Pourquoi la perversion narcissique n’existe pas
Le terme de « pervers narcissique » a envahi les discours médiatiques, les livres de développement personnel et les réseaux sociaux. Il est devenu un diagnostic populaire, souvent utilisé pour désigner une personne manipulatrice, froide, toxique, voire dangereuse. Pourtant, en psychanalyse, cette expression n’a aucun fondement théorique rigoureux. Elle est le résultat d’un glissement sémantique entre deux concepts très différents : la perversion, d’un côté, et le narcissisme, de l’autre. Pourquoi la « perversion narcissique » ne désigne-t-elle pas un véritable type de personnalité ? Et que se cache-t-il derrière ce succès de langage ? Un amalgame entre deux registres cliniques distincts Dans la théorie psychanalytique, la perversion et le…
Comment cultiver les émotions positives
Joie, gratitude, amour, émerveillement, espoir… Les émotions positives sont souvent moins étudiées que leurs pendants négatifs, comme la peur, la…
Les entraves aux désirs de vie : ce qui freine l’élan intérieur
Tout le monde a des désirs de vie. Des envies de mouvement, de création, de lien, de changement. Et pourtant,…
Origines maghrébines et place dans la société
Porter des origines maghrébines en France aujourd’hui, ce n’est pas seulement une donnée administrative ou culturelle : c’est souvent un…
Accepter l’imperfection de l’autre : renoncer au partenaire idéal
Une réflexion sur la maturité affective et la désillusion constructive Au début d’une relation, le regard est souvent teinté d’idéalisation. L’autre semble correspondre à nos attentes, combler nos manques, incarner ce que l’on espérait parfois depuis longtemps. Mais tôt ou tard, la réalité s’impose avec ses aspérités. Accepter l’imperfection de l’autre, c’est franchir un cap essentiel : celui où l’on quitte le fantasme pour entrer dans une relation véritablement humaine. Le piège du partenaire "réparateur" Nombreux sont ceux qui attendent inconsciemment de l’autre qu’il vienne guérir des blessures anciennes, combler des vides affectifs ou répondre à des idéaux construits bien avant la rencontre. Cette attente silencieuse nourrit inévitablement la déception lorsque l’autre montre qu’il est…
Ce que je découvre de moi quand je ne suis pas en couple
Il existe une forme de lucidité qui ne se révèle que dans l’absence de lien amoureux. Lorsqu’on n’est plus en miroir permanent avec un·e partenaire, d’autres parties de soi peuvent émerger. Non pas parce qu’elles étaient absentes, mais parce qu’elles étaient étouffées, mises en veille…
Les silences du quotidien : complicité ou éloignement ?
Dans le couple, le silence n’est jamais neutre. Derrière l’absence de mots se joue souvent une dynamique invisible, un équilibre fragile entre présence et retrait. Le silence peut être un espace de sécurité partagée, mais il peut aussi devenir le terrain d’expression des conflits évités,…
Ce que mes ruptures m’ont appris de moi
On croit parfois que c’est dans la rencontre qu’on se découvre, mais c’est souvent dans la séparation que quelque chose se révèle. Une rupture ne laisse jamais intact·e : elle fissure, déplace, oblige à se regarder autrement. Elle fait tomber des illusions, réveille des fragilités, expose…
IVG et rêves récurrents : quand l’inconscient parle la nuit
Après une IVG, nombreuses sont celles qui témoignent de rêves étranges, parfois insistants, sans lien apparent avec leur quotidien. Loin…
Le rôle inconscient des parents dans les peurs de l’enfant
Les peurs des enfants sont souvent attribuées à leur imagination débordante ou à des étapes normales de développement. Pourtant, une…
Désirer un enfant pour exister : la maternité comme refuge identitaire
Pour certaines femmes, le désir d’enfant dépasse la simple envie de transmettre la vie ou de fonder une famille. Il…
Adolescence : de l’idéalisation à la dévalorisation des adultes
