Parvenir enfin à faire son deuil d’un proche disparu
Le deuil n’a pas d’agenda. Il traverse les jours, parfois les années, en vagues irrégulières, imprévisibles. On ne "fait pas" son deuil comme on clôt une étape, mais on apprend à vivre avec l’absence, à apprivoiser le vide. Pourtant, pour certains, le lien avec le disparu reste douloureusement actif : souvenirs envahissants, culpabilité, sensation de blocage, refus d’accepter la perte. Parvenir enfin à faire son deuil, ce n’est pas oublier, ni tourner la page. C’est trouver une autre manière de rester en lien, sans rester enchaîné. L’absence n’efface pas le lien La mort d’un proche ne met pas fin au lien psychique. Ce lien, intérieur, vivant, inconscient, continue de se…
Ai-je besoin d’être aimé(e) pour m’aimer ? Le poids du regard extérieur
Le regard des autres nous touche. C’est humain. Mais parfois, il devient un prisme à travers lequel on se juge…
Introverti ou extraverti : mieux comprendre son mode de fonctionnement
« Il est trop réservé », « elle parle tout le temps »… Dès l’enfance, nous sommes souvent classés entre…
Le test de personnalité SOSIE
Le test SOSIE, bien connu dans les domaines du recrutement et de l’évaluation professionnelle, propose une approche originale de la…
Ce que je découvre de moi quand je ne suis pas en couple
Il existe une forme de lucidité qui ne se révèle que dans l’absence de lien amoureux. Lorsqu’on n’est plus en miroir permanent avec un·e partenaire, d’autres parties de soi peuvent émerger. Non pas parce qu’elles étaient absentes, mais parce qu’elles étaient étouffées, mises en veille ou adaptées à l’autre. Le célibat, lorsqu’il n’est plus vécu comme une attente, devient un terrain d’exploration. Et si cette période était une opportunité pour découvrir des aspects de soi inaccessibles dans la vie à deux ? Des désirs plus personnels, moins compromis Hors du couple, le désir retrouve une forme de pureté. Il n’est plus négocié, modéré, adapté à un projet commun. Ce que l’on veut, ce qui nous…
Ai-je déjà été vraiment moi-même en couple ?
On entre souvent en couple avec l’envie d’être soi, mais on ne mesure pas toujours ce que cela implique. Entre les ajustements, les attentes implicites, les projections, on peut finir par s’éloigner de soi sans s’en rendre compte. Ce n’est pas forcément une trahison, mais…
Quand on me demande : « Et toi, c’est pour quand ? »
La question semble légère, presque affectueuse, posée avec un sourire ou une bienveillance feinte. Et pourtant, elle réveille souvent une gêne soudaine. "Et toi, c’est pour quand ?" fait mine d’être une simple curiosité. Mais elle porte en elle une injonction sociale forte, une norme…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le…
Monoparentalité et culpabilité : le sentiment de ne jamais en faire assez
Être parent solo, c’est souvent porter bien plus que la charge éducative. C’est aussi vivre avec un sentiment latent de…
La grossesse réveille souvent des transmissions familiales inconscientes.
Attendre un enfant ne concerne pas uniquement l’avenir ; c’est aussi une plongée dans l’histoire familiale, consciente et surtout inconsciente.…
Troubles du sommeil chez l’enfant : quand la nuit révèle une insécurité affective
Les troubles du sommeil chez l’enfant sont souvent perçus comme des inconforts passagers ou des comportements qui se réguleront avec…
Les vacances en famille : une liberté de façade ?
Ce qui devait être un moment de détente se transforme parfois en tension larvée, en disputes éclatantes ou en malaise diffus. Les vacances en famille, loin d’être un simple temps de repos, réactivent souvent des dynamiques inconscientes héritées du quotidien familial. En retirant les échappatoires habituels (travail, école, activités individuelles), elles offrent un huis clos propice à la répétition des rôles et à la réémergence de conflits sous-jacents. Le fantasme de l’unité retrouvée Les vacances portent en elles une attente implicite : celle d’une harmonie idéale, d’un "nous" retrouvé, affranchi des tensions ordinaires. Mais cette attente crée une pression silencieuse sur les membres du groupe, qui doivent faire "comme si" tout allait bien, même si les déséquilibres persistent. Le mythe…
L’État numérique : vers nouvelle forme de proximité ?
