Culture
Les croyances, traditions et œuvres artistiques influencent notre perception du monde et notre construction identitaire. Explorer les liens entre culture et psychologie permet de mieux comprendre l’impact des récits collectifs sur nos comportements et nos émotions.
Regarder sans chercher : quand l’œuvre se révèle à notre rythme
Dans un musée, la tentation d’expliquer est partout. Cartels, audioguides, commentaires : tout semble conçu pour orienter le regard, guider la pensée, assigner un sens. Pourtant, certaines œuvres résistent à l’interprétation. Rien ne s’impose, rien ne se déploie immédiatement. Et c’est dans ce temps suspendu que peut naître une autre forme de relation : une rencontre non dirigée, où l’image agit sans avoir à être comprise. Regarder devient alors un geste silencieux, presque passif, mais profondément actif dans ses effets intérieurs. L’abandon du savoir comme seuil d’écoute Le premier réflexe, face à une œuvre, est souvent de chercher : à qui elle fait référence, ce qu’elle veut dire, pourquoi elle…
Contempler ou fuir ? Quand rester devant une œuvre devient difficile
Dans le silence d’une salle d’exposition, face à une œuvre, il arrive qu’on ne parvienne pas à rester. On s’éloigne, on passe plus vite, on regarde ailleurs. Ce n’est pas…
Désir, pudeur, rejet : ce que le nu artistique nous fait vivre
Face au nu, le regard hésite. Il peut être attiré, troublé, dérangé ou figé. Dans les musées, les corps dénudés abondent : classiques, érotiques, esthétisés, fragmentés. Pourtant, la présence du…
Regarder, mais ne rien ressentir : l’absence d’émotion au musée
Certaines visites de musée laissent une sensation étrange. On a tout vu, mais rien ressenti. Aucune émotion, aucun frisson, aucun trouble. Ce n’est pas l’art qui manque, ni l’attention. C’est…
La forêt au cinéma : perte de repères ou retour à l’instinct
Parmi les lieux les plus chargés de symboles au cinéma, la forêt occupe une place singulière. Espace foisonnant, vivant, mais souvent opaque, elle fascine autant qu’elle inquiète. Quand un personnage y pénètre, ce n’est jamais sans conséquences : s’y perdre, s’y affronter ou s’y révéler engage toujours une dimension plus profonde que la simple errance géographique. La forêt devient un territoire de l’inconscient, où les repères habituels s’effacent, où le Moi est confronté à l’informe, au pulsionnel, au sauvage en soi. Elle incarne ainsi cette zone liminale où le sujet vacille entre perte de contrôle et réactivation des instincts les plus archaïques. La forêt comme espace de désorientation Dans la…
La mère dévorante : figures maternelles envahissantes à l’écran
Parmi les figures inconscientes les plus troublantes du cinéma, celle de la mère dévorante occupe une place à part. Derrière la bienveillance apparente, elle étouffe, manipule, infantilise. Si ces personnages nous fascinent, c’est qu’ils réactivent des angoisses archaïques profondément enracinées : celle de la fusion…
Le plaisir d’avoir peur : ce que les films d’horreur réveillent en nous
Pourquoi allons-nous volontairement voir des films d’horreur, alors qu’ils nous font éprouver des affects que nous évitons dans la vie quotidienne ? Pourquoi ce plaisir paradoxal à se laisser envahir par l’angoisse, le dégoût ou la sidération ? L’expérience du spectateur face à l’horreur est…
La chambre fermée : espace de repli ou de fantasme ?
Au cinéma, la chambre fermée n’est jamais un simple décor. Qu’elle soit protectrice ou menaçante, lieu de refuge ou de folie, elle incarne une dimension intime du psychisme. Le personnage qui s’y enferme nous donne à voir bien plus qu’un geste pratique : il révèle…
Jeux vidéo : rejouer la même partie pour ne pas penser
Certains jeux proposent une infinité de quêtes, de niveaux, de mondes à explorer. D’autres joueurs, pourtant, se contentent de rejouer sans cesse le même passage, la même carte, la même…
L’immersion dans les jeux vidéo comme mise en scène de soi
Ce n’est pas uniquement pour jouer que l’on s’immerge dans un jeu. Dans certains cas, ce n’est même plus pour progresser, réussir ou gagner. C’est pour être dans un monde…
L’ambiance sonore comme déclencheur d’émotions enfouies
La plupart des joueurs n’y prêtent pas attention consciemment. Et pourtant, la bande-son d’un jeu agit souvent à un niveau bien plus profond que l’image ou la narration. Un souffle,…
Faire toujours “mieux” : la quête sans fin du soi réparé
Certains jouent pour atteindre un objectif, d’autres pour s’en libérer. Mais il existe une modalité plus insidieuse du jeu : celle qui pousse sans relâche à faire mieux, toujours mieux,…
Quand le personnage libre nous met mal à l’aise
Certaines figures de fiction incarnent une liberté qui nous dérange. Ces personnages transgressent les règles, suivent leurs désirs sans retenue, échappent aux attentes sociales. Là où nous devrions les admirer,…
Lire pour pleurer : quand la littérature nous autorise à ressentir
Certaines lectures nous bouleversent au point de nous faire pleurer. Ce phénomène, qui peut sembler anodin, revêt en réalité une profonde portée psychique. Pourquoi la littérature déclenche-t-elle parfois des larmes…
Ce que notre gêne face à un livre révèle de nous
Il arrive qu’un livre nous mette mal à l’aise, sans que nous sachions toujours pourquoi. Une gêne diffuse, un rejet instinctif ou un agacement grandissant peuvent s’installer au fil de…
Ces personnages de roman qui n’attendent plus rien : une fatigue sans objet
Leur regard s’absente, leur présence demeure. Dans de nombreuses œuvres contemporaines, apparaissent des figures étranges, suspendues, ni héroïques ni désespérées, mais comme vidées de tout élan. Ce ne sont pas des êtres effondrés, ni même des révoltés : ce sont des personnages qui, sans renoncer à vivre, n’attendent plus rien. À travers eux, se dit peut-être quelque chose d’un retrait plus radical, qui dépasse le simple désespoir et esquisse une nouvelle forme de fatigue existentielle, sans cause ni cible, profondément déconnectée du monde. L’énergie du désir s’est tue Ce qui frappe dans ces figures de fiction, c’est la disparition du moteur. Le désir, même contrarié, même conflictuel, maintient une tension…
Le souffle comme rythme de vérité : entendre le corps respirer
Il est rare, au théâtre, que le souffle prenne le devant. Et pourtant, quand il devient audible, il modifie toute…
Le malaise comme signal : pourquoi certaines pièces nous dérangent vraiment
Certains spectacles provoquent une gêne sourde, une crispation inexplicable, un désir de détourner le regard. Le malaise ressenti dans une…
Le trio théâtral : père-mère-enfant sur scène, mythe familial à l’œuvre
Sur scène, dès que trois personnages sont réunis autour d’un axe familial, quelque chose de plus ancien que l’histoire racontée…
Trop proche pour être regardé : l’effet de suridentification au théâtre
Il arrive que l’identification, moteur fondamental du rapport au théâtre, franchisse une limite invisible. Ce n’est plus seulement un rapprochement…





