L’adolescence est marquée par des jugements tranchés : hier admiré·e, aujourd’hui critiqué·e sans réserve, la figure d’autorité oscille entre piédestal et mépris. Ce va-et-vient entre idéalisation et dévalorisation n’est pas un simple excès émotionnel, mais un mécanisme psychique révélateur du processus de séparation et de construction identitaire. L’adolescent projette sur les figures d’autorité ses propres contradictions internes, cherchant tantôt à s’appuyer sur elles, tantôt à s’en libérer brutalement. Idéaliser pour sécuriser une identité encore fragile Face aux incertitudes de l’adolescence, l’idéalisation d’une figure d’autorité offre un repère temporaire et rassurant. Qu’il s’agisse d’un parent, d’un enseignant ou d’une personnalité publique, l’adolescent cherche des modèles forts auxquels s’identifier pour compenser ses doutes. Cette admiration peut être excessive, car elle repose sur…
L’attention fractionnée : une fatigue invisible de la dispersion digitale
Notifications, pop-ups, multitâche, fenêtres ouvertes : l’environnement numérique contemporain sollicite sans relâche notre attention. Mais ce qui semble nous connecter au monde nous divise en réalité intérieurement. Car à force d’osciller d’un…
Je refuse de reprendre l’entreprise familiale
Dans certaines familles, transmettre une entreprise n’est pas une option mais une évidence. Pourtant, il arrive qu’un·e héritier·ère désigné·e oppose un refus, vécu comme une rupture, voire une trahison. Refuser de reprendre…
Ce que le journal télévisé fait à nos émotions
Le journal télévisé ne se contente pas de livrer des faits : il les agence, les hiérarchise, les incarne. Ce qui est présenté comme une « photographie du monde » est en…
Narcissisme, besoin d’amour : que cherche vraiment une figure présidentielle ?
Exposer sa personne, incarner une nation, séduire sans relâche : la fonction présidentielle ne se limite pas à gouverner. Elle exige de se donner à voir, de se faire entendre, d’être aimé…
Solitude imposée : comment l’exclusion abîme le narcissisme
On distingue souvent la solitude choisie de la solitude subie, mais on parle peu de ses effets profonds sur l’estime de soi. Être exclu, mis à l’écart ou oublié ne laisse pas seulement un vide dans le quotidien. Cela touche au narcissisme primaire, à la manière dont on se perçoit en tant qu’être digne d’attention, de présence et d’amour. La solitude imposée, surtout lorsqu’elle se répète, fragilise les fondations mêmes de l’identité. Ce n’est pas l’absence d’interactions qui abîme, mais le sentiment d’être devenu invisible, voire indésirable. L’exclusion comme effacement symbolique Le besoin d’être vu, reconnu, est constitutif de l’être humain. Ce besoin naît très tôt, dans le regard de…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
Mon ami(e) me parle mal : quand l’amitié devient toxique
L’amitié est souvent perçue comme un refuge, un espace de confiance et de bienveillance. Mais que faire lorsque cet espace…
Solitude et amitiés : quand les amis brisent l’isolement
Dans les moments de solitude, l’amitié apparaît souvent comme une lumière douce, une présence stable qui ne demande rien, mais…
Quand une équipe devient un lieu de transformation personnelle
On pense souvent que l’essentiel du travail se joue dans les tâches, les compétences, les responsabilités. Mais dans certains cas, l’enjeu principal se loge ailleurs : dans le lien, dans la manière d’être en présence, dans ce que le collectif vient transformer de l’histoire intérieure d’un individu. Lorsqu’un groupe professionnel fonctionne comme un espace suffisamment contenant, suffisamment fiable, il devient autre chose qu’un simple environnement de travail : un lieu de réparation silencieuse, un soutien implicite, parfois même un levier d’évolution intime. C’est rare. Mais lorsqu’un tel climat se crée, il produit des effets durables. Le groupe comme espace de remaniement Être accueilli sans être immédiatement testé, pouvoir dire quelque chose sans crainte d’être disqualifié,…
Besoin de validation : quand le regard du chef devient indispensable
Certains collaborateurs semblent avoir besoin de l’avis de leur supérieur à chaque étape de leur travail. Ils guettent un retour, recherchent une approbation, se sentent soulagés — ou dévastés — selon le ton d’un mail ou la formulation d’un commentaire. Cette attente permanente est souvent…
Devenir son propre patron : autonomie affirmée ou besoin de tout contrôler ?
