Les troubles de l’identité : retrouver l’unité intérieure
Se sentir soi-même, de manière continue et cohérente, est souvent vécu comme une évidence. Pourtant, pour certaines personnes, cette expérience peut être fragilisée, voire profondément perturbée. Les troubles de l’identité se manifestent par une instabilité du moi, une difficulté à se définir ou un sentiment d’étrangeté vis-à-vis de soi-même. En psychologie, ces troubles sont explorés comme les symptômes d’un conflit psychique plus profond, souvent enraciné dans l’histoire du sujet. Mieux les comprendre, c’est aussi mieux les reconnaître et les accompagner. Quand l’identité devient instable ou floue Un trouble de l’identité ne signifie pas forcément une absence totale de repères, mais une fragilité dans le sentiment d’être soi. Cela peut se…
Le test CliftonStrengths de Gallup
Dans un univers où les tests de personnalité cherchent souvent à corriger des failles ou à repérer des dysfonctionnements, le…
Trop de choses, pas assez de sens : les limites du mode de vie matérialiste
Pendant longtemps, posséder a été synonyme de réussite. Accumuler, acheter, montrer, autant de signes censés prouver que l’on va bien,…
Sortie de la dépendance : rechuter n’est pas échouer
Il suffit d’un instant. Un geste qu’on croyait derrière soi, une impulsion, une fatigue. Et tout semble s’effondrer. La rechute…
Vie en couple : les limites du compromis
Comment s’ajuster sans se perdre dans la négociation affective On présente souvent le compromis comme la clé de voûte du couple durable. Savoir céder, trouver un terrain d’entente, faire des concessions seraient les signes d’une relation mature. Mais derrière cette vision idéalisée se cache une réalité plus complexe. Le compromis peut autant nourrir le lien qu’éroder l’identité de chacun lorsqu’il devient systématique ou mal négocié. Le compromis : un acte de souplesse ou un début d’effacement ? Accepter de ne pas avoir toujours raison ou de s’adapter à l’autre est une nécessité dans toute relation. Mais lorsque l’on confond compromis et renoncement silencieux, le danger est de glisser vers une perte de soi au nom…
Faut-il tout se dire ? Entre transparence et respect de l’intime
Analyse du mythe de la transparence totale et de l’importance du jardin secret Dans l’idéal amoureux moderne, la transparence est souvent érigée en vertu suprême. Un couple solide serait celui où l’on se dit tout, sans filtres ni zones d’ombre. Mais derrière cette quête d’absolue…
Le fantasme du couple idéal, un piège à éviter ?
Il y aurait une bonne façon d’aimer, une bonne manière d’être en couple, un équilibre parfait à atteindre. C’est cette image, diffuse mais insistante, que beaucoup poursuivent sans en avoir conscience. Le couple idéal hante les débuts amoureux, colore les attentes, nourrit les déceptions. On…
Les séparations à répétition : rupture réelle ou jeu affectif ?
Comprendre les couples qui se quittent pour mieux se retrouver, encore et encore Il existe des couples qui se séparent à plusieurs reprises, parfois violemment, avant de se retrouver comme si rien ne s'était vraiment défait. Cette dynamique, souvent perçue comme toxique de l'extérieur, obéit…
L’attachement sécurisant : la clé pour que l’enfant explore en confiance
On parle souvent de l'attachement comme d'un lien affectif entre l’enfant et ses figures de référence. Mais au-delà de cette…
Quand le corps de l’enfant exprime ses émotions, ses tensions
Un enfant qui bouge sans cesse, qui se balance sur sa chaise ou, au contraire, qui reste figé et tendu…
Le besoin de répétition : quand refaire encore et encore aide à grandir
Entendre la même histoire pour la dixième fois, rejouer inlassablement le même scénario ou aligner des objets avec précision... Ces…
Réunions familiales : quand les souvenirs étouffent le présent
Rassembler la famille est souvent présenté comme un acte de fidélité au passé : retrouver les anciens récits, honorer les souvenirs communs, recréer du lien autour d’une mémoire partagée. Mais cette remobilisation du passé n’est pas sans effet sur le présent. À force de convoquer ce qui a été, les réunions familiales peuvent parfois empêcher de voir ce qui est devenu. L’histoire commune, au lieu de nourrir, fige les places, contraint les évolutions et alimente une nostalgie paralysante. Le poids émotionnel des souvenirs Chaque histoire racontée, chaque anecdote ressassée lors des retrouvailles, sert à renforcer le sentiment d'appartenance au groupe. Mais ces souvenirs, sélectionnés, ritualisés, imposent aussi une lecture unique de ce qui a été vécu. Celui qui dévie du…
L’élève modèle : adaptation docile ou disparition silencieuse ?
