Mieux gérer ses émotions grâce à la psychanalyse
Colère récurrente, tristesse sans cause apparente, réactions disproportionnées… Les émotions nous traversent souvent de manière irrationnelle, échappant à notre contrôle conscient. Si les approches comportementales offrent des outils concrets pour apaiser ces états, la psychanalyse propose une voie plus profonde : celle de la compréhension de l’origine inconsciente de nos émotions. Mieux gérer ses émotions grâce à la psychanalyse, c’est apprendre à écouter ce qui se joue en coulisses, à remonter à la source des affects, pour les apaiser durablement. L’émotion, messagère de l’inconscient En psychanalyse, une émotion n’est jamais anodine : elle est le symptôme d’un conflit psychique, souvent inconscient. Une angoisse soudaine peut révéler un désir refoulé, une…
À quoi se raccrocher quand tout semble flou ?
Il y a des moments dans la vie où plus rien ne semble clair. Les repères habituels disparaissent, les certitudes…
Personnalité paranoïaque : méfiance ou défense ?
Soupçonner une trahison, interpréter les gestes les plus neutres comme hostiles, vivre dans une tension permanente… Tels sont les signes…
L’impression d’être « de trop » : d’où vient ce sentiment d’illégitimité ?
Il y a des moments où l’on se sent comme un corps en trop dans une pièce, un mot de…
Passer de l’amitié à l’amour : ce que dit l’inconscient
Pourquoi certaines amitiés deviennent amoureuses, quand d’autres restent figées dans une tendresse sans élan ? Ce glissement trouble, parfois soudain, parfois long et silencieux, questionne autant notre désir que nos interdits intérieurs. En psychanalyse, ce basculement est rarement vu comme un hasard ; il révèle souvent des conflits anciens, des projections profondes, ou des tentatives de réconciliation avec soi-même à travers l’autre. L’amitié comme terrain de sécurité L’amitié repose sur la confiance, la stabilité, l’absence de menace. Elle crée un espace rassurant, où l’on peut exister sans enjeu de séduction. Dans ce lien apaisé, le moi se détend ; il se sent vu, accepté, sans peur du rejet. C’est ce climat sans tension qui, parfois,…
Tomber amoureux d’un inconnu au café
Quand la rencontre brève devient support de projection affective. Il y a ces instants suspendus, à une terrasse, dans un train, au fond d’un café. Un regard croisé, un frisson fugace, un sentiment disproportionné par rapport au peu vécu. Tomber amoureux d’un inconnu n’est pas…
L’érosion du désir dans le couple est-il inexorable ?
Le désir ne disparaît pas du jour au lendemain ; il glisse doucement vers l’arrière-plan. Ce lent effacement, souvent discret, est l’une des expériences les plus courantes dans les relations amoureuses longues. Pourtant, il reste difficile à nommer, à comprendre, à accepter. On se sent…
Faut-il rester en bons termes après une séparation ?
Lorsqu'un couple se sépare, la question du maintien d’une relation amicale ou cordiale émerge souvent. Beaucoup considèrent qu’une séparation saine implique de rester ami·e, en preuve d'une maturité affective et d'un respect mutuel. Cependant, cette idée mérite d’être interrogée. Rester en bons termes ne garantit…
Pourquoi l’adolescent cherche-t-il à s’opposer ?
L’opposition adolescente est souvent vécue par les parents comme une provocation gratuite, un rejet de l’autorité ou une phase d’insolence…
L’avortement comme expérience de perte : un deuil à élaborer
Souvent réduit à un acte médical ou à un choix rationnel, l’avortement laisse pourtant derrière lui une trace psychique que…
Entre autorité et confiance : redéfinir la posture éducative face aux ados
À l’adolescence, l’équilibre entre autorité et confiance devient un enjeu majeur dans la relation éducative. Trop d’autorité, et l’adolescent se…
Le désir d’enfant et la répétition transgénérationnelle
On pense souvent que le désir d’enfant naît d’un élan personnel, libre et conscient. Pourtant, ce projet s’inscrit fréquemment dans une histoire familiale invisible, où l’inconscient rejoue des scénarios transmis de génération en génération. Sans le savoir, certain·es désirent un enfant non seulement pour construire l’avenir, mais aussi pour réparer, reproduire ou répondre à des attentes silencieuses venues du passé. La répétition transgénérationnelle influence alors ce désir, le teintant de loyautés inconscientes et de fidélités invisibles. Désirer un enfant pour réparer l’histoire familiale Clara, 30 ans, ressent une envie profonde d’avoir "une famille unie", à l’opposé des ruptures qu’elle a connues enfant. Son désir d’enfant porte en réalité une mission inconsciente : réparer les fractures du passé. L’enfant devient alors…
Comment regagner la confiance des Français en la politique ?