Créer son entreprise, travailler à son compte, refuser les hiérarchies : pour beaucoup, devenir indépendant est une manière de s’émanciper, de construire un cadre à son image. Mais chez certaines personnes, cette quête d’autonomie prend un tour plus rigide, presque vital. Il ne s’agit plus…
Au travail, le calme apparent masque parfois une tension latente
Certaines équipes fonctionnent dans un calme exemplaire. Les réunions sont ordonnées, les échanges mesurés, les conflits rares. À première vue, l’ambiance semble saine, apaisée, fonctionnelle. Mais au fil du temps, ce calme devient pesant, chargé d’une forme de tension qui ne dit pas son nom.…
Visualiser sa réussite : entre projection structurante et fuite de la réalité
Visualiser sa réussite est devenu un outil central dans de nombreuses approches de développement personnel. Il s’agirait d’imaginer son futur avec précision, de s’y projeter mentalement pour mieux le faire advenir. Mais cette pratique, en…
Toujours en retard : une résistance inconsciente à l’ordre imposé ?
Certaines personnes sont systématiquement en retard. Malgré les rappels, les engagements, les promesses, elles arrivent après l’heure, comme si une force obscure les empêchait d’être ponctuelles. Ce comportement, souvent perçu comme un manque de rigueur…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Maux de tête, mal de dire : la douleur comme forme d’auto-censure
Il y a ces douleurs qu’on connaît trop bien. Céphalées, tensions crâniennes, migraines récurrentes. Des maux qui montent quand on pense trop, quand on retient, quand on ne dit pas. Et si ces douleurs n’étaient…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
Pleurer sans cause claire : quand le trop-plein déborde sans explication
Il arrive que les larmes viennent sans prévenir, sans raison apparente. Un moment calme, une remarque anodine, une chanson quelconque,…
Je me sens plein d’émotions, mais je ne parviens pas à les déverser
Il arrive que l’intérieur déborde sans qu’aucune goutte ne tombe. On se sent plein, chargé, presque saturé, et pourtant rien…
Être là sans y être : les troubles de la présence et de l’attention
Certains moments de vie se traversent comme dans un brouillard. On est là, physiquement, on parle, on agit, on répond. Tout semble « normal ». Mais intérieurement, quelque chose manque. Une distance subtile, un léger flottement, comme si l’on se regardait vivre sans vraiment s’y sentir engagé. Ce décalage entre l’acte et le vécu, entre la posture et la présence, traduit parfois un état plus profond qu’une simple distraction : un trouble de la présence, discret mais éprouvant. Un mode automatique de survie Ce fonctionnement mécanique, où tout se fait sans que rien ne soit vraiment vécu, n’est pas un hasard ni une paresse. Il peut s’agir d’un mécanisme de protection, mis en place inconsciemment pour ne pas sentir une…
Se sentir regardé dans son émotion : le trouble d’être ému en public
Pleurer ou frémir dans une salle de théâtre n’a rien d’anodin. Loin d’être un simple moment de réceptivité, l’émotion ressentie en public est souvent traversée par une gêne silencieuse. Ce n’est pas seulement ce que l’on ressent qui bouleverse, mais le fait même de le ressentir sous le regard d’autres.…
Pièces impossibles : quand la parole échoue sur scène comme dans la vie
Il existe un théâtre du vacillement, où la parole ne parvient pas à faire lien. Ce n’est pas le silence paisible ou la suspension maîtrisée, mais l’échec même du langage à contenir, transmettre ou apaiser. Ces pièces ne donnent pas de clefs, elles les dispersent. Elles mettent en scène des…
La femme fatale ou sacrifiée : deux visages d’un même fantasme
Elles traversent les scènes avec éclat ou silence : l’une séduit et domine, l’autre endure et s’efface. La femme fatale et la femme sacrifiée semblent opposées, mais révèlent un même fantasme inconscient de maîtrise et de perte. Toutes deux sont construites autour d’un excès : trop de désir ou trop…
Quand le jeu vidéo devient une armure contre le réel
Le jeu vidéo est souvent présenté comme une échappatoire, une parenthèse, un terrain d’expérimentation. Mais dans certains cas, il devient plus qu’un refuge : une véritable armure contre le réel. À travers les mécanismes de contrôle, de répétition, d’identification à un personnage puissant ou invulnérable, le joueur peut progressivement se…





