Paiements en ligne, téléservices, démarches simplifiées : l’État change de visage. Il ne se présente plus seulement derrière un guichet, mais à travers des interfaces numériques, accessibles en quelques clics. Si ce…
La fatigue informationnelle : quels sont les dangers de l’hyperconnexion ?
Jamais l’information n’a été aussi accessible, immédiate, omniprésente. Du réveil au coucher, elle s’infiltre dans nos gestes quotidiens, au creux des applications, des alertes, des flux. Ce qui pouvait autrefois être évité…
La place de l’humour et de la caricature dans la société française
Nulle part ailleurs qu’en France, l’humour n’occupe une place aussi centrale dans le débat public. Qu’il soit politique, satirique, trash, absurde ou militant, il est perçu non seulement comme une forme d’expression,…
Populisme et mémoire collective : le passé réinventé
Le populisme ne se contente pas d’agiter le présent ou de promettre un avenir radicalement différent. Il s’enracine souvent dans une relecture du passé, un passé recomposé, idéalisé, parfois mythifié, qui sert…
S’oublier dans la solitude : quand l’image de soi s’efface faute de lien
On pense souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais lorsque celle-ci se prolonge au point de devenir l’unique toile de fond du quotidien, elle n’amène plus au soi, elle en éloigne. À force d’être seul, certains finissent par ne plus se sentir exister. Ce n’est pas seulement un manque de stimulation, c’est une forme d’effacement intérieur, discret mais profond. Le lien à l’autre ne sert pas qu’à partager, il permet aussi de se rappeler à soi-même. Quand il disparaît trop longtemps, c’est toute l’image de soi qui vacille. La solitude comme perte de contour psychique Dans une vie marquée par l’absence de relations significatives, quelque chose s’éteint lentement.…
Pourquoi le bénévolat peut devenir une scène sacrificielle
Le bénévolat est souvent associé à la générosité, au lien, à l’envie de faire sa part. Pourtant, chez certaines personnes,…
Quand aider l’autre devient un moyen d’éviter sa propre douleur
Il est des gestes de soutien qui semblent généreux, inconditionnels, admirables. Écouter, conseiller, consoler, s’oublier au service de l’autre. Mais…
Être celui ou celle qui va bien : un rôle parfois difficile à tenir
On croit souvent que le bonheur simplifie les relations. Qu’un mieux-être facilite l’échange, apaise les tensions, réchauffe les liens. Pourtant,…
Changer de voie par la formation : quête de soi ou fuite de soi ?
Le désir de changer de voie professionnelle par le biais d’une formation s’exprime souvent dans les mêmes termes : besoin de sens, envie d’alignement, recherche d’épanouissement. Ces formulations résonnent justes, mais elles peuvent aussi masquer une tension plus difficile à nommer. Derrière certains projets de reconversion se cache moins une volonté d’avancer que celle d’échapper à un inconfort intérieur. Le besoin de rupture ne signifie pas toujours une aspiration à se trouver, mais parfois une tentative de se fuir autrement. L’intolérance croissante à ce que l’on vit Il arrive un moment où le métier que l’on exerce ne soutient plus l’image de soi. Ce n’est pas nécessairement un échec, mais une sensation insidieuse de décalage. Ce…
Changer sans cesse de projet : quand l’instabilité masque une peur de l’échec
Dans un monde où la flexibilité est valorisée, les trajectoires professionnelles fragmentées passent souvent pour un signe d’adaptabilité. Pourtant, certaines instabilités sont moins le fruit de choix libres que de mécanismes défensifs invisibles. Certaines personnes semblent incapables de s’ancrer dans un projet, passant d’une idée…
Culture de l’urgence : comment l’immédiateté use le psychisme
Répondre vite, s’adapter sans délai, traiter l’imprévu comme s’il était prévu. Dans de nombreux milieux professionnels, l’urgence n’est plus une exception, mais une norme. Ce qui devait être exceptionnel devient quotidien. Et cette immédiateté imposée, loin de stimuler, finit par épuiser profondément l’appareil psychique. L’illusion…
Le bilan de compétences : que rejoue-t-on avec le consultant ?
