Société
Nos comportements sont façonnés par notre environnement social, nos valeurs et les normes culturelles. L’influence des médias, des groupes et des institutions façonne notre identité et nos décisions. Décrypter ces mécanismes permet de mieux comprendre les dynamiques collectives et notre place dans la société.
Au travail, le calme apparent masque parfois une tension latente
Certaines équipes fonctionnent dans un calme exemplaire. Les réunions sont ordonnées, les échanges mesurés, les conflits rares. À première vue, l’ambiance semble saine, apaisée, fonctionnelle. Mais au fil du temps, ce calme devient pesant, chargé d’une forme de tension qui ne dit pas son nom. Une parole un peu vive, une remarque trop directe ou une émotion exprimée semblent immédiatement déplacées. L’atmosphère donne le sentiment d’être feutrée, mais aussi figée. Ce n’est plus la sérénité qui règne, mais une sorte de mise sous cloche émotionnelle. Un accord implicite pour ne pas déranger l’équilibre Dans ce type d’environnement, chacun apprend à se contenir. Les affects sont soigneusement régulés, les critiques passées…
Écouter son corps pour mieux se comprendre
On parle souvent du corps comme d’un simple support de l’esprit, un outil que l’on entretient, que l’on juge, que l’on pousse à faire toujours plus. Mais le corps n’est…
Vouloir être compris sans avoir à parler : un désir d’amour primitif ?
On entre parfois en thérapie avec l’espoir d’être enfin compris, mais sans trop en dire. C’est une attente rarement formulée, souvent inconsciente, mais puissante : que le psy devine, ressente,…
Le « petit dernier » : privilège affectif ou immaturité ?
Être le "petit dernier" d'une fratrie évoque souvent une place enviée : celle de l'enfant choyé, protégé, auquel on pardonne plus facilement. Pourtant, ce statut affectif valorisé peut aussi se…
Faut-il rester en bons termes après une séparation ?
Lorsqu'un couple se sépare, la question du maintien d’une relation amicale ou cordiale émerge souvent. Beaucoup considèrent qu’une séparation saine implique de rester ami·e, en preuve d'une maturité affective et d'un respect mutuel. Cependant, cette idée mérite d’être interrogée. Rester en bons termes ne garantit pas une véritable maturité émotionnelle ; au contraire, cela peut parfois masquer des blessures non guéries et maintenir des liens qui empêchent une réelle évolution personnelle. En ce sens, il devient essentiel de comprendre quand ce désir de maintenir un lien après la séparation est une véritable volonté de bienveillance et quand il se transforme en un attachement dysfonctionnel, fondé sur la peur ou l’habitude.…
Le besoin de répétition : quand refaire encore et encore aide à grandir
Entendre la même histoire pour la dixième fois, rejouer inlassablement le même scénario ou aligner des objets avec précision... Ces répétitions constantes chez l’enfant intriguent, amusent parfois, ou lassent les adultes. Pourtant, répéter n’est jamais anodin : c’est une façon pour l’enfant d’apprivoiser le monde,…
Le soi intime, explorer sa vérité intérieure
Derrière les masques sociaux, les rôles que nous jouons au quotidien, et les images que nous projetons, existe une part plus profonde, plus authentique : le soi intime. Ce noyau personnel, souvent caché ou refoulé, représente notre vérité intérieure, ce que nous ressentons au plus…
Refuser les modèles traditionnels : un acte de cohérence ou de fuite ?
Ne pas se marier, ne pas avoir d’enfants, vivre en colocation après 40 ans, quitter la ville, changer de métier à contretemps… de plus en plus de personnes font le choix de ne pas suivre les modèles traditionnels. Et souvent, ce choix suscite des réactions…
Codes et coutumes de la bourgeoisie française
Souvent moquée ou fantasmée, la bourgeoisie française continue d’exister comme un univers social à part, dont les codes ne sont jamais affichés mais toujours transmis. Ce n’est pas tant une…
Réseaux sociaux : comment l’algorithme capte nos manques
Ce que l’on voit sur nos écrans ne résulte pas d’un hasard. Chaque image, chaque vidéo, chaque suggestion est le fruit d’un calcul. Mais derrière ce mécanisme froid se cache…
Facebook, Instagram, X et TikTok : le monde du vide ?
