Ce que je laisse derrière moi… et ce que je garde
Chaque passage de vie - qu’il soit choisi ou subi - implique une forme de tri silencieux. On avance, parfois à petits pas, et on sent que certaines choses ne peuvent plus suivre. Des habitudes, des rôles, des lieux, des relations, des manières d’être. Laisser derrière soi ne veut pas forcément dire rejeter : c’est parfois un geste intérieur de libération, de transformation. Mais dans cette traversée, il est tout aussi important de se demander ce que l’on garde. Car c’est dans ce double mouvement - abandon et fidélité - que peut naître une forme de cohérence nouvelle. Laisser partir ce qui ne soutient plus Ce que l’on laisse derrière…
Personnalité empathique : force ou faiblesse ?
Capacité à ressentir ce que vit l’autre, à se mettre à sa place, à capter l’émotion dans un regard ou…
Reconstruire son récit de vie après un traumatisme
Après un traumatisme, le temps semble suspendu. La chronologie intérieure est bouleversée, les repères vacillent, et la parole se fige.…
Ce que je cherche à prouver sans m’en rendre compte
Dans nos efforts, nos choix, nos façons d’aimer ou de réussir, il y a parfois un moteur invisible : prouver…
Pourquoi certains profils nous attirent toujours ?
Il y a ces rencontres qui semblent se répéter. Les visages changent, les prénoms aussi, mais un schéma revient, presque à notre insu. Pourquoi sommes-nous régulièrement attirés par le même type de personne ? Derrière cette apparente “coïncidence” se cache souvent une logique psychique complexe, où désir, mémoire et répétition inconsciente s’entrelacent. L’autre, miroir d’une mémoire ancienne Nos choix amoureux ne sont jamais neutres. Ce qui nous attire chez l’autre est souvent la réactivation d’une empreinte affective ancienne, inscrite dès les premières relations d’attachement. Une voix, un regard, une manière d’être peut faire écho – sans que nous le sachions – à une figure parentale, à une présence marquante, à un lien fondateur, heureux ou…
Ai-je aimé pour moi ou pour être aimé·e ?
Il est facile de croire que l’on aime toujours par élan sincère. Mais parfois, après une rupture ou dans un temps de solitude, une question plus fine émerge : ai-je aimé pour rencontrer l’autre, ou pour m’assurer d’être aimé·e ?Ce n’est pas un reproche, ni une…
Les petites habitudes : routine rassurante ou piège de l’automatisme ?
On ne les voit pas venir. Elles s’installent doucement, au fil des jours, jusqu’à devenir la trame invisible du couple. Les petites habitudes rythment le quotidien : le café du matin ensemble, la série du soir, la place attitrée à table, les mots répétés sans…
Pourquoi je n’ose pas séduire dans mon cercle d’ami·es ?
Peur de se montrer autrement, d’être vu·e sous un autre angle ; rester "celui ou celle qu’on connaît". Il est parfois plus facile de séduire un·e inconnu·e que d’oser dévoiler un désir dans son propre cercle d’ami·es. Là où l’intimité semble déjà présente, une autre…
Le fantasme de l’enfant idéal : quand le désir efface la réalité
Derrière chaque désir d’enfant se cache une image, souvent inconsciente, de ce que cet enfant sera. Avant même sa conception,…
Reconstruire sa vie amoureuse en étant parent solo
Après une séparation, la question de renouer avec une vie amoureuse ne concerne pas seulement le désir personnel. Pour le…
L’identité numérique de l’adolescent : un double « je »
À l’ère des réseaux sociaux, l’adolescent ne construit plus son identité uniquement dans le regard de ses proches ou de…
Le déménagement, un bouleversement intérieur pour la famille
Changer de lieu de vie est souvent perçu comme un projet logistique, une nouvelle étape à organiser. Pourtant, le déménagement agit comme un révélateur des équilibres familiaux, en venant toucher des zones sensibles liées à l’attachement, à l’identité et aux peurs inconscientes du changement. Quitter un lieu, c’est aussi quitter une part de soi Un déménagement ne se résume jamais à transporter des objets. Chaque mur, chaque rue traversée est chargé d'une mémoire affective. Pour les adultes comme pour les enfants, partir signifie abandonner des repères qui sécurisent, même lorsqu'on pense désirer ce changement. Ce déracinement, aussi choisi soit-il, peut réveiller des angoisses profondes liées à la perte et à l’inconnu, mettant à nu la manière dont chaque membre de…
En France, la folie des festivals musicaux
Chaque été, des centaines de festivals investissent les campagnes, les villes et les plages françaises. Rock, électro, jazz, musiques du monde ou rap : aucune esthétique n’échappe à cette effervescence collective. Mais…
Une initiation à la psychologie au lycée ?