Le bilan de compétences se présente souvent comme une démarche neutre, objective, tournée vers l’identification des savoir-faire et l’élaboration d’un projet professionnel. Mais dans le cadre de cette exploration encadrée, le lien avec le consultant prend parfois une intensité qui dépasse largement la fonction accompagnatrice.…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
Lire ou s’absorber : le refuge discret de l’intériorité protégée
Lire, écouter de la musique, regarder fixement un objet ou simplement rêvasser... Ces moments d’absorption silencieuse sont souvent perçus comme des pauses, des instants suspendus hors de l’agitation. Mais ils ont aussi une fonction psychique…
L’angoisse de terminer : pourquoi certains projets ne s’achèvent jamais ?
Certaines personnes accumulent des débuts prometteurs : pages esquissées, tableaux entamés, mélodies inachevées. Le désir de créer est bien là, l’élan aussi, mais la fin ne vient jamais. Le projet reste suspendu, ajourné, ou systématiquement…
Pourquoi la souffrance psychique est si difficile à nommer ?
On peut dire qu’on a mal au ventre, au dos, à la tête. Mais dire qu’on souffre « à l’intérieur » reste souvent vague, embarrassant, voire impossible. La souffrance psychique, parce qu’elle échappe aux repères…
L’angoisse flottante : quand l’inquiétude n’a pas d’objet
Certaines peurs nous envahissent sans origine claire. Ni déclencheur, ni menace identifiable : juste une tension constante, une nervosité sourde…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Un changement de rythme, et le malaise émerge
Il y a des moments où tout semble enfin ralentir. On les attend, parfois on les planifie : des vacances,…
Un poids sans nom : quand le corps sent avant que la tête comprenne
Il arrive que le corps prenne la parole avant la conscience. On se sent lourd, contracté, ralenti. Un poids flou s’installe, sans cause visible, sans justification claire. Ni fièvre, ni douleur précise, juste une sensation générale d’encombrement. Comme si quelque chose, en nous, avait du mal à circuler. Ce malaise n’est pas une maladie, ni un simple coup de fatigue : c’est un signal, un langage somatique de l’inconscient, qui précède souvent les mots, et parfois même les pensées. Le corps, messager de l’invisible Bien avant que l’on puisse formuler ce qui nous traverse, le corps en capte l’écho. Il absorbe les tensions, anticipe les conflits internes, encode les émotions non dites. Ce poids ressenti sans nom peut venir d’un…
L’expérience esthétique : Pourquoi absolument chercher le beau ?
L’art, à travers ses formes et ses couleurs, nous invite à une expérience sensorielle unique, où le beau semble être la quête ultime. Mais pourquoi cette recherche du beau est-elle aussi prégnante dans notre relation à l’art ? Le beau, souvent associé à des critères esthétiques universels, devient pour nous…
Le père absent : comment le vide paternel structure les récits
Le cinéma est peuplé de pères absents. Qu’ils soient morts, disparus, démissionnaires ou simplement émotionnellement inaccessibles, leur vide agit comme un moteur narratif puissant. Mais ce qui se joue dans ces récits dépasse la psychologie des personnages : le père absent incarne une faille symbolique. Son manque ne définit pas…
La figure du traître : miroir de nos angoisses de trahison
Peu de personnages suscitent autant de rejet viscéral que celui du traître. Il suffit d’une scène de trahison pour éveiller en nous une rage sourde, une blessure étrange, souvent disproportionnée au contexte fictif. Pourquoi ces personnages nous affectent-ils si vivement ? La figure du traître en fiction agit comme un…
Identifications au théâtre : quand une scène nous touche sans raison
Il arrive qu’un personnage de théâtre nous bouleverse sans raison apparente. Ce n’est ni le texte, ni la situation, ni même l’interprétation. Et pourtant, une émotion surgit, sans qu’on puisse la relier à un souvenir, une expérience ou un discours clair. Ce phénomène relève d’un processus souvent invisible : l’identification…





































