Construire son arbre généalogique pour trouver sa place
On pense souvent à l’arbre généalogique comme à un simple outil : une suite de noms, de dates, de liens de parenté. Mais derrière ces lignes et ces branches, il y a des histoires, des silences, des transmissions. Tracer son arbre, ce n’est pas seulement chercher qui était qui : c’est interroger la manière dont l’histoire familiale nous traverse, parfois à notre insu. Ce travail, qu’il soit généalogique ou symbolique, peut devenir un acte de connaissance de soi, un pas vers une histoire plus incarnée, plus libre. Ce que l’on hérite sans le savoir L’arbre généalogique ne dit pas seulement qui nous précède. Il porte les empreintes de choix, de…
Pourquoi nous répétons toujours la même histoire
Se retrouver, encore et encore, dans les mêmes situations. Tomber amoureux du même type de personne. Revivre le même conflit,…
Pourquoi j’ai du mal à dire non ?
C’est un mot simple, court, clair. Et pourtant, il semble parfois impossible à prononcer. Dire non. Non à une demande,…
Changer de vie : acte de fuite ou de fidélité à soi ?
Changer de vie. Ce mot claque comme une promesse ou une menace, selon le moment où il surgit. Quitter un…
Être seul·e sans se fuir, éloge de la rencontre avec soi
On dit souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais encore faut-il pouvoir s’y rencontrer vraiment. Car être seul·e physiquement n’implique pas forcément une présence à soi. On peut vivre des journées sans contact, tout en étant absorbé·e par l’extérieur : écrans, bruit mental, fuite dans l’imaginaire, agitation constante. La vraie solitude commence là où l’on cesse de se fuir soi-même. La tentation de l’évitement Face au vide laissé par l’absence de l’autre, il est fréquent de chercher des moyens de remplissage : emploi du temps saturé, distraction continue, projets en série. Ces stratégies ne sont pas inutiles en soi, mais elles peuvent masquer une difficulté plus profonde : celle d’être au contact de soi sans…
L’ami·e de mon ami·e me trouble : désir ou illusion ?
Analyse de l’environnement amical comme déclencheur projectif. Certain·es individus nous attirent sans que nous comprenions exactement pourquoi. Ce n’est pas leur apparence, ni ce qu’ils ou elles disent, mais le contexte dans lequel on les découvre. Lorsqu’un·e ami·e nous présente quelqu’un qui le touche, qui…
Ce que mes ruptures m’ont appris de moi
On croit parfois que c’est dans la rencontre qu’on se découvre, mais c’est souvent dans la séparation que quelque chose se révèle. Une rupture ne laisse jamais intact·e : elle fissure, déplace, oblige à se regarder autrement. Elle fait tomber des illusions, réveille des fragilités, expose…
Mensonge pathologique dans le couple
Dans le couple, le mensonge ponctuel est courant ; il peut protéger, éviter un conflit, préserver l’intimité. Mais lorsque le mensonge devient chronique, compulsif, sans logique apparente ni gain manifeste, il fragilise le lien en profondeur. Le mensonge pathologique n’est pas une stratégie ; c’est…
Éducation et inconscient : les mots hérités qui façonnent nos enfants
Certaines phrases semblent traverser les générations sans jamais vieillir. « Parce que c’est comme ça », « Arrête de pleurer…
Les conflits sous couvert de politesse : l’art familial du non-dit
Dans certaines familles, les conflits ne se disent pas ; ils s’insinuent. Les disputes éclatantes sont rares, remplacées par des…
La mise en scène du danger dans les jeux : apprivoiser ses peurs
Grimper toujours plus haut, s’inventer des monstres, défier des règles imaginaires ou tester les limites du « fais attention »…
Le langage de l’autorité : pourquoi le ton compte plus que le contenu
Dans l'éducation comme dans toute relation d'autorité, on pense souvent que l'essentiel réside dans le contenu du message : les règles posées, les consignes données, les explications fournies. Pourtant, ce n'est pas tant ce que l'on dit qui s'imprime, mais la manière dont on le dit. Le ton employé agit comme un vecteur émotionnel puissant, capable d'apaiser, de sécuriser ou, au contraire, de générer crainte et incompréhension. L'intonation comme premier message perçu Avant même de comprendre le sens des mots, un enfant capte l'énergie contenue dans la voix. Une consigne simple, dite sur un ton sec ou impatient, peut être perçue comme une réprimande, là où un ton posé instaurera un cadre sécurisant. Par exemple, dire « Va te coucher…
L’esthétique du populisme : gestes, voix et postures de l’homme providentiel
Si le populisme séduit, ce n’est pas seulement par ce qu’il dit, mais par la manière dont il le dit, dont il l’incarne, dont il se donne à voir et à entendre.…
Peur de l’autre ou peur de soi-même ? Ce que l’altérité révèle
On croit avoir peur de l’autre, de sa langue, de ses gestes, de sa différence. Mais bien souvent, cette peur en masque une autre, plus intime, plus silencieuse : celle de notre…
Le direct comme fuite du réel : quand l’instantané remplace l’analyse
Longtemps, le direct a incarné une promesse journalistique : celle de l’immédiateté, de l’authenticité, du non-filtré. Mais à mesure qu’il s’est imposé comme forme dominante dans les médias audiovisuels, il a transformé…
Agriculteur de père en fils : une douce révolution ?
