise, elle questionne, elle met à nu. Mais elle peut aussi ouvrir un espace rare : celui d’une vraie rencontre avec soi. Quand la vie perd sa cohérence Une crise existentielle naît souvent sans prévenir. Elle ne suit pas forcément un drame extérieur ; parfois, c’est le simple fait d’avoir « tout…
Blues du dimanche soir : un symptôme à écouter ?
C’est une sensation discrète mais tenace. Elle revient chaque semaine, presque toujours au même moment. La fin du dimanche approche,…
Comment savoir ce que l’on veut vraiment ?
On nous dit souvent : « Écoute-toi », « Suis ce que tu veux », comme si cela allait de…
Les récits collectifs qui influencent notre histoire personnelle
Nous pensons souvent que notre histoire personnelle est le fruit de nos choix, de nos expériences, de notre caractère. Pourtant,…
Séparation : faut-il attendre d’être sûr pour partir ?
L’illusion d’une certitude qui retarde les décisions nécessaires Quand la question de la séparation se pose, beaucoup cherchent une réponse claire, un déclic évident, une certitude intérieure qui viendrait légitimer le départ. Mais cette quête de garantie absolue devient souvent un prétexte inconscient pour éviter d’agir. Car partir, comme tout choix engageant, s’accompagne toujours d’une part d’incertitude. Le mythe de l’évidence libératrice On s’imagine qu’un jour, tout deviendra limpide : que la lassitude, la douleur ou le désamour seront si flagrants qu’il ne restera plus qu’à acter la rupture. Mais dans la réalité, les liens affectifs sont faits de contradictions, de souvenirs heureux et d’attachements complexes, ce qui brouille les repères et empêche toute clarté…
Faut-il tout se dire ? Entre transparence et respect de l’intime
Analyse du mythe de la transparence totale et de l’importance du jardin secret Dans l’idéal amoureux moderne, la transparence est souvent érigée en vertu suprême. Un couple solide serait celui où l’on se dit tout, sans filtres ni zones d’ombre. Mais derrière cette quête d’absolue…
Emménager seul(e)
Emménager seul : créer un espace pour soi, en soi Ce n’est pas seulement une question de surface habitable. Emménager seul, ou seule, c’est occuper un espace qui n’appartient qu’à soi. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois un passage obligé. Quelles que soient…
Quand l’amour s’invite dans l’open space : peut-on rester professionnel ?
Gestion émotionnelle, regards extérieurs, équilibre relationnel. Au milieu des dossiers, des réunions et des mails urgents, il y a parfois ce frémissement discret. Une complicité qui s’installe, une tension dans le regard, une joie particulière à se croiser. Et puis, sans vraiment l’avoir décidé, un…
Communiquer sans écraser : trouver la juste parole avec l’enfant
Face aux tempêtes émotionnelles des enfants, nombreux sont les adultes qui cherchent à calmer, raisonner ou relativiser. Pourtant, vouloir bien…
Devenir grand-parent : une seconde parentalité ou une nouvelle identité ?
Quand l’arrivée d’un petit-enfant réveille bien plus qu’une joie simple : un remaniement profond du rôle et de l’identité. La…
La communication non verbale avec son enfant
La communication avec un enfant ne repose pas uniquement sur les paroles échangées. Dès les premiers jours de vie, c’est…
Les silences de l’adolescent : faut-il s’inquiéter ou respecter son retrait ?
L’adolescent qui se ferme, fuit le dialogue ou répond par des monosyllabes déstabilise souvent son entourage. Ce silence, perçu comme inquiétant ou provocateur, soulève une question délicate : faut-il insister pour le faire parler ou respecter ce besoin de retrait ? Derrière ces silences, il ne s’agit pas toujours d’un signe alarmant, mais d’une phase nécessaire à la construction de soi. Comprendre ce que dit ce mutisme apparent permet d’adopter une posture juste, entre présence discrète et vigilance bienveillante. Le silence comme espace intérieur de transformation L’adolescence est une période de bouleversements internes. Se taire, c’est parfois protéger un espace intime en pleine mutation. Loin de traduire un rejet, ces silences peuvent refléter le besoin de digérer des émotions, des…
La fracture territoriale : éloignement géographique ou blessure symbolique ?
