L’impression d’être « de trop » : d’où vient ce sentiment d’illégitimité ?
Il y a des moments où l’on se sent comme un corps en trop dans une pièce, un mot de trop dans une conversation, une présence gênante dans un espace qui semble ne pas nous attendre. Ce sentiment d’être "de trop", pas tout à fait à sa place, pas vraiment le bienvenu, peut être diffus, ponctuel… ou profondément ancré. Il touche à la légitimité, au droit d’être là, de prendre de la place, d’exister sans se justifier. Mais d’où vient ce malaise intime ? Et comment le comprendre pour s’en libérer, peu à peu ? Un ressenti souvent enraciné dans l’enfance L’impression d’être "de trop" ne naît pas du hasard.…
Le manque : un messager à écouter
On cherche à le remplir, à le fuir, à le nier. Le manque, dès qu’il surgit, est souvent perçu comme…
Se sentir en décalage avec le monde qui nous entoure : faiblesse ou lucidité ?
Il y a des jours où l’on se sent à contretemps. Trop sensible, trop lent, trop silencieux, trop profond —…
L’angoisse de perdre le contrôle : d’où vient-elle vraiment ?
Palpitations, vertiges, peur de « devenir fou », de faire une crise en public ou d’exploser intérieurement… Certaines angoisses s’accompagnent…
L’inflation des premiers rendez-vous : trop de choix tue-t-il le désir ?
Ils se succèdent, s’enchaînent, parfois sans laisser de trace. On se donne rendez-vous, on échange un verre, quelques impressions, puis on passe au suivant. À l’heure des rencontres facilitées par les applications, le premier rendez-vous semble être devenu une étape standardisée, presque banalisée. Mais ce rythme effréné ne transforme-t-il pas notre rapport au désir, à l’autre, à l’engagement émotionnel ? L’illusion d’un marché affectif sans fin Les applications de rencontre ont créé une disponibilité permanente d’éventuels partenaires. Ce flux continu donne l’impression que l’on peut toujours trouver mieux, plus stimulant, plus “compatible”. Le premier rendez-vous devient alors un test de surface, une audition, un filtre de plus dans un processus de tri. Le problème, c’est…
Couple : que cachent les disputes répétitives ?
Certaines disputes dans le couple semblent surgir sans fin, toujours autour des mêmes sujets, comme si la scène se rejouait inlassablement. Ce phénomène dépasse largement la simple divergence d'opinion. Les conflits récurrents révèlent souvent une tentative inconsciente de faire émerger ce qui ne peut être…
Applis de rencontre et blessures affectives
Les fantômes de l’abandon, du rejet ou de l’humiliation à l’ère numérique. On pense parfois que le passé est derrière soi, que l’histoire affective est close, digérée, intégrée. Et pourtant, dans l’espace apparemment neutre des applis de rencontre, certaines blessures enfouies réapparaissent avec une acuité…
Comment rompre le quotidien du couple
Le quotidien offre une structure, un cadre où le couple peut s’installer, se sécuriser, se retrouver. Mais à force de répétition, ce même quotidien peut devenir une cage invisible. Rompre la routine n’est pas seulement une envie d’évasion, c’est souvent une nécessité psychique pour réinjecter…
IVG et rêves récurrents : quand l’inconscient parle la nuit
Après une IVG, nombreuses sont celles qui témoignent de rêves étranges, parfois insistants, sans lien apparent avec leur quotidien. Loin…
Parler vite : ce que cache le débit de parole accéléré des ados
Qu’il s’agisse de conversations entre pairs ou de réponses lancées aux adultes, la parole adolescente est souvent marquée par une…
La grossesse réveille souvent des transmissions familiales inconscientes.
