Comportements excessifs liés à l’enfance
Colères impressionnantes, refus systématiques, crises de larmes, agitation soudaine… Les comportements excessifs chez le jeune enfant inquiètent souvent les parents, déroutent les éducateurs, et sont parfois perçus comme des troubles. Pourtant, du point de vue psychanalytique, ces excès ne sont ni des caprices, ni des pathologies : ce sont des manifestations du conflit psychique en construction. La petite enfance est une période où l’enfant, encore en plein processus de structuration du moi, utilise son corps, ses cris, et ses gestes pour exprimer ce qu’il ne peut pas encore symboliser avec des mots. Quand le corps devient langage Avant que le langage ne soit pleinement constitué, le jeune enfant s’exprime par…
Influence des normes de genre sur la construction du moi
Être un garçon. Être une fille. Puis, être un homme ou une femme. Derrière ces évidences apparentes se cachent des…
Crise de la trentaine, quarantaine, cinquantaine : que veulent-elles dire ?
À chaque changement de dizaine, une mécanique intérieure semble se déclencher. Comme si ces âges ronds, au-delà de leur valeur…
La construction de l’enfant dans le regard parental
Dès les premiers jours de la vie, l’enfant se découvre à travers les regards qui se posent sur lui. Sourires,…
En couple, prendre plaisir dans les obligations du quotidien
Le quotidien est souvent perçu comme un enchaînement de tâches à accomplir, une succession d’obligations nécessaires mais dépourvues de saveur. Pourtant, certains couples parviennent à transformer ces moments contraints en instants de complicité ou de satisfaction discrète. Et si le problème ne venait pas des obligations elles-mêmes, mais du regard que l’on porte sur elles ? La fausse opposition entre plaisir et devoir Dans l’imaginaire collectif, le plaisir serait du côté de la liberté et le devoir du côté de la contrainte. Cette vision dualiste alimente l’idée que les tâches quotidiennes sont par essence rébarbatives. Mais le quotidien n’est pas condamné à être une corvée si l’on change la manière de l’habiter. C’est souvent l’absence…
Les mécanismes qui conduisent à la violence verbale dans le couple
Étude des déclencheurs émotionnels, de la projection et des conflits non résolus qui transforment les désaccords en violences verbales destructrices La violence verbale dans le couple est souvent le résultat de mécanismes psychologiques complexes. Derrière des mots blessants ou des cris se cachent des émotions…
Gestion des tâches ménagères : terrain caché du pouvoir ?
Décryptage des enjeux inconscients derrière l’organisation domestique La répartition des tâches ménagères semble, à première vue, relever du bon sens et de l’équité. On parle de partage, d’organisation pratique, de coopération. Mais derrière cette apparente simplicité se jouent des dynamiques bien plus complexes. Le foyer…
Tomber amoureux au travail : espace de liberté ou de confusion ?
Le lieu de travail n’est pas qu’un espace fonctionnel. Il est aussi, parfois, le théâtre discret d’émotions inattendues, de frémissements, de regards prolongés. Dans cet environnement codifié, la naissance d’un sentiment amoureux peut prendre une place à la fois libératrice et profondément ambivalente. Faut-il s’y…
Refus de nourriture, refus des parents ?
Le refus de manger chez l’enfant inquiète souvent les adultes, qui y voient un danger pour la santé ou un…
Parents en désaccord : comment gérer les divergences éducatives ?