Le lycée est souvent pensé comme un lieu de transmission de savoirs, de préparation aux examens, de construction de l’avenir. Mais peu de place y est laissée à une dimension pourtant essentielle…
Peut-on réellement vivre sans les réseaux sociaux ?
Les réseaux sociaux se sont glissés dans toutes les interstices de la vie moderne : travail, relations, loisirs, information. Ils occupent une place telle qu’on pourrait croire leur usage indispensable, voire naturel.…
Fêtes nationales : un récit commun à réinventer
Chaque année, le calendrier civique est marqué par des commémorations nationales. À travers les drapeaux, les discours et les cérémonies, la société se rassemble autour d’un passé mis en forme. Mais loin…
Comment soigner le lien amical pour qu’il se renforce ?
L’amitié semble naturelle, spontanée, immédiate. Et pourtant, c’est une construction lente, fragile, profondément humaine, qui engage le sujet bien au-delà du plaisir partagé. Si certaines amitiés s’épanouissent, d’autres s’effilochent, s’abîment, se figent. Entre projection, identification, loyauté et différenciation, le lien amical, au prisme de la psychanalyse, révèle une complexité souvent ignorée. Le consolider, c’est moins entretenir des habitudes que travailler à sa vérité affective. L’amitié comme espace de reconnaissance mutuelle Contrairement à la relation familiale ou amoureuse, l’amitié repose sur une élection libre, fondée sur un mouvement d’affinité. Mais cette affinité cache souvent une reconnaissance inconsciente : l’ami ou l’amie reflète des parts de soi, idéalisées ou blessées. Il ou…
Pourquoi certaines amitiés deviennent soudainement intenables ?
Il arrive qu’un lien, vécu comme naturel et précieux pendant des années, devienne tout à coup pesant, irritant, presque insupportable.…
Se battre pour une cause, fuir sa propre histoire ?
L’engagement pour une cause est souvent présenté comme un signe de générosité, de courage, de clarté morale. Mais il peut…
Pourquoi certaines soirées entre amis laissent un goût de vide ?
Il arrive que, malgré les rires, les discussions, les retrouvailles, une soirée entre amis ou une sortie sociale se termine…
Toujours vouloir bien faire : performance ou peur de décevoir ?
Certaines personnes vivent leur quotidien professionnel sous le signe d’une exigence permanente. Elles veulent bien faire, être reconnues pour leur sérieux, ne jamais laisser place à l’erreur. Cette attitude, souvent valorisée par l’environnement de travail, cache parfois une angoisse plus sourde : celle de ne pas être à la hauteur, de décevoir, de se montrer insuffisante. Ce besoin de performance n’est plus un moteur, mais une condition pour s’autoriser à exister. Ce n’est pas le désir de réussir qui guide, mais la peur de ne pas en faire assez. La performance comme garantie d’amour Pour celles qui ont grandi dans un environnement où la valeur personnelle dépendait des résultats, des comportements ajustés ou des attentes…
Ne jamais s’arrêter : dynamisme réel ou peur d’exister sans produire ?
Dans certains parcours professionnels, l’activité ne s’interrompt jamais. Les projets s’enchaînent, les réunions débordent, les journées s’étirent sans fin. Ce rythme effréné est souvent perçu comme une preuve de dynamisme, de motivation, voire de passion. Mais chez certaines personnes, cette course permanente traduit moins un…
Repenser son rapport au travail : et si c’était maintenant ?
Notre rapport au travail ne va plus de soi. Là où il représentait jadis un socle identitaire, une source de stabilité ou de fierté, il devient pour beaucoup une zone de tension, de doute, voire de souffrance. Fatigue morale, perte de sens, impossibilité de se…
Au travail, le calme apparent masque parfois une tension latente
Certaines équipes fonctionnent dans un calme exemplaire. Les réunions sont ordonnées, les échanges mesurés, les conflits rares. À première vue, l’ambiance semble saine, apaisée, fonctionnelle. Mais au fil du temps, ce calme devient pesant, chargé d’une forme de tension qui ne dit pas son nom.…
Le minimalisme radical : tentative d’effacement ou désir d’épure ?
