La personnalité narcissique, une âme meurtrie ?
Égocentrique, arrogant, en quête d’admiration constante… Le mot « narcissique » est aujourd’hui galvaudé, souvent utilisé pour désigner un comportement superficiel ou vaniteux. Pourtant, en psychanalyse, la personnalité narcissique est bien plus complexe. Elle désigne un fonctionnement psychique marqué par une tension permanente entre idéalisation de soi et fragilité intérieure. Le narcissisme n’est pas une pathologie en soi, mais une composante essentielle de la construction du moi. Ce n’est que lorsqu’il se rigidifie que le narcissisme devient source de souffrance — pour le sujet lui-même et pour son entourage. Le narcissisme, un pilier du développement psychique Freud a été le premier à conceptualiser le narcissisme comme une étape normale du…
Quand je me sens responsable du mal-être des autres
Certaines personnes souffrent, et immédiatement, quelque chose se réveille en nous : une inquiétude, une culpabilité, un besoin de réparer.…
Ai-je le droit de prendre de la distance avec les autres ?
Il arrive qu’un lien, une relation, un environnement nous pèse sans que l’on sache exactement pourquoi. On ressent le besoin…
La singularité comme mode de vie
Dans une société qui valorise les modèles, les catégories et les parcours balisés, revendiquer sa singularité peut être vécu comme…
Éviter le piège du décompte : qui donne le plus dans la relation ?
Décryptage des rapports implicites d’équilibre et de dette affective Dans beaucoup de couples, sans même s’en rendre compte, s’installe une comptabilité silencieuse. Qui fait le plus d’efforts ? Qui aime davantage ? Qui cède le plus souvent ? Ce décompte invisible transforme peu à peu la relation en terrain d’évaluation permanente, où l’élan spontané laisse place à la balance des échanges. L’illusion d’un équilibre à maintenir Chercher à équilibrer ce que chacun donne et reçoit semble légitime. Mais l’amour n’est pas un contrat à parts égales, et vouloir mesurer chaque geste ou chaque attention conduit souvent à l’insatisfaction. Cette quête d’équité parfaite cache en réalité une peur d’être exploité, ignoré ou moins investi que l’autre.…
Dire sans blesser : exprimer ses ressentis sans abîmer le lien
Les clés d’une communication authentique mais respectueuse Exprimer ce que l’on ressent, dire ce qui dérange ou ce qui manque, paraît essentiel dans toute relation. Pourtant, beaucoup hésitent à parler, de peur de blesser, de créer un conflit ou de fragiliser le lien. Trouver les…
Du like au silence : qu’est-ce que la frustration numérique ?
Le ghosting, la disparition, l’attente ; une nouvelle cartographie des blessures narcissiques. Ils étaient là, ils avaient liké, répondu, montré un intérêt. Et puis plus rien. Pas de message, pas d’explication, juste un silence. Dans les rencontres en ligne, la disparition brutale est devenue une…
Couple : comment établir la confiance ?
Les fondations invisibles d’un lien solide et vivant La confiance est souvent évoquée comme un prérequis dans toute relation amoureuse. Pourtant, elle ne se décrète pas, ne s’exige pas, et ne s’installe pas spontanément. Établir la confiance, c’est construire un espace psychique où chacun peut…
La phase du « non » : quand l’opposition construit l’identité
Vers deux ans, l’enfant se met à dire "non" de façon systématique, parfois même sans raison apparente. Ce comportement, souvent…
Peut-on aimer ses enfants de façon égale ?
La plupart des parents affirment aimer leurs enfants de manière identique, comme si l'amour filial devait être parfaitement réparti, sans…
Qui suis-je ? Quand l’adolescent se confronte à la question de l’identité
L’adolescence marque l’émergence brutale d’une question existentielle que l’enfant ne se posait pas encore : "Qui suis-je ?". Ce n’est…
L’art d’aimer un enfant sans entraver sa liberté intérieure
Aimer son enfant paraît une évidence. Pourtant, répondre à ses besoins affectifs profonds demande bien plus que de l'affection visible ou des gestes de tendresse. L’enfant a besoin d’un cadre affectif complexe, où deux dimensions essentielles coexistent : une sécurité émotionnelle stable et un espace de liberté psychique. Trop souvent, ces besoins sont mal compris ou déséquilibrés, oscillant entre surprotection rassurante et incitation prématurée à l'autonomie. Or, c’est précisément dans l’articulation entre ces deux pôles que se construit l’équilibre intérieur de l’enfant, fondement de sa future capacité à aimer, à penser et à être en relation. La sécurité affective : un ancrage invisible mais vital Avant de pouvoir explorer le monde extérieur ou son propre monde intérieur, l’enfant doit ressentir…
L’élève modèle : adaptation docile ou disparition silencieuse ?
