Femme, homme, autre : construire sa place au-delà des rôles imposés
Être une femme, un homme, une personne non binaire ou en questionnement… autant d’identités qui, dès la naissance, sont encadrées par des rôles attendus, souvent limitants. Ces rôles de genre, visibles ou discrets, tracent des lignes invisibles : sur la façon de parler, d’aimer, de choisir, d’habiter son corps ou sa place dans la société. Mais ces cadres ne conviennent pas à tous — et parfois, ils étouffent bien plus qu’ils ne structurent. Alors comment construire sa place au-delà des rôles imposés, dans une société encore très normée ? Des rôles de genre qui précèdent l’individu Avant même de se connaître, on est déjà perçu à travers un prisme :…
Le test de Rorschach
Le test de Rorschach est sans doute l’un des outils psychologiques les plus emblématiques — et les plus énigmatiques —…
Origines maghrébines et place dans la société
Porter des origines maghrébines en France aujourd’hui, ce n’est pas seulement une donnée administrative ou culturelle : c’est souvent un…
La personnalité narcissique, une âme meurtrie ?
Égocentrique, arrogant, en quête d’admiration constante… Le mot « narcissique » est aujourd’hui galvaudé, souvent utilisé pour désigner un comportement…
Partage des tâches ménagères : le mythe de l’égalité
Dans la plupart des couples modernes, l’égalité est affichée comme une valeur de référence. On se veut partenaires, équitables, loin des anciens schémas déséquilibrés. Pourtant, derrière le discours, la répartition des tâches ménagères reste un terrain glissant. Ce n’est pas seulement une question de "qui fait quoi", mais un espace où se rejouent pouvoir, reconnaissance et héritages inconscients. L'illusion d’un partage objectif Sur le papier, l’idée d’un partage équitable semble simple : chacun fait sa part. Mais la réalité est souvent plus subtile. Il ne s’agit pas seulement de quantité mais de charge mentale, d’anticipation, d’invisibilité de certaines tâches. Celui qui "aide" l’autre sans se sentir responsable reproduit sans le savoir des schémas inégalitaires sous…
Le sentiment amoureux peut-il renaître après une rupture ?
La rupture n’est pas toujours synonyme de fin ; elle peut être un point de suspension, un remaniement du lien, voire une condition de sa transformation. Le sentiment amoureux, en apparence dissous, peut parfois survivre à la séparation, enfoui sous le traumatisme de la perte,…
Rencontres culturelles : aime-t-on l’autre ou ce qu’il reflète de nous ?
Un intérêt partagé pour l’art ou la lecture peut-il masquer une quête d’identification ? Il arrive que l’on tombe sous le charme de quelqu’un lors d’un vernissage, d’un échange littéraire, d’une conversation sur un film. La proximité intellectuelle, les références communes, la manière de parler…
Est-on encore un couple si l’on ne fait plus l’amour ?
Dans l’imaginaire collectif, la sexualité est un pilier du couple, parfois même son critère de légitimité. Quand elle disparaît, la question surgit : que reste-t-il de l’amour ? Peut-on encore se dire “en couple” si le désir s’est éteint, ou s’il ne s’exprime plus dans…
Entre autorité et confiance : redéfinir la posture éducative face aux ados
À l’adolescence, l’équilibre entre autorité et confiance devient un enjeu majeur dans la relation éducative. Trop d’autorité, et l’adolescent se…
L’insécurité affective chez l’enfant, un signal d’alerte
Loin d’être un simple "manque d’attention", l’insécurité affective est une empreinte invisible mais profonde qui structure la manière dont l’enfant…
Quand la perte des grands-parents réveille l’histoire familiale
Quand un grand-parent s’éteint, ce n’est pas seulement une personne que l’on perd, mais tout un pan de l’inconscient familial…
Présenter mon ami(e) à mes enfants
Après une séparation, l’arrivée d’un·e nouveau·elle partenaire soulève une question délicate : comment l’intégrer à la vie familiale sans perturber l’équilibre déjà fragile des enfants ? Derrière ce choix apparemment pratique se cachent des enjeux affectifs profonds : peur de trahir l’autre parent, crainte du rejet, ou encore espoir inconscient que cette nouvelle relation répare ce qui a été brisé. Présenter son ami(e) aux enfants, c’est bien plus qu’une rencontre ; c’est une étape psychique majeure où chacun doit redéfinir sa place. La loyauté invisible envers l’autre parent Même après une séparation, de nombreux parents ressentent une fidélité inconsciente envers l’ex-conjoint, qui rend difficile l’idée d’introduire une nouvelle personne dans la sphère familiale. Par exemple, ce père qui retarde sans…
Institutions : confiance raisonnée ou attachement affectif ?
