Comprendre les crises d’angoisse : ce que le corps tente d’exprimer
Palpitations, oppression, vertiges, sueurs, sensation de mort imminente ou de perdre le contrôle : la crise d’angoisse surgit, souvent sans prévenir, et laisse celui qui la traverse dans un état d’alerte extrême. Si la médecine parle de trouble anxieux ou d’hyperactivation du système nerveux, la psychanalyse y voit aussi le surgissement d’un conflit intérieur non élaboré. Une crise d’angoisse n’est pas un "bug" du corps ou du cerveau : elle est, à sa manière, un langage. Encore faut-il accepter de l’écouter. L’angoisse, une alerte sans objet L’angoisse se distingue de la peur : la peur a un objet identifiable, une cause extérieure. L’angoisse, elle, n’a pas de cible claire. Elle…
Comment renforcer l’estime de soi ?
L’estime de soi joue un rôle clé dans l’équilibre psychologique de chacun. Elle renvoie à la valeur que l’on s’accorde,…
Face aux blessures anciennes, comprendre ou pardonner ?
Certaines blessures ne guérissent pas par le simple passage du temps. On croit avoir tourné la page, mais une colère…
Recontacter ses envies quand on ne sent plus rien
Il arrive des moments dans la vie où tout semble à plat. Ce qu’on aimait ne nous fait plus vibrer.…
Rencontres culturelles : aime-t-on l’autre ou ce qu’il reflète de nous ?
Un intérêt partagé pour l’art ou la lecture peut-il masquer une quête d’identification ? Il arrive que l’on tombe sous le charme de quelqu’un lors d’un vernissage, d’un échange littéraire, d’une conversation sur un film. La proximité intellectuelle, les références communes, la manière de parler d’un auteur ou d’un tableau nous touchent profondément. Mais cette connivence culturelle, si agréable et valorisante, peut aussi être le lieu d’une illusion affective. Ce que l’on croit aimer chez l’autre n’est pas toujours lui, mais l’effet qu’il produit sur notre sentiment d’identité. L’écho culturel comme déclencheur d’attachement Partager les mêmes goûts peut donner une sensation immédiate de familiarité. L’autre semble nous devancer dans nos pensées, nous comprendre sans effort,…
Passer de l’amitié à l’amour : ce que dit l’inconscient
Pourquoi certaines amitiés deviennent amoureuses, quand d’autres restent figées dans une tendresse sans élan ? Ce glissement trouble, parfois soudain, parfois long et silencieux, questionne autant notre désir que nos interdits intérieurs. En psychanalyse, ce basculement est rarement vu comme un hasard ; il révèle…
Couple, enfant, maison et 3008 : le modèle du bonheur ?
Le couple, l’enfant, la maison et la voiture : ce quatuor semble dessiner le scénario idéal du bonheur adulte. L’amour y est posé comme point de départ, puis viennent l’enfant comme aboutissement, la maison comme ancrage, la voiture comme mobilité maîtrisée. Ce modèle, répété, valorisé,…
Éviter le piège du décompte : qui donne le plus dans la relation ?
Décryptage des rapports implicites d’équilibre et de dette affective Dans beaucoup de couples, sans même s’en rendre compte, s’installe une comptabilité silencieuse. Qui fait le plus d’efforts ? Qui aime davantage ? Qui cède le plus souvent ? Ce décompte invisible transforme peu à peu…
L’enfant trop sage : stratégie d’adaptation ou oubli de soi ?
Dans l'imaginaire familial, l’enfant "facile" est souvent perçu comme une bénédiction. Peu exigeant·e, discret·e, toujours accommodant·e, il ou elle ne…
Grossesse après PMA : quand l’euphorie masque les peurs refoulées
Après un parcours long et éprouvant de procréation médicalement assistée (PMA), l'annonce d'une grossesse est souvent vécue comme une délivrance.…
La découverte du corps : quand l’enfant apprivoise ses sensations
Dès les premiers mois, l’enfant explore son corps avec curiosité : il attrape ses pieds, touche son ventre, tombe et…
Des jeunes qui ne veulent plus travailler ? Un mythe générationnel
Derrière l’accusation de paresse se cache une remise en question profonde du rapport au travail et du sens de l'effort dans une société désenchantée. Le rejet d’un modèle hérité La critique récurrente visant les jeunes "qui ne veulent plus travailler" révèle avant tout un fossé entre les générations face à la valeur du travail. Là où leurs aînés ont grandi avec l’idée que l’effort garantissait réussite et stabilité, les nouvelles générations constatent l’effritement de cette promesse. Claire, 26 ans, diplômée mais désillusionnée, explique avoir refusé un CDI qu'elle percevait comme une "prison à long terme sans garantie d'épanouissement". Ce refus n'est pas un rejet de l'activité, mais de la soumission à un système perçu comme vide de sens. Une quête…
L’élève modèle : adaptation docile ou disparition silencieuse ?
