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Couple : comment lui redonner du souffle ?

L'amour toujours ? Difficile d'y croire quand on a le sentiment de vivre avec un ami ou pire, un étranger. Pourtant, il est possible de changer la donne, en modifiant quelques habitudes.

Un mariage sur deux dure moins de dix ans. Ce n'est pas nouveau, il est plus difficile de faire durer son couple aujourd'hui. L'enjeu réside dans un meilleur équilibre entre le « je » et le « nous ».

Ce que je change : j’arrête de lui parler de mes complexes.

« Avoue-le, que tu me trouves trop grosse ! », « Tu les aimes mes seins ? Tu es sûr ? Menteur ! ». Pourquoi se déprécier ainsi devant l’autre ? Dans la relation intime chacun cherche un confident à qui on aimerait pouvoir tout dire, comme on le faisait, enfant, avec nos parents. Le problème, c'est que si l'autre trouve ça flatteur au début (« il/elle me fait confiance »), l’autre finit par prendre de la distance. Son impuissance à pouvoir nous aider (en nous donnant confiance) peut l'inciter à se protéger. Sans parler de l'effet désérotisant de la femme ou de l’homme qui ne se sent pas désirable.

Ce que je tente : j’essaie de m’aimer un peu plus.

Pour cela, il est possible de se trouver cinq qualités (morales comme physiques) et de se les répéter à voix haute tous les jours, pendant au moins une semaine. Cela permet d’entendre des paroles positives de l'extérieur. En suivant le même trajet que les remarques négatives et dévalorisantes entendues dans le passé. Elles finissent par s'y substituer.


Ce que je change : j’arrête d’être obsédée par mon travail.

C'est le mal du moment : qu'on le veuille ou non, la crise et ses conséquences nous mettent sous pression. Nous vivons avec la peur de perdre notre emploi, de ne plus pouvoir payer les factures, de ne pas pouvoir partir en vacances. Enfermés dans le prisme de la négativité, nous focalisons sur le travail. Résultat : notre champ mental rétrécit. Jusqu'à ne plus avoir d'espace disponible pour l'autre, qui peut ne plus trouver sa place dans le couple.

Ce que je tente : on remet le couple à sa juste place.

Bien sûr, en cas de difficultés, on peut en parler à l’autre. Pourtant, mieux vaut éviter de ressasser son mal-être tous les jours en se positionnant comme victime, en faisant perdre à force à la relation de couple tout intérêt. Au contraire, il vaut mieux se recentrer sur le couple. En prenant conscience de tout ce qu'il nous apporte et que le travail ne pourra jamais nous apporter, notamment une véritable reconnaissance. Sans oublier que ce qui nous aide fondamentalement à tenir est la solidité des relations amoureuses et amicales.
 

Ce que je change : j’arrête de me focaliser sur nos performances au lit

Devenir une reine de la fellation, booster nos orgasmes, garder le bon rythme... Là encore, on se colle une sacrée pression. Stop ! La sexualité humaine est de l'ordre de l'intuition, de l'instinctif, de la spontanéité. A trop la rationnaliser, on perd ce qu'il y a de meilleur dans la relation érotique. L'amour est un moment récréatif, l'occasion d'un lâcher prise sur les contraintes du quotidien.

Ce que je tente : remettre la tendresse au premier plan.

C’est important de renoncer à l'idée de performance. Pour cela, on arrête de s'imposer une position du Kama Sutra par jour : des bisous tendres où l'on veut, il n'y a rien de meilleur ! Cela n'empêche pas d'être créatif, bien au contraire. En misant sur la légèreté, le jeu et la gaité. Les personnes qui ont de l'humour ont une vie sexuelle plus épanouie.
 

Ce que je change : j’arrête de traîner à la maison.

Se laisser aller peut-être perçu, à raison, comme une marque de désintérêt, un manque d'attention à l'autre. Plusieurs années de relation ne sont pas une excuse ! D'ailleurs, ce n'est pas la durée qui est dommageable, c'est la routine et les petits malentendus. Chacun est tellement habitué à faire telle chose à tel moment qu'il ne se pose même plus de question, et qu'il ne fait plus d'effort. C'est là qu'intervient le malentendu : l'autre interprète ce manquement comme une forme de démission.

Ce que je tente : se mettre au sport à deux.

Quitte à porter un survêtement, autant le faire pour de bonnes raisons ! On se met à courir, à faire du vélo, à partir en randonnées… peu importe tant que l'on partage de bons moments. Pourquoi le sport ? Parce qu'il permet de se décharger de l'adrénaline accumulée tous les jours, de se vider la tête, d'arrêter de mentaliser. Idéal, surtout si l'on rencontre des problèmes à la maison. En plus, en réveillant les corps, il réveille le désir par la même occasion.


Ce que je change : j’arrête de tout miser sur l’amour.

Le souci, c'est que l’autre nous manque très vite. 24 heures sans lui et nous voilà déboussolé et déprimée On aurait presque l'impression de ne pas exister. Le danger de la fusion, c'est qu'elle nous empêche de nous épanouir réellement (on devient incapable de se débrouiller seul) et qu'elle finit par étouffer l'autre sous le poids des responsabilités qu'on lui impose. Le risque ? Provoquer chez notre partenaire un sentiment de lassitude, un ronron ennuyeux.

Ce que je tente : le lit séparé.

Faire lit commun pendant des années peut parfois créer un espace d'amitié : on dort ensemble... mais on ne se touche plus. Dormir séparément permet de se retrouver soi, mais aussi de renouer avec le désir de se rapprocher de l'autre, de retrouver un contact érotique. C'est peut-être un poncif de la psychanalyse, mais lorsqu'on dit que le désir naît du manque, c'est très vrai !

Saverio Tomasella

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