Culture
Les croyances, traditions et œuvres artistiques influencent notre perception du monde et notre construction identitaire. Explorer les liens entre culture et psychologie permet de mieux comprendre l’impact des récits collectifs sur nos comportements et nos émotions.
Trop-plein visuel : quand l’abondance d’œuvres devient étouffante
Entrer dans une exposition, c’est souvent espérer s’ouvrir à l’émotion, à la beauté ou à la pensée. Mais parfois, à peine quelques salles parcourues, une sensation inattendue s’installe : lassitude, agitation intérieure, voire malaise. Trop d’œuvres, trop d’images, trop de textes, trop d’attente. Le regard se fatigue, l’esprit décroche. Ce n’est pas seulement l’attention qui flanche, mais un seuil invisible qui est franchi. L’espace censé nourrir devient oppressant. Ce trop-plein visuel produit alors un effet paradoxal : il empêche d’accéder à soi au lieu de favoriser la rencontre intérieure. La saturation des sens Dans certains musées ou expositions, le rythme de la visite est imposé par l’accumulation. Une œuvre succède…
Désir, pudeur, rejet : ce que le nu artistique nous fait vivre
Face au nu, le regard hésite. Il peut être attiré, troublé, dérangé ou figé. Dans les musées, les corps dénudés abondent : classiques, érotiques, esthétisés, fragmentés. Pourtant, la présence du…
Art contemporain : que provoque ce que l’on ne comprend pas ?
Face à certaines œuvres contemporaines, le trouble vient d’abord de l’incompréhension. Un objet détourné, un geste minime, une forme sans repère. On hésite : faut-il chercher un sens ? Faut-il…
Quand une œuvre touche trop : sidération, larmes ou fuite silencieuse
Certains musées offrent des émotions douces, diffuses, presque méditatives. Et puis, parfois, sans prévenir, une œuvre foudroie. Le regard se fige, le souffle se coupe, des larmes montent ou une…
Le père absent : comment le vide paternel structure les récits
Le cinéma est peuplé de pères absents. Qu’ils soient morts, disparus, démissionnaires ou simplement émotionnellement inaccessibles, leur vide agit comme un moteur narratif puissant. Mais ce qui se joue dans ces récits dépasse la psychologie des personnages : le père absent incarne une faille symbolique. Son manque ne définit pas seulement le rapport à la filiation, il structure le désir, la quête d’identité et les conflits intérieurs du héros. À travers cette absence, les films rejouent des angoisses archaïques et des questions fondamentales sur l’origine, la transmission et la légitimité du sujet. L’absence comme origine du désir Le père absent n’est pas qu’un personnage manquant. Il constitue un vide autour…
Le double inquiétant : le cinéma face à nos parts d’ombre
Depuis ses origines, le cinéma se fascine pour la figure du double. Personnage identique, reflet déformé, jumeau malveillant ou simple incarnation d’une facette cachée du héros : ce motif traverse les genres avec une force intacte. Mais pourquoi ces récits de duplication nous troublent-ils autant…
Ces films qu’on revoit sans cesse : répétition ou réparation ?
Certaines œuvres nous attirent comme un aimant : nous les revoyons inlassablement, parfois chaque année, souvent sans nous lasser. Ce phénomène touche des films très variés, des comédies légères aux drames les plus poignants. Pourquoi ce besoin de rejouer ces mêmes images, ces mêmes dialogues…
La tristesse non exprimée : quand le silence devient plus fort que les mots
Au cinéma, les scènes de tristesse les plus marquantes ne sont pas toujours celles où les personnages pleurent ou s’effondrent en parlant. Ce sont souvent celles où la peine affleure dans un regard fuyant, un geste suspendu, un silence plus épais que tous les dialogues.…
Quand le jeu vidéo apaise une colère ancienne
Jouer est souvent perçu comme une activité légère, déconnectée des affects profonds. Pourtant, pour certains joueurs, le jeu vidéo remplit une fonction bien plus intime : il sert à contenir,…
Jouer un autre genre pour tester une identité refoulée
Dans le monde virtuel, il est fréquent de croiser des joueurs qui incarnent un avatar d’un autre genre que le leur. Si ce glissement peut n’être qu’un jeu, une simple…
Multiplions-nous les avatars pour combler une faille identitaire ?
Changer d’avatar à chaque jeu, créer plusieurs comptes, incarner des figures très différentes selon les univers : certains joueurs semblent traversés par une instabilité volontaire. Là où d’autres s’identifient durablement…
Se créer un avatar idéal pour fuir ses manques intérieurs
Choisir son avatar dans un jeu vidéo peut sembler relever du pur divertissement, du simple plaisir esthétique ou stratégique. Mais derrière ce choix se joue souvent bien plus qu’une préférence…
L’ennui dans les romans comme symptôme littéraire
Il rôde entre les lignes, sans éclat ni drame. L’ennui, dans la littérature, est souvent considéré comme un état passager, un creux de la narration. Mais lorsqu’il devient le cœur…
L’angoisse sans cause : quand la littérature capte l’indicible
Certaines œuvres nous frappent par leur atmosphère plus que par leur intrigue. Il ne s’y passe rien de tragique, rien de spectaculaire, mais une tension sourde y règne, comme si…
Le corps qui lâche : somatisation dans la fiction
Dans certains récits, le corps dit ce que la parole ne peut formuler. Douleurs diffuses, malaises répétés, effondrements brusques : autant de signes qui, dans la littérature, ne sont pas…
Ces figures de mentor qui nous fascinent et nous dérangent
La littérature regorge de figures de mentor : personnage sage, initiateur, figure d’autorité éclairée. Pourtant, ces personnages ne nous inspirent pas toujours une admiration sereine. Il arrive qu’ils nous fascinent tout autant qu’ils nous dérangent. Pourquoi cette ambivalence ? Les mentors littéraires incarnent souvent bien plus qu’un rôle de guide : ils rejouent, sur le plan inconscient, des enjeux profonds de dépendance, de reconnaissance et de rivalité. Leur pouvoir sur le psychisme du lecteur est rarement anodin. Une projection du besoin de guidance idéalisée Nous projetons volontiers sur les mentors littéraires notre besoin d’une autorité fiable et bienveillante. Ces personnages incarnent un idéal de savoir transmis sans violence, un appui…
Le masque comme révélateur d’une vérité nue
Mettre un masque, c’est se cacher. Et pourtant, au théâtre, cette dissimulation semble produire l’effet inverse : le masque libère…
Au théâtre : L’enfant muet et l’enfant roi, figures de l’innommé
Sur scène, l’enfant est rarement un simple personnage secondaire. Lorsqu’il ne parle pas ou, au contraire, prend toute la place,…
Sortir de soi sans se perdre : équilibre psychique du comédien
Jouer un rôle, c’est toujours s’éloigner un peu de soi. Mais quand ce geste devient quotidien, professionnalisé, répété, la porosité…
Au théâtre, la montée d’émotion est-elle toujours cathartique ?
On évoque souvent la catharsis comme fonction naturelle du théâtre : un soulagement émotionnel provoqué par l’identification, une forme de…



















