La singularité comme mode de vie
Dans une société qui valorise les modèles, les catégories et les parcours balisés, revendiquer sa singularité peut être vécu comme un risque… ou comme un acte de liberté. Pourtant, être singulier ne signifie pas être marginal, ni être dans l’opposition systématique. Pour la psychanalyse, la singularité est au cœur du sujet, car chaque être humain est traversé par une histoire, un désir, un langage qui ne se laisse jamais totalement réduire à une norme collective. Vivre sa singularité n’est donc pas un luxe, mais une nécessité pour se sentir pleinement vivant et sujet de son existence. La singularité : un fait psychique, pas une posture sociale La singularité n’est pas…
Face aux blessures anciennes, comprendre ou pardonner ?
Certaines blessures ne guérissent pas par le simple passage du temps. On croit avoir tourné la page, mais une colère…
Comprendre les crises d’angoisse : ce que le corps tente d’exprimer
Palpitations, oppression, vertiges, sueurs, sensation de mort imminente ou de perdre le contrôle : la crise d’angoisse surgit, souvent sans…
Vivre pour soi, vivre avec les autres : comment concilier ?
Trouver sa place dans le monde, c’est souvent chercher un équilibre entre deux pôles : le besoin de se respecter…
Découvrir l’infidélité : trahison ou révélateur d’un déséquilibre ?
Comment l’adultère met en lumière des failles préexistantes dans la relation La découverte d’une infidélité agit comme un choc. Le couple vacille, emporté par un sentiment de trahison, de colère et d’incompréhension. Pourtant, au-delà de la douleur immédiate, l’adultère agit souvent comme un révélateur brutal. Il met en lumière des tensions, des manques ou des déséquilibres que le quotidien avait enfouis sous l’habitude ou le déni. L’illusion d’un couple sans faille Avant la révélation, beaucoup s’accrochent à l’image d’un couple solide, même lorsque des signes de déconnexion apparaissent. La trahison vient fracasser cette construction rassurante, obligeant à voir ce que l’on ne voulait pas nommer : une routine affective, des frustrations tues ou un éloignement…
Emménager seul(e)
Emménager seul : créer un espace pour soi, en soi Ce n’est pas seulement une question de surface habitable. Emménager seul, ou seule, c’est occuper un espace qui n’appartient qu’à soi. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois un passage obligé. Quelles que soient…
Éviter le piège du décompte : qui donne le plus dans la relation ?
Décryptage des rapports implicites d’équilibre et de dette affective Dans beaucoup de couples, sans même s’en rendre compte, s’installe une comptabilité silencieuse. Qui fait le plus d’efforts ? Qui aime davantage ? Qui cède le plus souvent ? Ce décompte invisible transforme peu à peu…
Quand l’amour devient obsession : entre passion et emprise
Il arrive qu’aimer devienne une occupation mentale constante, une tension intérieure permanente. Le manque, l’attente, la peur de perdre l’autre prennent alors toute la place. L’amour, au lieu d’être une rencontre, devient un lieu d’angoisse, un besoin impérieux, parfois douloureux. Où se situe la frontière…
Somatisations et maux du corps : le langage caché de l’enfant
Maux de ventre, maux de tête, fatigue inexpliquée… Ces plaintes récurrentes chez l’enfant sont souvent attribuées à des causes bénignes…
Monoparentalité et culpabilité : le sentiment de ne jamais en faire assez
Être parent solo, c’est souvent porter bien plus que la charge éducative. C’est aussi vivre avec un sentiment latent de…
Quand l’enfant devient le réceptacle des conflits parentaux
Lorsqu'un désaccord éclate entre adultes, on pense souvent que tant que l’enfant n’est pas directement impliqué, il reste à l’écart.…
Éducation et inconscient : les mots hérités qui façonnent nos enfants
Certaines phrases semblent traverser les générations sans jamais vieillir. « Parce que c’est comme ça », « Arrête de pleurer pour rien » ou encore « Dans la vie, il faut être fort·e ». Ces mots, que nous prononçons parfois sans y penser, portent en eux bien plus qu’une simple réponse éducative. Ils sont souvent l'écho de ce que nous avons entendu enfants, reproduisant des schémas familiaux dont nous n'avons pas toujours conscience. Quand les phrases toutes faites révèlent le passé Certaines formules éducatives reviennent instinctivement, comme si elles étaient inscrites en nous. Ces phrases automatiques sont souvent le reflet d'une éducation reçue et non réellement choisie. Par exemple, dire à un enfant « La vie n'est pas juste »…
