Les prénoms dans la famille : une mémoire silencieuse
Donner un prénom, c’est bien plus qu’un choix esthétique ou affectif. C’est inscrire un enfant dans une lignée, lui transmettre une histoire, parfois même une mission invisible. En psychogénéalogie, le prénom est souvent porteur de sens cachés, de mémoires familiales, de loyautés inconscientes. Il peut réactiver un lien, raviver une blessure, rejouer une place. Ce que l’on croit unique peut alors s’avérer le prolongement d’un récit plus ancien, transmis sans en avoir conscience. Un prénom, un lien avec l’arbre Beaucoup d’enfants portent le prénom d’un grand-parent, d’un oncle décédé, d’une marraine admirée ou d’un ancêtre oublié. Ce geste peut être vécu comme un hommage, mais aussi comme une assignation symbolique.…
Trouble borderline : comprendre l’instabilité
Vécus intenses, relations fusionnelles puis explosives, sentiment de vide, peur d’être abandonné… Le trouble borderline, aussi appelé trouble de la…
Peut-on tout remettre en question ?
Il y a des moments dans la vie où tout vacille. Ce que l’on croyait stable ne l’est plus. Ce…
Ce qui m’apaise vraiment… et ce que je crois m’apaiser
Face au stress, à l’anxiété ou au mal-être diffus, nous développons tous des réflexes d’apaisement. Certains se jettent dans le…
Découvrir l’infidélité : trahison ou révélateur d’un déséquilibre ?
Comment l’adultère met en lumière des failles préexistantes dans la relation La découverte d’une infidélité agit comme un choc. Le couple vacille, emporté par un sentiment de trahison, de colère et d’incompréhension. Pourtant, au-delà de la douleur immédiate, l’adultère agit souvent comme un révélateur brutal. Il met en lumière des tensions, des manques ou des déséquilibres que le quotidien avait enfouis sous l’habitude ou le déni. L’illusion d’un couple sans faille Avant la révélation, beaucoup s’accrochent à l’image d’un couple solide, même lorsque des signes de déconnexion apparaissent. La trahison vient fracasser cette construction rassurante, obligeant à voir ce que l’on ne voulait pas nommer : une routine affective, des frustrations tues ou un éloignement…
Entre indépendance et fusion : inventer sa façon d’aimer
Dans le lien amoureux, tout semble se jouer entre deux pôles opposés : se fondre en l’autre ou se préserver coûte que coûte. Entre fusion et indépendance, chacun cherche un équilibre qui n’est jamais stable, jamais donné, toujours à réinventer. Aimer sans se perdre, mais…
L’amour au bureau : du fantasme à la réalité
Une lecture psychologique des désirs projetés sur la hiérarchie, la proximité ou l’admiration. Le bureau est souvent perçu comme un espace rationnel, balisé par les codes de la productivité et des objectifs. Pourtant, c’est aussi un lieu où circulent des affects, des transferts, des tensions…
Ai-je besoin d’un·e partenaire pour me sentir légitime socialement ?
Certaines solitudes pèsent plus que d’autres, non pas pour ce qu’elles sont, mais pour ce qu’elles donnent à voir. Être célibataire, ce n’est pas seulement vivre sans partenaire : c’est aussi exister dans une société qui valorise fortement la conjugalité. À travers les regards, les discours,…
Les émotions en fin de grossesse : entre joie et peur
Aux portes de la naissance, le cœur oscille entre l'enthousiasme de l'arrivée et l'angoisse de l'inconnu. La fin d'un voyage,…
Le parent qui gère tout : charge mentale ou besoin de maîtrise ?
