Culture
Les croyances, traditions et œuvres artistiques influencent notre perception du monde et notre construction identitaire. Explorer les liens entre culture et psychologie permet de mieux comprendre l’impact des récits collectifs sur nos comportements et nos émotions.
Œuvres répétitives : fascination ou défense obsessionnelle ?
Face à certaines œuvres, la répétition saute aux yeux. Formes dédoublées, motifs qui reviennent, structures sérielles, variations infimes. Cette insistance visuelle peut captiver, apaiser, intriguer ou irriter. Elle évoque parfois la rigueur, parfois l’obsession. Mais au-delà de l’effet esthétique, la répétition dans l’art active une résonance psychique particulière. Elle réveille en nous le souvenir d’une structure interne, d’un fonctionnement mental ancré, voire d’un mécanisme de défense. Ce que l’on croit admirer, on le reconnaît d’une façon plus intime qu’on ne le pense. Le pouvoir hypnotique du même La répétition, quand elle est bien maîtrisée, capte le regard et suspend le temps. Elle crée un rythme visuel, une structure enveloppante. Elle…
Ce que l’on évite de voir dans l’œuvre : zones aveugles du regard intérieur
Lorsqu'une œuvre d'art nous confronte à ses formes, couleurs et symboles, elle peut parfois susciter des résistances internes, des évitements silencieux. Ces résistances ne sont pas simplement un rejet du…
Les symboles du refoulé : Pourquoi certains motifs réveillent l’inconscient ?
Les symboles sont présents dans l'art depuis les origines de la civilisation, et pourtant, certains motifs récurrents dans les œuvres d’art continuent de nous provoquer des émotions intenses, souvent sans…
Le silence des autres au musée, entre soulagement et malaise
Dans un musée, les corps parlent peu, les voix se taisent, les gestes ralentissent. Ce silence partagé, souvent valorisé pour sa capacité à créer du recueillement, n’est pourtant pas neutre.…
La colère non exprimée : le corps comme champ de bataille émotionnel
Au cinéma, la colère ne se manifeste pas toujours par des cris ou des éclats verbaux. Bien souvent, c’est dans le silence, le retrait ou les gestes contenus qu’elle s’exprime avec le plus de force. Le corps devient alors le véritable champ de bataille émotionnel, révélant à travers ses tensions ce que les mots cherchent à masquer. Si ce langage corporel nous touche tant, c’est qu’il fait écho aux conflits inconscients que nous portons tous entre l’élan agressif et les défenses qui tentent de le neutraliser. La lutte intérieure entre l’élan et l’interdit La colère est une pulsion primaire, mais son expression sociale est largement inhibée. Lorsqu’elle est réprimée, elle…
Pleurer au cinéma : quelle douleur se rejoue dans nos larmes ?
Pourquoi certaines scènes nous arrachent-elles des larmes, parfois à notre propre surprise ? Pourquoi pleure-t-on face à l’image d’une séparation, d’un regard tendre ou d’un adieu alors même que nous savons qu’il s’agit de fiction ? Les larmes versées au cinéma ne traduisent pas simplement…
Les silences au cinéma : ce que les mots ne peuvent pas dire
Dans un art fondé sur l’image et le son, le silence au cinéma n’est jamais neutre. Il crée un espace vide où le spectateur se trouve soudainement confronté à ses propres affects, sans le filtre rassurant du langage. Là où le mot viendrait expliciter, clarifier,…
Le pont : lieu de passage et de transformation psychique
Dans l’imaginaire cinématographique, le pont dépasse de loin sa simple fonction de franchissement. Il incarne un espace de transition, de mutation, de métamorphose du sujet. Lorsque le récit place un personnage sur un pont, c’est souvent pour signifier un passage symbolique : quitter un état…
Ces jeux vidéo qui nous apaisent sans que l’on sache pourquoi
Certains jeux vidéo n’ont ni objectif clair, ni tension dramatique, ni mécanique addictive. Et pourtant, ils apaisent. On y revient comme on retourne à un lieu familier, sans comprendre exactement…
S’énerver contre l’autre en jouant : une colère à décrypter
Le jeu est un espace supposé léger, voire joyeux. Mais il arrive que l’irritation prenne le dessus, que des remarques cinglantes fusent, que des silences se chargent de tension. Certaines…
L’immersion dans les jeux vidéo comme mise en scène de soi
Ce n’est pas uniquement pour jouer que l’on s’immerge dans un jeu. Dans certains cas, ce n’est même plus pour progresser, réussir ou gagner. C’est pour être dans un monde…
Jouer un autre genre pour tester une identité refoulée
Dans le monde virtuel, il est fréquent de croiser des joueurs qui incarnent un avatar d’un autre genre que le leur. Si ce glissement peut n’être qu’un jeu, une simple…
L’ennui dans les romans comme symptôme littéraire
Il rôde entre les lignes, sans éclat ni drame. L’ennui, dans la littérature, est souvent considéré comme un état passager, un creux de la narration. Mais lorsqu’il devient le cœur…
Pourquoi nous avons besoin de personnages « sacrifiés »
Certaines figures de fiction nous fascinent par leur dévouement sans limite, leur capacité à tout donner, parfois jusqu’à disparaître. Personnage sacrifié, figure d’abnégation ou de renoncement : ces rôles secondaires…
Ce livre que je relis toujours dans les moments de bascule
Il existe des livres vers lesquels nous revenons systématiquement dans les périodes de trouble ou de fragilité. Quand tout vacille, que les repères se brouillent, nous retrouvons le même texte,…
Lire pour ne pas sombrer : quand le livre devient une ligne de flottaison
Il est des périodes où le réel devient difficilement soutenable. Lorsque le monde extérieur vacille ou que l’intérieur se fragilise, certains gestes simples prennent une importance vitale. Lire, dans ces moments-là, n’a plus rien d’un loisir : c’est une façon de tenir, de ne pas céder à l’effondrement. Pourquoi certaines lectures deviennent-elles un appui quand tout s’effondre ? Comment le livre peut-il, dans ces moments extrêmes, agir comme une ligne de flottaison psychique ? Un cadre stable face au chaos interne La lecture, lorsqu’elle s’impose dans la détresse, fonctionne d’abord comme un contenant symbolique. Le texte offre une structure stable, une linéarité rassurante, là où le vécu intérieur est marqué…
Le corps absent : ces personnages qui ne sont plus là mais hantent la scène
Certains personnages n’apparaissent jamais. D’autres sont morts avant que la pièce ne commence. Et pourtant, ils sont là, partout, dans…
Être mis à nu sans le vouloir : quand le théâtre devance notre conscience
Il arrive, au théâtre, qu’une scène nous touche au-delà de toute logique. Quelque chose en nous réagit sans que nous…
Ce que la radicalité politique provoque en nous
Certains spectacles ne cherchent pas à séduire, mais à réveiller. Leur esthétique est frontale, leur propos engagé, parfois agressif. Face…
Le masque comme révélateur d’une vérité nue
Mettre un masque, c’est se cacher. Et pourtant, au théâtre, cette dissimulation semble produire l’effet inverse : le masque libère…





