Le pouvoir des silences à la radio : dire sans tout expliquer
À l’heure où les médias visuels saturent l’attention par l’image et le bruit, la radio, et plus encore le podcast, réhabilitent un autre régime de discours. Dans cet espace sonore, les silences…
Le père, le chef, le sauveur : le fantasme d’incarnation
Pourquoi certaines figures politiques captivent-elles au point de susciter un attachement presque mystique, au-delà des idées qu’elles défendent ? Derrière l’adhésion à un leader charismatique se joue souvent un mécanisme inconscient de…
Comment s’épanouir sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont souvent associés à la comparaison, à la superficialité, voire à la dépendance. Mais ils ne sont pas condamnés à épuiser ou déformer le lien à soi et aux…
Les fractures générationnelles : entre silence et revendications
Les générations ne parlent plus la même langue. Les uns revendiquent bruyamment, les autres se taisent avec amertume. D’un côté, la jeunesse qui dénonce, réclame, conteste. De l’autre, les aînés qui se…
L’amitié dans une société du choix : entre liberté et logique de consommation
L’amitié a longtemps été pensée comme une forme stable, gratuite, durable. Un lien choisi, mais non utilitaire, basé sur la reconnaissance mutuelle et la fidélité. Pourtant, dans une société marquée par l’individualisme, la mobilité et l’instantanéité, ce lien se transforme. Il devient plus libre, certes, mais aussi plus fragile. On choisit ses amis, mais on peut aussi s’en défaire facilement. L’amitié devient le reflet de notre époque : à la fois précieuse et exposée à la logique du zapping. Un lien qui échappe aux obligations Contrairement aux liens familiaux ou professionnels, l’amitié repose sur une liberté totale : on n’y est pas tenu par le sang, par le contrat ou…
Briser la solitude sans trahir la fidélité au passé
Il arrive que la solitude soit vécue non pas comme une souffrance, mais comme une nécessité. Non pas comme un…
Ce que nos amitiés disent de nous : miroir, refuge ou fuite ?
L’amitié est souvent perçue comme une évidence douce, un lien sans obligation, choisi, libre. Mais si l’on gratte un peu,…
L’amitié est-elle faite pour durer ou juste pour marquer un moment ?
Sous la surface idéalisée de l’amitié éternelle se cache une norme implicite : celle de la longévité comme critère de…
Fonctionnaire : la fierté légitime de travailler pour la collectivité
À une époque où le travail est souvent évalué à l’aune de la rentabilité ou du prestige individuel, choisir la fonction publique peut apparaître comme un acte à contre-courant. Pourtant, pour beaucoup, ce choix s’inscrit dans une vision du travail où l’engagement collectif, la continuité du service et l’utilité sociale priment sur la réussite personnelle. Être fonctionnaire n’est pas un simple statut, c’est une manière d’être au monde, de se positionner dans un rapport aux autres marqué par la responsabilité, la régularité et le sens. Et cette posture mérite d’être reconnue dans toute sa légitimité, loin des stéréotypes. Une place stable dans un monde incertain Dans un contexte marqué par l’instabilité des parcours professionnels et…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas,…
Être attiré par les métiers “invisibles” : discrétion choisie ou effacement subi ?
Certaines professions se caractérisent par leur discrétion. Elles s’exercent dans l’ombre, sans exposition publique ni reconnaissance spectaculaire. Ces métiers “invisibles” — archiviste, secrétaire, bibliothécaire, technicienne de surface — sont souvent choisis pour leur stabilité ou leur tranquillité. Mais pour certain·es, cette orientation va plus loin…
Changer souvent de chef : quête de reconnaissance ou peur de l’attachement ?
Dans certaines trajectoires professionnelles, un motif discret se répète : à chaque changement de poste, de service ou de structure, un nouveau chef. La personne évoque la recherche de sens, l’envie d’apprendre, le besoin d’avancer. Mais cette mobilité, derrière sa rationalité apparente, peut signaler une…
S’autoriser à ne rien faire, une saine occupation
Dans une société fondée sur l’activité, l’utilité et la performance, ne rien faire est souvent perçu comme une faute ou une perte de temps. L’oisiveté dérange. Elle interroge. Elle met en suspens l’économie du rendement.…
L’angoisse de terminer : pourquoi certains projets ne s’achèvent jamais ?