Le minimalisme s’impose depuis quelques années comme un idéal de vie moderne : vivre avec peu, désencombrer, alléger. Ce mouvement est souvent présenté comme une quête de clarté, de liberté, de retour à l’essentiel. Mais…
Respirer, s’étirer, ralentir : gestes anodins ou signaux d’un retour au soi
Dans la continuité du mouvement quotidien, certains gestes semblent presque mécaniques : inspirer plus profondément, s’étirer sans y penser, ralentir le pas sans raison. Ces actions simples passent souvent inaperçues. Pourtant, elles témoignent parfois d’un…
Pourquoi mange-t-on davantage quand on est seul ?
Beaucoup affirment manger plus lorsqu’ils sont seuls. Ce surplus n’est pas toujours lié à la faim ni au plaisir gustatif. Il se manifeste souvent dans une forme de relâchement, d’automatisme, ou au contraire dans une…
S’ouvrir à la détente : quand relâcher devient plus difficile que s’agiter
Pourquoi certaines personnes redoutent de lâcher prise.À première vue, tout le monde souhaiterait se détendre. Respirer, relâcher les tensions, se sentir plus léger. Mais dans les faits, certaines personnes trouvent l’idée même du repos inconfortable,…
Que doit réellement apporter un psy pendant une thérapie ?
La question « Que doit apporter un psy ? » semble appeler des réponses simples : écoute, soutien, outils, compréhension.…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à…
Un silence inattendu : quand l’absence de réponse devient une alerte
Ce n’est pas une dispute, ni un rejet ouvert. C’est autre chose. Un message qui reste sans retour. Une parole…
Un geste banal ou anodin, une blessure ancienne qui ressurgit
Quand un événement quotidien agit comme un rappel corporel d’un vécu passé, sans lien apparent mais émotionnellement puissant. On ne s’y attendait pas. Rien ne le laissait prévoir. Un geste banal, anodin, une situation ordinaire — et soudain, une émotion surgit, forte, incompréhensible, presque démesurée. Le corps réagit, le cœur s’accélère, la gorge se serre. On reste figé·e, sidéré·e par l’intensité de ce qui est en train de se rejouer. Ce n’est pas le présent qui parle, mais un passé enfoui qui remonte en surface, sans prévenir. Un décalage entre l’acte et la réaction Ce qui frappe dans ces moments, c’est l’écart entre le geste ou l’événement et la réaction qu’il déclenche. Un contact physique trop appuyé, une remarque familière,…
Regarder sans comprendre : quand l’image ouvre l’inconscient
Dans une époque saturée d’explications, de résumés et de lectures toutes faites, le cinéma offre parfois une expérience précieuse : celle de ne pas comprendre. Une scène énigmatique, un geste inexpliqué, une fin inachevée confrontent le spectateur à l’absence de sens immédiat. Cet inconfort apparent a pourtant une vertu fondamentale…
Au théâtre, rejouer une blessure pour mieux la contenir
Sur scène, certaines émotions semblent étrangement justes, précises, authentiques. Comme si le comédien ne jouait pas seulement une situation, mais quelque chose de lui, à peine voilé. Il arrive que le théâtre devienne le lieu d’une mise en forme silencieuse d’une blessure ancienne, non encore intégrée psychiquement. Ce n’est pas…
Quand perdre devient insupportable : blessure narcissique en coopération
Perdre n’est jamais plaisant. Mais dans certains cas, la défaite ne se vit pas simplement comme un échec de stratégie ou une erreur collective. Elle prend une couleur plus intime, plus brutale. Pour certains joueurs, perdre en coopération touche à l’estime de soi, ravive une faille narcissique plus profonde. Le…
La figure du traître : miroir de nos angoisses de trahison
Peu de personnages suscitent autant de rejet viscéral que celui du traître. Il suffit d’une scène de trahison pour éveiller en nous une rage sourde, une blessure étrange, souvent disproportionnée au contexte fictif. Pourquoi ces personnages nous affectent-ils si vivement ? La figure du traître en fiction agit comme un…





