Calme, appliqué, respectueux, performant. L’élève modèle incarne, aux yeux de l’institution comme de la famille, une forme idéale de réussite scolaire. Mais derrière cette façade exemplaire se cache parfois un paradoxe :…
Le métier comme refuge : se définir par l’utilité pour fuir l’intime
Certains investissent leur métier avec une ardeur silencieuse, une présence constante, presque totale. Ce n’est pas qu’ils aiment tant leur travail, mais plutôt qu’ils s’y réfugient. Travailler devient alors un moyen de…
L’enfant réparateur : quand une génération doit compenser le passé
Dans de nombreuses familles, l’enfant n’est pas seulement une promesse, il devient parfois un espoir de réparation. On projette sur lui les rêves inaboutis, les blessures silencieuses, les frustrations sociales d’une génération…
Faut-il encore lire la presse papier ? Un usage devenu acte de résistance
À l’heure des écrans omniprésents, des alertes permanentes et des flux ininterrompus, la lecture de la presse papier apparaît presque comme un geste archaïque. Et pourtant, de plus en plus de lecteurs…
L’ami qui nous échappe : quand l’évolution de l’autre devient insupportable
Parfois, sans que l’on sache l’expliquer, l’ascension, la transformation ou le changement de rythme de vie d’un ami provoque un malaise. Ce n’est pas de l’envie à proprement parler, ni un conflit ouvert. C’est plus diffus : un agacement, une mise à distance, une froideur qui s’installe. L’ami change, et ce changement devient insupportable. Pourquoi la croissance de l’autre nous dérange-t-elle autant ? Quand l’évolution de l’autre réactive une blessure ancienne L’inconscient ne fait pas la différence entre le passé et le présent. Ainsi, le déplacement d’un ami vers une version de lui-même plus affirmée, plus autonome ou plus heureuse peut réveiller en nous un sentiment d’abandon, souvent ancré dans…
Sortir entre amis pour ne pas ressentir sa solitude : une stratégie inconsciente ?
Certaines personnes ont une vie sociale très active. Elles sortent souvent, sont toujours partantes pour un dîner, une activité, un…
Vivre seule : quand le lieu de vie devient prolongement du moi
Pour celles qui vivent seules, l’espace domestique devient bien plus qu’un simple lieu d’habitation. Il devient une extension silencieuse de…
Se raconter à ses amis : jusqu’où faut-il aller ?
L’amitié repose sur la confiance, dit-on. Mais jusqu’où cette confiance doit-elle s’étendre ? Doit-on tout dire, tout livrer, se dévoiler…
La liberté temporaire comme terrain d’essai intérieur
Période de latence entre deux contrats, parenthèse volontaire ou imposée, la recherche d’emploi crée une forme de vide qui interroge. Délesté de l’activité professionnelle et des repères associés, le quotidien s’étire autrement, et avec lui, les perceptions de soi. Ce moment, souvent vécu sur le mode de l’urgence ou du manque, peut aussi devenir un terrain fertile, un espace mental où s’élaborent des transformations plus profondes que prévu. Suspendre le rôle, retrouver la voix Lorsque l’on n’a plus de titre professionnel à énoncer, le lien au monde change. Loin d’être anecdotique, cette mise entre parenthèses du statut agit sur la subjectivité. Certains ressentent un soulagement immédiat, d’autres une forme de vertige, comme si l’identité flottait.…
Se former pour se sentir légitime : reconnaissance ou défense contre l’imposture ?
Il arrive que des professionnels aguerris, déjà compétents dans leur domaine, choisissent de suivre une formation qui ne leur apporte pas vraiment de nouveau savoir. Ce geste surprend de l’extérieur, mais répond souvent à une nécessité intérieure : obtenir une reconnaissance symbolique qui vient confirmer, sécuriser…
Rester fonctionnaire par fidélité à un idéal parental : sécurité ou loyauté ?
