Verbaliser ses émotions
« Je ne sais pas ce que je ressens. » « J’ai quelque chose sur le cœur, mais je n’arrive pas à le dire. » Ces phrases traduisent une difficulté fréquente : celle de verbaliser ses émotions. Or, cette capacité à nommer ce que l’on vit intérieurement est essentielle à notre équilibre psychique et relationnel. En psychologie, on sait que mettre des mots sur les ressentis permet non seulement de les désamorcer, mais aussi de mieux se connaître et de créer des liens plus authentiques avec les autres. Apprendre à verbaliser, c’est apprendre à s’écouter pour mieux s’exprimer. Pourquoi il est difficile de dire ce que l’on ressent La plupart…
Remplir le vide ou occuper son temps ?
Nos journées sont souvent pleines : activités, rendez-vous, écrans, projets, obligations. Mais sont-elles habitées ou simplement remplies ? Il y…
L’influence de la télévision sur les Français
Longtemps reine du foyer, la télévision a marqué plusieurs générations de Français. Bien plus qu’un simple divertissement, elle a été…
Construire son arbre généalogique pour trouver sa place
On pense souvent à l’arbre généalogique comme à un simple outil : une suite de noms, de dates, de liens…
Passer de l’amitié à l’amour : ce que dit l’inconscient
Pourquoi certaines amitiés deviennent amoureuses, quand d’autres restent figées dans une tendresse sans élan ? Ce glissement trouble, parfois soudain, parfois long et silencieux, questionne autant notre désir que nos interdits intérieurs. En psychanalyse, ce basculement est rarement vu comme un hasard ; il révèle souvent des conflits anciens, des projections profondes, ou des tentatives de réconciliation avec soi-même à travers l’autre. L’amitié comme terrain de sécurité L’amitié repose sur la confiance, la stabilité, l’absence de menace. Elle crée un espace rassurant, où l’on peut exister sans enjeu de séduction. Dans ce lien apaisé, le moi se détend ; il se sent vu, accepté, sans peur du rejet. C’est ce climat sans tension qui, parfois,…
Pourquoi trompe-t-on vraiment ?
Entre manque, désir d’ailleurs et quête inconsciente de rupture L’infidélité est souvent expliquée par des raisons simples : lassitude, tentation, opportunité. Pourtant, derrière le geste, se cachent des mécanismes bien plus complexes. Tromper n’est pas toujours une affaire de plaisir ou d’insatisfaction immédiate, mais l’expression…
Se réjouir pour les autres… sans s’oublier soi
Il est parfois plus facile d’être compatissant que joyeux pour les autres, surtout quand on traverse soi-même une période de manque. Une amie annonce qu’elle emménage avec son compagnon, un collègue se marie, un proche devient parent. Ce sont des moments heureux, mais qui réveillent…
Laisser l’autre respirer : gérer l’espace sans créer de distance
Quand la bonne gestion du lien passe par l’acceptation de l’altérité Dans le couple, le besoin d’être ensemble cohabite avec celui de préserver son propre espace. Mais accorder cette liberté à l’autre peut réveiller des peurs profondes : peur d’être abandonné, oublié ou de voir…
Refus de parler : que cache le silence de l’enfant ?
Lorsqu’un enfant se tait, refuse de répondre ou s’enferme dans un mutisme partiel, l’inquiétude grandit rapidement chez les adultes. Est-ce…
Paroles parentales : l’impact inconscient de nos mots sur l’enfant
Au quotidien, bien des paroles parentales semblent anodines, échappant parfois à la vigilance de l’adulte. Pourtant, ces mots dits sans…
Quand l’enfant devient le confident du parent solo
Dans le contexte de la monoparentalité, la relation entre parent et enfant peut devenir particulièrement fusionnelle. Privé·e d’un adulte avec…
Quand l’adolescent change de groupe : instabilité ou évolution ?
Voir son adolescent passer d’un groupe d’amis à un autre peut susciter des interrogations : est-ce le signe d’une instabilité relationnelle, d’un mal-être ou simplement d’une phase normale de son développement ? À cet âge, les appartenances sont rarement figées. Changer de groupe n’est pas forcément une fuite ou un échec social, mais bien souvent l’expression d’une évolution intérieure. L’adolescent explore, ajuste ses relations en fonction de son identité en construction, quitte à multiplier les cercles pour mieux se trouver. Des appartenances provisoires pour une identité en mouvement L’adolescent n’a pas encore stabilisé son identité. Changer de groupe reflète souvent une tentative d’aligner ses relations avec ses nouvelles aspirations ou découvertes personnelles. Ce qui faisait sens hier peut sembler étouffant…
Paris, capitale imaginaire : jalousie, rejet, fascination ?