Calme, appliqué, respectueux, performant. L’élève modèle incarne, aux yeux de l’institution comme de la famille, une forme idéale de réussite scolaire. Mais derrière cette façade exemplaire se cache parfois un paradoxe :…
Appartenir sans se trahir : le paradoxe du transfuge de classe
Changer de classe sociale est souvent raconté comme une réussite individuelle. Mais pour celles et ceux qu’on appelle "transfuges de classe", ce déplacement ne va pas sans déchirement. Appartenir à un nouveau…
L’identité sociale comme armure : entre protection et enfermement
Nous avons tou·te·s appris à répondre à la question « Tu fais quoi dans la vie ? » par une fonction, un statut ou une place. Derrière cette réponse se cache bien…
Faut-il démythifier le général De Gaulle ?
Il est sans doute le personnage politique le plus unanimement sacralisé de l’histoire française contemporaine. Général, résistant, fondateur d’une République, père de la nation : Charles de Gaulle semble figé dans une…
Étudiant et seul(e) : comprendre une solitude silencieuse
La solitude étudiante est souvent évoquée comme une donnée sociale, liée au départ du foyer, au changement de ville ou au manque de lien avec les pairs. Mais elle s’enracine plus profondément dans une expérience existentielle faite de rupture, de transition, parfois d’effondrement. Ce n’est pas seulement l’absence de lien qui fait mal, c’est ce qu’elle vient révéler : un vide plus ancien, une faille qui demande à être pensée, pas simplement comblée. Une autonomie brutale Pour beaucoup, l’entrée dans les études supérieures marque une forme d’indépendance attendue, presque idéalisée. Pourtant, cette liberté nouvelle s’accompagne souvent d’un sentiment d’abandon. Être seul dans une chambre de 9 m² ne signifie pas…
Quand vivre seul(e) devient un repli identitaire
Il existe des solitudes choisies, fécondes, transitoires. Mais il en est d’autres, plus discrètes, plus figées, où la vie seule…
Pourquoi certaines amitiés survivent au temps, et d’autres non ?
Certaines amitiés s’éloignent sans fracas, d’autres résistent aux années, aux silences, aux distances. Pourquoi certaines relations semblent s’éroder inévitablement tandis…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
Managers et IA : quand la technologie sert à fuir les responsabilités
L’intelligence artificielle est aujourd’hui intégrée à de nombreuses décisions managériales, de l’évaluation des performances à la répartition des tâches. Officiellement, elle est là pour soutenir, objectiver, fluidifier. Mais dans certains contextes, elle devient un écran, une façade technologique derrière laquelle le manager se dissimule. Loin de renforcer la relation hiérarchique, l’IA peut alors servir à l’affaiblir, voire à l’effacer, en permettant à celui ou celle qui décide de ne plus assumer les choix, ni de porter le poids symbolique de l’autorité. Un tiers technologique pour effacer la parole Lorsque le manager s’appuie sur l’IA pour justifier ses décisions, il délègue non seulement une fonction technique, mais aussi une responsabilité psychique. Ce n’est plus lui qui…
Pourquoi certains ne terminent jamais leur bilan de compétences ?
Commencé avec enthousiasme, le bilan de compétences peut s’interrompre sans raison apparente. Pas de conflit, pas de difficulté manifeste, juste un ralentissement, un report, puis un abandon silencieux. Ce retrait progressif n’est pas anodin : il dit quelque chose d’une peur plus profonde que celle…
L’IA comme partenaire idéal : une projection narcissique ?