Être celui ou celle qui pense à tout, anticipe, organise et veille au bon fonctionnement familial est souvent présenté comme…
Troubles du sommeil chez l’enfant : quand la nuit révèle une insécurité affective
Les troubles du sommeil chez l’enfant sont souvent perçus comme des inconforts passagers ou des comportements qui se réguleront avec…
Défier ses parents pendant l’adolescence
Répliques cinglantes, contestations systématiques, regards provocateurs… Le défi adolescent envers les parents est souvent vécu comme une rupture du respect ou une remise en cause de l'autorité. Pourtant, défier ses parents n'est pas un simple caprice : c'est un passage quasi inévitable dans la construction de l'identité. Ce comportement traduit moins un rejet qu'une tentative d'affirmation de soi face à ceux qui, jusque-là, incarnaient les repères. Comprendre ce besoin de confrontation permet de désamorcer les conflits sans renoncer au cadre. Contester pour exister en dehors du regard parental L’enfant grandit sous l'influence du modèle parental. À l’adolescence, défier ses parents devient un moyen de marquer la séparation symbolique nécessaire à l'affirmation de soi. Dire "non", s'opposer aux règles ou critiquer…
Populisme et mémoire collective : le passé réinventé
Le populisme ne se contente pas d’agiter le présent ou de promettre un avenir radicalement différent. Il s’enracine souvent dans une relecture du passé, un passé recomposé, idéalisé, parfois mythifié, qui sert…
Le juge, figure du père ? Autorité, séparation, réparation
Il ne connaît pas les protagonistes, mais il les écoute. Il ne prend pas parti, mais il tranche. Le juge, dans l’imaginaire collectif, incarne bien plus qu’un professionnel du droit. Sa parole…
Le binge-watching : L’usure d’une consommation sans fin, frénétique
Regarder plusieurs épisodes à la suite, s’absorber dans une série pendant des heures, vivre la fiction comme un flux : le binge-watching est devenu une norme. Propulsé par les plateformes de streaming,…
La fête comme soupape sociale : libération ou contrôle des corps ?
Rassemblements de rue, musiques saturées, corps relâchés, rythmes nocturnes… La fête semble l’espace par excellence de la liberté. Mais cette liberté est-elle aussi subversive qu’elle le prétend ? Ou n’est-elle qu’une parenthèse…
Solitude et honte de soi : quand le repli protège l’image fragile
Certaines solitudes ne relèvent ni d’un goût personnel ni d’un besoin de calme. Elles sont le résultat d’une stratégie silencieuse : se retirer pour ne pas s’exposer, fuir le regard de l’autre pour ne pas avoir à affronter l’image que l’on redoute de renvoyer. Ces solitudes défensives sont souvent mal comprises, car elles prennent l’apparence d’une indépendance alors qu’elles dissimulent une honte plus ancienne, plus profonde. La honte comme point d’origine La honte n’est pas toujours visible. Elle ne s’exprime pas forcément par le rouge aux joues ou la gêne manifeste. Elle agit en profondeur, comme une tache invisible qui déforme le regard sur soi. Quand cette honte est ancienne,…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
Peut-on grandir ensemble dans une amitié ?
Certaines amitiés traversent les années avec une fluidité admirable, comme si les évolutions de chacun n’entamaient jamais le lien. D’autres,…
Sortir de la solitude, une menace pour l’image de soi
On imagine souvent que le retour à la relation, après une période de solitude, est un soulagement, une libération. Mais…
Supporter un manager toxique : qu’est-ce que cela dit de notre histoire ?
Certain·es salarié·es supportent pendant des mois, voire des années, des comportements de dénigrement, de pression ou de manipulation de la part de leur hiérarchie. Bien que la souffrance soit réelle, ils ne partent pas. Ils minimisent, justifient, rationalisent. On pourrait croire à un simple manque d’options ou de confiance, mais bien souvent, d’autres forces plus inconscientes sont à l’œuvre. Supporter un manager toxique n’est pas seulement un acte rationnel ou contraint, c’est aussi, parfois, une répétition psychique de scénarios anciens, liés à la peur de l’abandon, à l’attente de reconnaissance ou à un attachement paradoxal. Et c’est dans cette complexité que se joue la persistance d’une situation que le sujet déplore mais n’arrive pas à…
Chercher “sa place” dans un open space : enjeu logistique ou symbolique ?
Dans les espaces de travail partagés, la question de la place ne relève pas toujours d’un simple aspect pratique. Certains s’installent sans y penser, d’autres hésitent, tournent, ressentent un malaise diffus. Ce moment d’apparente banalité peut en réalité réactiver un conflit plus ancien : celui…
L’orientation comme réparation : faire ce que les parents n’ont pas pu faire
Nombreux sont ceux qui, sans toujours le formuler consciemment, choisissent une voie professionnelle en réponse à une histoire familiale inachevée. Le métier devient alors plus qu’un projet personnel : il s’impose comme une réponse silencieuse à un manque, une blessure ou un rêve interrompu. Certains…
Au sein d’une équipe : exister et s’affirmer dans le groupe
S’intégrer dans une équipe est une composante essentielle de la vie professionnelle. Mais pour certaines personnes, cette insertion s’accompagne d’un dilemme latent : comment exister sans prendre trop de place ? Comment s’affirmer sans se heurter à l’autre ? Ce tiraillement entre fusion et retrait…
Marcher, nager, bouger : le corps en mouvement comme rempart
Face à une détresse intérieure, une pensée qui se fige, une tristesse sans nom, le corps peut devenir un rempart discret contre l’effondrement. Dans certaines périodes de déréalisation ou de vide affectif, l’élan physique précède…
Pourquoi mange-t-on davantage quand on est seul ?