Calme, appliqué, respectueux, performant. L’élève modèle incarne, aux yeux de l’institution comme de la famille, une forme idéale de réussite scolaire. Mais derrière cette façade exemplaire se cache parfois un paradoxe :…
L’État et ses enfants : la citoyenneté comme dette silencieuse
Dès l’école, on nous apprend que la République nous protège, qu’elle garantit nos droits, qu’elle est notre bien commun. Mais ce lien au politique ne repose pas seulement sur des institutions ou…
Respect et altérité : peut-on vraiment accepter ce qui nous dérange ?
Il est facile de respecter ce qui nous ressemble. Ce qui est familier, proche, compréhensible. Mais le respect devient véritablement une épreuve lorsqu’il s’adresse à ce qui nous déstabilise, nous choque, nous…
Pourquoi les médias français sont si anxiogènes ?
Le sentiment d’inquiétude permanente face à l’actualité n’est pas uniquement lié à la gravité des événements eux-mêmes. Il tient aussi à la manière dont les médias, en France notamment, traitent, hiérarchisent et…
Étudiant et seul(e) : comprendre une solitude silencieuse
La solitude étudiante est souvent évoquée comme une donnée sociale, liée au départ du foyer, au changement de ville ou au manque de lien avec les pairs. Mais elle s’enracine plus profondément dans une expérience existentielle faite de rupture, de transition, parfois d’effondrement. Ce n’est pas seulement l’absence de lien qui fait mal, c’est ce qu’elle vient révéler : un vide plus ancien, une faille qui demande à être pensée, pas simplement comblée. Une autonomie brutale Pour beaucoup, l’entrée dans les études supérieures marque une forme d’indépendance attendue, presque idéalisée. Pourtant, cette liberté nouvelle s’accompagne souvent d’un sentiment d’abandon. Être seul dans une chambre de 9 m² ne signifie pas…
Vivre seul(e) après un abandon ou une rupture : pour ne plus subir la perte
Certaines solitudes ne naissent pas d’un choix, mais d’une cassure. Une séparation, une trahison, un départ brutal : autant d’événements…
Revenir vers un ami perdu : réparation ou répétition ?
Il y a des amitiés que l’on croit éteintes, mais dont la mémoire persiste en silence. Des liens rompus, mal…
Quand les liens d’amitié deviennent parentaux
Certaines amitiés prennent une tournure particulière : l’un semble guider, contenir, rassurer, pendant que l’autre demande, s’appuie, sollicite. Le lien…
Supporter un manager toxique : qu’est-ce que cela dit de notre histoire ?
Certain·es salarié·es supportent pendant des mois, voire des années, des comportements de dénigrement, de pression ou de manipulation de la part de leur hiérarchie. Bien que la souffrance soit réelle, ils ne partent pas. Ils minimisent, justifient, rationalisent. On pourrait croire à un simple manque d’options ou de confiance, mais bien souvent, d’autres forces plus inconscientes sont à l’œuvre. Supporter un manager toxique n’est pas seulement un acte rationnel ou contraint, c’est aussi, parfois, une répétition psychique de scénarios anciens, liés à la peur de l’abandon, à l’attente de reconnaissance ou à un attachement paradoxal. Et c’est dans cette complexité que se joue la persistance d’une situation que le sujet déplore mais n’arrive pas à…
Au sein d’une équipe : exister et s’affirmer dans le groupe
S’intégrer dans une équipe est une composante essentielle de la vie professionnelle. Mais pour certaines personnes, cette insertion s’accompagne d’un dilemme latent : comment exister sans prendre trop de place ? Comment s’affirmer sans se heurter à l’autre ? Ce tiraillement entre fusion et retrait…
L’orientation comme réparation : faire ce que les parents n’ont pas pu faire
Nombreux sont ceux qui, sans toujours le formuler consciemment, choisissent une voie professionnelle en réponse à une histoire familiale inachevée. Le métier devient alors plus qu’un projet personnel : il s’impose comme une réponse silencieuse à un manque, une blessure ou un rêve interrompu. Certains…
Renoncer à tout porter pour commencer à exister
Dans de nombreuses équipes, certains salariés finissent par incarner une figure rassurante, structurante, polyvalente. Ils sont ceux vers qui l’on se tourne spontanément, ceux qui absorbent les urgences, qui “tiennent” quand les autres flanchent. Cette place, rarement désignée officiellement, leur confère une reconnaissance silencieuse. Mais…