Dans le monde agricole, la transmission familiale reste une évidence. Reprendre l’exploitation des parents est souvent présenté comme une continuité naturelle, presque biologique. Pourtant, de plus en plus d’enfants d’agriculteurs revendiquent le…
Refuser les sorties spontanées : la défense contre l’imprévu
Il y a celles et ceux qui aiment improviser, saisir une invitation de dernière minute, répondre à l’élan du moment. Et il y a ceux pour qui cela est impensable. Le simple fait de ne pas avoir anticipé une sortie déclenche une tension, une gêne, parfois un refus immédiat. Ce n’est pas un manque d’envie, mais un besoin profond de maîtrise. Et ce besoin, quand il devient rigide, peut masquer une peur plus ancienne : celle d’être débordé, envahi, exposé à une situation qu’on ne pourra pas contenir. Le cadre comme rempart psychique Certaines personnes ne peuvent s’engager dans une activité que si elle a été prévue, pensée, ritualisée. La…
Quand nos choix de vie deviennent insupportables pour nos amis
On pense souvent que ceux qui nous aiment se réjouiront de nos réussites, de nos transformations, de nos nouveaux chemins.…
Revenir vers un ami perdu : réparation ou répétition ?
Il y a des amitiés que l’on croit éteintes, mais dont la mémoire persiste en silence. Des liens rompus, mal…
L’amitié est-elle faite pour durer ou juste pour marquer un moment ?
Sous la surface idéalisée de l’amitié éternelle se cache une norme implicite : celle de la longévité comme critère de…
Choisir un métier “utile” : altruisme réel ou évitement de soi ?
Quand le service à l’autre devient un moyen de ne pas affronter ses propres désirs, le choix d’un métier « utile » peut révéler autre chose qu’un simple altruisme. Le fait d’aider, de soigner, d’éduquer ou de secourir est souvent valorisé pour sa noblesse, son abnégation et son dévouement. Enseignants, soignants, travailleurs sociaux ou pompiers sont célébrés pour leur engagement. Mais derrière cette volonté de se rendre indispensable peut se cacher un évitement plus profond, une manière de fuir un face-à-face avec soi-même, de ne pas écouter ses conflits internes ou ses désirs propres. Une vocation pour les autres… ou contre soi-même ? Beaucoup choisissent des professions dites « utiles » en invoquant une volonté…
Supporter un chef instable : loyauté ou soumission répétée ?
Certains professionnels parviennent à travailler pendant des années sous la direction d’un supérieur instable. Ils s’adaptent aux humeurs, anticipent les changements d’avis, excusent les incohérences, trouvent même des qualités dans ce chaos. Aux yeux extérieurs, cette endurance peut sembler admirable, voire incompréhensible. Mais chez certains,…
Ne plus travailler, mais continuer d’exister : inventer sa place autrement
Quand l’activité professionnelle s’interrompt, c’est tout un pan de l’existence qui semble vaciller. Non seulement pour des raisons économiques, mais parce que le travail structure profondément notre rapport au temps, à l’utilité, à la reconnaissance. Pourtant, certaines personnes, confrontées à une fin de carrière anticipée…
Se former en permanence : que cache ce besoin d’apprentissage incessant ?