On parle de périphéries, de ruralité, de zones peu denses. Mais ce vocabulaire technique peine à traduire ce que vivent celles et ceux qui habitent "loin" des centres. Car la fracture territoriale…
Respecter l’autre, c’est quoi au juste ? Définir l’invisible dans nos relations
On parle souvent de respect comme d’une évidence. Mais sait-on vraiment ce que cela signifie dans les échanges concrets du quotidien, dans les regards, les silences, les mots ordinaires ? Le respect…
Parler pour exister : la parole comme capital sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont profondément redéfini le statut de la parole. Ce qui relevait autrefois de l’expression intime ou du débat d’idées se transforme, en ligne, en un acte stratégique, potentiellement viral,…
Mères de la nation : le féminin politique entre idéalisation et infantilisation
Les femmes qui accèdent au pouvoir politique ne le font jamais à nu : elles portent avec elles un faisceau d’attentes contradictoires, de projections archaïques, de stéréotypes persistants. Elles doivent rassurer sans…
Refuser les sorties spontanées : la défense contre l’imprévu
Il y a celles et ceux qui aiment improviser, saisir une invitation de dernière minute, répondre à l’élan du moment. Et il y a ceux pour qui cela est impensable. Le simple fait de ne pas avoir anticipé une sortie déclenche une tension, une gêne, parfois un refus immédiat. Ce n’est pas un manque d’envie, mais un besoin profond de maîtrise. Et ce besoin, quand il devient rigide, peut masquer une peur plus ancienne : celle d’être débordé, envahi, exposé à une situation qu’on ne pourra pas contenir. Le cadre comme rempart psychique Certaines personnes ne peuvent s’engager dans une activité que si elle a été prévue, pensée, ritualisée. La…
Quand l’amitié perdure malgré les trajectoires de vie différentes
Certains liens survivent à tout : aux changements de ville, aux évolutions sociales, aux écarts de rythme de vie. D’autres…
Pourquoi certaines amitiés durent-elles toute une vie ?
Elles commencent souvent par hasard. Une salle de classe, une colonie de vacances, un voisinage. Et puis elles traversent les…
Pourquoi se détache-t-on souvent de ses amis d’enfance ?
Il y a des liens qu’on croit indéfectibles. Des complicités forgées dans l’innocence, dans l’évidence, dans la durée. Et pourtant,…
Pourquoi certains bureaux sont toujours en désordre ?
Le désordre visible d’un bureau n’est jamais tout à fait anodin. Il dépasse souvent la simple négligence ou le manque d’organisation. Dans certains cas, l’accumulation d’objets, de papiers ou de traces matérielles devient l’expression silencieuse d’un désordre intérieur, d’un conflit latent entre le désir de maîtrise et une vie psychique plus chaotique. L’espace de travail se transforme alors en miroir discret de tensions émotionnelles non élaborées. Le désordre comme débordement contenu Un bureau constamment encombré peut fonctionner comme une soupape, une manière indirecte de donner forme à ce qui déborde à l’intérieur. L’amoncellement devient alors un langage parallèle, où le trop-plein émotionnel s’inscrit matériellement. Il ne s’agit pas nécessairement d’un laisser-aller, mais d’une forme de…
Au travail : Laisser tomber le masque de la performance
Dans la plupart des milieux professionnels, on n’attend pas seulement des résultats. On attend une forme de contenance, de posture, de maîtrise. Il ne suffit pas de faire, il faut donner l’impression de contrôler, de tenir, d’être aligné. Ce masque, parfois adopté inconsciemment, devient un…
Se former à l’âge adulte : désir d’évolution ou réparation d’un manque ?
Reprendre une formation à l’âge adulte est souvent présenté comme un choix rationnel : développer ses compétences, changer de voie, s’adapter au monde du travail. Mais derrière cette motivation affichée se cache parfois une dynamique plus intime. Se former n’est pas toujours un simple projet…
Se sentir mis à l’écart sans raison : réalité ou projection ancienne ?
Il arrive que certaines personnes ressentent, de manière floue mais persistante, qu’elles ne font pas vraiment partie du groupe. Elles ne sont pas explicitement rejetées, ni ouvertement maltraitées, mais quelque chose dans les interactions les laisse sur le seuil. Une invitation manquée, un ton plus…
Coaching ou contrôle ? Quand l’accompagnement devient injonction
Le coaching s’inscrit aujourd’hui dans une logique d’accompagnement au changement, à l’adaptation, à l’évolution. Il est censé libérer, faire émerger, révéler. Mais dans certaines situations, il agit moins comme un espace d’écoute que comme un…
Se distraire pour se détendre : stratégie efficace ou évitement de soi ?