Certaines personnes accumulent des débuts prometteurs : pages esquissées, tableaux entamés, mélodies inachevées. Le désir de créer est bien là, l’élan aussi, mais la fin ne vient jamais. Le projet reste suspendu, ajourné, ou systématiquement…
L’obsession de la pleine conscience : une angoisse de perte de contrôle ?
Pratiquer la pleine conscience, c’est vouloir être là, attentif à l’instant, ancré dans le réel. Sur le papier, cette intention semble saine, voire libératrice. Mais pour certains, la pratique se durcit, se répète, devient rigide.…
Les pensées envahissantes : quand l’esprit ne veut plus lâcher prise
Tout semble calme autour, mais à l’intérieur, rien ne s’arrête. L’esprit tourne en boucle, accroché à une scène passée, à une peur à venir, à un mot prononcé trop vite. Ces pensées récurrentes, souvent angoissantes…
L’angoisse flottante : quand l’inquiétude n’a pas d’objet
Certaines peurs nous envahissent sans origine claire. Ni déclencheur, ni menace identifiable : juste une tension constante, une nervosité sourde…
Espérer être deviné par son psy : un vœu hérité de la relation parentale ?
Certaines personnes viennent en thérapie sans formuler de demande claire. Elles racontent, tournent autour, s’arrêtent, espèrent que le psy comprendra…
Un enfant qui parle trop vrai : l’écho d’une parole brute
Il y a des phrases qui frappent plus fort que prévu. Non pas parce qu’elles sont cruelles ou calculées, mais…
Hypersensibilité comme signal d’alerte : je ressens tout, tout le temps, trop fort
Quand la sensibilité devient envahissante et semble déborder les limites habituelles. Il y a des personnes pour qui le monde ne se contente pas de passer : il pénètre. Le moindre mot, le moindre regard, un changement de ton, une lumière trop forte, une scène dans la rue ou un film banal — tout peut venir toucher, bouleverser, troubler. Cette perméabilité constante à l’environnement, aux émotions d’autrui, aux propres ressentis internes peut devenir difficile à vivre. Ressentir beaucoup, tout le temps, n’est pas toujours une richesse — parfois, c’est un débordement. Et quand cette intensité devient envahissante, elle ne laisse plus de place à la pause, au détachement, au simple fait d’exister sans être traversé de toutes parts. Ce n’est…
L’enfant blessé dans les romans : miroir de nos vulnérabilités précoces
Certaines figures d’enfant blessé en littérature provoquent en nous une émotion immédiate, parfois bouleversante. Qu’il soit abandonné, humilié, rejeté ou simplement trop seul, cet enfant de fiction touche une corde particulièrement sensible. Pourquoi sommes-nous tant affectés par ces personnages ? Ce n’est pas seulement la compassion qui est en jeu,…
Contempler ou fuir ? Quand rester devant une œuvre devient difficile
Dans le silence d’une salle d’exposition, face à une œuvre, il arrive qu’on ne parvienne pas à rester. On s’éloigne, on passe plus vite, on regarde ailleurs. Ce n’est pas l’ennui qui pousse à fuir, mais une tension intérieure, difficile à nommer. Certaines œuvres provoquent une gêne subtile, un inconfort…
Jouer un autre genre pour tester une identité refoulée
Dans le monde virtuel, il est fréquent de croiser des joueurs qui incarnent un avatar d’un autre genre que le leur. Si ce glissement peut n’être qu’un jeu, une simple curiosité ou une stratégie d’interaction, il arrive aussi qu’il révèle un questionnement plus profond. Le choix répété d’un personnage d’un…
Quand le vide existentiel devient le cœur du récit
Il existe des romans où il ne se passe presque rien, sinon une lente dérive intérieure. Pas de quête héroïque, pas de transformation lumineuse, mais une conscience à nu, habitée par le vide, le cynisme ou une lassitude profonde. Ces récits ne cherchent pas à combler, mais à décrire. Pourquoi…





