Ils rythment nos gestes, saturent nos écrans, façonnent nos imaginaires. Facebook, Instagram, X (ex-Twitter) et TikTok occupent une place centrale dans l’expérience contemporaine du monde. Mais plus le flux s’accélère,…
L’héritage ouvrier au début du 21ème siècle
Alors que les grandes figures ouvrières semblent s’être effacées des représentations collectives, l’héritage de cette culture perdure de manière plus souterraine, dans les corps, les récits familiaux et les trajectoires…
Pourquoi certaines scènes littéraires nous restent en mémoire
Il est des scènes littéraires que nous n’oublions jamais. Bien des années après avoir lu un livre, certaines images, certains dialogues ou atmosphères nous habitent encore. Elles resurgissent parfois à…
L’aide empoisonnée : quand aider devient une manière de dominer
L’aide, en amitié, est un geste attendu, valorisé, presque sacralisé. Offrir son écoute, son temps, ses conseils : autant de marques de loyauté affective. Mais derrière certaines formes d’aide se…
Repartir sans se perdre : reconstruire son identité après une séparation
Quand le couple définissait trop l’image de soi La séparation ne met pas seulement fin à une relation ; elle oblige à redéfinir qui l'on est en dehors du cadre…
La méfiance comme forme d’exigence démocratique
Il est devenu presque banal de ne plus croire personne. Les politiques mentent, les experts sont achetés, les journalistes dissimulent, les institutions dissimulent encore plus. Cette méfiance généralisée, souvent perçue comme un symptôme de lucidité, se présente parfois comme une forme d’exigence démocratique : le citoyen éclairé ne gobe plus les discours, il questionne, soupèse, vérifie. Pourtant, ce réflexe critique permanent, lorsqu’il devient automatique et sans discernement, finit par miner les bases mêmes de la vie démocratique. La méfiance sans limite ne protège plus, elle désagrège. La confusion entre vigilance et suspicion L’idéal démocratique repose sur une tension féconde : celle d’un peuple qui délègue le pouvoir tout en restant…
Ce que l’oralité change à la pensée : le retour de la voix dans l’espace public
Longtemps reléguée à l’intimité ou à la sphère privée, la voix retrouve aujourd’hui une place centrale dans l’espace public, portée…
Raconter plutôt qu’expliquer : le récit comme forme dominante de l’audio
Dans l’univers audio contemporain, le récit s’est imposé comme la forme centrale. Podcasts narratifs, témoignages intimes, séries documentaires : la…
Regarder sans choisir : la télévision linéaire comme confort de passivité
À l’heure du numérique et des plateformes à la demande, la télévision linéaire peut sembler archaïque. Et pourtant, elle conserve…
Regarder seul ou ensemble ? Le devenir solitaire du visionnage
Alors que les salons familiaux résonnaient autrefois des rires partagés devant des variétés du samedi soir, le visionnage d’images est…
Culture de l’urgence : comment l’immédiateté use le psychisme
Répondre vite, s’adapter sans délai, traiter l’imprévu comme s’il était prévu. Dans de nombreux milieux professionnels, l’urgence n’est plus une exception, mais une norme. Ce qui devait être exceptionnel devient quotidien. Et cette immédiateté imposée, loin de stimuler, finit par épuiser profondément l’appareil psychique. L’illusion de la réactivité comme preuve de valeur L’entreprise valorise la réactivité : répondre rapidement à un mail, s’ajuster en temps réel, gérer plusieurs dossiers en parallèle. Cela peut donner l’impression de maîtrise, de compétence. Mais derrière cette apparente efficacité, c’est souvent un rapport anxieux au temps qui se construit. Plus question de réfléchir, d’élaborer, de laisser maturer une idée. Ce qui compte, c’est de faire,…
L’influence de la télévision sur les Français
Longtemps reine du foyer, la télévision a marqué plusieurs générations de Français. Bien plus qu’un simple divertissement, elle a été - et reste encore - un puissant vecteur d’influence culturelle,…
L’idéal du Moi, un tyran intérieur ?