Alors que la défiance envers les institutions politiques ne cesse de croître, la question de la reconquête démocratique devient centrale. Il ne s'agit pas seulement de réhabiliter une fonction ou une figure,…
La fracture territoriale : éloignement géographique ou blessure symbolique ?
On parle de périphéries, de ruralité, de zones peu denses. Mais ce vocabulaire technique peine à traduire ce que vivent celles et ceux qui habitent "loin" des centres. Car la fracture territoriale…
Ce que le journal télévisé fait à nos émotions
Le journal télévisé ne se contente pas de livrer des faits : il les agence, les hiérarchise, les incarne. Ce qui est présenté comme une « photographie du monde » est en…
Le populisme comme symptôme d’une démocratie en souffrance
Le mot fait peur ou galvanise, selon l’angle depuis lequel on le prononce. Mais au-delà du débat idéologique, le populisme agit souvent comme un révélateur : celui d’un dérèglement démocratique plus profond…
Changer sans trahir : peut-on évoluer sans perdre ses amis ?
Il suffit parfois d’un déplacement discret, d’un choix de vie affirmé, d’une forme d’épanouissement inattendue pour qu’un lien amical autrefois solide devienne incertain. Celui qui change n’ose plus tout dire, celui qui reste se sent peu à peu exclu. Aucun conflit ouvert, mais une gêne sourde s’installe, alimentée par un double mouvement : la peur de trahir chez l’un, la peur d’être trahi chez l’autre. Pourquoi l’évolution personnelle est-elle parfois si difficile à faire cohabiter avec l’amitié ? La loyauté silencieuse envers ce que l’on a été ensemble Toute amitié profonde repose sur un pacte implicite : celui d’une forme de stabilité affective. On se reconnaît dans l’autre, non seulement…
Refuser les sorties spontanées : la défense contre l’imprévu
Il y a celles et ceux qui aiment improviser, saisir une invitation de dernière minute, répondre à l’élan du moment.…
Pourquoi les liens se rompent toujours au même moment ?
Certaines personnes revivent, sans le vouloir, des scénarios relationnels étrangement similaires : une rencontre pleine de promesses, une proximité naissante,…
Ces changements de vie qui déstabilisent les amitiés
Certaines amitiés se forgent dans la difficulté : solitude partagée, colère commune, insécurité réciproque. Ces liens, profonds et sincères, naissent…
Sur mon lieu de travail, l’impression d’une surveillance invisible
Dans certains environnements professionnels, on ne parle pas forcément de contrôle, on ne reçoit pas de remarques directes, et pourtant on se sent observé, évalué, scruté. Il ne s’agit pas d’une surveillance explicite, mais d’une impression diffuse, persistante, que chaque mot, chaque attitude pourrait être interprété. Ce climat d’hyper-vigilance ne naît pas de la paranoïa individuelle, mais d’un espace collectif où le non-dit, les jugements implicites et les hiérarchies flottantes créent un sentiment d’insécurité relationnelle. On travaille comme en terrain instable, même quand tout semble calme en surface. Une attention constante aux signes faibles Dans ce type de cadre, le moindre détail prend du poids : un regard en coin, un message sans formule, une…
Au travail, le calme apparent masque parfois une tension latente
Certaines équipes fonctionnent dans un calme exemplaire. Les réunions sont ordonnées, les échanges mesurés, les conflits rares. À première vue, l’ambiance semble saine, apaisée, fonctionnelle. Mais au fil du temps, ce calme devient pesant, chargé d’une forme de tension qui ne dit pas son nom.…
Ne pas savoir où est sa place au travail : indécision ou conflit identitaire ?
