Le pouvoir du récit intérieur : donner du sens
Chaque jour, nous vivons des émotions, des rencontres, des événements qui s’accumulent dans notre mémoire. Mais ces expériences, aussi marquantes soient-elles, ne prennent sens que lorsqu’elles sont mises en récit. Le récit intérieur, cette manière singulière de se raconter à soi-même et parfois aux autres, est bien plus qu’un simple souvenir arrangé : c’est la trame par laquelle nous construisons notre identité, notre cohérence, notre continuité psychique. En psychanalyse comme dans d’autres approches thérapeutiques, retrouver le fil de sa narration est un acte de soin essentiel — un travail de subjectivation qui nous permet de devenir les auteurs de notre propre histoire. Se raconter, c’est se construire Le récit intérieur…
Suis-je à la bonne place dans ma vie ?
C’est une question qui surgit souvent en silence, dans les moments de creux, de doute ou de fatigue : Suis-je…
Voyager pour se retrouver avec soi
On part souvent pour découvrir l’ailleurs. Un pays, une langue, des paysages. Mais parfois, le voyage ne parle pas tant…
S’estimer sans se surévaluer : trouver un équilibre juste
Entre le manque de confiance en soi et l’excès d’assurance, il existe un espace plus subtil, plus stable : celui…
Rencontres culturelles : aime-t-on l’autre ou ce qu’il reflète de nous ?
Un intérêt partagé pour l’art ou la lecture peut-il masquer une quête d’identification ? Il arrive que l’on tombe sous le charme de quelqu’un lors d’un vernissage, d’un échange littéraire, d’une conversation sur un film. La proximité intellectuelle, les références communes, la manière de parler d’un auteur ou d’un tableau nous touchent profondément. Mais cette connivence culturelle, si agréable et valorisante, peut aussi être le lieu d’une illusion affective. Ce que l’on croit aimer chez l’autre n’est pas toujours lui, mais l’effet qu’il produit sur notre sentiment d’identité. L’écho culturel comme déclencheur d’attachement Partager les mêmes goûts peut donner une sensation immédiate de familiarité. L’autre semble nous devancer dans nos pensées, nous comprendre sans effort,…
Quand le célibat réactive des blessures plus anciennes
On croit vivre un simple moment sans amour, et c’est tout un monde intérieur qui se réveille. Le célibat, surtout lorsqu’il dure ou qu’il s’impose, ne fait pas que parler d’absence. Il vient parfois toucher des zones enfouies : des blessures précoces, des manques anciens,…
Pourquoi je n’arrive pas à m’investir malgré les matchs ?
Une analyse des résistances inconscientes face à l’engagement dans un contexte d’ultra-disponibilité. Les profils défilent, les conversations démarrent, les matchs s’accumulent. Et pourtant, rien ne décolle. Une lassitude s’installe, une distance s’impose. Malgré l’abondance des possibilités, il devient difficile de s’impliquer réellement, de s’attacher, de…
Le fantasme du couple idéal, un piège à éviter ?
Il y aurait une bonne façon d’aimer, une bonne manière d’être en couple, un équilibre parfait à atteindre. C’est cette image, diffuse mais insistante, que beaucoup poursuivent sans en avoir conscience. Le couple idéal hante les débuts amoureux, colore les attentes, nourrit les déceptions. On…
Les émotions en fin de grossesse : entre joie et peur
Aux portes de la naissance, le cœur oscille entre l'enthousiasme de l'arrivée et l'angoisse de l'inconnu. La fin d'un voyage,…
Quand les grands-parents deviennent les parents de substitution
Assumer une parentalité imprévue bouleverse autant l’enfant que celui ou celle qui endosse ce rôle par nécessité. Une parentalité tardive…
Bricolages et gestes des mains : le langage discret de l’enfant
Quand l’enfant s’absorbe dans un bricolage, tord des objets entre ses doigts ou répète inlassablement des gestes discrets, cela peut…
Noël : la fête qui rejoue l’inconscient familial
À l’approche de Noël, les vitrines se parent de lumières et les récits d’unité familiale s’intensifient. Pourtant, derrière l’apparente féerie, beaucoup vivent cette période comme un moment ambivalent, voire douloureux. Car si Noël est censé rassembler, il réactive aussi les tensions anciennes, les blessures muettes, et les rôles que l’on croyait oubliés. La famille sous pression symbolique Noël concentre à lui seul une série d’injonctions : se réunir, partager, aimer, pardonner. Ce rituel annuel surinvesti vient rejouer l’idéal d’une famille unie, stable et aimante — quitte à forcer des retrouvailles artificielles ou à nier des conflits profonds. La pression de "faire famille" pour un soir engendre souvent un sentiment d’étrangeté ou de décalage, en particulier pour celles et ceux dont…
Le métier comme refuge : se définir par l’utilité pour fuir l’intime
Certains investissent leur métier avec une ardeur silencieuse, une présence constante, presque totale. Ce n’est pas qu’ils aiment tant leur travail, mais plutôt qu’ils s’y réfugient. Travailler devient alors un moyen de…
Militer pour réparer : quand l’engagement prolonge une blessure personnelle
Certains engagements prennent racine plus profondément qu’on ne veut bien le croire. Derrière la force, l’élan ou la colère apparente, il y a parfois une douleur ancienne, enfouie, qui trouve dans le…
Le juge, figure du père ? Autorité, séparation, réparation
Il ne connaît pas les protagonistes, mais il les écoute. Il ne prend pas parti, mais il tranche. Le juge, dans l’imaginaire collectif, incarne bien plus qu’un professionnel du droit. Sa parole…
L’obsession de la transparence : quête de justice ou fantasme moral ?
