Comment je me parle à moi-même ? Le sens du dialogue intérieur
Il y a une voix qui nous accompagne en permanence. Parfois encourageante, parfois ironique, souvent exigeante. C’est la voix intérieure, celle avec laquelle nous dialoguons en silence tout au long de la journée. Elle commente, juge, anticipe, réagit. Mais quelle est sa tonalité ? Quelle est sa source ? Est-ce vraiment "moi" qui parle, ou une voix héritée, intériorisée, jamais interrogée ? Se demander comment on se parle à soi-même, c’est ouvrir une fenêtre sur l’image qu’on a de soi, sur son histoire, et sur ses fidélités invisibles. Le discours intérieur, miroir d’une histoire La manière dont nous nous parlons ne vient pas de nulle part. Elle est souvent le…
Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Se laver les mains dix fois par jour, vérifier encore et encore si la porte est bien fermée, compter mentalement…
Comprendre et affronter ses peurs
La peur est une émotion universelle et nécessaire. Elle nous protège, nous alerte, nous guide dans certaines situations à risque.…
Blues du dimanche soir : un symptôme à écouter ?
C’est une sensation discrète mais tenace. Elle revient chaque semaine, presque toujours au même moment. La fin du dimanche approche,…
Pourquoi suis-je attiré·e par ceux qui ne veulent pas de moi ?
Il ou elle ne répond pas vraiment. Prend ses distances. Émet des signaux ambigus. Et pourtant, l'attirance persiste, voire s’intensifie. Pourquoi désirons-nous parfois si fort ceux qui nous échappent ? Cette question, souvent vécue avec honte ou incompréhension, révèle en réalité des dynamiques psychiques profondes, où se rejouent des attachements anciens, des blessures et des fidélités inconscientes. Le désir de ce qui manque Le refus, l’éloignement, la non-réciprocité… loin d’éteindre le désir, peuvent l’enflammer. Ce que l’on ne peut pas avoir devient plus désirable, parce qu’il active une tension, un manque, une promesse inachevée. Le désir se nourrit ici moins de la présence de l’autre que de son absence, de ce qu’il représente : inaccessible,…
Se réjouir pour les autres… sans s’oublier soi
Il est parfois plus facile d’être compatissant que joyeux pour les autres, surtout quand on traverse soi-même une période de manque. Une amie annonce qu’elle emménage avec son compagnon, un collègue se marie, un proche devient parent. Ce sont des moments heureux, mais qui réveillent…
Ai-je aimé pour moi ou pour être aimé·e ?
Il est facile de croire que l’on aime toujours par élan sincère. Mais parfois, après une rupture ou dans un temps de solitude, une question plus fine émerge : ai-je aimé pour rencontrer l’autre, ou pour m’assurer d’être aimé·e ?Ce n’est pas un reproche, ni une…
Applis de rencontre et blessures affectives
Les fantômes de l’abandon, du rejet ou de l’humiliation à l’ère numérique. On pense parfois que le passé est derrière soi, que l’histoire affective est close, digérée, intégrée. Et pourtant, dans l’espace apparemment neutre des applis de rencontre, certaines blessures enfouies réapparaissent avec une acuité…
La vitesse caractérise-t-elle nos adolescents ?
Hyperconnectés, zappeurs, toujours en mouvement : les adolescents d’aujourd’hui semblent évoluer dans un rapport au temps marqué par l’immédiateté. Réseaux…
Rébellion, quête intérieure : que cache la provocation adolescente ?