Centre du pouvoir, de la culture, des médias, Paris continue de concentrer sur elle des affects intenses. Plus qu’une ville, elle est un écran de projection collective : on y rêve, on…
L’attention capturée : comment les plateformes façonnent nos usages
À l’ère du numérique, l’attention est devenue une ressource stratégique. Non plus simplement une qualité intérieure à cultiver, mais un capital à capter, un territoire à exploiter. Les grandes plateformes en ont…
La place de l’humour et de la caricature dans la société française
Nulle part ailleurs qu’en France, l’humour n’occupe une place aussi centrale dans le débat public. Qu’il soit politique, satirique, trash, absurde ou militant, il est perçu non seulement comme une forme d’expression,…
Quand le corps lâche le métier : le burn-out comme désaccord profond
Le burn-out n’est pas une simple fatigue. Il marque une rupture. Ce moment où le corps cesse de suivre le rythme, où il dit non à la place de l’esprit, signale souvent…
L’art de bien choisir ses amis dans un monde de l’apparence
On parle souvent de l’amitié comme d’un sentiment spontané, une affinité naturelle qui naît sans calcul. Pourtant, dans un monde où le lien social se fragilise, où le temps se raréfie et où les relations sont multiples mais souvent superficielles, bien choisir ses amis devient un véritable art. Cela suppose de connaître ses besoins, ses limites, ses vulnérabilités. Et de discerner chez l’autre non ce qu’il projette, mais ce qu’il est capable de soutenir, de respecter, de traverser avec nous. L’amitié comme miroir de soi-même On ne choisit pas ses amis au hasard. Même inconsciemment, on cherche chez eux des reflets, des manques, des équilibres. L’ami peut combler ce qu’on…
Seule après un divorce : une solitude à apprivoiser
Le divorce, même désiré, laisse souvent un vide. Un silence. Une absence que ni les démarches administratives, ni les amis…
Le mythe de la maîtrise dans la solitude
Pour beaucoup, vivre seul(e) est une manière de s’organiser à son rythme, de se recentrer. Mais derrière cette apparente liberté…
Quand nos choix de vie deviennent insupportables pour nos amis
On pense souvent que ceux qui nous aiment se réjouiront de nos réussites, de nos transformations, de nos nouveaux chemins.…
Pourquoi préfère-t-on parfois la machine à un collègue ?
L’intelligence artificielle est souvent perçue comme un outil pratique, rapide et fiable. Mais au-delà de ses performances techniques, elle suscite parfois une préférence émotionnelle surprenante : certaines personnes se sentent plus à l’aise avec une machine qu’avec un collègue humain. Ce choix, en apparence rationnel, repose souvent sur des mécanismes inconscients profonds : la recherche d’un lien sans affect, sans conflit, sans risque de déception. Face à une relation humaine potentiellement mouvante, incertaine ou exigeante, la machine offre une relation unilatérale, silencieuse et sécurisante. Éviter la confrontation en choisissant la neutralité Travailler avec un collègue implique une interaction, une co-présence, des ajustements permanents. Il faut composer avec les humeurs, les malentendus, les désaccords, mais aussi…
Choisir le même métier que son père : signe de liberté ou loyauté ?
À première vue, suivre la voie professionnelle de son père semble relever d’un choix naturel. Il connaît le métier, en parle, l’incarne. Le terrain est familier, balisé, sécurisant. Mais ce mimétisme peut aussi masquer une assignation invisible : une fidélité inconsciente à un héritage familial…
Travailler sans plaisir : un malaise plus profond qu’il n’y paraît
De nombreuses personnes poursuivent un travail qui ne les satisfait plus, parfois depuis des années. Elles ne s’y épanouissent pas, ne s’y projettent plus vraiment, mais restent. La lassitude est présente, l’envie d’autre chose revient régulièrement, et pourtant, aucune bascule ne s’opère. On évoque alors…
Quand le silence devient stratégie : les enjeux du salarié discret
Certain·es salarié·es s’effacent dans les réunions, parlent peu en open space, ne revendiquent ni leurs mérites ni leurs limites. Ils ne dérangent pas, ne s’imposent pas, ne dévient pas. On les décrit comme « discrets », « posés », « professionnels », parfois « transparents…
Se distraire pour se détendre : stratégie efficace ou évitement de soi ?