Croire en la justice, respecter les décisions politiques, accepter l’autorité médicale ou administrative : la confiance envers les institutions semble être un acte rationnel, nourri d’observation, d’analyse, de preuves. Mais en profondeur,…
Appartenir sans se trahir : le paradoxe du transfuge de classe
Changer de classe sociale est souvent raconté comme une réussite individuelle. Mais pour celles et ceux qu’on appelle "transfuges de classe", ce déplacement ne va pas sans déchirement. Appartenir à un nouveau…
La honte sociale : une mémoire silencieuse du déclassement
Il y a des blessures qui ne crient pas, qui ne s’affichent pas, mais qui imprègnent en profondeur le regard que l’on porte sur soi. La honte sociale en fait partie. Elle…
Citoyenneté : quand voter ne suffit plus à faire vivre la démocratie
On vote, parfois. On regarde, souvent. On subit, toujours. Dans les démocraties représentatives, le citoyen est de plus en plus ramené à un rôle d’usager silencieux, d’électeur intermittent ou de spectateur frustré.…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent, qui conseillent, qui cadrent. Elles donnent le ton, apaisent les tensions, prennent soin des autres - parfois jusqu’à l’épuisement. Ce rôle, qui semble valorisé, repose souvent sur une histoire ancienne où la maturité n’était pas un choix, mais une nécessité psychique. De l’enfant parentifié à l’adulte trop solide Derrière cette maturité précoce se cache souvent un scénario d’inversion des rôles. L’enfant, au lieu d’être contenu, a dû contenir. Il ou elle a dû comprendre les émotions de l’adulte, anticiper, s’ajuster. Ce développement accéléré a laissé une empreinte silencieuse : celle…
Le collectif comme échappatoire au vide intérieur
S’engager dans un collectif, c’est souvent une manière de se relier, de partager des valeurs, de sentir que l’on agit.…
Toujours entouré, mais jamais nourri : le paradoxe des sociabilités creuses
Il y a des personnes qui sont toujours présentes : elles sortent, échangent, rient, se rendent disponibles. Leur vie semble…
Donner sans compter : la dette invisible dans l’engagement associatif
Certaines personnes s’investissent dans le tissu associatif avec une ardeur sans faille. Elles donnent leur temps, leur énergie, leur attention,…
Toujours vouloir être au centre : leadership naturel ou narcissime ?
Dans certains groupes professionnels, il y a toujours une personne qui attire l’attention, prend la parole, fédère, décide, oriente. Elle se positionne spontanément comme moteur, souvent avec brio. Mais chez d’autres, cette centralité ne relève pas seulement d’un talent de coordination ou d’un charisme naturel. Elle peut être le symptôme d’un besoin inconscient de reconnaissance continue, comme si l’indispensabilité était devenue une condition pour exister. Ce n’est plus tant l’exercice du leadership qui motive, que la nécessité d’être vu pour ne pas disparaître, de se rendre incontournable pour compenser une fragilité de fond. Être vu pour ne pas se perdre Chez certaines personnes, la centralité est un mode de survie symbolique. Être celui ou celle…
Prendre la place de mon chef : un désir œdipien ?
Dans certaines configurations professionnelles, le lien hiérarchique ne se réduit pas à une relation fonctionnelle. Il peut devenir le lieu d’une tension silencieuse, d’un mélange d’admiration, d’agacement et de rivalité. Le désir de prendre la place du chef n’est pas toujours nourri par une simple…
S’isoler pour travailler : concentration ou défense contre l’intrusion ?
Travailler seul, dans une salle fermée, un café discret ou un bureau à domicile, est un choix que beaucoup revendiquent. La solitude est alors présentée comme une condition d’efficacité, un espace de clarté mentale, un rempart contre la dispersion. Pourtant, ce besoin d’isolement ne relève…
Être attiré par les métiers “invisibles” : discrétion choisie ou effacement subi ?