Beaucoup affirment manger plus lorsqu’ils sont seuls. Ce surplus n’est pas toujours lié à la faim ni au plaisir gustatif. Il se manifeste souvent dans une forme de relâchement, d’automatisme, ou au contraire dans une…
La posture parfaite : que cherche-t-on à contenir dans l’immobilité ?
Dans certaines pratiques méditatives ou de yoga, l’attention portée à la posture devient centrale. Dos droit, mâchoire relâchée, immobilité absolue. L’idée est de trouver une forme d’alignement corporel propice au calme intérieur. Mais cette exigence…
Somatiser pour ne pas craquer : quand le corps encaisse
Certaines douleurs apparaissent sans cause médicale identifiable. Des maux persistants, des blocages étranges, une fatigue qu’aucun repos ne dissipe. Et si ces manifestations n’étaient pas un dysfonctionnement, mais une stratégie inconsciente ? Somatiser, ce n’est…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà…
Être « le patient modèle » : désir de fusion ou peur d’être rejeté ?
Certaines personnes s’appliquent à bien faire leur thérapie comme on suivrait une consigne scolaire. Elles arrivent à l’heure, parlent «…
Pourquoi certains troubles anxieux résistent aux explications rationnelles ?
Face à l’angoisse, la première tentation est souvent de chercher à comprendre. On interroge les causes, on remonte les événements…
Vouloir être compris sans avoir à parler : un désir d’amour primitif ?
On entre parfois en thérapie avec l’espoir d’être enfin compris, mais sans trop en dire. C’est une attente rarement formulée, souvent inconsciente, mais puissante : que le psy devine, ressente, comprenne avant même que les mots ne soient posés. Ce désir d’être saisi dans le silence, d’être reconnu dans le non-dit, dépasse la simple attente relationnelle : il touche à une mémoire affective ancienne. Dans le cadre thérapeutique, cette attente peut à la fois nourrir la relation… et en entraver le mouvement. Une attente fondée sur l’infantile Être compris sans avoir à parler renvoie à une forme d’idéalisation originelle : celle d’un autre qui percevrait nos besoins avant qu’ils soient formulés. Ce fantasme repose souvent sur le souvenir inconscient d’un…
Pourquoi nous « sautons » certains passages sans les lire
Il nous arrive, au cours d’une lecture, de sauter certains passages sans en avoir réellement conscience. Une description, un dialogue, une scène particulière attire notre regard mais nous passons aussitôt plus loin. Ce geste furtif, en apparence anodin, est souvent porteur d’une signification inconsciente. Pourquoi évitons-nous certaines pages ou certains…
Pourquoi certaines scènes littéraires nous restent en mémoire
Il est des scènes littéraires que nous n’oublions jamais. Bien des années après avoir lu un livre, certaines images, certains dialogues ou atmosphères nous habitent encore. Elles resurgissent parfois à l’improviste, comme si elles s’étaient gravées en nous bien au-delà de leur simple lecture. Pourquoi certaines scènes marquent-elles notre mémoire…
La scène anodine qui obsède : quand un détail devient symptôme
Dans l’expérience du spectateur, il est fréquent qu’une scène, un détail ou un geste apparemment secondaire s’impose de façon insistante à la mémoire. Ce ne sont pas toujours les moments forts du récit, ni les grands retournements narratifs, mais une image fugace, un dialogue anodin, un élément du décor qui…
Regarder sans chercher : quand l’œuvre se révèle à notre rythme
Dans un musée, la tentation d’expliquer est partout. Cartels, audioguides, commentaires : tout semble conçu pour orienter le regard, guider la pensée, assigner un sens. Pourtant, certaines œuvres résistent à l’interprétation. Rien ne s’impose, rien ne se déploie immédiatement. Et c’est dans ce temps suspendu que peut naître une autre…





