La provocation adolescente agace, déstabilise ou inquiète les parents. Répliques cinglantes, attitudes défiantes, goûts affirmés à l’excès : ces comportements…
Le baby-blues : quand l’inconscient s’invite dès les premiers jours
La naissance d’un enfant est souvent associée à la joie, mais pour de nombreuses mères, les premiers jours sont marqués…
Quand les grands-parents deviennent les parents de substitution
Assumer une parentalité imprévue bouleverse autant l’enfant que celui ou celle qui endosse ce rôle par nécessité. Une parentalité tardive souvent idéalisée Lorsqu'un grand-parent devient le principal éducateur, la société valorise souvent cette prise de relais comme un acte de dévouement. Mais derrière cette image de sauveur se cache une réalité psychique complexe, où le grand-parent doit rejouer un rôle qu’il pensait achevé. Jeanne, 68 ans, élève ses deux petites-filles après l'absence prolongée de sa fille. Si elle parle d’amour, elle évoque aussi la fatigue émotionnelle de devoir imposer une autorité qu’elle n’a plus l’élan d’exercer naturellement. L’enfant face à une confusion des générations Pour l’enfant, grandir avec ses grands-parents comme figures parentales peut générer une double loyauté : entre…
Les fractures générationnelles : entre silence et revendications
Les générations ne parlent plus la même langue. Les uns revendiquent bruyamment, les autres se taisent avec amertume. D’un côté, la jeunesse qui dénonce, réclame, conteste. De l’autre, les aînés qui se…
La tentation de la punchline : quand la presse imite les réseaux sociaux
Face à la baisse d’attention des lecteurs, la presse magazine adopte de plus en plus les codes narratifs des réseaux sociaux : titres accrocheurs, intertitres ciselés, formules percutantes. Cette transformation n’est pas…
La honte sociale : une mémoire silencieuse du déclassement
Il y a des blessures qui ne crient pas, qui ne s’affichent pas, mais qui imprègnent en profondeur le regard que l’on porte sur soi. La honte sociale en fait partie. Elle…
Le Droit est-il réservé à une élite ?
Codes, juridictions, procédures, vocabulaires spécifiques. Le droit semble parler un langage à part, complexe, parfois inaccessible. Pour beaucoup, il reste un monde extérieur, réservé à ceux qui "savent", qui "peuvent", qui "appartiennent".…
Briser la solitude sans trahir la fidélité au passé
Il arrive que la solitude soit vécue non pas comme une souffrance, mais comme une nécessité. Non pas comme un choix pleinement conscient, mais comme une forme de loyauté. Certaines personnes maintiennent leur isolement sans réellement savoir pourquoi, comme si sortir du silence ou du retrait revenait à trahir une histoire qui les a construites. Ce n’est pas qu’elles n’aspirent pas à un lien, mais quelque chose en elles résiste à l’ouverture. Et cette résistance n’est pas toujours individuelle : elle parle aussi d’une mémoire familiale, d’un passé non élaboré. Une fidélité invisible à un héritage douloureux Derrière certaines solitudes tenaces, il y a des histoires de perte, de silence,…
Pourquoi se détache-t-on souvent de ses amis d’enfance ?
Il y a des liens qu’on croit indéfectibles. Des complicités forgées dans l’innocence, dans l’évidence, dans la durée. Et pourtant,…
Quand le besoin de contrôle empêche le lien
Certaines personnes paraissent solides, organisées, presque inébranlables. Elles donnent l’image d’une indépendance totale, d’une vie maîtrisée. Pourtant, derrière cette apparente…
Culpabilité de la solitude : quand s’isoler devient une transgression
On pourrait croire que la solitude ne regarde que soi, qu’elle est un état personnel, un choix intime. Pourtant, beaucoup…
Se surinvestir dans son rôle : identité professionnelle ou refuge contre le doute ?
Dans certains parcours, le travail devient plus qu’un simple lieu d’activité ou de reconnaissance. Il devient un espace total, absorbant, dans lequel la personne se définit entièrement. Être efficace, disponible, indispensable n’est plus un choix mais une nécessité silencieuse. Ce surinvestissement masque souvent une image de soi fragile, instable, qui cherche dans la fonction professionnelle un cadre identitaire fixe, rassurant, validant. Le poste fait alors office de masque, qui permet d’éviter un rapport plus incertain à soi-même, fait de doutes, de manques et d’aspérités non intégrées. S’oublier dans la fonction Lorsque le doute identitaire est trop menaçant, la fonction devient une armure. On se confond avec son poste, son titre, sa fiche de mission. Plus…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction explicite, mais d’un climat diffus dans lequel l’homogénéité est perçue comme un gage de cohésion. Ceux qui ne se fondent pas dans le groupe, qui…
Quand l’absence d’emploi confronte au vide identitaire
La perte ou l’absence d’emploi ne renvoie pas uniquement à une fragilité économique. Pour beaucoup, elle touche un point plus intime, plus profond : celui de l’identité. Sans fonction, sans rôle à tenir, sans cadre relationnel quotidien, le sentiment d’exister peut vaciller. L’activité professionnelle, même…
Déléguer à l’IA : gain d’efficacité ou fantasme de toute-puissance ?