Comptes publics, vies privées, motivations politiques, décisions administratives : la transparence s’impose comme un impératif contemporain. Être visible, traçable, lisible. On ne tolère plus l’opacité, la zone grise, le doute. Mais que…
Quand la souffrance d’un ami réveille une blessure en nous
Il arrive qu’écouter un ami en détresse nous bouleverse plus qu’il ne le faudrait. Non pas par excès d’empathie, ni par surinvestissement affectif, mais parce que quelque chose, dans sa plainte, vient résonner en nous de manière intime et ancienne. Ce n’est plus seulement l’autre que nous entendons, mais une voix intérieure oubliée, un souvenir confus, une douleur encore active. Dans certains cas, l’ami ne fait pas que souffrir : il réveille une part enfouie de nous-mêmes. L’écho inconscient d’une souffrance partagée L’inconscient ne distingue pas ce qui appartient à soi et ce qui appartient à l’autre. Il fonctionne par résonances, par associations. Ainsi, la douleur exprimée par un ami…
La solitude, une chance unique pour se retrouver avec soi-même
Dans un monde qui valorise la performance, la présence continue et l’interaction permanente, la solitude est souvent perçue comme un…
Vivre seule, une voie vers l’apaisement ?
Choisir de vivre seule ne va pas toujours de soi. Cela suscite des questions, parfois des jugements. On y projette…
Se raconter à ses amis : jusqu’où faut-il aller ?
L’amitié repose sur la confiance, dit-on. Mais jusqu’où cette confiance doit-elle s’étendre ? Doit-on tout dire, tout livrer, se dévoiler…
Et si perdre son emploi permettait enfin de vivre pour soi ?
Lorsqu’un contrat de travail prend fin brutalement, la première réaction est bien souvent la peur : peur de manquer, de ne plus exister socialement, d’être en marge. Mais derrière cette angoisse immédiate, un autre mouvement plus souterrain peut se mettre en marche. Et si la perte d’emploi, si douloureuse sur le moment, ouvrait une brèche ? Une possibilité de se reconnecter à ce qui avait été mis de côté depuis trop longtemps, parfois depuis toujours : soi-même. Sortir du rythme imposé Pour beaucoup, travailler ne se limite pas à une fonction économique. C’est un rythme, une structure, une manière d’être utile, d’exister. Mais ce rythme, surtout dans les emplois exigeants ou peu choisis, devient aussi…
Choisir un métier “utile” : altruisme réel ou évitement de soi ?
Quand le service à l’autre devient un moyen de ne pas affronter ses propres désirs, le choix d’un métier « utile » peut révéler autre chose qu’un simple altruisme. Le fait d’aider, de soigner, d’éduquer ou de secourir est souvent valorisé pour sa noblesse, son…
Choisir le télétravail : liberté retrouvée ou fuite du regard de l’autre ?
Le télétravail, longtemps marginal, est devenu une norme partielle dans de nombreux secteurs. Loué pour sa souplesse, il incarne une forme de libération du cadre rigide de l’entreprise. Mais cette liberté apparente est souvent traversée par des ambivalences profondes. Car travailler chez soi, c’est aussi…
Pourquoi certaines offres nous attirent autant qu’elles nous effraient
Il arrive qu’une offre d’emploi nous trouble. Elle semble faite pour nous : elle correspond à nos compétences, à nos envies, à notre trajectoire. Pourtant, au moment de postuler, quelque chose se fige. On hésite, on diffère, parfois on renonce. Ce paradoxe est fréquent, mais…
L’obsession de la pleine conscience : une angoisse de perte de contrôle ?