Attendre un enfant ne concerne pas uniquement l’avenir ; c’est aussi une plongée dans l’histoire familiale, consciente et surtout inconsciente.…
Les émotions en fin de grossesse : entre joie et peur
Aux portes de la naissance, le cœur oscille entre l'enthousiasme de l'arrivée et l'angoisse de l'inconnu. La fin d'un voyage, le début d'une autre inquiétude La fin de grossesse est souvent idéalisée comme un moment d'impatience joyeuse. Pourtant, cette période cristallise des émotions ambivalentes, où la joie de rencontrer son enfant côtoie des peurs diffuses. Camille, enceinte de huit mois, confiait ressentir une montée d'angoisse chaque soir à l'idée de l'accouchement. Ce mélange de sentiments révèle que l’imminence d’un bouleversement majeur réactive des tensions inconscientes : perdre le contrôle, quitter un état connu, affronter l'inconnu. La peur de l'accouchement : un symbole au-delà du physique Si la crainte de la douleur est souvent évoquée, l'accouchement porte aussi une charge symbolique…
Le rôle des médias dans la montée du populisme
La montée en puissance des figures populistes n’est pas uniquement liée aux fractures sociales ou à la défiance envers les institutions. Elle s’ancre aussi dans un écosystème médiatique qui, volontairement ou non,…
Comment regagner la confiance des Français en la politique ?
Alors que la défiance envers les institutions politiques ne cesse de croître, la question de la reconquête démocratique devient centrale. Il ne s'agit pas seulement de réhabiliter une fonction ou une figure,…
L’élite contre le peuple : un conflit réel ou une mise en scène ?
La rhétorique populiste s’appuie souvent sur un clivage aussi simple qu’efficace : d’un côté, un peuple homogène, vertueux, trahi ; de l’autre, une élite corrompue, distante, méprisante. Cette opposition binaire structure une…
Le père, le chef, le sauveur : le fantasme d’incarnation
Pourquoi certaines figures politiques captivent-elles au point de susciter un attachement presque mystique, au-delà des idées qu’elles défendent ? Derrière l’adhésion à un leader charismatique se joue souvent un mécanisme inconscient de…
L’amitié peut-elle réparer ce que l’histoire personnelle a abîmé ?
Il est des blessures que la famille ne sait pas soigner, que l’amour ne suffit pas à combler, que le temps lui-même n’efface pas. Face à ces fêlures intimes, l’amitié apparaît parfois comme une forme de réparation discrète et durable. Non spectaculaire, non codifiée, elle crée un espace singulier où le sujet n’est ni jugé ni attendu, mais accueilli dans sa part cassée. Peut-elle vraiment guérir ce que d’autres liens ont brisé ? Ou ne fait-elle que contenir, adoucir, accompagner les blessures anciennes ? Un lien sans dette, sans menace, sans modèle L’amitié se distingue des autres liens par sa relative gratuité. Il n’y a pas de devoir filial, pas…
Vivre seul pour ne pas dépendre : quand l’autonomie devient défense
L’autonomie est une valeur largement célébrée. Elle évoque la liberté, la maturité, la force intérieure. Mais dans certains cas, elle…
S’engager pour exister : quand l’association devient un lieu d’identification
Derrière le désir d’aider, de contribuer, de s’impliquer, il y a parfois autre chose. Un besoin plus souterrain : celui…
Quand vivre seul(e) devient un repli identitaire
Il existe des solitudes choisies, fécondes, transitoires. Mais il en est d’autres, plus discrètes, plus figées, où la vie seule…
Se surinvestir dans son rôle : identité professionnelle ou refuge contre le doute ?
Dans certains parcours, le travail devient plus qu’un simple lieu d’activité ou de reconnaissance. Il devient un espace total, absorbant, dans lequel la personne se définit entièrement. Être efficace, disponible, indispensable n’est plus un choix mais une nécessité silencieuse. Ce surinvestissement masque souvent une image de soi fragile, instable, qui cherche dans la fonction professionnelle un cadre identitaire fixe, rassurant, validant. Le poste fait alors office de masque, qui permet d’éviter un rapport plus incertain à soi-même, fait de doutes, de manques et d’aspérités non intégrées. S’oublier dans la fonction Lorsque le doute identitaire est trop menaçant, la fonction devient une armure. On se confond avec son poste, son titre, sa fiche de mission. Plus…
Être attiré par les métiers “invisibles” : discrétion choisie ou effacement subi ?
Certaines professions se caractérisent par leur discrétion. Elles s’exercent dans l’ombre, sans exposition publique ni reconnaissance spectaculaire. Ces métiers “invisibles” — archiviste, secrétaire, bibliothécaire, technicienne de surface — sont souvent choisis pour leur stabilité ou leur tranquillité. Mais pour certain·es, cette orientation va plus loin…
Quand le silence devient stratégie : les enjeux du salarié discret
Certain·es salarié·es s’effacent dans les réunions, parlent peu en open space, ne revendiquent ni leurs mérites ni leurs limites. Ils ne dérangent pas, ne s’imposent pas, ne dévient pas. On les décrit comme « discrets », « posés », « professionnels », parfois « transparents…
Se former pour se sentir légitime : reconnaissance ou défense contre l’imposture ?
