Je n’ai pas connu mes ancêtres… mais je les porte quand même
On pourrait croire que l’on ne peut hériter que de ce que l’on connaît. Et pourtant, nous portons souvent bien plus que les souvenirs racontés, bien plus que les objets transmis. Dans l’invisible de notre histoire personnelle se glissent des noms oubliés, des silences pesants, des émotions qui ne sont pas les nôtres, mais que nous ressentons comme familières. En psychogénéalogie, on considère que même les ancêtres que nous n’avons jamais rencontrés laissent des traces. Non dans notre mémoire consciente, mais dans nos attitudes, nos blocages, nos élans ou nos peurs. Les liens profonds ne passent pas toujours par la mémoire Il n’est pas nécessaire d’avoir connu ses aïeux pour…
Personnalité dépendante : le besoin vital de l’autre
Besoin constant d’être rassuré, peur panique d’être seul, difficulté à prendre des décisions sans validation extérieure… La personnalité dépendante est…
Les syndromes d’anniversaire : quand les dates réveillent l’inconscient familial
Il vous arrive peut-être de vous sentir étrange à certaines périodes de l’année, sans cause apparente. Tristesse, fatigue, conflits récurrents,…
Quand tout change en même temps : comment ne pas se perdre ?
Il y a des périodes de vie où tout semble s’effondrer ou se transformer en même temps. Un déménagement, une…
Ai-je besoin d’un·e partenaire pour me sentir légitime socialement ?
Certaines solitudes pèsent plus que d’autres, non pas pour ce qu’elles sont, mais pour ce qu’elles donnent à voir. Être célibataire, ce n’est pas seulement vivre sans partenaire : c’est aussi exister dans une société qui valorise fortement la conjugalité. À travers les regards, les discours, les non-dits, une impression diffuse peut s’installer : sans couple, on serait incomplet·e, en attente, pas tout à fait adulte. Et si le besoin d’un·e partenaire venait parfois moins du désir que d’une quête de reconnaissance ? La conjugalité comme norme implicite De l’école au monde professionnel, du cinéma aux repas de famille, le couple est partout. Il est présenté comme un aboutissement, un signe de stabilité, de maturité. Ceux qui…
Ce que mes ruptures m’ont appris de moi
On croit parfois que c’est dans la rencontre qu’on se découvre, mais c’est souvent dans la séparation que quelque chose se révèle. Une rupture ne laisse jamais intact·e : elle fissure, déplace, oblige à se regarder autrement. Elle fait tomber des illusions, réveille des fragilités, expose…
On se tourne autour… mais on ne s’est jamais parlé vraiment
Analyse des silences, des hésitations, des liens latents dans un cadre amical élargi. Il y a ces présences régulières, dans un cercle élargi d’ami·es, lors de soirées, de vacances communes ou d’événements partagés. Des regards échangés, des proximités récurrentes, des gestes légers qui éveillent un…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le…
Les 8 familles d'aliments
La pyramide alimentaire se compose de 8 groupes alimentaires, tous nécessaires à la construction et au maintien d'un bon capital…
Fratrie : comment l’ordre de naissance influence les rôles psychiques
Au sein d’une fratrie, les places ne se distribuent pas au hasard. L’aîné·e, le cadet·te, le benjamin·e ne reçoivent pas…
Groupes, clans et exclusions : quand l’appartenance enferme
À l’adolescence, le besoin d’appartenir à un groupe est un passage essentiel pour se construire. Mais ce qui commence comme…
Quand l’enfant devient le réceptacle des conflits parentaux
Lorsqu'un désaccord éclate entre adultes, on pense souvent que tant que l’enfant n’est pas directement impliqué, il reste à l’écart. Pourtant, les mots échangés entre parents résonnent profondément chez l’enfant, même lorsqu’ils ne lui sont pas adressés. Témoin silencieux, il ou elle absorbe les tensions et devient malgré lui ou elle le réceptacle émotionnel d’un conflit qui le dépasse. L’enfant capte plus que des mots Même si les disputes semblent "maîtrisées", l’enfant perçoit l'intensité émotionnelle bien au-delà du contenu des phrases. Une remarque cinglante, un ton amer ou un soupir appuyé suffisent à installer un climat d'insécurité. Lucas, 6 ans, entend ses parents se contredire sèchement à propos de l'organisation familiale. Il ne comprend pas tout, mais ressent que l'harmonie…
Le Droit est-il réservé à une élite ?