Se détendre. Oublier la pression. S’accorder du bon temps. Ces injonctions sont devenues omniprésentes dans les sociétés modernes, où le loisir est valorisé comme remède au stress. Séries, jeux vidéo, sport, sorties : chacun·e cherche…
Se délester dans l’eau : symbolique de purification ou besoin d’effacement ?
Certaines personnes ressortent d’un bain thermal avec un sentiment de légèreté presque irréel, comme si un poids invisible s’était dissipé. L’eau n’a pas effacé les soucis, ni résolu les blessures. Mais elle a permis un…
Compétition ou réparation ? Quand le sport devient scène de revanche
Sous ses dehors glorieux et codifiés, la compétition sportive offre bien plus qu’un terrain de dépassement personnel. Elle devient, pour certains, le théâtre d’une scène psychique plus ancienne : celle d’une revanche à prendre, d’un…
Quand on n’arrive pas à s’arrêter : addiction sportive ou angoisse de vide ?
Il est des pratiques sportives si régulières, si intenses, si irréductibles à la fatigue ou à l’imprévu, qu’elles finissent par interroger : s’agit-il encore de discipline ou d’une dépendance silencieuse ? Quand le sport ne…
Tout va bien, mais je me sens mal : le décalage entre apparence et ressenti
Certaines souffrances se cachent derrière des visages sereins, des vies bien rangées, des phrases rassurantes. On dit « ça va…
La dépression sans tristesse : quand le vide remplace la douleur
On associe spontanément la dépression à la tristesse, aux larmes, à une douleur perceptible. Pourtant, de nombreuses personnes en souffrance…
Quand le corps parle à la place de la parole : une souffrance invisible
Certaines douleurs psychiques ne se formulent pas. Elles n’empruntent ni le langage de la plainte ni celui des émotions reconnaissables.…
Je me sens plein d’émotions, mais je ne parviens pas à les déverser
Il arrive que l’intérieur déborde sans qu’aucune goutte ne tombe. On se sent plein, chargé, presque saturé, et pourtant rien ne sort. Les émotions tournent en boucle, les pensées s’entassent, mais tout reste coincé dedans. C’est un état paradoxal : tout en soi semble prêt à exploser, et dans le même temps, impossible de parler, de pleurer, de déposer ce qui pèse. On voudrait s’alléger, mais on ne trouve pas l’ouverture par où cela pourrait passer. Un trop-plein silencieux Ce trop-plein n’est pas visible à l’extérieur. On continue à sourire, à faire bonne figure, à répondre aux sollicitations. Mais en dedans, ça gronde. C’est comme une marée intérieure qui monte, sans jamais redescendre. Elle fatigue, elle irrite, elle crée un…
La figure de la sorcière : quand le féminin devient menaçant à l’écran
Peu de figures traversent autant de genres cinématographiques que celle de la sorcière. Présence récurrente dans les contes, les films fantastiques, les récits initiatiques ou horrifiques, elle cristallise des peurs profondes. Mais ce qui fascine dans cette image n’est pas seulement sa puissance occulte : c’est sa manière d’incarner un…
Ce que l’on évite de voir dans l’œuvre : zones aveugles du regard intérieur
Lorsqu'une œuvre d'art nous confronte à ses formes, couleurs et symboles, elle peut parfois susciter des résistances internes, des évitements silencieux. Ces résistances ne sont pas simplement un rejet du sens ou de la signification de l'œuvre, mais une défense psychique qui se joue dans l'inconscient. L'art, en confrontant nos…
Art contemporain : que provoque ce que l’on ne comprend pas ?
Face à certaines œuvres contemporaines, le trouble vient d’abord de l’incompréhension. Un objet détourné, un geste minime, une forme sans repère. On hésite : faut-il chercher un sens ? Faut-il ressentir ? Et si rien ne vient ? Cette gêne, ce malaise ou cette fascination face à l’abstraction ou au…
Écrire la fratrie : entre conflit et complicité dans les récits d’enfance
Les récits d’enfance accordent souvent une place singulière à la fratrie. Frères et sœurs y apparaissent comme des figures ambiguës, tour à tour complices, rivales, protectrices ou persécutrices. Ce que les écrivains donnent à lire n’est jamais une fratrie "réaliste" : c’est la mémoire affective de ces liens précoces, marquée…





