L’idéal du Moi est une notion fondamentale de la psychanalyse, introduite par Sigmund Freud au début du XXe siècle. Elle désigne une instance psychique formée au cours de l’enfance, qui…
Les consultations 'Souffrance et Travail'
Grâce à l’implication de nombreux professionnels tels que Christophe Dejours, Philippe Davezies ou Marie Pezé pour ne citer qu’eux, des consultations spécialisées ouvrent progressivement en France. En voici une liste…
La montée du populisme est-elle inexorable ?
Présentée comme un symptôme ou comme une menace, la montée du populisme nourrit aujourd’hui autant de craintes que d’analyses. Ce phénomène politique, d’abord marginal, s’est installé durablement dans de nombreuses démocraties. Il prospère sur la défiance, les fractures sociales, la peur de déclassement ou la fatigue démocratique. Mais faut-il pour autant le considérer comme inévitable ? C’est peut-être notre lecture du populisme qui mériterait d’être déplacée, pour comprendre ce qu’il dit — et ce qu’il dissimule Une réponse simpliste à une complexité devenue insupportable Le populisme fonctionne comme une promesse de clarté dans un monde devenu illisible. Il oppose le peuple aux élites, les oubliés aux décideurs, les gens «…
L’élite contre le peuple : un conflit réel ou une mise en scène ?
La rhétorique populiste s’appuie souvent sur un clivage aussi simple qu’efficace : d’un côté, un peuple homogène, vertueux, trahi ; de l’autre, une élite corrompue, distante, méprisante. Cette opposition binaire structure une grande partie du discours politique contemporain, au-delà même des partis dits populistes. Mais…
De la rue aux réseaux : un engagement plus fluide, mais bien présent
On a trop vite interprété le désintérêt pour les partis ou l’abstention électorale comme une indifférence généralisée à la politique. Pourtant, une autre forme d’engagement s’est discrètement imposée, plus fragmentée, plus souple, souvent silencieuse. Elle ne passe plus par les structures traditionnelles, mais par des…
Populisme et mémoire collective : le passé réinventé
Le populisme ne se contente pas d’agiter le présent ou de promettre un avenir radicalement différent. Il s’enracine souvent dans une relecture du passé, un passé recomposé, idéalisé, parfois mythifié, qui sert de socle émotionnel et identitaire. Cette mobilisation sélective de la mémoire collective est…
Comment rendre la société plus tolérante ?
La tolérance est souvent invoquée comme une vertu républicaine. Mais derrière ce mot consensuel, que désigne-t-on vraiment ? Et comment l’ancrer concrètement dans une société traversée par les peurs, les…
La place de l’humour et de la caricature dans la société française
Nulle part ailleurs qu’en France, l’humour n’occupe une place aussi centrale dans le débat public. Qu’il soit politique, satirique, trash, absurde ou militant, il est perçu non seulement comme une…
Peur de l’autre ou peur de soi-même ? Ce que l’altérité révèle
On croit avoir peur de l’autre, de sa langue, de ses gestes, de sa différence. Mais bien souvent, cette peur en masque une autre, plus intime, plus silencieuse : celle…
Faut-il forcément penser pareil pour vivre ensemble ?
Le vivre-ensemble est devenu un mot d’ordre. Mais derrière cette formule consensuelle se cache une question plus inconfortable : doit-on nécessairement partager les mêmes idées, les mêmes valeurs ou les…

