Codes, juridictions, procédures, vocabulaires spécifiques. Le droit semble parler un langage à part, complexe, parfois inaccessible. Pour beaucoup, il reste un monde extérieur, réservé à ceux qui "savent", qui "peuvent", qui "appartiennent".…
Comment s’épanouir sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont souvent associés à la comparaison, à la superficialité, voire à la dépendance. Mais ils ne sont pas condamnés à épuiser ou déformer le lien à soi et aux…
Le pouvoir des silences à la radio : dire sans tout expliquer
À l’heure où les médias visuels saturent l’attention par l’image et le bruit, la radio, et plus encore le podcast, réhabilitent un autre régime de discours. Dans cet espace sonore, les silences…
À quoi sert la fête : Fonction sociale, symbolique, émotionnelle
Elle rassemble, elle défoule, elle suspend le temps. La fête n’a pas d’utilité apparente, et pourtant, chaque culture, chaque époque, chaque société y revient comme à une nécessité. Derrière les rires, la…
S’engager pour exister : quand l’association devient un lieu d’identification
Derrière le désir d’aider, de contribuer, de s’impliquer, il y a parfois autre chose. Un besoin plus souterrain : celui d’exister enfin dans un cadre qui nous accueille, nous nomme, nous légitime. Le collectif associatif, en particulier lorsqu’il s’appuie sur des valeurs fortes ou des actions concrètes, peut alors devenir un espace d’identification intense. On y découvre une image de soi valorisée, reconnue, soutenue. Mais cette identification peut aussi révéler un manque plus profond : celui d’une construction narcissique fragile, en quête de validation externe. Se sentir “quelqu’un” dans l’action collective Beaucoup de personnes disent avoir trouvé dans une association une famille, un espace d’épanouissement, voire une raison d’être. Ce…
Pourquoi mes amies se tournent toujours vers moi quand elles souffrent ?
Certaines relations amicales semblent marquées par une étrange régularité : c’est toujours nous que l’on appelle quand ça ne va…
Vivre seule, une voie vers l’apaisement ?
Choisir de vivre seule ne va pas toujours de soi. Cela suscite des questions, parfois des jugements. On y projette…
Pourquoi se détache-t-on souvent de ses amis d’enfance ?
Il y a des liens qu’on croit indéfectibles. Des complicités forgées dans l’innocence, dans l’évidence, dans la durée. Et pourtant,…
Besoin de validation : quand le regard du chef devient indispensable
Certains collaborateurs semblent avoir besoin de l’avis de leur supérieur à chaque étape de leur travail. Ils guettent un retour, recherchent une approbation, se sentent soulagés — ou dévastés — selon le ton d’un mail ou la formulation d’un commentaire. Cette attente permanente est souvent interprétée comme un manque de confiance en soi ou un besoin d’estime renforcé. Mais elle peut surtout révéler une dépendance plus profonde : celle d’un rapport symbolique au chef, investi comme figure centrale de validation existentielle, bien au-delà de la simple autorité professionnelle. Un regard qui fonde l’identité Quand la construction psychique s’est faite dans un climat où la reconnaissance parentale était rare, instable ou conditionnée, le besoin d’un regard…
Refuser les compliments au travail : modestie ou difficulté à se reconnaître ?
Certaines personnes détournent immédiatement un compliment. Elles le minimisent, le relativisent, ou y répondent par une gêne manifeste. Dans le cadre professionnel, ce réflexe peut sembler être de la pudeur ou de l’humilité. Mais pour d’autres, il traduit une incapacité plus profonde à se laisser…
Au travail : Laisser tomber le masque de la performance
Dans la plupart des milieux professionnels, on n’attend pas seulement des résultats. On attend une forme de contenance, de posture, de maîtrise. Il ne suffit pas de faire, il faut donner l’impression de contrôler, de tenir, d’être aligné. Ce masque, parfois adopté inconsciemment, devient un…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas,…
Routine matinale, méthode 5-3-1, journal de gratitude… et après ?