Certaines professions se caractérisent par leur discrétion. Elles s’exercent dans l’ombre, sans exposition publique ni reconnaissance spectaculaire. Ces métiers “invisibles” — archiviste, secrétaire, bibliothécaire, technicienne de surface — sont souvent choisis pour leur stabilité ou leur tranquillité. Mais pour certain·es, cette orientation va plus loin…
Le coach comme figure parentale : entre idéalisation et dépendance
Dans la relation de coaching, une dynamique subtile se met souvent en place. Derrière l’accompagnement bienveillant, l’écoute active et le soutien stratégique, peut se jouer une forme de transfert affectif, où le coach est investi…
Prendre soin de son corps, c’est aussi prendre soin de son histoire
On parle souvent du corps comme d’un outil, une machine à entretenir ou un support à maîtriser. Pourtant, pour beaucoup, le corps n’est pas qu’un ensemble de muscles et d’organes : c’est aussi un lieu…
Quand le symptôme ne veut pas guérir : la résistance inconsciente
Il arrive qu’un trouble persiste malgré les traitements, les soins, les efforts. La douleur reste là, les rechutes se répètent, les améliorations sont de courte durée. Ce qui s’installe n’est pas seulement un problème médical,…
Flotter au spa : le lâcher-prise aquatique comme métaphore du lien perdu
Le corps flottant dans l’eau n’est plus soumis aux lois habituelles : il est soutenu sans effort, libre de ses tensions, doucement désorienté. Ce moment, souvent vécu comme anodin ou agréable, peut pourtant réveiller une…
Un changement de rythme, et le malaise émerge
Il y a des moments où tout semble enfin ralentir. On les attend, parfois on les planifie : des vacances,…
Envie de s’isoler sans comprendre pourquoi
Il arrive que le besoin de solitude s’impose sans prévenir. Pas à cause d’un conflit, ni d’une surcharge extérieure, mais…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en éloigner. Ruptures qui se ressemblent, conflits récurrents, échecs à répétition : tout se passe comme si une force obscure nous ramenait sans cesse à un même scénario. Cette impression d’immobilité n’est pas due à un hasard malheureux, mais à un mécanisme inconscient nommé compulsion de répétition. Sigmund Freud fut l’un des premiers à décrire cette tendance à revivre, sous d’autres formes, un traumatisme ancien non symbolisé. Le psychisme, prisonnier d’un souvenir non élaboré, tente désespérément de le maîtriser… en le rejouant. Ce qui se répète, c’est souvent ce qui n’a jamais été vraiment vécu psychiquement. L’illusion du choix face à…
L’ellipse : ce que le hors-champ nous fait éprouver
Parmi les procédés les plus subtils du cinéma, l’ellipse occupe une place singulière. En choisissant de ne pas tout montrer, le réalisateur convoque puissamment l’imaginaire du spectateur. Une scène coupée, un geste interrompu, un événement laissé hors champ ouvrent un espace où l’inconscient s’engouffre. Ce qui n’est pas montré agit…
Ce que nos réactions de spectateur disent de nous
Regarder un film n’est jamais un geste neutre. Si deux spectateurs assistent à la même projection, leurs réactions pourront être diamétralement opposées : l’un en ressortira ému aux larmes, l’autre agacé ou indifférent. Pourquoi ? Parce que le cinéma, loin d’être un simple divertissement, agit comme un révélateur psychique. Nos…
Laisser l’image nous traverser : ressentir avant de penser
L’image, qu’elle soit visuelle, mentale ou artistique, nous invite à une immersion dans l'instant. C'est un processus subtil où la perception précède la réflexion. Dans un monde saturé de stimuli, l'art de recevoir une image, sans la décomposer immédiatement ou la juger, devient essentiel. Cela implique de laisser l’image se…
Désir, pudeur, rejet : ce que le nu artistique nous fait vivre
Face au nu, le regard hésite. Il peut être attiré, troublé, dérangé ou figé. Dans les musées, les corps dénudés abondent : classiques, érotiques, esthétisés, fragmentés. Pourtant, la présence du nu n’a rien de neutre. Elle convoque en chacun un paysage psychique singulier, fait de désirs enfouis, de limites intériorisées…





