Il arrive que des professionnels aguerris, déjà compétents dans leur domaine, choisissent de suivre une formation qui ne leur apporte pas vraiment de nouveau savoir. Ce geste surprend de l’extérieur, mais répond souvent à une nécessité intérieure : obtenir une reconnaissance symbolique qui vient confirmer, sécuriser…
Le refus des pauses : quand s’arrêter devient insupportable
Certaines personnes ne parviennent jamais à faire une vraie pause. Même en vacances, elles planifient, organisent, remplissent. Leur temps semble en tension permanente, chaque silence devient suspect, chaque moment vide appelle une tâche. Ce fonctionnement,…
Le silence créatif : quand l’absence de production devient une parole en creux
Il arrive qu’un·e artiste n’écrive plus, qu’un·e peintre cesse de peindre, qu’un·e musicien·ne arrête de composer. Le vide s’installe, souvent dans le trouble. Est-ce un blocage ? Un essoufflement ? Un désintérêt ? Si cette…
Retrouver le goût de manger : quand l’alimentation redevient un plaisir
Dans un quotidien rythmé par les impératifs, les repas deviennent parfois des parenthèses expédiées ou des champs de lutte intérieure. Trop gras, trop sucré, pas assez sain, trop vite mangé : chaque bouchée semble devoir…
La musique douce, un espace de repli psychique ?
Certaines musiques, lentes, enveloppantes, sans aspérités, produisent un effet particulier : elles ne distraient pas, elles enveloppent. On les écoute pour se calmer, pour apaiser un fond d’agitation, parfois pour dormir. Mais au-delà de leur…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
Quand on ne se sent pas compris : faut-il changer de psy ou rester ?
Il arrive, parfois dès les premières séances, que l’on ressente une gêne face à son psy. Un sentiment diffus de ne pas être entendu, pas vraiment accueilli. Les mots résonnent à vide, la relation paraît froide, l’espace semble trop neutre ou au contraire trop chargé. Se pose alors une question difficile à trancher : ce malaise vient-il du thérapeute ou de quelque chose qui se rejoue dans la relation ? Faut-il attendre, insister, ou s’autoriser à partir ? Le transfert, cette incompréhension structurante La psychanalyse enseigne que ce qui se vit dans la relation au psy n’est jamais neutre. L’impression de ne pas être compris peut traduire une réactivation inconsciente d’anciennes scènes où le sujet n’a pas été entendu dans…
Se sentir de trop : romans du surmoi écrasant
Il y a des personnages de fiction qui ne s’autorisent rien. Pas même à penser. Leur moindre désir se heurte à un mur invisible. Ils n’osent pas exister, prendre place, ni même déranger. Non pas parce qu’ils seraient socialement soumis, mais parce que quelque chose en eux leur interdit intérieurement…
Dans l’Art : Les couleurs et leur pouvoir symbolique
Les couleurs sont bien plus que de simples éléments visuels ; elles sont porteuses de significations profondes et souvent inconscientes. Dans l'art, chaque nuance, qu’elle soit vive ou sombre, réveille des émotions enfouies, des désirs refoulés ou des aspects de notre psyché dont nous n’avons pas pleinement conscience. L’étude de…
Pourquoi certaines scènes littéraires nous restent en mémoire
Il est des scènes littéraires que nous n’oublions jamais. Bien des années après avoir lu un livre, certaines images, certains dialogues ou atmosphères nous habitent encore. Elles resurgissent parfois à l’improviste, comme si elles s’étaient gravées en nous bien au-delà de leur simple lecture. Pourquoi certaines scènes marquent-elles notre mémoire…
La mémoire des figures parentales dans le récit littéraire
Dans les récits d’enfance, les figures parentales occupent une place centrale, mais toujours instable. Elles apparaissent tour à tour idéalisées, déformées, accusées, parfois effacées. Ce que la littérature nous donne à lire n’est jamais la "vérité" d’un parent, mais sa trace dans l’appareil psychique de l’auteur. Le récit devient alors…





