Le monde du développement personnel regorge de pratiques structurées : routines du matin, protocoles d’efficacité, listes de gratitude quotidiennes. Ces outils sont présentés comme des leviers de transformation, de stabilité et de performance intérieure. Mais…
Quand contrôler son alimentation devient une manière de se sentir exister
Certaines personnes ne mangent jamais au hasard. Tout est mesuré, pesé, planifié. La nourriture devient une affaire de volonté, un terrain de maîtrise sans faille. Derrière cette rigueur, souvent valorisée socialement, se cache parfois un…
Faire du sport pour ne pas penser : l’activité physique comme fuite psychique
Le sport est souvent valorisé comme un remède universel. Il permettrait d’évacuer le stress, de se recentrer, de se reconnecter à soi. Mais que se passe-t-il lorsque l’activité physique devient une manière de ne surtout…
S’adapter au rythme d’un autre : entre fusion et effacement de soi
Certaines personnes s’ajustent sans cesse à l’emploi du temps de l’autre, à ses envies, ses horaires, son énergie. Elles se rendent disponibles, déplacent leurs propres impératifs, attendent, patientent, s’alignent. Loin d’un simple souci d’harmonie, cette…
Une phrase dite sans y penser : quand une remarque réveille l’intérieur
Il suffit parfois de quelques mots, dits sans intention particulière, pour que quelque chose se fissure à l’intérieur. Une remarque…
Agitation intérieure et besoin de tout faire : une fuite qui ne dit pas son nom
Il y a des vies menées tambour battant, où chaque minute est occupée, chaque journée optimisée. Tout semble en mouvement,…
Hypersensibilité comme signal d’alerte : je ressens tout, tout le temps, trop fort
Quand la sensibilité devient envahissante et semble déborder les limites habituelles. Il y a des personnes pour qui le monde…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en éloigner. Ruptures qui se ressemblent, conflits récurrents, échecs à répétition : tout se passe comme si une force obscure nous ramenait sans cesse à un même scénario. Cette impression d’immobilité n’est pas due à un hasard malheureux, mais à un mécanisme inconscient nommé compulsion de répétition. Sigmund Freud fut l’un des premiers à décrire cette tendance à revivre, sous d’autres formes, un traumatisme ancien non symbolisé. Le psychisme, prisonnier d’un souvenir non élaboré, tente désespérément de le maîtriser… en le rejouant. Ce qui se répète, c’est souvent ce qui n’a jamais été vraiment vécu psychiquement. L’illusion du choix face à…
S’enfoncer sans faire de bruit : récits de glissement dépressif
Il y a des récits sans chute, sans effondrement visible, où tout se joue dans une lenteur presque imperceptible. La douleur n’y est pas niée, mais diluée dans le quotidien. Ce n’est pas une crise, mais une perte progressive d’élan, d’appétit, de contact avec le monde. Le glissement dépressif que…
Les souvenirs d’enfance comme scène fondatrice du récit
Dans bien des textes littéraires, l’enfance ne se réduit pas à un simple matériau thématique : elle constitue l’origine même du geste d’écriture. Ce que l’auteur cherche, en revenant au souvenir d’enfance, ce n’est pas tant un passé à restituer qu’une scène fondatrice, une expérience inaugurale qui a imprimé sa…
Quand l’écriture échoue à apaiser l’enfance
L’écriture de l’enfance est souvent pensée comme un geste de réparation : mettre en mots les blessures, les pertes, les conflits serait un moyen de les transformer, de les apaiser. Pourtant, certains récits révèlent les limites de ce travail symbolique. Il arrive que l’écriture, loin de pacifier le passé, en…
Écrire la fratrie : entre conflit et complicité dans les récits d’enfance
Les récits d’enfance accordent souvent une place singulière à la fratrie. Frères et sœurs y apparaissent comme des figures ambiguës, tour à tour complices, rivales, protectrices ou persécutrices. Ce que les écrivains donnent à lire n’est jamais une fratrie "réaliste" : c’est la mémoire affective de ces liens précoces, marquée…





