Face à l’intelligence artificielle, certain·es parlent d’outil, d’assistance ou de soutien. Mais dans la pratique, certaines relations à l’IA prennent une tournure plus intime, presque fusionnelle : on lui parle, on l’écoute, on s’en remet à elle. L’IA devient alors un partenaire invisible, toujours disponible,…
Les enjeux psychologiques du bilan de compétences
Faire un bilan de compétences n’est jamais un geste neutre. Derrière l’envie d’évaluer ses aptitudes ou d’envisager un nouveau projet professionnel, se cachent souvent des dynamiques psychiques bien plus profondes : remise en question de soi, peur de l’échec, conflit entre fidélité et désir, recherche…
Visualiser sa réussite : entre projection structurante et fuite de la réalité
Visualiser sa réussite est devenu un outil central dans de nombreuses approches de développement personnel. Il s’agirait d’imaginer son futur avec précision, de s’y projeter mentalement pour mieux le faire advenir. Mais cette pratique, en…
Trouver son rythme intérieur : quand ralentir devient un choix de vie
Dans une société où la performance rythme les journées et où l’urgence structure les échanges, ralentir peut sembler contre-productif, voire suspect. Pourtant, de plus en plus de personnes cherchent à redéfinir leur rapport au temps.…
La musique douce, un espace de repli psychique ?
Certaines musiques, lentes, enveloppantes, sans aspérités, produisent un effet particulier : elles ne distraient pas, elles enveloppent. On les écoute pour se calmer, pour apaiser un fond d’agitation, parfois pour dormir. Mais au-delà de leur…
Pourquoi certaines personnes ne supportent pas l’inactivité ?
Certaines personnes peinent à rester sans rien faire. Même une heure libre semble de trop. Elles remplissent, organisent, s’activent — comme si chaque minute devait justifier son existence. Cette intolérance à l’inactivité ne relève pas…
Un enfant qui parle trop vrai : l’écho d’une parole brute
Il y a des phrases qui frappent plus fort que prévu. Non pas parce qu’elles sont cruelles ou calculées, mais…
Se sentir inutile sans raison : la trace d’une blessure invisible
C’est un sentiment qui surgit sans logique apparente : l’impression d’être de trop, de ne servir à rien, même au…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance et orienter les soins. Pourtant, il suscite souvent de l’ambivalence, voire une méfiance. Certains y voient une reconnaissance salutaire de leur état intérieur, quand d’autres redoutent une mise en case, un étiquetage définitif. Le même mot peut être reçu comme une délivrance ou comme une assignation. Cette ambivalence touche aussi les soignants, partagés entre rigueur clinique et écoute subjective. Alors, que vient-on vraiment chercher quand on cherche à "évaluer" un mal psychique ? Un outil de soin ou un filtre de sélection Le diagnostic permet, dans l’idéal, de mettre en lumière des mécanismes, des conflits internes, et de proposer une…
La scène anodine qui obsède : quand un détail devient symptôme
Dans l’expérience du spectateur, il est fréquent qu’une scène, un détail ou un geste apparemment secondaire s’impose de façon insistante à la mémoire. Ce ne sont pas toujours les moments forts du récit, ni les grands retournements narratifs, mais une image fugace, un dialogue anodin, un élément du décor qui…
Au théâtre, la montée d’émotion est-elle toujours cathartique ?
On évoque souvent la catharsis comme fonction naturelle du théâtre : un soulagement émotionnel provoqué par l’identification, une forme de purification par le détour de la fiction. Mais cette idée de décharge ne suffit plus à expliquer ce qui se passe réellement dans l’expérience du spectateur contemporain. L’émotion, lorsqu’elle surgit,…
Le musée comme refuge : pourquoi certains lieux d’art nous apaisent
Il arrive que l’on pousse la porte d’un musée sans projet clair, presque par besoin physique. Une envie de calme, de retrait, de silence. Et parfois, sans s’y attendre, une sensation de repos s’installe. Rien ne s’impose. Le monde semble plus lent, les sollicitations s’effacent, les pensées se réorganisent. Ce…
Être là tout entier : les comédiens habités par leur verticalité
Sur scène, tous les corps sont debout. Mais certains sont véritablement présents. Leur posture ne se résume pas à un simple maintien : elle est tension, densité, ancrage. La verticalité devient alors une ligne de force, un axe de présence où se joue bien plus que l’équilibre physique. Le spectateur…





