L’introduction de l’intelligence artificielle dans le travail est souvent saluée pour ses gains d’efficacité, sa neutralité, et sa capacité à exécuter sans relâche. Mais derrière cette apparente avancée technologique, ne se cache-t-il pas une tendance plus sourde : celle de vouloir évacuer l’humain de l’équation…
S’accorder du répit sans culpabilité : un apprentissage psychique
Faire une pause, ne rien produire, ne pas répondre immédiatement. Autant de gestes simples, presque anodins, qui peuvent pourtant déclencher un malaise profond chez certaines personnes. Derrière l’apparente liberté de s’arrêter se cache, pour beaucoup,…
Maux de tête, mal de dire : la douleur comme forme d’auto-censure
Il y a ces douleurs qu’on connaît trop bien. Céphalées, tensions crâniennes, migraines récurrentes. Des maux qui montent quand on pense trop, quand on retient, quand on ne dit pas. Et si ces douleurs n’étaient…
Avoir faim dès qu’on rentre chez soi : le lien entre lieu intime et compulsion
Certaines personnes n’éprouvent aucune faim particulière au cours de la journée, mais dès qu’elles rentrent chez elles, une envie irrépressible de manger surgit. Cela peut sembler anodin, mais ce geste automatique – se diriger vers…
Faire du sport pour ne pas penser : l’activité physique comme fuite psychique
Le sport est souvent valorisé comme un remède universel. Il permettrait d’évacuer le stress, de se recentrer, de se reconnecter à soi. Mais que se passe-t-il lorsque l’activité physique devient une manière de ne surtout…
Quand on ne se sent pas compris : faut-il changer de psy ou rester ?
Il arrive, parfois dès les premières séances, que l’on ressente une gêne face à son psy. Un sentiment diffus de…
Chercher un guide sans le dire : quand le besoin de direction reste inavoué
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une posture d’indépendance affichée, une volonté de « réfléchir », d’« explorer ». Pourtant,…
Que doit réellement apporter un psy pendant une thérapie ?
La question « Que doit apporter un psy ? » semble appeler des réponses simples : écoute, soutien, outils, compréhension.…
Quand on ne se reconnaît plus dans sa propre vie : un signal d’alerte ?
Il y a des moments étranges où l’on avance dans sa vie comme dans un vêtement devenu trop étroit. Tout semble fonctionner en surface, et pourtant quelque chose ne colle plus. On se regarde vivre et on ne s’y retrouve pas. Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas une crise, mais un décalage silencieux, persistant, qui ronge de l’intérieur. Comme si l’on poursuivait un mouvement ancien, sans y croire vraiment, avec l’impression que l’histoire que l’on raconte ne parle plus de soi. Une impression d’avoir glissé hors de soi Ce sentiment peut surgir sans prévenir : au détour d’un changement de rythme, d’un événement anodin, ou simplement d’un matin comme les autres. Quelque chose s’est déplacé, mais on ne sait…
Jouer un autre genre pour tester une identité refoulée
Dans le monde virtuel, il est fréquent de croiser des joueurs qui incarnent un avatar d’un autre genre que le leur. Si ce glissement peut n’être qu’un jeu, une simple curiosité ou une stratégie d’interaction, il arrive aussi qu’il révèle un questionnement plus profond. Le choix répété d’un personnage d’un…
Désir, pudeur, rejet : ce que le nu artistique nous fait vivre
Face au nu, le regard hésite. Il peut être attiré, troublé, dérangé ou figé. Dans les musées, les corps dénudés abondent : classiques, érotiques, esthétisés, fragmentés. Pourtant, la présence du nu n’a rien de neutre. Elle convoque en chacun un paysage psychique singulier, fait de désirs enfouis, de limites intériorisées…
Ces films qu’on revoit sans cesse : répétition ou réparation ?
Certaines œuvres nous attirent comme un aimant : nous les revoyons inlassablement, parfois chaque année, souvent sans nous lasser. Ce phénomène touche des films très variés, des comédies légères aux drames les plus poignants. Pourquoi ce besoin de rejouer ces mêmes images, ces mêmes dialogues connus par cœur ? Derrière…
La femme fatale ou sacrifiée : deux visages d’un même fantasme
Elles traversent les scènes avec éclat ou silence : l’une séduit et domine, l’autre endure et s’efface. La femme fatale et la femme sacrifiée semblent opposées, mais révèlent un même fantasme inconscient de maîtrise et de perte. Toutes deux sont construites autour d’un excès : trop de désir ou trop…





