Certaines personnes conservent leur poste dans la fonction publique pendant toute leur carrière, parfois sans réelle conviction, ni attachement profond à leur mission actuelle. Elles ne sont pas maltraitées, mais pas non plus nourries. Lorsqu’on les interroge sur leur choix, les réponses sont souvent pratiques…
Prendre la place de mon chef : un désir œdipien ?
Dans certaines configurations professionnelles, le lien hiérarchique ne se réduit pas à une relation fonctionnelle. Il peut devenir le lieu d’une tension silencieuse, d’un mélange d’admiration, d’agacement et de rivalité. Le désir de prendre la place du chef n’est pas toujours nourri par une simple…
Trouver sa force dans sa faille : le paradoxe de la fragilité féconde
Certaines douleurs nous brisent. D’autres nous déplacent, doucement mais profondément, jusqu’à réorienter notre rapport au monde. Il ne s’agit pas de glorifier la souffrance, mais de reconnaître qu’elle peut parfois devenir un point d’appui, non…
Le coach comme figure parentale : entre idéalisation et dépendance
Dans la relation de coaching, une dynamique subtile se met souvent en place. Derrière l’accompagnement bienveillant, l’écoute active et le soutien stratégique, peut se jouer une forme de transfert affectif, où le coach est investi…
Sport à outrance : quand la performance cache une blessure narcissique
L’intensité avec laquelle certaines personnes s’adonnent au sport dépasse parfois la simple passion ou la quête de bien-être. Elle devient vitale, non négociable, presque compulsive. Cette surinvestissement du corps, sous couvert de santé ou d’esthétique,…
Pourquoi a-t-on si peur de changer d’avis ?
Dans l’imaginaire collectif, changer d’avis est souvent perçu comme une marque d’hésitation, voire d’incohérence. On valorise la constance, la fidélité à ses choix, la solidité de ses positions. Pourtant, l’évolution intérieure passe par des renoncements,…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois précédé, ou empêché, par un autre : le désir de plaire, d’être apprécié, de susciter une forme de reconnaissance affective. Ce n’est pas une coquetterie ni une ruse consciente, mais souvent une stratégie ancienne, forgée pour se protéger du rejet. Plaire au psy devient alors une manière détournée de s’assurer qu’on pourra continuer à parler, sans être jugé ni abandonné. Le plaisir de séduire, la peur d’exister Pour certain·es, parler vrai revient à se montrer dans ses contradictions, ses parts honteuses, ses failles. Cela suppose de pouvoir compter sur un regard qui ne condamne pas. Mais quand ce regard est…
Se sentir chez soi dans un monde fictif : refuge ou reconstruction symbolique ?
Il n’est pas rare qu’un joueur ou une joueuse évoque avec émotion un monde vidéoludique qu’il ou elle a parcouru des heures durant, comme un lieu familier. Certains univers ne sont pas seulement explorés : ils sont habités. On s’y sent bien, comme chez soi. Mais d’où vient ce sentiment…
Trop proche pour être regardé : l’effet de suridentification au théâtre
Il arrive que l’identification, moteur fondamental du rapport au théâtre, franchisse une limite invisible. Ce n’est plus seulement un rapprochement entre le spectateur et un personnage, mais une forme de débordement intérieur, où la distance esthétique se dissout. Ce que l’on voit sur scène devient insupportable non parce que c’est…
Laisser l’image nous traverser : ressentir avant de penser
L’image, qu’elle soit visuelle, mentale ou artistique, nous invite à une immersion dans l'instant. C'est un processus subtil où la perception précède la réflexion. Dans un monde saturé de stimuli, l'art de recevoir une image, sans la décomposer immédiatement ou la juger, devient essentiel. Cela implique de laisser l’image se…
Pourquoi nous avons besoin de personnages « sacrifiés »
Certaines figures de fiction nous fascinent par leur dévouement sans limite, leur capacité à tout donner, parfois jusqu’à disparaître. Personnage sacrifié, figure d’abnégation ou de renoncement : ces rôles secondaires ou centraux provoquent chez nous une émotion singulière. Pourquoi ces personnages nous touchent-ils autant ? Que rejouent-ils de nos propres…





