Compétition ou réparation ? Quand le sport devient scène de revanche
Sous ses dehors glorieux et codifiés, la compétition sportive offre bien plus qu’un terrain de dépassement personnel. Elle devient, pour certains, le théâtre d’une scène psychique plus ancienne : celle d’une revanche à prendre, d’un…
Trouver son rythme intérieur : quand ralentir devient un choix de vie
Dans une société où la performance rythme les journées et où l’urgence structure les échanges, ralentir peut sembler contre-productif, voire suspect. Pourtant, de plus en plus de personnes cherchent à redéfinir leur rapport au temps.…
Respirer, s’étirer, ralentir : gestes anodins ou signaux d’un retour au soi
Dans la continuité du mouvement quotidien, certains gestes semblent presque mécaniques : inspirer plus profondément, s’étirer sans y penser, ralentir le pas sans raison. Ces actions simples passent souvent inaperçues. Pourtant, elles témoignent parfois d’un…
Le ventre qui parle : stress, anxiété et mémoire émotionnelle viscérale
Il serre, il noue, il gonfle, il brûle. Le ventre est souvent le premier à réagir, bien avant que l’on comprenne ce qui nous traverse. À la croisée du système nerveux et de l’histoire affective,…
Un regard différent sur soi : quand on ne se reconnaît plus dans les yeux de l’autre
Il y a des moments où l’on se sent tout à coup étranger à soi-même. Non pas à cause d’un…
L’angoisse flottante : quand l’inquiétude n’a pas d’objet
Certaines peurs nous envahissent sans origine claire. Ni déclencheur, ni menace identifiable : juste une tension constante, une nervosité sourde…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Troubles obsessionnels : la pensée comme rempart contre l’effondrement
Les troubles obsessionnels, souvent réduits à des manies visibles ou à des pensées intrusives, sont en réalité des constructions défensives puissantes. Ils traduisent une lutte silencieuse contre une angoisse plus profonde, plus archaïque, souvent impensable. Derrière l’apparente absurdité des rituels, des vérifications ou des scénarios mentaux répétés, il y a un psychisme qui tente de rester debout face à un sentiment diffus de menace interne. La pensée obsessionnelle devient alors un rempart contre un effondrement pressenti, mais jamais pleinement formulé. La répétition comme auto-sécurisation Penser en boucle, revérifier, anticiper inlassablement : ces comportements ne visent pas tant la maîtrise du réel que la prévention d’un effondrement symbolique. Le sujet sent, confusément, qu’il ne peut pas se permettre de relâchement, car…
Pourquoi nous ne supportons pas certaines scènes de tendresse
Il est des moments où le spectateur détourne le regard, ressent un malaise, voire une irritation face à une scène de tendresse au cinéma. Non pas parce qu’elle serait trop mièvre ou maladroite, mais parce qu’elle touche une zone sensible. Ce rejet de l’intimité filmée ne relève pas seulement du…
Le corps des acteurs : comment le geste déplace le sens
Au cinéma, tout ne passe pas par les mots. L’image prime, et le corps des acteurs en devient le premier vecteur. Un mouvement de main, un regard détourné, une hésitation imperceptible peuvent dire davantage qu’une réplique entière. Le geste, souvent involontaire ou minimal, déplace le sens du récit en activant…
Se sentir chez soi dans un monde fictif : refuge ou reconstruction symbolique ?
Il n’est pas rare qu’un joueur ou une joueuse évoque avec émotion un monde vidéoludique qu’il ou elle a parcouru des heures durant, comme un lieu familier. Certains univers ne sont pas seulement explorés : ils sont habités. On s’y sent bien, comme chez soi. Mais d’où vient ce sentiment…
La figure de la sorcière : quand le féminin devient menaçant à l’écran
Peu de figures traversent autant de genres cinématographiques que celle de la sorcière. Présence récurrente dans les contes, les films fantastiques, les récits initiatiques ou horrifiques, elle cristallise des peurs profondes. Mais ce qui fascine dans cette image n’est pas seulement sa puissance occulte : c’est sa manière d’incarner un…





