Certaines personnes errent d’un poste à l’autre, passent d’un service à un autre, sans jamais se sentir pleinement à leur place. Elles doutent de leur légitimité, hésitent à s’affirmer, se décrivent comme “trop ceci, pas assez cela” selon les interlocuteurs. Cette instabilité apparente est souvent…
Dans les entreprises, les conséquences du positivisme obligatoire
Dans certaines entreprises, la convivialité, l’humour et l’enthousiasme semblent faire partie intégrante de l’identité collective. L’ambiance est “cool”, les échanges détendus, les difficultés relativisées. On valorise l’optimisme, la capacité à “prendre les choses avec recul”, à “garder le sourire”. Ce climat peut sembler protecteur, apaisant,…
Pourquoi la souffrance psychique est si difficile à nommer ?
On peut dire qu’on a mal au ventre, au dos, à la tête. Mais dire qu’on souffre « à l’intérieur » reste souvent vague, embarrassant, voire impossible. La souffrance psychique, parce qu’elle échappe aux repères…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
Corps exposé : quand le soin révèle une histoire silencieuse
Se rendre dans un spa ou recevoir un soin corporel suppose de se dévêtir, de s’abandonner, de se montrer sans défense. Pour certain·es, ce geste simple est une évidence. Pour d’autres, il réveille une gêne…
Le silence créatif : quand l’absence de production devient une parole en creux
Il arrive qu’un·e artiste n’écrive plus, qu’un·e peintre cesse de peindre, qu’un·e musicien·ne arrête de composer. Le vide s’installe, souvent dans le trouble. Est-ce un blocage ? Un essoufflement ? Un désintérêt ? Si cette…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas…
Besoin de changements rapides sans savoir quoi changer
Il y a des périodes où tout semble stable, fonctionnel, parfois même enviable de l’extérieur. Et pourtant, une agitation intérieure…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance et orienter les soins. Pourtant, il suscite souvent de l’ambivalence, voire une méfiance. Certains y voient une reconnaissance salutaire de leur état intérieur, quand d’autres redoutent une mise en case, un étiquetage définitif. Le même mot peut être reçu comme une délivrance ou comme une assignation. Cette ambivalence touche aussi les soignants, partagés entre rigueur clinique et écoute subjective. Alors, que vient-on vraiment chercher quand on cherche à "évaluer" un mal psychique ? Un outil de soin ou un filtre de sélection Le diagnostic permet, dans l’idéal, de mettre en lumière des mécanismes, des conflits internes, et de proposer une…
Silences, blancs et oublis dans les récits d’enfance
Dans les récits d’enfance, ce qui n’est pas dit compte souvent autant, sinon plus, que ce qui est raconté. Les ellipses, les blancs, les silences du texte ne traduisent pas seulement des manques de mémoire : ils révèlent ce que la mémoire, précisément, ne peut ou ne veut pas intégrer.…
Les symboles du refoulé : Pourquoi certains motifs réveillent l’inconscient ?
Les symboles sont présents dans l'art depuis les origines de la civilisation, et pourtant, certains motifs récurrents dans les œuvres d’art continuent de nous provoquer des émotions intenses, souvent sans raison apparente. Pourquoi certains symboles, apparemment banals ou anodins, arrivent-ils à toucher profondément notre inconscient, déclenchant des réactions émotionnelles ou…
Les souvenirs d’enfance comme scène fondatrice du récit
Dans bien des textes littéraires, l’enfance ne se réduit pas à un simple matériau thématique : elle constitue l’origine même du geste d’écriture. Ce que l’auteur cherche, en revenant au souvenir d’enfance, ce n’est pas tant un passé à restituer qu’une scène fondatrice, une expérience inaugurale qui a imprimé sa…
Lire pour pleurer : quand la littérature nous autorise à ressentir
Certaines lectures nous bouleversent au point de nous faire pleurer. Ce phénomène, qui peut sembler anodin, revêt en réalité une profonde portée psychique. Pourquoi la littérature déclenche-t-elle parfois des larmes que la vie quotidienne ne parvient pas à faire couler ? Et que nous dit ce processus sur notre inconscient…





