Dans toute relation parentale, il est naturel que des désaccords éducatifs émergent. Chacun·e porte son histoire, ses valeurs et ses…
La place des grands-parents : entre soutien et intrusion dans la parentalité
Offrir son expérience sans empiéter sur l’autorité parentale : un équilibre subtil que peu osent questionner. Le rôle rassurant de…
Quand la fratrie se rejoue : hiérarchies affectives et rivalités anciennes
Même à l’âge adulte, il suffit souvent d’un repas de famille ou d’un regroupement autour d’un parent vieillissant pour que les anciennes dynamiques de la fratrie resurgissent. Les complicités, les jalousies, les places affectives semblent parfois figées, comme si le temps n’avait rien changé. La fratrie se rejoue alors comme une scène familière, traversée de loyautés inconscientes et de tensions jamais vraiment résolues. Ces répétitions, si elles ne sont pas conscientisées, peuvent freiner l’évolution des liens et nourrir un malaise latent. La hiérarchie invisible du cœur Dans toute fratrie, il existe une distribution implicite de l’amour parental : l’enfant préféré, le plus fragile, le plus fiable. Même si les parents s’en défendent, les enfants perçoivent intuitivement ces nuances d’affection ou…
L’enfant réparateur : quand une génération doit compenser le passé
Dans de nombreuses familles, l’enfant n’est pas seulement une promesse, il devient parfois un espoir de réparation. On projette sur lui les rêves inaboutis, les blessures silencieuses, les frustrations sociales d’une génération…
Qui décide ce que nous voyons ? Algorithmes et invisibilité du choix
Ce que nous lisons, regardons, écoutons aujourd’hui dépend de moins en moins d’un choix conscient. L’interface numérique moderne, pilotée par des algorithmes prédictifs, sélectionne, hiérarchise et filtre l’information selon des critères invisibles…
La place de l’humour et de la caricature dans la société française
Nulle part ailleurs qu’en France, l’humour n’occupe une place aussi centrale dans le débat public. Qu’il soit politique, satirique, trash, absurde ou militant, il est perçu non seulement comme une forme d’expression,…
L’attachement au métier : fidélité à soi ou loyauté familiale ?
Certains choisissent leur métier par vocation, d’autres par nécessité. Mais il existe aussi un attachement plus opaque, plus ancien, presque organique. On aime son métier, on y reste, on y tient, parfois…
Toujours proposer, jamais invité : quand l’activité devient un test affectif
Il y a des personnes qui, systématiquement, sont à l’origine des liens. Elles envoient les messages, organisent les rencontres, créent les occasions. Et un jour, une lassitude s’installe : l’impression de ne jamais être choisi, de ne jamais être attendu. Ce sentiment d’asymétrie relationnelle active souvent une blessure plus profonde qu’il n’y paraît. Car derrière l’organisation des activités peut se cacher une mise à l’épreuve silencieuse du lien, où l’autre est chargé de venir confirmer une valeur incertaine de soi. L’initiative comme tentative de reconnaissance Proposer une activité peut être un plaisir, un élan sincère. Mais chez certains, ce geste récurrent devient un moyen de réparer un doute, de s’assurer…
Vivre seul(e) et pouvoir enfin profiter du silence
Dans une époque saturée de bruits, d’alertes, de notifications et de paroles, le silence est devenu un luxe rare, presque…
Mon ami(e) me parle mal : quand l’amitié devient toxique
L’amitié est souvent perçue comme un refuge, un espace de confiance et de bienveillance. Mais que faire lorsque cet espace…
Donner sans compter : la dette invisible dans l’engagement associatif
Certaines personnes s’investissent dans le tissu associatif avec une ardeur sans faille. Elles donnent leur temps, leur énergie, leur attention,…
La peur de son supérieur hiérarchique : une phobie du père ?
La crainte du supérieur hiérarchique peut prendre des formes multiples : appréhension silencieuse, stress disproportionné avant une réunion, inhibition soudaine face à une demande banale. Cette peur n’est pas toujours en lien avec le comportement réel du chef. Elle peut surgir même dans un environnement bienveillant, et s’accompagner d’un sentiment de honte difficile à formuler. Derrière cette réaction, il arrive que se rejoue une configuration bien plus ancienne : celle du rapport au père, perçu comme figure d’autorité toute-puissante, souvent idéalisée ou redoutée. Le supérieur devient alors le dépositaire d’un pouvoir symbolique qui dépasse largement sa fonction réelle. L’autorité comme menace intérieure La présence d’un chef peut activer une part archaïque du psychisme. Ce n’est…
Les micro-critiques qui résonnent plus fort que prévu
Certaines remarques, pourtant banales, produisent un effet inattendu. Un commentaire léger sur un détail, une remarque ironique ou un simple regard surpris peuvent suffire à déclencher un malaise persistant. Dans les interactions professionnelles, où les mots circulent sans toujours être pesés, il arrive que des…
Au sein d’une équipe : exister et s’affirmer dans le groupe
S’intégrer dans une équipe est une composante essentielle de la vie professionnelle. Mais pour certaines personnes, cette insertion s’accompagne d’un dilemme latent : comment exister sans prendre trop de place ? Comment s’affirmer sans se heurter à l’autre ? Ce tiraillement entre fusion et retrait…
Repenser son rapport au travail : et si c’était maintenant ?