Pratiquer la pleine conscience, c’est vouloir être là, attentif à l’instant, ancré dans le réel. Sur le papier, cette intention semble saine, voire libératrice. Mais pour certains, la pratique se durcit, se répète, devient rigide.…
La méthode miracle : pourquoi a-t-on besoin d’y croire ?
"Changer sa vie en 21 jours", "Révélez votre potentiel en 3 étapes", "Enfin heureux grâce à une méthode simple". Le marché du développement personnel regorge de promesses rapides, efficaces, séduisantes. Mais ce succès n’est pas…
Quand le corps prend la parole : écouter les symptômes autrement
Et si les douleurs physiques n’étaient pas toujours dues à un dysfonctionnement organique mais à un conflit psychique qui ne trouve pas d’autre issue ? Dans une société qui valorise le langage, nous oublions parfois…
Pourquoi la détente met certains mal à l’aise : la peur du relâchement
Alors que la détente est largement valorisée comme un besoin universel, il arrive que certaines personnes la vivent avec gêne, inconfort ou tension. Le relâchement, loin d’être ressenti comme apaisant, est parfois source d’anxiété. Dans…
Je me sens plein d’émotions, mais je ne parviens pas à les déverser
Il arrive que l’intérieur déborde sans qu’aucune goutte ne tombe. On se sent plein, chargé, presque saturé, et pourtant rien…
Troubles obsessionnels : la pensée comme rempart contre l’effondrement
Les troubles obsessionnels, souvent réduits à des manies visibles ou à des pensées intrusives, sont en réalité des constructions défensives…
Un regard différent sur soi : quand on ne se reconnaît plus dans les yeux de l’autre
Il y a des moments où l’on se sent tout à coup étranger à soi-même. Non pas à cause d’un…
Hypersensibilité comme signal d’alerte : je ressens tout, tout le temps, trop fort
Quand la sensibilité devient envahissante et semble déborder les limites habituelles. Il y a des personnes pour qui le monde ne se contente pas de passer : il pénètre. Le moindre mot, le moindre regard, un changement de ton, une lumière trop forte, une scène dans la rue ou un film banal — tout peut venir toucher, bouleverser, troubler. Cette perméabilité constante à l’environnement, aux émotions d’autrui, aux propres ressentis internes peut devenir difficile à vivre. Ressentir beaucoup, tout le temps, n’est pas toujours une richesse — parfois, c’est un débordement. Et quand cette intensité devient envahissante, elle ne laisse plus de place à la pause, au détachement, au simple fait d’exister sans être traversé de toutes parts. Ce n’est…
Lire pour ne pas sombrer : quand le livre devient une ligne de flottaison
Il est des périodes où le réel devient difficilement soutenable. Lorsque le monde extérieur vacille ou que l’intérieur se fragilise, certains gestes simples prennent une importance vitale. Lire, dans ces moments-là, n’a plus rien d’un loisir : c’est une façon de tenir, de ne pas céder à l’effondrement. Pourquoi certaines…
Au théâtre : L’enfant muet et l’enfant roi, figures de l’innommé
Sur scène, l’enfant est rarement un simple personnage secondaire. Lorsqu’il ne parle pas ou, au contraire, prend toute la place, il devient le signe vivant d’un nœud familial, d’un non-dit ancien ou d’une mémoire collective enkystée. L’enfant muet et l’enfant roi sont deux figures opposées, mais complémentaires : l’un est…
Les couleurs qui frappent : choc visuel ou mémoire affective ?
Il suffit parfois d’une couleur pour qu’une émotion surgisse. Le bleu d’un ciel sans profondeur, le rouge saturé d’un fond abstrait, un jaune presque brutal. Certaines œuvres provoquent un choc immédiat, non pas par leur sujet ou leur composition, mais par la présence intense d’une teinte. Cette rencontre avec la…
Le corps dans l’art : une projection de nos désirs refoulés ?
Le corps humain est un sujet central dans l’art depuis les premières représentations artistiques. Que ce soit dans la sculpture, la peinture ou la photographie, les représentations corporelles sont des instruments puissants de projection de nos désirs, de nos peurs et de nos conflits intérieurs. Loin d’être seulement des représentations…





































