Culture
Les croyances, traditions et œuvres artistiques influencent notre perception du monde et notre construction identitaire. Explorer les liens entre culture et psychologie permet de mieux comprendre l’impact des récits collectifs sur nos comportements et nos émotions.
L’art comme écran projectif : que voyons-nous vraiment dans une œuvre ?
Il est rare que nous regardions une œuvre d’art dans une pure neutralité. Souvent, ce que nous percevons, ce qui nous émeut ou nous dérange, n’appartient pas uniquement à l’objet contemplé, mais à nous-mêmes. Sans toujours en avoir conscience, nous projetons sur l’œuvre des éléments de notre vie intérieure. Désirs, conflits, souvenirs, absences : tout ce matériau psychique trouve dans l’image un support d’expression indirect. L’œuvre devient alors un écran silencieux sur lequel se rejouent des scènes intimes. Une lecture inconsciente, immédiate La première impression face à une œuvre est rarement objective. Ce qui attire l’œil, ce qui déclenche une sensation, précède souvent toute analyse. Il s’agit d’un mouvement projectif…
Regarder, mais ne rien ressentir : l’absence d’émotion au musée
Certaines visites de musée laissent une sensation étrange. On a tout vu, mais rien ressenti. Aucune émotion, aucun frisson, aucun trouble. Ce n’est pas l’art qui manque, ni l’attention. C’est…
Dans l’art : Les figures mythologiques et leur impact psychologique
Les figures mythologiques ont depuis longtemps occupé une place centrale dans l’art, non seulement comme éléments narratifs, mais aussi comme symboles puissants des luttes internes de l’être humain. Que ce…
Ce que l’on évite de voir dans l’œuvre : zones aveugles du regard intérieur
Lorsqu'une œuvre d'art nous confronte à ses formes, couleurs et symboles, elle peut parfois susciter des résistances internes, des évitements silencieux. Ces résistances ne sont pas simplement un rejet du…
Pourquoi certains films nous laissent indifférents
Face à certains films, rien ne passe : ni émotion, ni engagement, ni trouble. L’image glisse, le récit s’oublie, le spectateur reste à distance. Cette indifférence apparente n’est pas toujours le signe d’un manque de qualité du film, ni d’un simple désintérêt personnel. Elle témoigne souvent d’un travail inconscient de défense. Car le cinéma, par la puissance de ses images et de ses affects, sollicite en permanence notre appareil psychique. Lorsque ce qui est mis en jeu menace un équilibre intérieur, la réponse peut être l’indifférence, véritable armure contre l’intrusion de l’émotion. Regarder autrement cette absence de résonance, c’est en comprendre la logique défensive. Le clivage comme premier rempart L’une…
Le sous-sol : descente vers l’inconscient ou face cachée du Moi
Dans l’architecture filmique, le sous-sol occupe une place singulière. Espace dissimulé, souvent inaccessible aux regards extérieurs, il devient au cinéma le lieu privilégié d’une plongée dans les profondeurs du psychisme. Lorsque le récit pousse un personnage à descendre à la cave, à franchir une trappe…
La colère non exprimée : le corps comme champ de bataille émotionnel
Au cinéma, la colère ne se manifeste pas toujours par des cris ou des éclats verbaux. Bien souvent, c’est dans le silence, le retrait ou les gestes contenus qu’elle s’exprime avec le plus de force. Le corps devient alors le véritable champ de bataille émotionnel,…
Ces films qu’on revoit sans cesse : répétition ou réparation ?
Certaines œuvres nous attirent comme un aimant : nous les revoyons inlassablement, parfois chaque année, souvent sans nous lasser. Ce phénomène touche des films très variés, des comédies légères aux drames les plus poignants. Pourquoi ce besoin de rejouer ces mêmes images, ces mêmes dialogues…
Quand le coéquipier devient un double : identification ou fusion défensive ?
Dans certains jeux coopératifs, les joueurs ne font plus seulement équipe : ils se confondent, se répondent, s’imitent presque inconsciemment. Ils prennent les mêmes décisions, se déplacent ensemble, finissent par…
L’ambiance sonore comme déclencheur d’émotions enfouies
La plupart des joueurs n’y prêtent pas attention consciemment. Et pourtant, la bande-son d’un jeu agit souvent à un niveau bien plus profond que l’image ou la narration. Un souffle,…
Ces jeux vidéo qui nous apaisent sans que l’on sache pourquoi
Certains jeux vidéo n’ont ni objectif clair, ni tension dramatique, ni mécanique addictive. Et pourtant, ils apaisent. On y revient comme on retourne à un lieu familier, sans comprendre exactement…
Quand perdre devient insupportable : blessure narcissique en coopération
Perdre n’est jamais plaisant. Mais dans certains cas, la défaite ne se vit pas simplement comme un échec de stratégie ou une erreur collective. Elle prend une couleur plus intime,…
Lire pour garder le lien avec un proche décédé
Face à la perte d’un proche, le besoin de maintenir un lien symbolique avec l’absent se manifeste souvent de façon discrète. Pour certains, ce lien passe par la lecture. Reprendre…
La mémoire des figures parentales dans le récit littéraire
Dans les récits d’enfance, les figures parentales occupent une place centrale, mais toujours instable. Elles apparaissent tour à tour idéalisées, déformées, accusées, parfois effacées. Ce que la littérature nous donne…
Pourquoi certaines scènes littéraires nous restent en mémoire
Il est des scènes littéraires que nous n’oublions jamais. Bien des années après avoir lu un livre, certaines images, certains dialogues ou atmosphères nous habitent encore. Elles resurgissent parfois à…
Quand l’écriture échoue à apaiser l’enfance
L’écriture de l’enfance est souvent pensée comme un geste de réparation : mettre en mots les blessures, les pertes, les conflits serait un moyen de les transformer, de les apaiser. Pourtant, certains récits révèlent les limites de ce travail symbolique. Il arrive que l’écriture, loin de pacifier le passé, en réactive la douleur, ou qu’elle bute sur ce qui demeure irreprésentable. Lire ces récits autrement, c’est comprendre que l’écriture elle-même peut échouer à accomplir sa promesse de réparation. Le texte devient alors le témoin non d’une élaboration aboutie, mais d’une lutte inachevée avec l’histoire personnelle. La persistance de l’affect brut Certains récits d’enfance laissent transparaître une charge affective qui déborde…
Le théâtre qui fait honte : quand une pièce révèle ce qu’on préférait ignorer
Certaines pièces ne bouleversent pas par la beauté d’un texte ou la puissance d’un jeu, mais par un sentiment plus…
Le trio théâtral : père-mère-enfant sur scène, mythe familial à l’œuvre
Sur scène, dès que trois personnages sont réunis autour d’un axe familial, quelque chose de plus ancien que l’histoire racontée…
Ce que la radicalité politique provoque en nous
Certains spectacles ne cherchent pas à séduire, mais à réveiller. Leur esthétique est frontale, leur propos engagé, parfois agressif. Face…
Identifications au théâtre : quand une scène nous touche sans raison
Il arrive qu’un personnage de théâtre nous bouleverse sans raison apparente. Ce n’est ni le texte, ni la situation, ni…





