Notre rapport au travail ne va plus de soi. Là où il représentait jadis un socle identitaire, une source de stabilité ou de fierté, il devient pour beaucoup une zone de tension, de doute, voire de souffrance. Fatigue morale, perte de sens, impossibilité de se…
Maux de tête, mal de dire : la douleur comme forme d’auto-censure
Il y a ces douleurs qu’on connaît trop bien. Céphalées, tensions crâniennes, migraines récurrentes. Des maux qui montent quand on pense trop, quand on retient, quand on ne dit pas. Et si ces douleurs n’étaient…
Lire ou s’absorber : le refuge discret de l’intériorité protégée
Lire, écouter de la musique, regarder fixement un objet ou simplement rêvasser... Ces moments d’absorption silencieuse sont souvent perçus comme des pauses, des instants suspendus hors de l’agitation. Mais ils ont aussi une fonction psychique…
Vivre à contretemps : ce que révèle un rythme intérieur décalé
Certaines personnes ont toujours l’impression de ne pas être "dans le bon tempo". Elles se sentent lentes quand tout va trop vite, ou précipitées quand les autres prennent leur temps. Ce décalage n’est pas simplement…
Se confier à son médecin : une intimité privilégiée ?
La consultation médicale n’est pas toujours un simple échange de données cliniques. Dans ce cadre formel, balisé, limité dans le temps, surgit parfois une parole inattendue, plus intime, plus vraie. Certaines personnes racontent à leur…
Un poids en moi que rien n’explique vraiment
Il arrive que le corps dise ce que les mots n’arrivent pas à formuler. Une lourdeur diffuse, une fatigue persistante,…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Pourquoi certains troubles anxieux résistent aux explications rationnelles ?
Face à l’angoisse, la première tentation est souvent de chercher à comprendre. On interroge les causes, on remonte les événements…
Envie de s’isoler sans comprendre pourquoi
Il arrive que le besoin de solitude s’impose sans prévenir. Pas à cause d’un conflit, ni d’une surcharge extérieure, mais comme un appel intérieur, flou, déroutant. On n’en veut à personne, on ne fuit pas vraiment quelque chose, et pourtant, on ressent le besoin de s’éloigner. De ne pas répondre, de ne pas être sollicité, de se retirer du monde sans même savoir ce que l’on cherche à protéger. Ce repli ne relève pas toujours d’une simple fatigue : il peut être le signe d’un mouvement psychique plus profond, à écouter avec attention. Un retrait sans cause apparente Contrairement à l’isolement réactif – celui qui suit une dispute ou un stress –, ce type de solitude est plus mystérieux. Il…
Quand le jeu vidéo apaise une colère ancienne
Jouer est souvent perçu comme une activité légère, déconnectée des affects profonds. Pourtant, pour certains joueurs, le jeu vidéo remplit une fonction bien plus intime : il sert à contenir, détourner ou neutraliser une colère ancienne. Non exprimée dans la vie réelle, cette colère trouve dans l’univers vidéoludique un exutoire…
Trop-plein visuel : quand l’abondance d’œuvres devient étouffante
Entrer dans une exposition, c’est souvent espérer s’ouvrir à l’émotion, à la beauté ou à la pensée. Mais parfois, à peine quelques salles parcourues, une sensation inattendue s’installe : lassitude, agitation intérieure, voire malaise. Trop d’œuvres, trop d’images, trop de textes, trop d’attente. Le regard se fatigue, l’esprit décroche. Ce…
Pourquoi certaines scènes littéraires nous restent en mémoire
Il est des scènes littéraires que nous n’oublions jamais. Bien des années après avoir lu un livre, certaines images, certains dialogues ou atmosphères nous habitent encore. Elles resurgissent parfois à l’improviste, comme si elles s’étaient gravées en nous bien au-delà de leur simple lecture. Pourquoi certaines scènes marquent-elles notre mémoire…
Regarder, mais ne rien ressentir : l’absence d’émotion au musée
Certaines visites de musée laissent une sensation étrange. On a tout vu, mais rien ressenti. Aucune émotion, aucun frisson, aucun trouble. Ce n’est pas l’art qui manque, ni l’attention. C’est autre chose, plus difficile à nommer : une absence d’impact, une sorte de platitude affective. Ce phénomène, fréquent mais rarement…





