Se détendre. Oublier la pression. S’accorder du bon temps. Ces injonctions sont devenues omniprésentes dans les sociétés modernes, où le loisir est valorisé comme remède au stress. Séries, jeux vidéo, sport, sorties : chacun·e cherche…
Vivre dans un espace trop rempli : peur du vide ou besoin de présence ?
Certains intérieurs débordent. Objets sur les étagères, meubles rapprochés, bibelots accumulés, murs saturés. Rien ne manque, tout déborde. Pour l’observateur extérieur, cela peut sembler oppressant ou désordonné. Mais pour la personne qui y vit, cet…
Prendre soin de soi sous le regard des autres : entre pudeur et intimité
Il n’est pas toujours évident de se détendre quand d’autres regardent. Dans les lieux de soins collectifs comme les spas, les piscines ou les hammams, le corps est exposé, les gestes sont visibles, et l’intimité…
Être « le patient modèle » : désir de fusion ou peur d’être rejeté ?
Certaines personnes s’appliquent à bien faire leur thérapie comme on suivrait une consigne scolaire. Elles arrivent à l’heure, parlent «…
Espérer être deviné par son psy : un vœu hérité de la relation parentale ?
Certaines personnes viennent en thérapie sans formuler de demande claire. Elles racontent, tournent autour, s’arrêtent, espèrent que le psy comprendra…
L’angoisse flottante : quand l’inquiétude n’a pas d’objet
Certaines peurs nous envahissent sans origine claire. Ni déclencheur, ni menace identifiable : juste une tension constante, une nervosité sourde…
Sentiment de malaise : je ne parviens plus à être naturel avec les autres
Il arrive que quelque chose se fige dans la relation à l’autre. On parle, on sourit, on répond, mais une tension sous-jacente s’installe, comme si chaque échange demandait un effort de plus en plus difficile à fournir. Ce n’est pas qu’on n’aime plus les gens, ni qu’on ne veut plus être en lien, mais simplement qu’on ne sait plus comment y être vraiment. On se sent comme déplacé, en décalage, comme si le lien ne nous laissait plus respirer. Ce malaise n’est pas nécessairement visible, ni même formulable, mais il agit à bas bruit : on surjoue la convivialité, on cherche ses mots, on anticipe ce qu’on va dire, on ne trouve plus le ton juste. On voudrait être spontané,…
La scène anodine qui obsède : quand un détail devient symptôme
Dans l’expérience du spectateur, il est fréquent qu’une scène, un détail ou un geste apparemment secondaire s’impose de façon insistante à la mémoire. Ce ne sont pas toujours les moments forts du récit, ni les grands retournements narratifs, mais une image fugace, un dialogue anodin, un élément du décor qui…
Pourquoi certains livres nous dérangent profondément
Il nous arrive parfois de refermer un livre avec malaise, sans bien savoir ce qui nous a tant troublé. Certaines lectures déclenchent en nous des réactions de rejet, d’agacement ou de gêne disproportionnées. Ce n’est pas toujours l’œuvre elle-même qui est en cause, mais ce qu’elle vient réveiller de latent…
Le couloir étroit : figuration du conflit intérieur
Dans l’espace filmique, le couloir étroit n’est jamais anodin. Transition entre deux lieux, il devient, par son exiguïté même, un espace hautement symbolique. Le cinéma l’utilise pour matérialiser des moments de tension, de choix contraint ou de conflit intérieur. Chaque pas y est empreint d’ambivalence : avancer ou reculer, franchir…
Le personnage maternel : entre figure idéale et mère archaïque
Dans les romans, les personnages de mère nous touchent souvent de manière inattendue. Certaines figures maternelles nous émeuvent, d’autres nous mettent mal à l’aise ou nous irritent. Ces réactions révèlent bien plus qu’un simple jugement esthétique : elles traduisent nos propres projections inconscientes. Entre mère idéalisée et mère archaïque, la…





