Certains s’inscrivent à une formation non pas pour apprendre un métier ou progresser professionnellement, mais pour ne pas se sentir vides. Dans ces cas-là, le geste de se former ne répond pas à un objectif défini mais à un besoin plus diffus : celui d’exister intérieurement,…
Partager une activité pour se sentir vivant sans parler de soi
Il existe des liens où l’on ne se confie pas, où les mots profonds sont absents, mais où quelque chose de vivant circule. C’est souvent à travers une activité commune que ce lien se tisse…
Se faire masser sans culpabilité : une autorisation à exister autrement
Sortir de l’idée que le soin est un luxe ou une faiblesse. Certains hommes ne se sont jamais autorisés à recevoir un soin corporel. Non pas qu’ils en aient eu peur, mais parce que l’idée…
Respirer, s’étirer, ralentir : gestes anodins ou signaux d’un retour au soi
Dans la continuité du mouvement quotidien, certains gestes semblent presque mécaniques : inspirer plus profondément, s’étirer sans y penser, ralentir le pas sans raison. Ces actions simples passent souvent inaperçues. Pourtant, elles témoignent parfois d’un…
La maladie comme mise à distance de l’insupportable
Il est des moments où le corps flanche sans raison apparente. Une fièvre inexpliquée, un malaise soudain, une douleur tenace. On cherche, on examine, parfois on ne trouve rien. Mais au-delà de la cause biologique,…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, «…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
Quand on ne se reconnaît plus dans sa propre vie : un signal d’alerte ?
Il y a des moments étranges où l’on avance dans sa vie comme dans un vêtement devenu trop étroit. Tout semble fonctionner en surface, et pourtant quelque chose ne colle plus. On se regarde vivre et on ne s’y retrouve pas. Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas une crise, mais un décalage silencieux, persistant, qui ronge de l’intérieur. Comme si l’on poursuivait un mouvement ancien, sans y croire vraiment, avec l’impression que l’histoire que l’on raconte ne parle plus de soi. Une impression d’avoir glissé hors de soi Ce sentiment peut surgir sans prévenir : au détour d’un changement de rythme, d’un événement anodin, ou simplement d’un matin comme les autres. Quelque chose s’est déplacé, mais on ne sait…
Quand une œuvre touche trop : sidération, larmes ou fuite silencieuse
Certains musées offrent des émotions douces, diffuses, presque méditatives. Et puis, parfois, sans prévenir, une œuvre foudroie. Le regard se fige, le souffle se coupe, des larmes montent ou une gêne irrépressible pousse à détourner les yeux. Il arrive que l’expérience esthétique devienne trop intense, trop proche, trop juste. Ce…
L’archétype du double : La dualité des figures et son impact sur notre psyché
Dans de nombreuses cultures et dans l’art à travers les siècles, l’idée du double a occupé une place centrale. Qu’il s’agisse de miroirs, de figures doubles ou de représentations symétriques, la dualité des figures évoque des conflits internes et des aspects refoulés de notre inconscient. Ces figures doubles, qui semblent…
Laisser l’image nous traverser : ressentir avant de penser
L’image, qu’elle soit visuelle, mentale ou artistique, nous invite à une immersion dans l'instant. C'est un processus subtil où la perception précède la réflexion. Dans un monde saturé de stimuli, l'art de recevoir une image, sans la décomposer immédiatement ou la juger, devient essentiel. Cela implique de laisser l’image se…
Regarder sans comprendre : quand l’image ouvre l’inconscient
Dans une époque saturée d’explications, de résumés et de lectures toutes faites, le cinéma offre parfois une expérience précieuse : celle de ne pas comprendre. Une scène énigmatique, un geste inexpliqué, une fin inachevée confrontent le spectateur à l’absence de sens immédiat. Cet inconfort apparent a pourtant une vertu fondamentale…





































